chen deming

  • La Chine passera bientôt de deuxième à premier pays importateur du monde : ministre du Commerce

    Le ministre chinois du Commerce Chen Deming a prévu dimanche que la Chine passerait de deuxième à premier pays importateur du monde d'ici quelques années.

    La Chine fournit au monde non seulement des produits de haute qualité et à bas coût, mais achète également des produits haut de gamme fournis par des marques mondiales, a indiqué M. Chen, lors du Forum 2012 sur le développement chinois.

    Le taux de croissance des ventes au détail dans le pays était compris entre 16% et 18% ces dernières années. Ce taux est supérieur à celui de la croissance du PIB chinois, soulignant le grand potentiel d'achat du pays, a expliqué le ministre.

    De nombreux politiciens occidentaux pointent la Chine du doigt pour le déséquilibre commercial international, mais ils mentionnent rarement que la Chine, avec une population ne représentant que 19% du total mondial, est également le deuxième plus grand importateur au monde, a indiqué M. Chen.

    Les recours commerciaux adoptés par certains pays développés sont indésirables, car ils ne sont justes ni pour les autres économies, ni pour les entreprises et citoyens nationaux, a-t-il ajouté.

    Le Forum 2012 sur le développement chinois se déroule de samedi à ce lundi , sur le thème "la Chine et le monde : macro-stabilisation et restructuration économique".

     



    Il a indiqué que les pays émergents devaient équilibrer leur croissance en la basant sur la demande intérieure, tout en ouvrant leurs marchés et en facilitant le commerce en accord avec les conditions nationales.

    L'excédent commercial chinois a baissé de 14,5% en base annuelle à 155,14 milliards de dollars en 2011, avec des importations en hausse de 24,9% atteignant 1 740 milliards de dollars, selon des données douanières.

  • LE COMMERCE MONDIAL SAUVE PAR LA CHINE.

    Les achats chinois en Europe, une promotion pour le commerce mondial par un grand pays

    Au moment critique de la crise financière, les achats transnationaux étant plus qu'une simple action économique, les gens s'intéressent plutôt aux intentions du pays derrière cette action.

    « Aujourd'hui, il peut exister un achat transnational à l'échelle mondiale qui stimulerait toute l'Europe », a commenté l'AP.

    Du 24 février au 2 mars, Chen Deming, ministre chinois du Commerce, a conduit une mission d'achat composée de 200 entrepreneurs, et a visité successivement l'Allemagne, la Suisse, l'Espagne, et le Royaume-Uni, en signant avec ces pays des accords pour un montant total de 13 milliards de dollars.

    La conjecture et l'inquiétude s'ensuivent : comment concrétiser ces grosses commandes ? Et quelles intentions de la part de la Chine se cachent derrière cette action économique ?

    « La mission d'achat est en fait une mission pour la promotion du commerce et de l'investissement. Peu de temps avant, notre pays avait envoyé des missions d'achat aux États-Unis. Mais c'est la première fois que le ministère chinois du Commerce organisait une mission pour la promotion commerciale en Europe », a déclaré le directeur adjoint de la direction du ministère chinois du Commerce et porte-parole de la mission d'achat, Shen Danyang, au journaliste de China News.

    D'après Shen Danyang, les contrats portent sur des technologies et des produits. La Chine et l'Europe ont mené des négociations sur la coopération future en matière de commerce et d'investissement. Le but de cette mission était non seulement d'acheter des produits européens, mais aussi de promouvoir la vente de produits chinois en Europe.

    Des entreprises allemandes ont ainsi pu être sauvées. »

    Après le Nouvel An chinois, Liang Jinsheng, président du conseil d'administration de la société d'import-export de la Foire des articles d'exportation de Guangzhou, a inscrit son nom, par l'intermédiaire de la Chambre de commerce de l'industrie légère de Chine, pour participer à cette mission de promotion commerciale.

    Durant la majeure partie de l'année précédant son inscription, il avait négocié avec des entreprises allemandes pour un projet de construction d'une « cité » des produits chinois. « Le projet a, pour l'essentiel, été finalisé après des enquêtes menées par les deux parties. Les entreprises chinoises possèdent leurs propres agents commerciaux en Europe, mais le nombre d'agences est encore peu élevé. Nous espérons établir une plate-forme afin d'aider les petites et moyennes entreprises locales à entrer sur le marché européen. Il existe ici beaucoup d'opportunités. »

    Liang Jinsheng comptait signer un accord en mars ou en avril, mais il a avancé la date de sa signature, car il a eu l'occasion de visiter l'Allemagne avec la mission du ministère du Commerce. Au nom de sa société, il a signé un accord avec deux entreprises allemandes pour un montant d'investissement de plus de 200 millions d'euros, afin de construire une cité des produits chinois à Stuttgart en Allemagne.

    « L'autorité municipale de Stuttgart accorde une grande importance à ce projet – la construction de la cité des produits chinois d'une superficie de 70 000 m². Actuellement, les terrains sont déjà acquis, et l'ensemble du plan est finalisé. » Le contrat de Liang Jinsheng est en cours d'exécution.

    Tout comme la société d'import-export de la Foire des articles d'exportation de Guangzhou, les autres entreprises de la mission pour la promotion commerciale sont certes venues en Europe, mais pas pour dépenser aveuglément de l'argent. D'après Liang Jinsheng, la plupart des entreprises, dont China Mobile et China Unicom, ont depuis longtemps entamé des négociations avec leurs partenaires, et les accords-cadres ont été déterminés avant leur départ pour l'Europe. Leurs partenaires attendaient leur arrivée pour apposer leur signature.

    He Lili, directrice générale de la Société de produits en plastique Qinda de Fuzhou, province du Jiangxi, et membre de la mission d'achat, faisait également partie de l'escale européenne. Informée le 19 février, le lendemain, elle préparait tous les documents nécessaires à l'obtention d'un visa. Quatre jours plus tard elle était partie.

    La société de He Lili a déjà subi les effets de la crise financière. « Nous fabriquons les produits de loisirs en plein air qui se vendent à l'étranger. À l'heure actuelle, la situation économique n'est pas bonne, le marché extérieur diminue sensiblement les demandes sur nos produits de luxe. Nous devons réduire en premier lieu le coût de revient. Aujourd'hui, les matières premières importées comme l'aluminium et le fer sont moins chères que celles de la Chine. »

    He Lili s'intéresse beaucoup à l'industrie allemande de l'aluminium. Elle explique que les entreprises de la mission étaient divisées en deux groupes pour ce voyage en Europe. Les entreprises des industries légères, textiles et électromécaniques ont visité l'Allemagne et la Suisse alors que les entreprises des industries minières et aéronautiques se sont rendues au Royaume-Uni et en Espagne.

    La Société anonyme de l'alliage léger de Yanzhou, province du Shandong, est revenue en remportant de grands succès. Elle a signé avec le groupe SMS Meer un contrat d'achat d'une valeur de 57 millions d'euros avec l'introduction de quatre chaînes de transformation de l'aluminium.

    L'accueil chaleureux que l'Allemagne a réservé aux entreprises chinoises a beaucoup surpris Liang Jinsheng et He Lili. Ils ont été invités à mener des enquêtes sur des projets de technologies de pointe et de protection de l'environnement. « Une technologie de climatiseur écologique nous a particulièrement impressionnés. Nous envisageons de l'introduire en Chine », s'est exprimé Liang Jinsheng. He Lili a pu visiter une usine de luminaires à Stuttgart.

    « Des entreprises allemandes ont ainsi pu être sauvées », déclarait le quotidien allemand Die Welt.

    Le 25 février, la Chambre de commerce chinoise d'import-export des produits électromécaniques a organisé avec la Fédération de l'industrie allemande un forum Chine-Allemagne sur le commerce et l'investissement, au cours duquel 36 entreprises chinoises ont signé des contrats d'achat et des accords de coopération avec les entreprises allemandes, dont Nokia-Siemens et EFD Induction.

    D'après Shen Danyang, porte-parole de la mission, une centaine d'entreprises chinoises réparties dans les domaines de la construction mécanique, de l'électronique, de l'automobile, de la communication mobile, des transports maritimes, des équipements de centrales nucléaires, etc. ont mené des négociations en Allemagne. L'Allemagne est actuellement le plus grand partenaire commercial de la Chine en Europe, et la Chine est le plus grand partenaire commercial de l'Allemagne dans la région Asie-Pacifique. En outre, l'Allemagne est le plus grand fournisseur européen de technologies pour la Chine.

    « L'Allemagne était la première étape de notre visite où nous avons signé et abouti au nombre le plus important d'accords d'intention », a expliqué Liang Jinsheng au journaliste de China News. « Au cours de la visite des quatre pays, nous avons signé des contrats et des accords d'intention pour un montant total de 13 milliards de dollars, dont 11 milliards rien qu'avec l'Allemagne.