chirurgie

  • Chine : des chirurgiens greffent la main amputée d'un accidenté du travail sur sa jambe

    Des médecins chinois ont greffé la main d'un homme à sa jambe pendant un mois pour la garder vivante.

    Ces chirurgiens ont restauré l'utilisation de la main coupée d'un ouvrier dans un accident industriel en greffant d'abord la main coupée sur sa cheville pendant un mois avant de la ré-attacher à son bras.


    Cette  chirurgie révolutionnaire a été réalisée à l'Hôpital Xiangya de Changsha, la capitale de la province du Hunan en Chine centrale.


    Un travailleur, du nom de M. Zhou, a perdu sa main gauche complètement sectionnée par une machine de lame en rotation à l'usine où il travaillait.


    Les blessures à son bras étaient si graves que l'équipe chirurgicale, dirigée par le Dr Tang Juyu de l'Hôpital Xiangya, comprirent qu'il serait long et difficile de guérir  les nerfs et les tendons  .

    sans-titre.png

    Mais ce trop long laps de temps aurait signifié que M. Zhou aurait perdu l'usage de sa main.

    "Sous des températures normales, un doigt coupé doit reprendre l'approvisionnement en sang dans les 10 heures, mais ce temps est encore plus court pour un membre séparé," a-t-il dit

    "Si un membre est à court de sang pendant trop longtemps, ses tissus meurent et il est impossible de le préserver."

    Au lieu de cela l'équipe a attaché la main de M. Zhou à la cheville, où elle a été "maintenue en vie" pendant plus d'un mois.

    Puis, lors d' une autre opération qui dura 10 heures, la main a été ré-attaché à son bras.

    Le patient peut déjà bouger ses doigts légèrement. La réhabilitation sera nécessaire avant qu'il retrouve pleinement usage de sa main.

    Une opération du même type avait été réalisée dans cet hôpital il y a deux ans.Les chirurgiens chinois avaient déjà re-joint les doigts d'une femme après un accident de travail.

    sans-titre.png

     

     

     
  • Un médecin chinois construit un nouveau nez sur le front d'un homme

    F201310031137322021627735.jpg

    Un chirurgien a annoncé avoir construit un nez supplémentaire à partir d'un fragment de cartilage de la côte d'un homme et l'a implanté sous la peau du front de celui-ci pour préparer une transplantation de ce qui sera probablement la première opération de ce genre.

    Guo Zhihui, chirurgien à l'Hôpital Union de l'Université de médecine du Fujian, dans la Province du Fujian, dans le Sud-est de la Chine, a passé neuf mois à cultiver la greffe destinée à un homme de 22 ans, dont le nez a été endommagé.

    Les images saisissantes de l'implant -avec la section des narines faisant face en diagonale vers le haut sur le côté gauche du front de l'homme- ont entraîné une forte publicité après qu'elles aient commencé à circuler dans les médias chinois cette semaine. Le Docteur Guo prévoit de couper le nez du front tout en laissant une partie de peau toujours reliée, puis de le faire pivoter et de le greffer en position dans une opération ultérieure.

    « Nous cherchions seulement à aider cet homme et nous ne nous attendions pas à ce que cela suscite autant d'attention », a dit le Docteur Guo dans une interview accordée vendredi à l'Associated Press.

    Auparavant, les chirurgiens utilisaient du cartilage pour aider à reconstruire un nez dans une bonne position et maintenant, ils expérimentent de nouvelles techniques prometteuses, à partir de cellules souches venant d'autres parties du corps, comme l'avant-bras. Mais cette opération est le premier cas connu de construction d'un nez sur le front.

    Alexander Seifalian, professeur en nanotechnologie et médecine régénérative à l'University College de Londres, qui a travaillé sur des greffes utilisant des cellules souches, a déclaré que l'implantation de la greffe de nez sur le front était compréhensible, car la peau y a la même « structure et texture », que celle d'un nez.

    Toutefois, il a dit qu'il était difficile de comprendre pourquoi l'équipe chinoise a construit le nez sur le front plutôt que dans sa position correcte. Une greffe de nez cultivé à partir de cellules souches serait d'abord disposée sur une autre partie du corps, mais cette opération utilise un cartilage existant, a dit le Professeur Seifalian.

    « Ils auraient pu faire le nez et se contenter de le mettre sur le nez, pas sur le front », a déclaré le Professeur Seifalian. « Je ne sais pas pourquoi ils l'ont mis à cet endroit ».

    Cependant, le Professeur Seifalian a souligné qu'il n'avait pas consulté toutes les informations scientifiques sur l'opération chinoise et qu'il n'avait lu que des articles publiés par les médias.

    Le patient a perdu une partie de son nez dans un accident en août 2012 et n'a pas pu subir immédiatement une chirurgie de reconstruction parce qu'il ne pouvait pas se le permettre, a dit le Docteur Guo. Une infection survenue ultérieurement a rongé une grande partie de son cartilage nasal, a-t-il dit.

    Le Docteur Guo a dit que son équipe a examiné ce qui restait du nez et a conclu qu'il y avait peu de chances de faire une greffe viable de cartilage là, et ils ont choisi à la place de construire le nez sur le front. Lorsque le nouveau nez sera tourné en position et greffé, il conservera d'abord son propre approvisionnement en sang à partir de liens vers le front, avant de développer de nouveaux vaisseaux sanguins. Plus tard, une opération de chirurgie aplanira la peau.

    L'équipe a d'abord étendu de la peau sur le front de l'homme pendant plus de trois mois avant l'utilisation d'un fragment de cartilage costal pour construire l'arrête nasale. Enfin, l'équipe de Guo a construit les narines.


  • Des chirurgiens chinois ont réussi à séparer des jumeaux siamois

    Des chirurgiens ont séparé avec succès deux soeurs siamoises mercredi dans la province centrale du Hunan au terme d'une opération périlleuse.

    Les soeurs siamoises, nées en novembre dernier, avaient un foie en commun et étaient reliées par le péricarde. Elles souffraient également d'une cardiopathie congénitale, selon les chirurgiens de l'Hôpital des Enfants de Changsha, la capitale de la province.

    L'opération chirurgicale s'est bien déroulée malgré les difficultés. Les deux soeurs sont actuellement sous étroite surveillance, alors qu'elles doivent survivre aux sept jours critiques suivant l'opération, a déclaré Zhu Yimin, le chef d'un groupe d'experts sur l'opération.

    Plus de 20 chirurgiens ont participé à l'opération des soeurs siamoises, a précisé M.Zhu.

    Les soeurs sont dans un état stable, mais les chirurgiens restent sur le qui-vive, toute infection survenant après l'opération pouvant être fatale.

    Les deux soeurs sont originaires de la ville de Yongzhou située à environ 320 kilomètres de Changsha.

    Le phénomène des jumeaux siamois est assez rare, avec une fréquence de 1 sur 50 000 à 1 sur 100 000 naissances. La plupart des jumeaux siamois meurent avant la naissance et seulement 1 paire jumelle sur 200 000 naît en vie.