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  • L'ACHETEUR DES OBJETS VOLES EN CHINE DEVIENT UN HERO NATIONAL.

    F200903041358372048436701[1]Momsieur Cai Mingchao

    Les autorités nient d'avoir contrecarré la vente aux enchères

    Les autorités chinoises ont nié leur implication dans le sabotage de la vente des deux bronzes pour une somme de 30 millions d'euros (40 millions de dollars) à Paris la semaine dernière, tout en réitérant leur position que les objets appartiennent à la Chine.

    Le gouvernement a également déclaré qu'il ne savait pas qui était derrière l'offre pour ces reliques avant lundi, quand le collectionneur chinois d'antiquités Cai Mingchao avait révélé qu'il était bien le mystérieux enchérisseur, a annoncé 3 mars le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang.

    Plus tard, M.Cai a refusé de payer pour les bronzes en affirmant s'avoir agi en acte de patriotisme.

    En soulignant que l'action de M.Cai n'avait rien d'"officiel", Qin Gang a affirmé que son ministère et le Ministère chinois de la culture avaient à maintes reprises exprimé l'opposition de la Chine par rapport au rachat de ces reliques pillés.

    Les têtes de bronze, un lapin et un rat ont été vendus à un enchérisseur anonyme au cours de la vente aux enchères de la collection du styliste français Yves Saint Laurent.

    Les têtes complétaient autrefois une fontaine regroupant les têtes des 12 animaux du zodiaque à l'Ancien Palais d'Eté. Elles ont été dérobées lorsque les troupes anglo-françaises ont rasé l'Ancien Palais d'Eté au cours de la deuxième guerre de l'opium en 1860. Cinq de ces bronzes ont été restitués à la Chine alors que les cinq autres restent encore à l'étranger et on ignore où ils se trouvent.

    Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères a appelé hier de prêter "l'attention à la nature de cette affaire", lorsqu'on lui a posé la question sur le refus de payer de M.Cai.

    "Les reliques appartiennent à la Chine. Elles ont été pillées par les envahisseurs occidentaux et emportées en contrebande à l'étranger", a-t-il dit.

    La Chine a demandé à plusieurs reprises à Christie's d'arrêter la vente aux enchères et de retourner les antiquités à leur propriétaire légitime. Mais un tribunal français a décidé que la vente aux enchères pourra continuer.

    M.Cai avait fait référence hier à un ordre émis par l'Administration d'Etat du patrimoine culturel (SACH), le jour après la vente aux enchères pour expliquer la raison pour laquelle il ne veut pas payer.

    La SACH exige la documentation prouvant que tous les objets d'art que Christie's aurait mis en vente proviennent des sources légales. Car si les deux bronzes ont été officiellement reconnus comme illégalement dérobés, Christie's ne serait pas en mesure de les remettre à M.Cai, même s'il avait payé, a expliqué le collectionneur chinois.

    "En tant que citoyen chinois, je dois respecter les règlements du gouvernement chinois. Si les deux antiquités ne peuvent pas entrer en Chine, je ne paierai pas bien sûr", a dit M.Cai.

    La réglementation concernant les ventes aux enchères montre que M.Cai pourrait être tenu de payer des commissions encourues par Christie's et de compenser la différence de prix si les deux têtes seront à nouveau mises aux enchères. Cela pourrait facilement ajouter 10 millions d'euros au prix de vente, pour lequel elles ont été adjugées à M.Cai.

    Le National Treasure Fund of China (NTFC), organisation non gouvernementale qui récupère les objets d'art pillés à la Chine, soutient le point de vue de Cai.

    L'organisation affirme que si M.Cai n'avait pas participé à la vente aux enchères, les deux bronzes seraient perdus à jamais, et la vente aux enchères aurait créé un précédent fâcheux pour les trésors éparpillés dans le monde entier.

    La justification de M.Cai et son geste qu'il considère comme une action patriotique avait divisé l'opinion publique.

    Certains le considèrent comme un héros national, d'autres croient qu'il est simplement un renégat.

    "C'est le plus grand incident dans l'histoire des ventes aux enchères", a dit le directeur général de Beijing Huachen Auctions Gan Xuejun.

    Il a ajouté que cet épisode va ternir la réputation de M.Cai aux yeux des maisons de vente aux enchères.

    M.Cai a avait passé le contrôle financier de Christie's, car il avait payé 116,6 millions de dollars HK chez Sotheby's pour une sculpture de Bouddha de la dynastie Ming il y a deux ans. Par ailleurs, il possède également une maison de vente aux enchères à Xiamen, dans la province du Fujian.

    "Mais la protestation de M.Cai mettra son nom sur les listes noires des commissaires-priseurs dans le monde entier," a dit M.Gan.

    "Cela signifie qu'il ne sera pas invité aux ventes aux enchères par la suite, et sa société aurait des difficultés de financement à l'étranger."

    L'avocat principal de l'Association chinoise des ventes aux enchères Wang Fenghai a critiqué M.Cai pour avoir porté préjudice à l'image du peuple chinois dans le monde et pour avoir saboté la crédibilité des personnes dans ce métier, qui avait été construite au fil des décennies des réformes et d'ouverture.

    Mais 74% de plus de 260 000 internautes qui ont participé à une enquête de Sina.com soutiennent M.Cai.

    Certains ont félicité M.Cai pour avoir mis le problème intelligemment en valeur devant un large public international pour que le mécontentement du peuple chinois soit entendu.

    Beaucoup de personnes ont également souligné que l'entrepreneur avait pris de grands risques personnels, ce qui a fait de lui un homme héroïque.

    M.Wang a dit que Christie's détient toujours la caution de M.Cai et pourrait s'enservir pour payer les pénalités qu'il doit verser à la maison de ventes.

  • LES AMIS DE SARKOZY S'ACHARNENT CONTRE LA CHINE.

    Un actionnaire principal de Christie's a financé des éléments pour l'"Indépendance du Tibet"

    François Pinault, un riche homme d'affaires de France, qui a financé depuis longtemps des éléments pour l'"indépendance du Tibet" et l'organisation "les reporters sans frontières", est un actionnaire principal de la compagnie Christie's qui a mis en vente aux enchères les deux statues d'animaux en bronze de Yuanminyuan, a-t-on appris des sources sûres.Ce monsieur est en outre l'actionnaire principal du groupe dont fait partie la maison YSL.

    Parallèlement, la déclaration de Christie's concernant cette vente et les propos de Pierre Bergé, selon lesquels "les deux têtes d'animaux en bronze seraient rendues, si les droits de l'homme sont améliorés en Chine et que le feu vert soit donné à l'indépendance du Tibet", ont paru dans le magazine français Le Point. Ce magazine est également contrôlé financièrement par M.Pinot.

    Ce dernier place sous son contrôle des centaines de marques d'articles de luxe et de prêts-à-porter dans les magasins Printemps et Gucci à Paris, la vente aux enchères de Christie's et le magazine "Le Point ". En outre, M.Pinot est un ami intime du Président français Nicolas Sarkozy. Il utilise depuis longtemps son magazine "Le Point" pour intervenir dans la politique de France.

    Quant à deux statues d'animaux en bronze, leurs prix de marché réels ne sont pas élevés. 14 millions d'euros pour chaque article, c'est déjà le prix maximum. Il serait probable que la compagnie ait surenchéri les prix des articles exprès pour pouvoir extorquer de l'argent aux acheteurs patriotes chinois par la suite.

  • CONTROLE DE CHRISTIE'S EN CHINE.

    La Chine renforce son contrôle sur la maison Christie's après la vente aux enchères de deux bronzes chinois

     

     

     

       -- En réponse à la vente aux  enchères par la maison Christie's de deux bronzes chinois pillés  en 1860 à l'ancien Palais d'été, malgré les protestations de la  partie chinoise, l'Administration d'Etat du patrimoire culturel de Chine (SACH) a imposé des limites sur ce que la maison Christie's  peut apporter ou sortir de Chine. 

         Les départements administratifs d'entrée et de sortie du  patrimoine culturel à tous les échelons ont reçu l'ordre dans une  circulaire d'examiner attentivement les "objets patrimoniaux" que  la maison Christie's cherche à importer ou exporter. La circulaire couvre également les agents et les salariés de Christie's. 

         Ces bureaux d'entrée et de sortie sont séparés de  l'administration des douanes. 

         Les certificats de propriété légale doivent être fournis pour  tous les objets, selon la circulaire. Ces documents doivent  fournir des informations détaillées sur les propriétaires et la  provenance (l'historique de propriété) des objets. Les objets aux  documents inadéquats ou manquants ne seront pas autorisés à entrer ou à sortir du pays. 

         Les départements d'entrée et de sortie doivent informer la  SACH, la police locale et les bureaux des douanes si des reliques  de Christie's sont suspectées d'avoir été pillées, a précisé la  circulaire. 

         "Ces dernières années, la maison Christie's a fréquemment  vendu des objets patrimoniaux culturels pillés en Chine, et tous  les objets impliqués sont illégalement sortis du pays", a-t-elle  ajouté. 

         La SACH a publié jeudi une déclaration condamnant la vente aux enchères par la maison Christie's de deux bronzes chinois. Elle a  averti le géant des enchères que ses actions auraient des  "conséquences sérieuses" pour son développement en Chine. 

         Dans la déclaration, l'administration a indiqué que la Chine  s'efforcerait de récupérer les sculptures, conformément aux  conventions internationales concernées et à la loi chinoise. 

         Selon la déclaration, la SACH a tenté à plusieurs reprises de  faire suspendre la vente. Cependant, a-t-elle dit, la maison  Christie's a procédé malgré tout à la mise aux enchères, ce qui a  violé les conventions internationales et le "consensus commun"  selon lequel de telles oeuvres d'art doivent être rendues à leur  pays d'origine. 

         Cette affaire a "porté atteinte aux droits culturels des  citoyens chinois" et a blessé leurs sentiments. La vente de ces  reliques patrimoniales aura des "conséquences sérieuses" sur le  développement de Christie's en Chine, assure la SACH. 

         Les deux reliques patrimoniales, vieilles de plus de 200 ans,  ont été vendues par téléphone mercredi à Paris pour 14 millions  d'euros (environ 17,92 millions de dollars) chacune à un  enchérisseur anonyme, lors d'une vente aux enchères de la maison  Christie's de Yves Saint Laurent et Pierre Bergé au Grand Palais  de Paris. 

         Christie's a refusé d'identifier l'enchérisseur.

  • LA VENTE DES OBJETS VOLES BLESSE LE PEUPLE CHINOIS

    La mise aux enchères en France des bronzes de l'ancien Palais d'été de Beijing blessera le sentiment national du peuple chinois

    La vente prévue par Christie's des deux bronzes chinois provenant de l'ancien Palais d'été de Beijing viole les conventions internationales et blessera sérieusement le sentiment national du peuple chinois, a déclaré mardi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu.

    Il a souligné que la vente des sculptures porterait atteinte aux droits et aux intérêts culturels du peuple chinois, lors d'une conférence de presse régulière.

    Les deux bronzes, une tête de rat et une tête de lapin, faisaient partie des 12 têtes animales qui décoraient une clepsydre zodiacale ornant le Pavillon de la Mer Calme de l'ancien Palais d'été de l'empereur Qianlong (1736-1795). Ils font partie des pièces pillées lors du sac du Palais d'été par les troupes anglaises et françaises pendant la seconde guerre de l'opium en 1860.

    Jusqu'à maintenant, cinq des 12 têtes d'animaux en bronze ont été retournées à la Chine, mais on ne sait toujours pas, hormis les deux têtes qui prévues pour la mise aux enchères, où se trouvent les cinq autres.

    Une équipe de 81 avocats chinois ont écrit à la maison Christie's pour empêcher la vente des bronzes. Ils ont également tenté de demander à la justice française de suspendre la vente, mais le tribunal a rejeté lundi la demande de poursuite.

    "La protection des objets antiques culturels et leur restitution aux pays d'origine sont un consensus de la communauté internationale, et sont également conformes aux droits et aux intérêts culturels fondamentaux du peuple", a affirmé Ma Zhaoxu.

    Selon lui, le gouvernement chinois accorde une grande importance à la récupération des objets culturels dérobés à leur pays d'origine. La Chine a signé des conventions internationales et des accords bilatéraux avec de nombreux pays et a activement participé à la coopération internationale en la matière.

    "Les pouvoirs occidentaux ont pillé un grand nombre d'objets antiques culturels chinois en temps de guerre, et tous ces objets doivent être restitués à la Chine", a dit Ma Zhaoxu.

    Le Bureau d'Etat des Musées et des Découvertes archéologiques de la Chine a exprimé son fort mécontement auprès de Christie's. Cependant, l'organisme gouvernemental n'achètera pas les sculptures, car cela signifierait que la Chine concède qu'ils ont été pris légalement.

    En ce qui concerne des informations selon lesquelles l'actuel propriétaire des bronzes, Pierre Bergé, a dit qu'il les restituera à la Chine pour autant que la Chine donne la liberté au peuple tibétain et accueille le dalaï-lama, le porte-parole a répondu qu'il était absurde de porter atteinte aux droits culturels fondamentaux du peuple chinois sous la bannière des droits de l'homme.

    Il a demandé aux personnes concernées de comprendre et de respecter les demandes justes du peuple chinois et d'aider au retour des objets culturels chinois en Chine.

    Christie's mettra aux enchères les deux bronzes à 7h00 (heure locale) le 25 février à Paris. Selon des estimations, ils pourraient se vendre entre 16 et 20 millions d'euros.