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  • L'économie chinoise est en train de rebondir, n'en déplaise aux Cassandre

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    Cela fait déjà deux ans que les Cassandre de tout poil prophétisent que la Chine va connaître un atterrissage difficile. Mais même si la Chine n'est pas immunisée contre les crises de la dette en Occident, elle est tout de même mieux placée pour y faire face.
    En fait, il y a beaucoup de bruits sur les marchés, et trois tendances macro-économiques compliquent le tableau : les conditions économiques se détériorent en Europe, la reprise tant attendue aux Etats-Unis faiblit, et l'économie chinoise s'est montrée plus faible que prévu au début du printemps.
    Lors du récent sommet sur l'Euro, l'Europe n'a fait qu'acheter du temps, une fois de plus. Jeudi dernier, la Banque Centrale Européenne a baissé son taux d'intérêt à un niveau historiquement bas de 0,75%, et son taux de dépôt au jour le jour de 0,25 à zéro. Cependant, ces mesures n'auront aucun effet stimulant sur la Zone Euro ; bien au contraire, elles montrent que la BCE a épuisé ses dernières cartouches.

     

    Selon le quotidien financier "L'Echo" , la plupart des pays émergents BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont aujourd'hui en train de passer d'une période de très forte croissance vers une période de croissance forte. La Chine en particulier effectue un "atterrissage en douceur", qui devrait quand même lui permettre d'afficher une progression de l'activité de l'ordre de 7 à 7,5% en 2012, tout en faisant attention à bien maîtriser son inflation. "Les investisseurs oublient toujours que les exportations chinoises n'ont paradoxalement pas contribué à la croissance du PIB sur les dernières années", souligne Dan Morris (JP Morgan Asset Management). C'est le développement de la consommation intérieure et les investissements qui soutiennent l'activité. Dès lors, des mesures de support de l'activité restent vraisemblables tant que l'inflation restera sous contrôle, comme vient d'ailleurs de le démontrer la baisse surprise des taux chinois.

     

    La banque centrale chinoise reste très attentive, et les autorités disposent de réserves suffisantes pour dynamiser fortement leur économies en cas de besoin", explique Patricia Urbano (Edmond de Rothschild Asset Management), qui souligne également que le ralentissement du début 2012 a été sciemment organisé par les autorités chinoises. William De Vijlder (BNP Paribas Investment Partners) confirme pour sa part que "la marge de manoeuvre des autorités chinoises reste intacte, ce qui devrait permettre un atterrissage en douceur de l'économie".

     

     

    • Les exportations chinoises ont encore augmenté en juin de 11,3 % sur un an, tandis que l'excédent commercial a bondi de 42,9 % à 31,7 milliards de dollars. Sur l'ensemble du premier semestre, les ventes de la Chine à l'étranger ont atteint 954,3 milliards de dollars, signe que la deuxième puissance économique mondiale ne s'essouffle pas.

      Mais ce que les chiffres ne montrent pas, c'est que son commerce est en train de basculer des pays riches aux pays émergents. «La croissance est presque nulle avec l'Union européenne, le Japon est d'autres marchés traditionnels», reconnaît Zheng Yuescheng, porte-parole du service des douanes à Pékin. Et d'ajouter que les exportations chinoises vers l'Allemagne ont diminué en juin pour le quatrième mois consécutif, que celles vers la France ont baissé pour le troisième mois d'affilée et que celles vers l'Italie sont en recul depuis dix mois.

       

      Beaucoup de rouge,mais n'oubliez pas que ce qui est en rouge en Chine sont les cotations positives et en vert ce qui est négatif

      Et la Chine ne trinque pas seulement en Europe. Ses ventes vers les Etats-Unis ont plongé de 6,5 % le mois dernier comparé à la même période de 2011, relève le cabinet Capital Economics, «la plus forte chute mensuelle depuis novembre 2008».

      En revanche Pékin mets les bouchées doubles avec les pays émergents d'Asie, comme l'Inde, l'Indonésie et plus généralement les pays du Sud-Est Asiatique (Asean), ainsi que l'Amérique Latine et l'Afrique. Ces «marchés à croissance rapide», comme on les appelle aujourd'hui croissent en moyenne quatre fois plus vite que la zone euro.

  • La victoire de Poutine devrait favoriser les relations sino-russes

     Suite à la victoire de l'actuel Premier ministre Vladimir Poutine à l'élection présidentielle russe de dimanche, on s'attend à ce que les relations entre la Chine et la Russie continuent de se développer au cours des six prochaines années.

    Depuis son arrivée au pouvoir en 2000, M. Poutine, en collaboration avec les dirigeants chinois, a œuvré activement en faveur des relations bilatérales.

    En 2001, les deux pays ont signé le Traité sino-russe de bon voisinage, d'amitié et de coopération, ce qui a consolidé la confiance politique mutuelle et ouvert la voie à l'approfondissement des relations bilatérales.

    La coopération entre la Chine et la Russie, deux pays dont les économies sont fortement complémentaires, jouit de belles perspectives d'avenir. Beijing et Moscou ont prévu de renforcer leur partenariat dans des secteurs tels que le commerce, l'énergie, et la technologie.

    Si l'on examine par exemple le commerce dans le domaine de l'énergie entre les deux pays, on constate que le partenariat a non seulement contribué à assurer la sécurité énergétique de la Chine, mais qu'il a également offert à la Russie un marché stable pour ses exportations dans la région Asie-Pacifique.

    Le partenariat bilatéral bénéficie également d'un large soutien public. Les fréquents échanges entre les Russes et les Chinois ont favorisé la compréhension et l'amitié entre les deux peuples.

    Au plan international, la Chine et la Russie, en tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, partagent des points de vue identiques ou similaires sur de nombreux dossiers tels que la crise dans le monde arabe, le changement climatique et les problèmes économiques mondiaux.

     

    Les deux pays, dont les économies sont toutes deux de grandes économies émergentes, ont également essayé de faire avancer des réformes cruciales concernant la structure politique et économique mondiale.

    En tant que membres du groupe BRICS, au sein duquel la Chine et la Russie sont associées à trois autres grandes économies émergentes (Brésil, Inde et Afrique du Sud), Beijing et Moscou ont toujours cherché à accroître la représentation des pays en développement dans les grandes organisations internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

    En Asie centrale, la Chine et la Russie sont deux membres importants de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui sert d'instance d'échanges principale aux pays de la région et leur permet de promouvoir la sécurité, la stabilité et le commerce.

    L'élection de M. Poutine à la présidence de la Russie, espérons-le, favorisera le développement de relations déjà solides entre la Chine et la Russie. Le renforcement de ces liens est dans l'intérêt des deux pays, mais pas seulement : il est aussi bénéfique pour les pays du monde entier.

     

  • FMI :le total des quotes-parts des quatre pays constituant le bric : la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil augmentera jusqu'à 14,18%.

    La quote-part de la Chine dans le FMI va passer au 3ème rang mondial

    Selon le communique publié par le Fonds monétaire international (FMI) le 24 octobre, au cours de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays du G20 qui vient de se terminer à Gyeongju en Corée du sud, les pays participants sont parvenus à un « accord historique » sur la réforme de leur quote-part dans le FMI et plus de 6% des droits de vote passeront des pays développés aux nouvelles entités économiques et aux pays en voie de développement.

    Les chiffres ont révélé qu'après cette réforme, la quote-part que détiendra la Chine passera de moins de 4% à 6,19%. Ce qui placera la Chine au 3ème rang, avant l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Et le total des quotes-parts des quatre pays constituant le bric : la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil augmentera jusqu'à 14,18%. Mais ce pourcentage ne dépassera pas celle des Etats-Unis (17,67%). Les Etats-Unis demeurent le seul pays membre possesseur du droit de veto au FMI.

    Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, a dit que les 10 plus grands « actionnaires » du FMI sont les 10 pays ayant un poids important dans l'économie mondiale de nos jours. Outre les pays développés traditionnels : les Etats-Unis, le Japon, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et l'Italie, les 10 pays comprennent encore la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie.

      « En tant que le plus grand pays en développement et le pays dont la quote-part est la plus basse relativement, la Chine devra voir augmenter sa quote-part et son droit de parole dans le FMI », a dit M. Strausse-Kahn.

    Selon le Communiqué, les pays développés détiennent environ 60% des quotes-parts dans le FMI ; les pays émergents et les pays en voie de développement détiennent au total 40% des quotes-parts. Cette réforme des quotes-parts du FMI vise à faire passer une partie des droits de vote des pays développés aux pays émergents et aux pays en développement, des pays ayant le plein droit de parole aux pays qui manquent de droit de parole. Le FMI accomplira ce travail avant la réunion annuelle de 2012 sur ce sujet.