calligraphie

  • Les symboles culturels chinois les plus importants aux yeux du monde

    En tant que pays ayant une histoire de plus de 5 000 ans, la Chine est certes riche en termes de culture et de civilisation, mais qu'est-ce qui représente le mieux ce pays ?

    Voici une liste des 10 symboles culturels chinois les plus importants :

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    Confucius (551-479 avant JC) était un professeur et un philosophe de la période historique des Printemps et Automnes. La philosophie de Confucius met l'accent sur des valeurs de la morale individuelle, comme l'humanité, la justice, l'étiquette, la sagesse et la sincérité. Les principes de Confucius sont d'une grande importance dans les traditions et les croyances communes chinoises.

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    Le dragon : c'est une créature légendaire, qui présente typiquement des traits serpentins ou reptiliens. Le symbole du dragon est souvent utilisé sur les objets destinés aux anciens empereurs de Chine, comme les sièges ou les vêtements. Il est considéré comme une représentation du pouvoir.

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    La médecine traditionnelle chinoise (MTC) : développée en Chine, la MTC a une tradition datant de plus de 2 000 ans, et se présente sous diverses formes comme la phytothérapie, l'acupuncture, les massages, l'exercice (qigong), et la thérapie diététique.

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    La porcelaine : il n'est pas exagéré de dire que la Chine peut être considérée comme le berceau de la porcelaine. Elle est populaire grâce à des qualités comme son faible coût et son étanchéité. En outre, la diversité de la porcelaine représente la sagesse du peuple chinois dans l'art.

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    L'Opéra de Pékin : il est considéré comme la quintessence de la Chine. En tant que plus grande forme d'opéra chinois, il peut s'enorgueillir de beaucoup de « premières » places au sein des drames chinois : l'abondance des répertoires, le nombre d'artistes, les troupes d'opéra et les spectateurs.

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    Le kung fu ou wushu : cet art martial est composé d'un certain nombre de styles de combat qui se sont développés au cours des siècles en Chine.

     

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    Les caractères chinois : ils sont utilisés par le peuple le plus nombreux du monde. Outre le fait que c'est un outil d'enregistrement de la civilisation chinoise, c'est aussi une forme d'art -la calligraphie chinoise qui a de nombreux amateurs en et hors de Chine.

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    Le panda géant : considéré comme l'un des trésors nationaux de la Chine, cet animal est proche de l'extinction. Aujourd'hui, il y a moins de 2 000 pandas géants vivant dans le monde.

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    La Grande Muraille : un célèbre et vieux dicton dit : « Celui qui n'est jamais allé à la Grande Muraille n'est pas un brave ». La Grande Muraille, l'une des plus grandes merveilles du monde, est une destination incontournable lors d'une visite en Chine.

     

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  • Rencontre avec Wen Huaisha, érudit, calligraphe et écrivain célèbre qui fête ses 104 ans

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    Le point fort de mon dernier voyage à Beijing devait être la rencontre avec ce jeune homme toujours vert qui portant vient de fêter ses 104 bougies. Wen Huaisha est un érudit célèbre en Chine. Calligraphe, écrivain, professeur dans les plus grandes universités, Wen Huaisha est un touche à tout mais dans tout, il atteint l'excellence.

     

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    Wen Huaisha, de son autre nom Wen Yun, né en 1910 et originaire du Hunan, est spécialisé dans la composition littéraire. Considéré comme l'un des uniques savants de la littérature chinoise du début du vingtième siècle encore présent, Wen Huaisha est un érudit émérite, un grand lettré de ce siècle, qui fut élève du célèbre Zhang Tai Yan (philologiste, critique littéraire et révolutionnaire anti-mandchou, 1868-1936).
    Wen Huaisha a enseigné à l'Université de Pékin, à l'Université Qinghua, à l'Institut Central des Beaux-arts, au Conservatoire Central de Musique et à l'Université Normale de Pékin.
    Ses succès littéraires concernent principalement la recherche sur la culture ancienne, la poésie classique et la calligraphie chinoise. Par ailleurs, il est spécialiste dans les domaines de la musique, de la médecine traditionnelle et de la religion.

     

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    Quand il me convia à sa table, le Maître revenait de France où il a présenté certaines de ses oeuvres et donné une

    conférence. C'est peut-être pour cela qu'il me parla beaucoup d'Anatole France en des termes élogieux.

     

    Le 9 octobre, le maître Wen Huaisha, auteur de nombreux ouvrages dont Nouveaux commentaires de la poésie ancienne de Lu Xun, Recueil de Qu Yuan, Lecture de quatre genres d'essais poétiques de Qu, Racine et fondement de la Chine,  a donné une conférence sur le célèbre poète chinois Qu Yuan et de son oeuvre " Li Sao ".

    La conférence traite de la position de Qu Yuan dans l'histoire de la Chine, de la signification dans le monde actuel de la pensée des Elégies de Chu, chef-d'oeuvre de la poésie chinoise, ainsi que du sens culturel de la calligraphie.

     

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    D'après son fils, à droite sur la photo,  ancien collègue de mon épouse"il n'est pas étonnant que Wen Huaisha soit toujours alerte à l'aube de ses 104 ans,car il y a plusieurs centenaires dans la famille ainsi sa maman est-elle morte à l âge de 102 ans et son papa aurait été aussi centenaire s'il n'avait été tué par un garde rouge à l'âge de 99 ans".

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    Le Maître a transformé son appartement de Beijing en atelier et vit à l'hôtel depuis une vingtaine d'années.

     

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    20131001131308_expositions_Calligraphie_de_Wen_Huaisha_1.jpgL'exposition " Charmes des Arts de l'Orient " s'esi tenue à Paris

    au Centre Culturel de Chine 
    1, boulevard de la Tour-Maubourg
    75007 Paris

     

     

     

  • Huang Ming artiste majeur de la sculture sur sceaux et de calligraphie

    Les sceaux chinois

    En Chine, les sceaux sont  largement utilisés : administratifs ou artistiques, privés ou représentant une institution, ils font partie intégrante de la vie des chinois. Apposés au bas d'un texte officiel ou artistique ,d'un contrat ou d'une oeuvre d'art, ils sont l'authentification de l'auteur.Mais bien plus qu’une simple signature, les sceaux sont une forme d’art à part entière.

     
    L’artisanat du sceau chinois est très ancien , il est plusieurs fois millénaire. Mais on peut faire remonter les origines de cette technique à la gravure et les débuts de l'écriture sur les carapaces de tortues. Au fil des siècles l’usage s’est répandu . Les sceaux servaient alors aux dignitaires pour certifier un bien ou un titre.
     
     
    Les sceaux peuvent être gravés selon deux manières :
     
    - Yin : On creuse les symboles (estampage). Ils apparaissent alors en blanc sur fond rouge une fois le sceau apposé. Le sceau Yin donne une impression plus massive et sombre.
     
    - Yang : On creuse autour des symboles (xylographie). Ils apparaissent alors en rouge sur fond blanc une fois le sceau apposé. Le sceau Yang donne une impression plus légère et aérée.
     
    Les sceaux chinois sont gravés dans une écriture spécifique appelée écriture sigillaire. Cette écriture est basée sur les caractères archaïques chinois, sculptés dans le bronze ou la pierre. Les premiers étaient utilisés pour valider des documents d’officiels de haut rang, ils se nommaient Xi. Puis apparurent les sceaux privés appelés Yin.
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    Le graveur reproduit le motif sur la pierre puis il creuse autour à l’aide d’un stylet. Différents styles de caractères et de calligraphies existent : signes carrés ou plus arrondis, caractères anciens ou primitifs, animaux fantastiques ou signes magiques, géométriques ou irrégulier... cela peut prendre plusieurs années d’apprentissage avant de posséder la maîtrise artistique d’un expert. La surface de sculpture est en effet réduite et demande un grand travail de précision.
    En Chine, la gravure pour sceaux est un art à part entière qui a ses artistes et ses grands Maîtres .Et parmi ces grands Maîtres ,voici celui qui est sans contester le numéro un du XXIeme siècle.                                                            
     
     
                                                                        Huang Ming
     
    Huang Ming est né à Zhenjiang dans la provice de Jiangsu en mai 1957. Il est membre de l'Association chinoise calligraphes, vice-président de la multi-habitat Association internationale des artistes, directeur de recherche de peinture de la Société de Beijing Forbidden City (Cité Interdite) et vice-président de la recherche sur les sceaux de la province du Heilongjiang . Ses autres titres incluent directeur de l'  Association des Artistes de Heilongjiang, propriétaire de la Chine Gulong presse.
     
     Ses œuvres ont pris part à plus de 80 expositions de peinture provinciales, nationales et internationales et a obtenu Or, Argent et Bronze. Il a été au Japon, en Corée du Sud, Thaïlande, Hong Kong, Singapour, États-Unis et dans d'autres pays et régions où il a  exposé ses travaux et  participé à de nombreux échanges culturels. De nombreux travaux ont été précieusement  peésentés par le Musée d'Art de Chine, China Art Research Institute, le Musée d'histoire chinoise, les institutions de Zhongnanhai, autant en Chine qu' à l'étranger.
     
       
                 
         
                 
  • LA CALLIGRAPHIE,UN ART MAJEUR.


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    Extrait d’un poème de Mao Zedong

     

    Extrait d’un poème de Mao Zedong

    La calligraphie des empereurs
    et des dirigeants modernes :
    des caractères bien trempés

     Mao Zedong, Sun Yat-sen ou encore l’empereur Qianlong, les grands dirigeants chinois ont souvent été des calligraphes hors pair. Chacun avait son propre style d’écriture, révélateur de sa personnalité.

     

     

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    Une œuvre de Zhao Ji

    NOMBRE d’Occidentaux connaissent la Chine à travers la calligraphie. C’est un art d’écriture au pinceau, typique de la civilisation chinoise, et il est encore pratiqué aujourd’hui par des Chinois et des étrangers.

     

    La calligraphie des empereurs

    Dans l’histoire de la Chine, un grand nombre d’empereurs ont été eux-mêmes calligraphes. Certains d’entre eux ont même produit des œuvres extraordinaires. Les Chinois aiment dire : « On juge les gens par leur écriture ». La calligraphie peut refléter, pour ainsi dire, le caractère psychologique et moral de l’empereur et témoigner de sa capacité à bien diriger le pays.

    Quand on parle de la calligraphie des empereurs, on évoque le plus souvent celle de Zhao Ji, empereur Huizong (1082-1135) des Song (960-1279). Il a inventé un style d’écriture, le shoujinshu, qui se caractérise par des traits minces, droits et énergiques, comme des tiges et des feuilles de bambou ou des feuilles d’eupatoire de Chine. Ses œuvres révèlent un artiste perfectionniste et respectueux des règles. Cependant, les formes sont trop travaillées, si bien que ses écritures dans l’ensemble manquent de vigueur, de fermeté et de persévérance. Il en est de même pour sa personnalité. En effet, pendant les 25 ans de son règne, au lieu d’employer son temps à gouverner le pays, il l’a occupé à sa passion pour la peinture et la calligraphie. Il a confié les affaires d’État à quelques courtisans infidèles pour s’adonner à ses activités artistiques.

    Sous son règne, de grands peintres et calligraphes sont apparus. Jouissant d’un statut social supérieur, ils ont produit d’excellentes œuvres. Outre la calligraphie, Zhao Ji s’est spécialisé dans la peinture, la poésie, la danse et la musique. Il a cherché et collectionné des objets anciens, surtout des inscriptions sur bronze et stèles, des peintures et des œuvres calligraphiques. Il a fait composer des recueils d’œuvres de peinture et de calligraphie des dynasties précédentes et ordonné la création d’un institut des beaux-arts. On lui doit aujourd’hui la conservation des anciennes œuvres artistiques. Ses succès artistiques ne l’ont pas aidé pour autant à sauver son pays. Les Song ont été renversés par la dynastie des Jin, fondée par une ethnie minoritaire du Nord, et l’empereur Huizhong a fini par être capturé en 1127. Il est mort à Wuguocheng (l’actuelle Yilan, province du Heilongjiang).

    Comme Zhao Ji, Qianlong (1711-1799) des Qing est un autre empereur calligraphe qui a développé une passion pour la calligraphie pendant toute sa vie et collectionné des œuvres calligraphiques de toutes les dynasties précédentes. Il a lu, commenté et expertisé un grand nombre de chefs-d’œuvre d’anciens maîtres. Aujourd’hui, la plupart des calligraphies authentiques portent la marque du sceau rouge « lu par Qianlong ». À la différence de Zhao Ji, Qianlong traçait des traits ronds, gros et habiles. Héritée du style du grand calligraphe Zhao Mengfu, l’écriture de Qianlong, allongée et naturelle, ne transgresse pourtant pas les règles. Son écriture pleine de grandeur et de force révèle sa personnalité. Après son accession au trône, il a repoussé plusieurs fois les envahisseurs étrangers et a déplacé une partie de son peuple vers les régions frontalières; il a interdit les livres hétérodoxes et jeté des érudits réfractaires en prison. Son pouvoir a ainsi été renforcé. De plus, il a fait faire un recueil compilant presque tous les livres chinois d’alors et d’autres grands ouvrages. Sous son règne, l’empire a été grand, riche et prospère. Il s’est vanté d’avoir accompli de grandes prouesses dans les domaines culturel et militaire. Sa fierté est ainsi manifeste dans ses œuvres dépourvues de sentiments de pusillanimité et d’indécision.

     

    Les œuvres des hommes politiques modernes

     

    Dans l’histoire moderne chinoise, de nombreux hommes politiques ont excellé dans l’art calligraphique. Sun Yat-sen (1866-1925), grand précurseur de la révolution moderne chinoise, s’est spécialisé dans le beixue, l’imitation des inscriptions lapidaires. Avant la dynastie des Qing, le tiexue, l’imitation des œuvres des anciens calligraphes effectuées sur soie ou sur papier, était en vogue. Ce genre d’écriture est d’un style raffiné et doux. Après la dynastie des Qing, l’imitation des œuvres des calligraphes de la dynastie des Wei du Nord (386-534), gravées sur stèles, a pris son essor. Les écritures gravées sur stèles se caractérisent par l’énergie et l’habileté. Sun Yat-sen, combinant les charmes du beixue et du tiexue, a créé des œuvres de style vigoureux et élégant. Sous son pinceau, les caractères, d’un style noble et naturel, expriment la moralité d’un grand homme. En général, le charme et la valeur morale de l’auteur transparaissent plus ou moins dans ses œuvres, transcendant ainsi l’objet calligraphique proprement dit. D’où l’aspect idéal de la calligraphie chinoise.

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    Une œuvre de Chiang Kai-shek

     

    Une œuvre de Qianlong

    Une calligraphie de Sun Yat-sen

    Au début du XXIe siècle, certains calligraphes ont voté pour les dix plus grands calligraphes chinois du XXe siècle. Mao Zedong (1893-1976) figure dans la liste. D’après les calligraphes contemporains, les œuvres de Mao Zedong possèdent un style libre, vigoureux et élégant.

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    Extrait d’un poème de Mao Zedong, qu’il a lui- même calligraphié en style cursif

    À 8 ans, Mao Zedong a commencé ses études primaires dans une école privée de style ancien et a appris à écrire au pinceau. Dès lors, il n’a cessé de pratiquer pour devenir un grand maître calligraphe. C’était à l’époque de l’essor du beixue. Mao Zedong a commencé à imiter les estampes des inscriptions gravées sur stèles. Il a également copié les œuvres des calligraphes réalisées sur soie ou papier. Ces exercices ont jeté une base solide pour ses créations futures. D’après ses proches, Mao Zedong n’a jamais cessé de faire des exercices calligraphiques, que ce soit en temps de guerre ou de paix. Chaque fois qu’il arrivait à un endroit, il allait visiter d’abord des monuments historiques et lire les estampes d’anciens calligraphes pour trouver l’inspiration. Ses œuvres sont ainsi caractérisées par le style cursif. À l’âge adulte, il a trouvé son propre style : libre, rustique, surprenant. Ses caractères, empreints de passion, ne manquent pas de raison. Devant ses œuvres, on est séduit par les traits tantôt gros, tantôt raffinés, qui courent avec autant de vitesse que de lenteur. La grandeur et la force de ses œuvres sont à l’image de ses actes. Mao Zedong a parlé de l’esthétique de ses œuvres. D’après lui, la conception dialectique existe dans la calligraphie chinoise : il y a des traits longs et courts, gros et minces, droits et ronds, réels et furtifs. Selon lui, les caractères doivent refléter l’esprit ou l’énergie. C’est ainsi que pour la copie des estampes, il faut d’abord scrupuleusement imiter, puis saisir leur essence.

    D’après Mao Zedong, la forme et l’esprit doivent être unis. Respectueux envers les anciens maîtres, il ne s’est pas contenté de les copier. Il a préconisé l’innovation, affirmant qu’il fallait adopter les points forts d’autrui pour créer son propre style afin d’atteindre un niveau idéal. Ce sont les expériences politiques de Mao Zedong qui expliquent également son succès en calligraphie

    Chiang Kai-shek (1887-1975), leader du Guomindang, a aussi été un grand calligraphe. Combinant les styles beixue et tiexue, son écriture est célèbre pour sa clarté et sa structure ordonnée. Elle ressemble en quelque sorte à celle de Zhao Ji : toutes les deux se caractérisent par leur netteté et leur conformité aux normes. Mais, alors que l’écriture de Zhao Ji est d’un style noble et dégagé, celle de Chiang Kai-shek est d’un style vigoureux et calme. L’écriture de ce dernier correspond à un tempérament calme, sérieux et prudent. Il savait cacher ses sentiments pour être conforme aux règles. Pourtant, respectueux des règles, ce genre de calligraphe était cependant enclin à s’enfermer dans la routine.

    Mao Zedong a vaincu Chiang Kai-shek en matière militaire et l’a emporté sur ce dernier dans le domaine de la calligraphie. Ses œuvres, pleines d’ardeur, de passion et de douceur, manifestent le plus de changements possibles tout en respectant les normes. Pour lui, les règles de la calligraphie n’ont pas été des contraintes. Au contraire, il en a profité. Inspirées par ses états d’âme, ses œuvres possèdent fluidité et naturel parfaits. Ses productions ont atteint l’idéal de l’art calligraphique.

    Parmi les dirigeants politiques modernes, nombreux sont ceux qui se sont spécialisés dans la calligraphie. Les fondateurs de la Chine nouvelle, comme Zhou Enlai, Zhu De et Chen Yi, ont aussi été d’extraordinaires calligraphes. Par rapport aux affaires militaires, politiques et économiques de l’État, la calligraphie n’est qu’un art qui forme le goût et l’esprit. Toutefois, elle reflète les qualités morales et la capacité des dirigeants.