changement climatique

  • La Chine, chef de file mondial dans la lutte contre le changement climatique selon le professeur Tim Flannery

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    Le commissaire en chef du climat d'Australie est l'un des principaux experts en matière de climatologie du pays, il  a salué lundi la Chine pour avoir accédé au statut de nouveau porte-étendard mondial de la lutte contre le changement climatique.

    Co-auteur d'un rapport publié cette semaine par la Commission indépendante du climat, le professeur Tim Flannery a indiqué sur les ondes de Radio Australia que la Chine redéfinissait les standards en termes de réduction d'émissions et d'innovations associées aux énergies non polluantes.


    Le professeur Flannery est l'un des principaux experts australiens en matière de changement climatique. Il a été nommé "Australien de l'année" en 2007.

     

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    "La Chine s'est défini un plafond de consommation de charbon, qui s'approche des niveaux actuels, et répondra à la demande accrue en électricité à travers des énergies renouvelables."

    "Si on regarde les années 2011 et 2012, soit les données les plus récentes disponibles, la capacité d'énergie solaire et éolienne que la Chine a acquise équivaut environ au tiers de la génération totale d'électricité en Australie... Ils sont vraiment en train de prendre une position de tête," a expliqué le professeur Flannery.

    L'étude révèle que toutes les économies majeures ont adopté diverses politiques afin de faire face au problème, mais la Chine occupe le premier rang, "en prenant des pas ambitieux pour utiliser le plus d'énergie renouvelable possible."

     

     

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    Le rapport indique que l'année dernière, la Chine a investi 65,1 milliards de dollars américains en énergie propre, soit une hausse de 20% par rapport à 2011 et un signe que le gouvernement et le secteur privé travaillent ensemble avec succès en la matière.

    Il s'agit d'un montant inégalé, qui représente 30% de l'investissement total des nations du

    G20 en 2012.

    Le rapport qualifie les actions chinoises en matière de changements climatiques de tangibles et axées sur les résultats.

    "La Chine est en pleine accélération... la Chine a diminué de moitié la croissance de la demande en électricité, a considérablement augmenté sa capacité en énergie renouvelable, et a fait ralentir la croissance de ses émissions plus rapidement que prévu."

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  • LA CHINE ,LEADER DE L'ENERGIE RENOUVELABLE

    La Chine laisse son empreinte verte à Cancun
     
    Expo pavilion built in 14 hours

     

    L'énergie recyclée est un grand thème de la Conférence de l'ONU sur le changement climatique à Cancun. Et la Chine est prête à créer un modèle d'économie d'énergie et d'amélioration de l'efficacité.

    Une société privée chinoise laisse son empreinte verte à la Conférence de l'ONU sur le changement climatique à Cancun.

    Juliet Jiang Directrice pour l'international de Broad :"Nous voulons transmettre le message que nous avons la technologie, ensuite montrer au monde comment atténuer le changement climatique, et trouver une solution pour réduire les émissions de CO2."Expo pavilion built in 14 hours

    La société Broad Sustainable Building Technology utilise les toutes dernière technologies vertes pour construire des structures durables et écologiques. L'entreprise a présenté un bâtiment de 6 étages à efficacité énergétique, construit en moins de 24 heures, à l'Exposition universelle de Shanghai cette année. A présent, elle en construit un à Cancun.

    Le bâtiment génère seulement 1% de déchet de construction, car il utilise 86% de matériaux en moins que pour un projet de construction conventionnel. L'immeuble est aussi 5 fois plus efficace au niveau énergétique. Par exemple, l'air conditionné n'utilise pas le réseau électrique local, mais ses propres pertes énergétiques pour améliorer l'efficacité. Et cerise sur le gâteau : le bâtiment résiste aux séismes à un niveau 9.



    Juliet Jiang :
    “En fait ce bâtiment résiste aux séismes à un niveau 9. C'est le niveau le plus haut du monde. Nous pouvons faire cela grâce au support incliné qui peut absorber l'impact."

    Le bâtiment de 2 étages sera inauguré pendant la conférence sur le climat, puis, après avoir été exposé, il sera offert au gouvernement mexicain pour l'Université des Technologies de Cancun.

    Avec ce pavillon Cop 16, la société Broad espère montrer au monde que les bâtiments économiques et efficaces au niveau énergétique peuvent être construits dès maintenant.



  • INACTION DES PAYS DEVELOPPES FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

    Poursuivre les pays développés pour leur inaction face au changement climatique
     

    Alors que les négociateurs mondiaux du changement climatique se rencontrent cette semaine dans la municipalité de Tianjin, dans le nord de la Chine, un nouveau rapport suggère que les Etats-Unis et les autres pays développés pourraient être "responsable devant la loi internationale" de leur inaction sur le changement climatique.

    Amener les pays industrialisés devant la justice pourrait faire "sortir de l'impasse actuelle les négociations intergouvernementales sur le changement climatique", déclare le rapport publié par la fondation FIELDS (Foundation for International Environmental Law and Development), basée à Londres.

    Le rapport remarque que les pays en voie de développement, vulnérables sur le plan climatique, ont le droit, dans certains cas, de poursuivre les litiges inter-étatiques sur une scène judiciaire internationale comme la Cour internationale de justice de La Haye.

     

     



    Mais le rapport reconnaît rapidement la vérité, qu'il est peu probable d'arriver à "des jugements sévères".

    Cette proposition est simplement destinée à "aider à la création d'une pression politique et d'un regard extérieur nécessaire pour relancer les négociations internationales", a déclaré l'auteur principal du rapport, l'avocat Christoph Schwarte.

    FIELD a résumé ses conclusions dans un document de travail disponible en tant que document ouvert (wiki), pour permettre aux universitaires et professionnels du droit de commenter, critiquer ou de renforcer les arguments avancés.

    Il y a eu peu de progrès dans les négociations climatiques de l'ONU depuis le sommet de Copenhague en décembre dernier, où les dirigeants du monde ne sont pas parvenus à un accord juridiquement contraignant, et il est clair que des réductions ambitieuses des émissions de gaz de la part des pays développés sont peu probables à court terme.

  • ouverture d'un nouveau cycle de négociations de l'Onu sur le changement climatique à Tianjin

    Malgré les divergences, la Chine attend des accords issus du sommet de Cancun sur le changement climatique
    Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC)

    Malgré les divergences significatives dans les opinions des pays sur les moyens de lutter contre le changement climatique, des accords sur le financement et le transfert des technologies sont possible pour la Chine. Celle-ci estime par ailleurs que le sommet prévu à la fin de l'année à Cancun, au Mexique, apportera des résultats plus concrets si les mesures décidées ne sont pas légalement coercitives.

    La conférence à Cancun devrait produire un résultat plus équilibré et complet. En ce qui concerne le financement rapide et à long terme, le mécanisme de transfert des technologies et la protection des forêts, on pourrait parvenir à des accords, a estimé Xie Zhenhua, le vice-ministre chargé de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme de Chine, lors d'une conférence de presse en marge d'une conférence de l'ONU sur le changement climatique tenue à Tianjin, une ville portuaire dans le nord de la Chine.

    Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC), a indiqué que les pays développés avaient honoré leurs engagements de collecter 28 milliards de dollars (sur un total de 30 milliards de dollars) pour les pays en développement d'ici 2012.

    Cependant, Xie Zhenhua a rappelé que seule une petite part de cette somme était nouvelle, le restant relevant des anciens engagements.

    Il est bien de voir les pays développés, touchés de plein fouet par la crise financière mondiale, commencer à collecter l'argent, a-t-il affirmé. Cependant, il faut davantage d'efforts pour remplir la réserve progressivement.

    "Ce qui est plus important, c'est que les pays développés honorent leurs engagements de collecter 100 milliards de dollars par an après l'année 2020," a-t-il fait savoir.

    Selon Xie Zhenhua, certains pays développés font toujours respecter des normes rigides aux pays en développement en matière d'efforts volontaires de réduction des émissions, et cela va à l'encontre du principe d'égalité, dont les responsabilités communes mais différenciées entre les pays développés et ceux en développement.

    De plus, les négociations doivent se dérouler en suivant la directive du Protocole de Kyoto et de la Feuille de route de Bali, a-t-il souligné.

    La Chine a annoncé, fin 2009, ses plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre par unité du PIB de 40 à 45% de 2005 à 2020.

    Le gouvernement a également accéléré la fermeture des industries obsolètes responsables de la pollution et qui entravaient l'amélioration des industries.

  • LA CHINE PLAIDE POUR LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

    La Chine appelle à la coopération internationale dans la lutte contre le changement climatique
     

    Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang a indiqué vendredi que la communauté internationale devait travailler conjointement pour vaincre les défis du changement climatique.

    Li Keqiang a fait cette remarque lors de sa rencontre avec Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC).

    Li Keqiang a indiqué que tous les pays devaient se réunir dans la lutte contre le changement climatique avec des efforts concertés basés sur l'UNFCCC et le Protocole de Kyoto, et sur le principe de la "responsabilité commune, mais différenciées".

    Il a présenté en bref à Mme Christiana Figueres les politiques et les mesures de la Chine pour économiser l'énergie, développer l'économie verte et promouvoir la protection de l'environnement, affirmant que la Chine coopérerait avec les autres pays et les Nations Unies pour faire avancer le développement durable.

    La Chine organisera une session des négociations des Nations unies sur le changement climatique en octobre dans la municipalité de Tianjin (nord).

    Christiana Figueres a fait l'éloge des efforts chinois dans la lutte contre le changement climatique, en appréciant son rôle constructif dans le processus des négociations internationales.

     

    Source: xinhua

  • POURSUIVONS LE PROTOCOLE DE KYOTO.

    La Chine appuie de le Protocole de Kyoto

    Alors que la conférence des Nations unies sur le climat se poursuit en Espagne, la Chine prend part à de nombreux pourparlers et négociations avec les autres participants.Le négociateur en chef pour la Chine a déclaré que le protocole de Kyoto doit être maintenu, étant donné qu'il pose clairement le principe de responsabilité commune mais à différents niveaux.

    Su Wei a réitéré la position de la Chine dans sa lutte contre le changement climatique : une structure ayant le développement durable pour fondation, le principe de responsabilité commune mais différenciée, ainsi que des négociations parallèles de la convention et du protocole. Il a appelé les pays développés à montrer la voie à suivre avec une réduction mesurée des émissions de gaz à effet de serre. Il a ajouté que les pays en voie de développement doivent prendre des mesures à temps, avec l'appui financier et technique des pays développés.

    Su Wei a déclaré que c'est la raison pour laquelle la Chine et d'autres pays en développement ont pointé leur désaccord quant aux propositions visant à renoncer au Protocole de Kyoto.

    Su Wei

    Négociateur en chef pour la Chine

    " Le Protocole de Kyoto est un document sur le long terme qui a force de loi. Il n'expirera pas avant 2012. Nous pensons que ce protocole est un document important afin de nous aider à réaliser l'objectif fixé par la convention et aussi pour clarifier la responsabilité en matière de réduction des émissions dans les pays développés."

    Et c'est ce qui est la position de la Chine. La principale raison du changement climatique aujourd'hui réside dans les émissions de gaz à effet de serre par les pays développés au cours de leur processus d'industrialisation. Ce qui signifie que les pays développés doivent supporter une plus grande responsabilité quant à la réduction des émissions, et offrir un soutien financier et technique aux pays en développement. Et par la suite, ces pays en voie de développement devront eux-aussi avoir leurs propres responsabilités.

    Su Wei
    .
    " Les problèmes les plus pressants actuellement pour les pays en développement sont de développer leur économie et de réduire la pauvreté. La Convention et la feuille de route adoptées à Bali permettent de clarifier cela. Les pays en développement, dans le cadre de la politique de développement durable, avec l'appui financier et technique des pays développés, feront ce qu'ils peuvent pour ralentir cette situation et s'habituer au changement climatique."

    Ces dernières années, le gouvernement chinois a adopté des mesures actives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, se fixant plusieurs objectifs. Et les économies d'énergie et le recours aux énergies renouvelables sont les deux priorités.

  • LA CHINE ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE.

    Les pays riches devraient encourager les efforts de la Chine contre le changement climatique

      

         Des experts sur le changement  climatique ont demandé mercredi à Bruxelles aux pays développés  d'encourager le mouvement positif de la Chine face au changement  climatique.  

         Nicolas Stern, économiste et l'un des principaux experts sur le changement climatique de la Grande-Bretagne, a déclaré que les  efforts intensifiés par la Chine pour faire face au changement  climatique au cours de ces dernières années étaient remarquables.  

         "Le mouvement en Chine est très clair et fort", a-t-il déclaré  lors d'un point de presse après une rencontre avec le président de la Commission européenne (CE) Jose Manuel Barroso.  

         "Nous, en tant que le monde riche, a le devoir et l'intérêt  d'aider à rendre ce mouvement encore plus fort", a-t-il dit.  

         Il a dit que les dirigeants chinois font une analyse  approfondie de ce qui doit être fait. La stratégie énergétique de  la Chine dans le 12ème plan quinquennal qui commencera en 2011 se  réfère explicitement à des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a-t-il dit. Il y avait des discussions en  Chine que ses émissions atteindraient le pic d'ici 2020.  

         M. Stern a déclaré que le monde développé devrait aider la  Chine non seulement sur le changement climatique, mais aussi sur  la réduction de la pauvreté, et aider à soutenir la croissance  économique en Chine. En particulier, les pays riches doivent  partager la technologie avec la Chine.  

         Rajendra Kumar Pachauri, président du Groupe d'experts  intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a dit la  Chine est consciente et préoccupée par la sécurité énergétique et  les impacts du changement climatique sur l'environnement. 

         Il a dit que la Chine est convaincue que la réduction des  émissions a des avantages. Mais il a dit que le monde développé  doit prendre le leadership dans la lutte contre le changement  climatique.  

         "En prenant le leadership, vous trouverez que certains des  marchés émergents font ce qui est possible de leur part, a-t-il  dit au même point de presse. 

         Les deux experts sont également encouragés par les mouvements  positifs dans les Etats-Unis. M. Pachuari a prédit que "des  efforts concrets" des Etats-Unis lors de la conférence mondiale  sur le changement climatique en décembre à Copenhague feraient  partie des efforts de la communauté mondiale, si ils ne sont pas  le leadership.  

         M. Stern a déclaré les Etats-Unis et l'Australie ont fait  beaucoup bien qu'ils aient encore une distance avec les  engagements de l'Union européenne (UE). Il a dit que le leadership de l'UE sur le changement climatique est essentiel. "Il est vital  que l'UE continue ce leadership", a-t-il souligné.  

         Si le leadership de l'UE devient fragile, les répercussions  seront très importantes, a-t-il enfin averti.

  • TIBET,CHANGEMENTS CLIMATIQUES

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    Le Tibet est en train de subir des changements climF200810101706561300728870[1]atiques

    Pour le berger de yacks tibétain, Bugye, les herbages de la préfecture de Nagqu, dans le département de Lhoma sont beaucoup plus vertes cette année.

    « Les animaux ont une herbe plus fraîche, surtout cet été », dit Bugye, qui a 68 ans, en regardant son troupeau de 70 yacks et 200 moutons paître sous le ciel bleu et le soleil radieux en cet automne qui vient de commencer.

    La saison des pluies est venue il y a un mois et elle a duré plus longtemps. Les bergers comme Bugye, qui ont subi une sévère sécheresse l'année dernière ont été vraiment ravis. Mais c'est une grâce à double tranchant.

    Les scientifiques considèrent ce type de temps comme un témoignage d'une fluctuation du réchauffement global et s'inquiètent que les bergers devront faire face à des conditions météorologiques plus extrêmes et à la dégradation des pâturages dans les années à venir.

    Une conséquence immédiate, c'est que les bergers feront face cet hiver à une pénurie sévère de ce qui est traditionnellement utilisé pour le chauffage : les excréments de yacks. Avec la saison de pluies prolongée, Bugye et les autres familles de bergers avaient du mal à trouver les excréments de yack secs cette année.

    De la taille de la paume de main d'un homme adulte, les excréments séchés de yack sont un combustible indispensable des berges pour la cuisine et le chauffage pendant les hivers froids.

    Le problème est tellement grave que le gouvernement de la Région autonome du Tibet est en train de leur venir en aide. Les météorologues locaux sont en charge de surveiller de près la météo dans les jours qui viennent, spécialement en ce qui concerne les précipitations.

    Bugye gagne plus de 40 000 yuans ($ 5800) par an en vendant ses yacks et ses moutons. Lui et sa famille, composée de 9 membres de trois générations différentes sont considérés comme aisés. Ils habitent dans une maison de briques, utilisent l'énergie solaire en plus du réseau électrique. Et malgré cela, la famille de Bugye a toujours besoin d'au moins de 7 000 morceaux d'excréments de yack secs pour pouvoir passer l'hiver. Pour d'autres familles nomades, qui habitent sous des tentes, il en faut encore plus.

    D'après les estimations, quelques 420 000 personnes, qui résident dans la préfecture de Nagqu brûlent au moins 2 millions de morceaux d'excréments de yack au cours d'une année.

    « Si la pluie continue, il y aura une sévère pénurie du combustible pour les bergers », a dit Tenzin Dondrup, le directeur général du Bureau météorologique du Tibet.

    L'hiver est particulièrement froid sur le plateau Qinghai-tibétain. Ce qui inquiète encore plus Tenzin, c'est qu'il y aura plus de tempêtes de neige cet hiver. Au cours des années précédentes, comme en 1998, plus de pluies au printemps et en été signifait plus de tempêtes de neige en hiver, a-t-il dit.

    « Je suis très inquiet pour l'arrivée des tempêtes de neige, qui s'abattront sur le plateau cet hiver, surtout que les bergers n'ont pas préparé suffisamment de combustible, représenté pour eux les par les excréments de yack », a-t-il ajouté.

    D'après les chiffres du Bureau météorologique du Tibet, la température sur le plateau a augmenté de 0,25°C en une dizaine d'années, ce qui est 3 fois plus que l'augmentation globale de la température.

    A Nagqu, la température moyenne a connu une croissance de 0,6°C à 1,5°C au cours des 40 dernières années. Le taux annuel des précipitations a doublé, passant de 78 mm à 150 mm pendant le même période, d'après les enregistrements météorologiques locaux.

    Avec une altitude moyenne de 4 500 m au-dessus du niveau de la mer, Nagqu dans le Tibet du nord est surnommée « la crête du toit du monde ». Avec la surface de 446 000 km², la préfecture représente 37% du territoire de la région autonome.

    Nagqu est une zone de pâturages, et la région à plus grand taux de production dans la région.

    L'élevage représente 70% du PNB de la préfecture, et plus de 90% des résidents de Nagqu vivent de cette activité. Cela représente 1/3 de l'élevage de la région.

    Mais l'hiver rigoureux avec la pénurie du combustible et des tempêtes de neige ne sont pas les seules conséquences du réchauffement global dans la région. Les inondations sont également devenues des menaces majeures.

    Après l'Arctique et l'Antarctique, le plateau Qinghai-tibétain est la troisième région du monde à avoir le plus de glaciers. Cependant, au cours des 50 dernières années, 82 % des glaciers du plateau ont fondu. Le plateau a perdu 10% de sa couche permafrost au cours des derniers 10 ans, d'après l'Académie chinoise des sciences.

    Avec l'augmentation de la neige et des glaciers qui fondent, le niveau de l'eau dans les 117 lacs de Nagqu a augmenté. Le niveau de l'eau dans le deuxième grand lac du Tibet, le lac Serling Co augmentait de 20 cm par an depuis 1997. Actuellement, la surface du lac est de près de 1620 km². En comparaison avec la surface qu'il représentait en 1997, le lac s'est étalé de 5 km vers l'Ouest, 18 km vers le Nord, 23 km vers le Sud-ouest, et 3 km vers le Sud.

    Depuis les années 90, l'augmentation des niveaux de l'eau a fait submerger un total de 106 667 hectares des pâturages, tout comme plus de 3 000 enclos pour les animaux d'élevage. Près de 1 400 propriétaires ont été forcés de reconstruire leurs maisons. Plus de 1 000 propriétaires, ce qui représente 6 000 personnes au total, résident toujours dans des zones susceptibles d'être inondées.

    « En hiver, l'eau s'est infiltrée dans notre maison elle est arrivée jusqu'au four, et elle a gelée », a dit Penpa Tashi, du département de Namarche dans Nagqu. « Lorsque l'été est arrivé, et la glace a fondu, l'odeur des excréments de yack a envahi la maison. A cause de l'inondation, notre maison peut s'effondrer à tout moment, donc nous devons déménager».

    Gyaltsen Wngdrak, le chef de la préfecture de Nagqu a surveillé de près les changements du temps, en accumulant des informations au cours des 10 dernières années sur l'ampleur des préjudices, que pourraient causer les fluctuations extrêmes de la météo à l'économie, tout comme aux bergers.

    En 2003, Gyaltsen a rencontré Lin Erda, un chercheur à l'Académie chinoise des sciences agricoles. Ils ont mis en commun un fond de 1,3 millions de yuans, 800 000 yuans duquel venaient de la part de Lin, et 500 000 – de la part du gouvernement de Nagqu, afin d'effectuer une étude à long terme sur les effets du réchauffement global sur les herbages de Nagqu.

    Après une étude de 12 mois, ils ont dressé la carte de la dégradation des prairies de Nagqu au moyen des technologies sensitives radioguidées. La carte montre que près de la moitié des herbages de Nagqu ont subi des dégradations. La zone affectée représente près de 20 millions d'hectares avec 10%, qui sont sérieusement endommagés, ce qui représente 4 millions d'hectares.

    Se basant sur ces informations, la préfecture a commencé des expériences dans le département d'Amdo au pied de la montagne Tanggula pour restaurer les herbages sérieusement endommagés au moyen de l'irrigation et replantation. Le but étant de quadrupler la quantité de l'herbe, qui passerait de 600 kg à 2400 kg par hectare.

    La préfecture a également loué aux bergers 33 hectares des herbages sains et 20 moutons pour 15 000 yuans par an pour comprendre de combien d'herbe aurait besoin un animal par an.

    Grâce à cette recherche, Gyaltsen et les scientifiques espèrent fournir plus de chiffres scientifiques pour comprendre comment mieux élever les animaux sur les herbages de montagne.
    « Cela prendra plusieurs années pour terminer ces expériences », a dit Gyaltsen, « Mais nous devons persévérer. Tous les habitants du plateau font face aux changements climatiques, liés au réchauffement global. Et personne ne sait que faire ».
    « Nous avons besoin de leur donner des pistes ».

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