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  • En Chine, une équipe de l'Université Tsinghua découvre un nouveau moyen de détecter le cancer

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    Un patient consulte un spécialiste du cancer dans la province de l'Anhui.
     

    Une machine développée par l'Université Tsinghua permettrait de diagnostiquer de multiples formes de cancer par simple analyse d'une goutte de sang humain.

    L'équipe de recherche, dirigée par le professeur Luo Yongzhang, a déclaré avoir mis au point un appareil capable de détecter la quantité de protéines Hsp90 dans le sang. Les patients atteints d'un cancer auraient en effet un taux d'Hsp90 supérieur à la moyenne, selon le professeur Luo.

  • Le cancer du sein en augmentation en Chine

    132825991_11n.jpgDeux jeunes femmes se préparent avant de participer à une course de charité organisée pendant le Mois de la sensibilisation au cancer du sein à Shanghai en octobre dernier. Fourni au China Daily

    -- Selon une nouvelle étude publiée par GE Healthcare, la Chine et d'autres pays en développement connaissent une forte augmentation de l'incidence et de la mortalité du cancer du sein.

     

    Parmi les facteurs contribuant à la hausse de ces taux, l'étude cite l'augmentation de l'espérance de vie, l'utilisation des traitements hormonaux post-ménopausiques et des choix de vie, comme le fait d'avoir moins d'enfants.

     

    « Dans ces régions, les taux de mortalité sont aggravés par le moment tardif lors duquel la maladie est diagnostiquée, ainsi que l'accès limité aux traitements, ce qui constitue une 'bombe à retardement' que les systèmes de santé et les décideurs politiques de ces pays doivent s'efforcer de désamorcer » explique Bengt Jonsson, Professeur d'économie de la santé à l'Ecole d'Economie de Stockholm et co-auteur du rapport.

     

    Selon l'étude, 15 millions d'années de « vie saine » ont été perdues du fait de l'incidence ou de la mortalité du cancer du sein en 2008. Le cancer du sein est actuellement la première cause de décès par cancer chez les femmes à travers le monde.

     

    Au cours des dernières années, les femmes d'Afrique, de Chine et des Etats-Unis ont été en tête des pays dans lesquels les femmes ont été les plus touchées. Un manque de compréhension et d'accès des consommatrices, combiné avec le fardeau économique que représente le traitement de la maladie ont contribué au faible taux de demande d'aide ou de passage de mammographies, a rapporté GE.

     

    Les États-Unis devancent toujours la Chine dans le diagnostic du cancer du sein : aux États-Unis, une femme sur huit se verra diagnostiquer cette maladie au cours de sa vie, alors qu'en Chine, ce chiffre est d'une personne sur 40. Toutefois, les données reflètent uniquement les personnes qui entrent dans le circuit des soins de santé.

     

    Selon le rapport de GE, 27% des Chinoises âgées de plus de 40 vivant dans les zones urbaines subissent une mammographie tous les deux ans. Aux États-Unis, 50% des femmes de la même tranche d'âge font ce même examen chaque année.

     

    « Il est très inquiétant de voir que les femmes des pays nouvellement industrialisés sont réticentes à se faire contrôler avant qu'il ne soit trop tard », a dit Claire Goodliffe, Directrice mondiale en oncologie chez GE Healthcare.

     

    « C'est pourquoi GE travaille en collaboration avec un certain nombre de gouvernements et de ministères de la santé de ces régions pour élargir l'accès au dépistage et améliorer la sensibilisation des consommatrices. Certaines de ces initiatives sont en très bonne voie ».

     

    Selon GE, alors que la Chine présente actuellement le plus faible taux d'incidence ajusté en fonction de l'âge des pays en question, la politique de planification familiale et d'autres changements de style de vie dus à la croissance rapide de l'économie auront potentiellement des effets énormes à long terme sur les taux de cancer du sein.

     

    Les taux chez les femmes d'âge moyen dans les zones urbaines chinoises sont déjà passés de 20 à 30% au cours de la dernière décennie, a précisé l'étude.

     

    Le Docteur Ben Anderson, qui a rédigé en 2011 un rapport sur les taux de cancer du sein à travers le monde publié dans The Lancet Oncology, a prédit que l'incidence et la mortalité de la maladie devraient augmenter de 50% avant 2020, avec les taux les plus élevés dans les pays en développement.

     

    La lutte contre la maladie nécessite un traitement adapté dans les pays en développement, plutôt qu'une approche identique pour tous, dit-il.

     

    En 2011, GE a consacré 1 milliard de Dollars à une campagne de cinq ans contre le cancer du sein, en renforçant les capacités de diagnostic et d'imagerie moléculaire du cancer, le développement de capacités de fabrication de produits biopharmaceutiques et divers programmes éducatifs dans les domaines de la vie saine et de la détection précoce et des efforts de prévention.

     

  • Des stars chinoises posent nues contre le cancer du sein

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    Dong Qing

    La campagne « ruban rose » est une action caritative visant à sensibiliser le grand public au dépistage du cancer du sein. Cette année, de nombreuses célébrités chinoises, telle que l'animatrice Dong Qing, la chanteuse Yao Beina (connue pour sa participation à la saison 2 de l'émission « Voice of China » et qui s'est elle-même remise d'un cancer du sein), l'actrice Wang Likun et l'animatrice et mannequin Li Ai, ont posé nues en guise de soutien à cette campagne.

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    Liang Jing

     

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    Yao Beina

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    Wang Likun

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    Zhang Yao

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    Li Ai

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    Xu Yanyun

     

  • Chine : la bloggeuse Yu Juan succombe à un cancer du sein à 33 ans

    La bloggeuse Yu Juan succombe à un cancer du sein à 33 ans mais n'en dites rien à la RTBF

    Des étudiants et amis rendent hommage à Yu Juan dans une salle de deuil de l'Université Fudan mardi soir. Yu s'est éteinte hier matin à l'âge de trente-trois ans, après une lutte de dix-huit mois contre un cancer du sein. Elle s'était mise à publier en ligne son journal pour encourager les autres malades en phase terminale.
     
     
    Cette histoire qui est un phénomène universel , n'est pas sans me rappeler le combat de l'ex-députée flamande Marie rose Morel qui par son blog émut toute la population flamande et une partie importante des francophones de Belgique. Ce qui n'eut pas l'heur de plaire à la télévision publique belge de langue française qui lors du reportage des funérailles de la jeune flamande sorti toute une logorrhée abjecte contre cette dame , ce qui choqua une grande partie de l'opinion publique belge.

    Yu Juan, une jeune enseignante d'université qui bloggait sur son combat contre le cancer du sein, s'est éteinte hier matin après avoir ému des millions de personnes par ses messages. Elle avait trente-trois ans.

    Ses collègues, étudiants et plusieurs milliers d'internautes lui ont rendu hommage, et beaucoup ont prévu d'assister à ses funérailles samedi. Yu écrivait un blog plein d'humour noir sur ses échecs et triomphes quotidiens depuis qu'elle avait été diagnostiquée avec un cancer du sein avancé fin 2009.

    Plus de 3,6 millions de personnes ont lu son blog. « Elle est célèbre et beaucoup de gens sont venus lui rendre visite », affirme son voisin M. Ji. « Nombre d'entre eux ont frappé à ma porte par erreur ».

    En plus de 70 messages, elle a su redonner espoir à d'autres malades et rappelé à ceux en bonne santé de maintenir de bonnes habitudes de vie. Ses écrits seront publiés dans un livre en juin. L'annonce de la publication avait été faite avant sa mort et de nombreux fans avaient déjà commandé des copies pour leurs amis et membres de famille. Malheureusement, Yu ne pourra jamais voir le livre.

    Ses admirateurs ont été invités à participer à une campagne caritative consistant à planter des arbres dans sa province natale du Shandong, son dernier souhait. Ses amis ont annoncé son décès hier sur son blog, en commençant par un poème : « Peu importe la distance du vol, on doit se poser. Peu importe la durée du voyage, on doit rentrer chez soi ».

    Le dernier message de Yu a été posté le 6 avril en célébration de son trente-troisième anniversaire. Elle a perdu connaissance lundi soir et est décédée à environ trois heures hier matin, entourée de sa famille. « Elle est partie de manière paisible », a déclaré son beau-frère Luo.

    Yu était fille unique et la famille de son mari a promis de prendre soin de ses parents et de son fils de trois ans. « Nous avons dit à Tudou (le surnom de son fils) que sa mère s'était endormie. Nous ne savons pas s'il comprend déjà », a expliqué Luo.

    Dans une interview au Shanghai Daily, Yu avait confié qu'elle continuait à écrire pour encourager les autres malades en phase terminale et pour aider les gens à réaliser qu'ils doivent mieux prendre soin d'eux-mêmes.

    Elle était titulaire d'un doctorat en économie de l'Université Fudan. Elle avait étudié à l'Université d'Oslo, en Norvège, avant d'obtenir un poste à Fudan.

    Le cancer du sein est de loin la principale cause de décès par cancer des femmes en Chine. À Shanghai, 69 personnes sur 100 000 souffrent d'un cancer du sein ; le taux de mortalité est de 16 sur 100 000.

    En comparaison, dans les années 1970, 20 personnes sur 100 000 souffraient d'un cancer du sein, dont neuf personnes mourraient.

    En hommage à la mère de mes enfants trop tôt disparue.