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  • Plus de 40 milliards d'euros en contrats en vue pendant la visite de Xi Jinping en Grande-Bretagne

    La visite du président chinois Xi Jinping au Royaume-Uni devrait être l'occasion de signer pour 30 milliards de livres (40,45 milliards d'euros) d'accords commerciaux, créant plus de 3900 emplois au Royaume-Uni, alors que les deux pays se préparent à renforcer leurs liens économiques.

    Le ministère chinois du Commerce a déclaré mardi que la taille de l'investissement est sans précédent, et qu'il surpassera ceux obtenus par les précédents dirigeants chinois qui ont visité le Royaume-Uni.

    Selon un communiqué publié mardi par l'ambassade de Grande-Bretagne, de nombreux accords commerciaux impliquant, entre autres, le secteur de la création, de la vente au détail, de l'énergie, de la santé et de la technologie, des services financiers, de l'aérospatiale et de l'éducation seront signés lors de la visite du président chinois au Royaume-Uni, y compris des accords d'exportation dans le commerce de détail d'une valeur dépassant 1 milliard de livres (1,35 milliard d'euros).

    La visite permettra également d'ouvrir des possibilités d'exportation pour les entreprises britanniques qui cherchent à se développer en Chine, et d'attirer les investissements chinois. Le poumon économique du nord devrait également profiter d'un coup de pouce avec l'annonce par la Chine d'autres investissements dans la région lorsque le Premier ministre britannique David Cameron et Xi Jinping visiteront Manchester à la fin de la semaine, a déclaré l'ambassade.

    Mardi, la banque centrale de Chine a attiré des commandes dépassant les 30 milliards de yuans (4,15 milliards d'euros) pour ses premières ventes de dette sur les marchés de Londres, a rapporté le Financial Times. Et de son côté, la Banque de Chine, un établissement majeur appartenant à l'Etat, a également dévoilé son centre d'échanges dans la capitale du Royaume-Uni.

    A la date de lundi soir, a rapporté mardi le Nandu Daily, six entreprises chinoises avaient signé des contrats avec des partenaires britanniques, comme Lakala Payment Co, NCF Group et 21Vianet Group.

    Parmi elles, Lakala, dont le siège est à Beijing, a signé un accord avec Allpay Ltd, le premier fournisseur de services de paiement du Royaume-Uni, en vue de construire une plate-forme de services financiers transfrontières.

    Séparément, la BBC a rapporté que le groupe d'investissement chinois SinoFortone prévoit d'investir 2 milliards de livres (2,71 milliards d'euros) dans Orthios Eco Parcs pour développer des stations de déchets d'énergie et alimentaires, outre un plan d'investissement dans un parc d'attractions à Ebbsfleet, dans le Kent.

    Le Sunday Times a également rapporté que Hamleys, le célèbre magasin de jouets britannique, vieux de 255 ans, est sur le point d'être vendu à une société de Hong Kong gérée par un parent de Yuan Yafei, le propriétaire milliardaire de la House of Fraser.

    L'impact de l'investissement

    Selon le ministre chinois du Commerce Gao Hucheng, plus de 500 entreprises chinoises sont actuellement présentes au Royaume-Uni.

    En 2014, le commerce bilatéral a augmenté de 15,3% par rapport à l'année précédente, à 80,9 milliards de dollars US (71,14 milliards d'euros), avec une croissance le plaçant au premier rang de tous les partenaires commerciaux de la Chine dans l'UE.

    À la fin du mois d'août de cette année, le Royaume-Uni avait quant à lui investi 19,6 milliards de dollars US (17,23 milliards d'euros) en Chine, avec un nombre de projets atteignant 7992.

    Dans le même temps, les investissements directs chinois au Royaume-Uni ont atteint 12,8 milliards de dollars US (11,25 milliards d'euros) la fin de l'année dernière, en forte hausse par rapport à 1,35 milliard (1,18 milliard d'euros) en 2010, a souligné Gao Hucheng dans une interview publiée mardi dans le Quotidien du Peuple.

    « Les dirigeants des deux pays ont une vision orientée vers la coopération bilatérale, ce qui profitera aux deux nations », a de son côté déclaré mardi au Global Times Li Jian, chercheur à l'Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique.

    Shen Danyang, un porte-parole du ministère du Commerce, a pour sa part précisé que l'initiative chinoise « Une ceinture et une route », avec le plan britannique de soutien au nord de l'Angleterre, offrira de nouvelles possibilités de coopération dans les infrastructures.

    Jing Linbo, professeur à l'Académie chinoise des sciences sociales, a enfin déclaré mardi au Global Times que les accords qui seront signés permettront de moderniser les industries connexes en Chine et encourager davantage d'entreprises chinoises à investir à l'étranger.

  • Jaloux des contrats signés par la France, Cameron veut se rendre à Beijing

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    L'énorme quantité de contrats signés par la France lors de la visite de François Hollande à Beijing le mois dernier semble susciter une certaine jalousie, surtout au Royaume-Uni où l'économie est en pleine récession.

    Intérrogé par la presse britannique, le porte-parole du gouvernement a annoncé qu'« il a des raisons de croire que le Premier ministre essayera d'effectuer une visite en Chine avant la fin de l'année, dans l'espoir de renforcer les relations entre les deux pays».

    Cameron est-il prêt à tout faire pour renflouer le portefeuille de son pays ? Le Royaume-Uni ne veut pas pour autant renoncer à ses positions. « Il existe des échanges commerciaux importants entre le Royaume-Uni et la Chine, mais cela ne veut pas dire que nous devons tourner le dos à nos principes. Nous allons continuer à nous exprimer de manière ferme mais respectueuse », a déclaré le vice-Premier ministre Nick Clegg.

    Il est évident que ces paroles manquent un peu de conviction. Selon Ding Chunxiang, professeur de l'Université Fudan de Chine, « le voyage très prolifique du président français a donné envie à son voisin, mais il ne pourra pas être reçu de la même manière si le gouvernement du Royaume-Uni conserve une position critique à l'égard de la Chine. Il n'est évidemment pas opportun de vexer Beijing ».

    « Cameron comprendra que c'est une erreur de chercher à réussir deux choses en même temps, car la Chine ne supporte plus de signer des chèques tout en étant critiquée pas son partenaire commercial », a t-il rajouté.

    Entre un séparatiste,ancien agent de la CIA, et des partenaires commerciaux honnêtes et sérieux, Cameron devra choisir.

     

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