bouddhisme

  • Soumission, dévotion et abus sexuels : j'ai enquêté sur le bouddhisme en France (Nouvel-Obs.)

    Alors que le dalaï-lama est en visite en France, l’anthropologue Marion Dapsance sort ce 15 septembre "Les dévots du bouddisme" (Max Milo). Pendant sept ans, elle a enquêté sur les centres Rigpa, un réseau international dirigé par un proche du dalaï-lama. Elle dresse aujourd'hui le portrait d’une organisation sectaire, dont le maître, le lama Sogyal Rinpoché, serait le gourou. Témoignage.

     

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    Dans l’esprit des Occidentaux, le bouddhisme est une "spiritualité laïque", une "science de l’esprit". Bref, quelque chose de tout à fait rationnel.

     

    J’ai commencé il y a quelques années à lire des ouvrages sur la méditation, avant de vouloir aller plus loin. Je me suis rapprochée d’un centre bouddhiste tibétain.

     

    J’habitais sur la Côte d'Azur à l'époque, et je me suis rendue dans une structure de l’association Rigpa, à Nice. Il s’agit d’un réseau international dirigé par Sogyal Rinpoché – "Rinpoché" est un titre qu’on donne à plusieurs lamas et signifie "joyaux très précieux" –, un maître bouddhiste tibétain soutenu par le dalaï-lama. Il est l'auteur du best-seller "Le livre tibétain de la vie et de la mort".

     

    Ce que j’ai découvert dans ce centre était aux antipodes de ce que nous, Occidentaux, connaissons du bouddhisme pratiqué à des fins de développement personnel. Les maîtres asiatiques proposent des rituels très compliqués et en tibétain. Ils font intervenir des divinités et demandent une soumission absolue au maître.

     

    J’ai réalisé que je me retrouvais face à un choc des cultures qui pouvait donner lieu à des quiproquos et des désillusions. J’ai continué à aller suivre les enseignements bouddhistes, mais pour mener mon enquête.

     

    Sept ans d'enquête

     

    J’ai décidé que ce sujet ferait l’objet de ma thèse de doctorat en anthropologie, à l’École pratique des hautes études. J’y ai consacré sept ans. Les deux premières années, je me suis inscrite comme "étudiante"  – c’est comme ça qu’on appelle les disciples – au centre de Levallois pour suivre des cours de méditation, des retraites spirituelles et des enseignements publics.

     

    Après mon enquête de terrain, j’ai entamé une série d’entretiens avec des personnes beaucoup plus avancées que moi dans la voie proposée, et qui m’ont fait part de leur expérience.

     

    Puis il a fallu que j’acquière des connaissances sur le bouddhisme tibétain et la culture tibétaine, mais aussi sur les religions occidentales, qui ont permis de récupérer le bouddhisme pour l’ériger au rang de "religion laïque".

     

    Méditer devant une vidéo du maître

     

    Mes premières séances de méditation étaient fidèles à l’idée que je m’en étais faite. En tailleur, le dos droit, les étudiants concentrent leur esprit sur un point.

     

    Sauf que, rapidement, on bascule dans un autre registre. On conseille aux étudiants de méditer devant l’image du maître, Sogyal Rinpoché, voire devant une vidéo de lui. Sa présence, même à travers l’écran d’une télévision, apporterait des bénédictions.

     

    On nous enseigne ensuite que, ce qui est vraiment efficace, c’est d’avoir de la dévotion pour le maître et d’assister à ses enseignements. Le centre principal de retraite du réseau international Rigpa se trouve en France, près de Montpellier. Il a été inauguré en grandes pompes en 2008 par le dalaï-lama. Carla Bruni, Bernard Kouchner, Rama Yade et d’autres personnalités étaient présentes ce jour-là.

     

    Branle-bas de combat pour trouver un trône

     

    J’ai assisté à des enseignements de Sogyal Rinpoché au centre de Levallois-Perret. Il arrive généralement avec une demi-heure, trois quarts d’heure, voire deux heures de retard. Dès son entrée en scène, il s’adresse aux gens au premier rang et leur reproche de ne pas avoir fait leur travail. Les étudiants reconnaissent avoir mal agi, et se confessent publiquement.

     

    Outre ses plaisanteries bas de gamme, il arrive au lama d’être violent. J’ai pu le voir empoigner quelqu’un par les cheveux et le traiter de "yak". Je l’ai également vu se mettre en colère car il n’avait qu’un siège basique. Branle-bas de combat pour lui trouver un trône. Les gens qui avaient payé pour assister à son "enseignement" ont dû prendre leur mal en patience.

     

    Enfin, toute une organisation est dédiée au bien-être personnel du maître. J’ai eu accès aux guides qui recensent les procédures à suivre pour satisfaire Sogyal Rinpoché. Parmi les recommandations, il lui faut une piscine chauffée à proximité, un lit double, une marque de thé spéciale, des repas à base de bœuf et une Mercedes de fonction avec chauffeur. Il doit également pouvoir capter la chaîne CNN partout où il va, disposer d’une cuisinière et d’une masseuse 24 heures sur 24. Surprenant, pour une spiritualité qui rejette le matérialisme. 

     

    Abus sexuels et violences

     

    Lorsque j’ai commencé ma thèse, j’ai rencontré Olivier Raurich, ancien directeur de Rigpa France et traducteur de Sogyal Rinpoché, pour l’informer de ma démarche. Je lui ai dit que je voulais enquêter sur la façon dont les lamas tibétains transmettaient le bouddhisme aux Occidentaux. Je lui ai également précisé que j’avais entendu des rumeurs sur des abus sexuels dans les centres Rigpa. J’ai joué cartes sur table. Quelques années plus tard, en 2015, Olivier Raurich a démissionné en dénonçant les pratiques sectaires du groupe.

     

    Sogyal Rinpoché a eu des démêlés avec la justice en 1994 aux États-Unis. Une jeune femme avait porté plainte pour abus sexuels et violences dans un centre Rigpa. Mais la justice américaine permet la signature de conciliations. Le maître avait sorti une grosse somme d’argent pour que l’ancienne dakini arrête les poursuites.

     

    Le terme tibétain dakinis désigne des divinités féminines. Celles-ci détiendraient des enseignements secrets qu’elles transmettraient au lama dans un langage codé. Mais il semblerait que dans ces centres, les dakinis ne soient ni plus ni moins que des partenaires sexuelles. 

     

    J’ai rencontré certaines d’entre elles au cours de mon enquête. Notamment une Franco-japonaise qui a réussi à quitter le groupe. Elle a même entamé une procédure judiciaire, avant d’arrêter les poursuites. C’était la parole du maître contre la sienne. Elle a préféré passer à autre chose.

     

    "Folle sagesse"

     

    La force de Sogyal Rinpoché, c’est d’avoir diffusé le concept de "folle sagesse" : sa folie ferait de lui quelqu’un de sage. Plus il se comporte de manière inattendue, violente, agressive et irrespectueuse, plus cela prouve qu’il est un être éveillé, omniscient, au-dessus des contraintes sociales. Si vous ne voyez en lui qu’un gars qui se comporte mal et abuse de son pouvoir, c’est que votre esprit est "obscurci".

     

    Deux options s’offrent alors à vous : soit vous finissez par comprendre que votre maître agit par compassion, soit vous êtes exclu du groupe. Nous sommes dans un système incritiquable, basé sur la foi totale et absolue en Sogyal Rinpoché.

     

    Le dalaï-lama ferme les yeux

     

    Un peu plus de la moitié des étudiants de ces centres bouddhistes ne souhaitent pas aller plus loin que la méditation. Mais beaucoup continuent, s’investissent et passent à une autre forme de bouddhisme.

     

    Certains d’entre eux décrochent en cours de route et réalisent qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Qu’ils soient allés trop loin ou qu’ils aient su s’arrêter à temps, la désillusion reste grande.

     

    Je suis évidemment allée à la Miviludes – Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires – pour les informer de mes recherches. L’organisme m’a avoué être déjà au courant de ce qui se tramait dans les centres Rigpa… Mais il n’a, pour l’heure, pas réagi, malgré le caractère très discutable de ces pratiques.

     

    Quant au dalaï-lama, il est lui-aussi au courant du comportement de Sogyal Rinpoché. Après le scandale de 1994, il a pourtant refusé de signer une charte de bonne conduite pour les lamas qui enseignent en Occident. Depuis, il ferme les yeux. Certainement pour ne pas donner une mauvaise image du bouddhisme tibétain.

  • La «sagesse» et le côté obscur du Dalaï-Lama - article du journal "Le Soir" de Belgique

    Depuis 8 ans que ce blog existe, je ne cesse de vous présenter le dalai lama , sans fard, tel qu'il est en réalité. Certains me croient, d'autres doutent ou ne peuvent croire que cet individu, fabriqué par la CIA qui en a fait une image d'Epinal, est en réalité un type cupide , avide de pouvoir qu'il exerçait dans son Tibet sans partage.

    Voici enfin, qu'un média représentatif d'un important pays occidental ose  présenter et parler de dalai lama dans les mêmes termes que votre serviteur. Les lecteurs assidus de ce blog n'apprendront rien de neuf mais le fait que cette face cachée de dalai lama soit révélée dans un média officiel doit remettre en question la vénération dont cet être de platitude fait l'objet en Occident et uniquement en Occident.

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    S’il est une personnalité qui semble faire l’unanimité dans nos pays, c’est bien Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Comme le fait remarquer ironiquement Pascale Seys dans une récente chronique sur la RTBF*, même l’anticlérical le plus rabique lui donnera de « Sa Sainteté », tout en refusant farouchement d’user des mêmes termes pour désigner le pape François. Mais est-il si saint et si sage, ce Prix Nobel de la paix ?

    Comme nombre de mes contemporains, j’en étais convaincu. Comment ne pas aimer un apôtre de la non-violence, victime de ces méchants Chinois qui ont violemment envahi son gentil petit pays, ce paradis perché dans l’Himalaya et que les BD de Cosey avaient contribué à rendre plus sympathique encore ? Dans notre Occident en crise de foi, où les religions s’apparentent à la violence ou à des combats réactionnaires contre les droits de l’homme, et en particulier ceux de la femme, le bouddhisme tibétain paraît une planche de salut à tous ceux qui, confusément, ne veulent pas renoncer à la spiritualité – dont, sans doute, l’humanité a besoin.

     

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    Derrière l’image d’Epinal

    Mais petit à petit, au gré de mes recherches, je me suis rendu compte que ce tableau idyllique ne représentait pas vraiment la réalité tibétaine. J’ai été particulièrement aidé par les travaux d’André Lacroix, mon ancien professeur d’histoire au collège, qui a traduit en français l’ouvrage de Tashi Tsering, Mon combat pour un Tibet moderne , aux éditions Golias. Ouvrage et recherche qui remettent fondamentalement en cause notre vision à la fois du Tibet et du Dalaï-Lama, pour autant que l’on accepte de reconsidérer nos préjugés et de remettre en cause ce que nous pensons savoir – mais tous les enseignants savent qu’il est infiniment plus difficile de « désapprendre » que d’apprendre.

    André Lacroix est certes un militant de gauche de la première heure et sa vision peut être biaisée ; je laisse à chacun la possibilité de consulter la longue synthèse qu’il a consacrée à ce sujet sensible. On y apprend que le Tibet a été indépendant, mais seulement de 622 à 842. Ensuite, il n’a jamais cessé, en droit du moins, d’être intégré à l’empire chinois. Entre 1911 et 1950, la Grande-Bretagne a réussi à établir un protectorat sur cette région, ce qui coïncidait avec la naissance de la république de Chine, encore très faible et incapable de s’occuper du Tibet sérieusement, d’où l’ambiguïté de fait du statut du Tibet à l’époque. La Chine communiste n’a donc pas, historiquement, annexé le Tibet, mais n’a fait que réaffirmer sa domination sur un territoire qui était sien depuis des siècles sans que jamais un pays ne le lui ait contesté.

    Le Tibet d’avant 1950, hors les nantis, était un pays miséreux à l’extrême : espérance de vie de 35 ans, analphabétisme de plus de 90 %, 3 hôpitaux publics pour toute la région. Il y avait encore à cette époque le servage et des punitions horribles pour les esclaves fugitifs (mutilations diverses). On est loin du «  pays le plus heureux qui soit  », décrit par le Dalaï-Lama, sinon pour les nantis et la caste des religieux qui régnait sans partage sur le Tibet.

    Le Dalaï-Lama n’a pas été contraint à l’exil en 1959, mais il a suivi un plan mûri de longue date par et avec la CIA pendant que les Américains mitraillaient les Chinois. De 1959 à 1964, des résistants tibétains ont été entraînés militairement dans le Colorado. On est donc loin de gentils pacifistes : il y avait des troupes paramilitaires sérieusement entraînées dans les rangs tibétains. Si elles n’ont pas réussi à vaincre les Chinois, c’est parce que le peuple tibétain ne souhaitait pas revenir à l’ancien régime théocratique et que les puissances occidentales ont préféré, dans le contexte de la guerre froide, ne pas reconnaître l’indépendance de cette province. Les Indiens n’ont accepté des réfugiés tibétains sur leur sol qu’en échange de la promesse des Américains de former des ingénieurs indiens à la technologie nucléaire.

    André Lacroix conteste également les chiffres des victimes causées par « l’annexion » du Tibet, de même que ceux de la colonisation et sinisation qu’aurait entreprises le gouvernement chinois. Il en va de même, selon lui, pour le génocide démographique dénoncé par le Dalaï-Lama, qui affirme que les Chinois s’installent en nombre immense au Tibet afin de le siniser. À nouveau, les chiffres prouvent le contraire. Au pire, dans la capitale, trouve-t-on une proportion comparable de Hans et de Tibétains ; partout ailleurs, les Tibétains sont majoritaires, ou s’ils sont en minorité, c’est à cause d’autres ethnies (Hui, Yi, Mongols, etc.). D’ailleurs, si une république indépendante bouddhiste devait s’installer, on peut craindre la fin de la coexistence pacifique actuelle avec, notamment les Hui musulmans – comme l’indiquent les déclarations pour le moins déroutantes du Dalaï-Lama, concernant les réfugiés et l’Allemagne, le Prix Nobel de la paix appelant au rejet de ces réfugiés et au maintien d’une Allemagne chrétienne et non musulmane.

    Des déclarations troublantes

    On peut encore s’interroger sur les déclarations du Premier ministre de l’autorité tibétaine en exil et du Dalaï-Lama, qui appellent périodiquement à préserver la «  pureté génétique de la race tibétaine  ». Et alors que ce dernier compare volontiers les Hans aux Nazis devant le congrès américain, on tait, en Occident, l’implication de volontaires tibétains aux côtés des Nazis et les contacts répétés du Dalaï-Lama avec des chefs d’extrême droite partout sur le globe.

    Pascale Seys dela RTBF, dans sa chronique, a eu le courage de s’attaquer aux paroles comme aux silences de Sa Sainteté. Outre ses propos pour la défense d’une Europe «  non arabe  », il s’est tu sur les agissements scandaleux d’un Sogyal Rinpoché, prêtre bouddhiste coupable de comportements sexuels et fiscaux inadmissibles… sauf quand ils sont, justement, commis par un moine bouddhiste, ami du Dalaï-Lama.**

    Plus grave encore, le silence du Dalaï-Lama et d’une autre Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, sur les pogroms commis par des bouddhistes à l’encontre des Rohingyas, une minorité musulmane birmane que l’ONU qualifie de «  minorité la plus persécutée au monde  ».

    Nous devons nous interroger sur notre capacité à nous laisser illusionner par une « sagesse » qui a, elle aussi, son « côté obscur », et par une philosophie religieuse qui n’est pas exempte de racisme et de violence, quoi qu’en disent ses zélateurs. Il n’y a d’ailleurs aucune raison de croire qu’une religion, quelle qu’elle soit, puisse être vierge de toute haine, de toute discrimination à l’égard des fidèles d’un autre culte ; par définition, une religion, prétend détenir LA vérité. Or, la « vérité » n’est souvent qu’un récit auquel on accepte de croire, parce qu’il rencontre nos intérêts ou conforte nos certitudes.

    Le salut de nos démocraties n’est pas plus dans le bouddhisme que dans une autre religion, et les grandes figures médiatiques de la sagesse et du courage ont toutes leurs parts d’ombre. Il n’y a pas d’autre sauveur que nous-mêmes, que chacun d’entre nous, chaque citoyen qui assume ses responsabilités et partage, le plus honnêtement possible, l’humanité commune.

    http://www.rtbf.be/auvio/detail_les-tics-de-l-actu?id=2143633#

     

     

     

     

     

  • Les célébrations du 80e anniversaire du dalaï-lama,ancien agent de la CIA, sont politisées

    Il n'est pas meilleur que Ben Laden ou Saddam Hussein, mais ce type façonné , véritablement fabriqué par les Américains , ancien agent de la CIA est le portrait parfait du traître , sous le masque du vieillard hilare et bienveillant se cache un individu très dangereux.

    En 1959, il fuit en Inde dans le plus grand secret, accompagné de cent mille tibétains. Selon des journalistes comme T.D. Allman ou John B. Roberts qui ont enquêté sur le sujet, l’opération fut aidée par la CIA. Il est également suggéré que l’armée chinoise n’a pas réellement cherché à arrêter cette fuite, par peur de blesser le Dalaï-Lama lors d’une attaque.

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    Si le Dalaï-Lama est plus souvent reconnu sur la scène internationale comme chef religieux davantage que comme chef politique, la nature de son combat pour la liberté du Tibet n’en est pas moins de nature politique.

    L’autorité du Dalaï-Lama est certes contestée par la Chine, qui l’accuse à juste titre , d’activités séparatistes antichinoises, mais parfois aussi parmi les tibétains eux-mêmes.

     Lors de son discours d’anniversaire ce dimanche, cela n’a pas empêché la présence d’un millier de contestataires devant le centre de conférence. Des tracts circulaient, arguant que « le faux dalaï lama change le bouddhisme en outil politique à coup de mensonges ». Ces protestataires estiment que leur liberté religieuse a été bafouée.

    Le Dalaï-Lama a en effet interdit depuis 1996 la pratique du culte de la déité Shougden, pourtant vieille de 500 ans, ce qui aurait généré des tensions et des discordes en Inde. Il aurait de plus participé à l’excommunication de ces pratiquants. Pour cela, il a été assigné devant la Haute Cour de New Delhi.

    Un expert chinois a fustigé le dalaï-lama pour le battage autour des célébrations de son 80e anniversaire et leur politisation aux Etats-Unis.

     

    Dans un éditorial publié lundi par le Global Times, Lian Xiangmin, du Centre chinois de recherche en tibétologie, déclare que les célébrations de lundi sont les troisièmes du 80e anniversaire du dalaï-lama. Il a marqué cet anniversaire en 2014 avec une cérémonie du bouddhisme tibétain et une nouvelle fois le 21 juin dernier, conformément au calendrier tibétain.

     

    De telles célébrations constituent une nouvelle farce du groupe du dalaï-lama pour sauver son influence déclinante, annonce M. Lian, ajoutant que la puissance nationale de la Chine et le développement rapide du Tibet ont éclipsé la soi-disant proposition de "voie médiane" du groupe du dalaï-lama, qui préconise un "Grand Tibet" doté d'"un haut degré d'autonomie" au sein de la Chine.

     

    M. Lian accuse le groupe d'avoir prémédité l'événement, citant des préparatifs il y a un an, des conférences de presse et des informations attisant des agitations en Chine sur certains sites Internet étrangers.

     

    Le fait que le dalaï-lama ait choisi de célébrer son 80e anniversaire en Californie montre qu'il recherche le soutien des Etat-Unis, alors que la CIA a financé le groupe du dalaï-lama, ajoute-t-il.

     

    Comme d'habitude, ces célébrations sont un nouvel exemple des tentatives du groupe du dalaï-lama de "tout politiser", indique l'éditorial.

     

    Bien que le dalaï-lama ait annoncé sa retraite politique en 2011 et se soit engagé à séparer la religion de la politique, il semble plus occupé que jamais. A l'âge de 80 ans, il visite encore plus d'une dizaine de pays par an, courtisant sénateurs et politiciens, participant à des talk-shows et prononçant des discours.

     

    "Il s'habille comme un moine, mais c'est un politicien", souligne l'article.

     

    L'expert cite aussi Gyalo Thondup, frère du dalaï-lama, qui a écrit un livre critiquant le comportement du gouvernement américain sur la question du Tibet et estime que la question tibétaine ne peut être résolue sans la participation du gouvernement chinois.

     

    "Le gouvernement a exhorté [le dalaï-lama] à mettre de côté ses illusions pendant les années restantes de sa vie, à regarder la réalité en face, à ajuster sa position, à sélectionner une voie et un objectif rationnels et à oeuvrer en faveur des compatriotes tibétains en exil à l'étranger", poursuit-il.

     

    "Peut-être devrait-il écouter son frère, revenir sur la position qu'il avait avant 1959, lorsqu'il a fui la Chine, et soutenir le peuple tibétain plutôt que les séparatistes", explique-t-il.

     

  • Le moine Shaolin Yi Long met KO un champion français en 11 secondes

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    Le 21 novembre, lors d'une compétition de boxe organisée dans le Hubei, le moine Shaolin chinois Yi Long a battu par KO un boxeur français en seulement 11 secondes, pulvérisant ainsi son précédent record de 30 secondes.

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  • Protestation dans le Yunnan :un temple ferme ses portes, rejetant le plan de l'administration locale d'un projet de commercialisation

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    Vendredi 15 août 2014, le Temple Panlong situé dans la province du Yunnan a fermé ses portes aux touristes qui venaient brûler de l’encens .

     

    Un temple de la province du Yunnan (sud-ouest de la Chine) a fermé ses portes aux touristes le 15 août, rejetant le plan de l'administration locale d'un projet de commercialisation. Mais le dimanche 17 août, les autorités ont annoncé la réouverture du site après plusieurs discussions.

     

    Vendredi matin, les visiteurs du temple Panlong avaient trouvé les portes closes, et une pancarte placée à l'entrée indiquant : «Puisque le gouvernement envisage de mettre à niveau le temple et de le commercialiser, ce qui va perturber cet endroit, le temple a décidé de fermer temporairement pour retrouver un environnement calme de méditation. Merci de votre compréhension».

     

    Ce monastère, est l'une des trois principales destinations bouddhistes de la province du Yunnan, à environ trois kilomètres du canton de Jincheng dans le comté de Jinningcounty. Créé en 1347, le Temple Panlong attire de nombreux touristes et bouddhistes en Chine et à l'étranger.

     

    Le fermeture de ce lieu faisant suite à une réunion du gouvernement local le 14 août avec les responsables du temple concernant la mise à niveau du Pavillon Wanghai (une partie annexe du complexe), selon les nouvelles de soir de Chuncheng, un journal de la province du Yunnan. Les élus locaux ayant proposé de créer un musée et une salle multimédia à l'intérieur du pavillon.

     

    L'abbé et les moines n'ont pas accepté cette proposition. «Nous moines ne pouvant pas vivre un quotidien de commercialisation», a déclaré Ren Qing, un moine du temple.

     

    Et d'après les rumeurs le gouvernement local se prépara également à augmenter les prix des billets.

     

    Deux jours après la fermeture du temple, le 17 août, les autorités ont annoncé officiellement sur Weibo l'abandon du projet.

     

    «Le gouvernement local ne visait qu'à améliorer le Pavillon Wanghai et pouvoir faire admirer la culture du Temple Panlong et de la région du Yunnan. A aucun moment, il n'a été question de commercialiser le temple. Cette mésentente est due à un manque de communication suffisante».

     

    «Après plusieurs réunions et entretiens, le malentendu a été levé. Le temple a réouvert ses portes ce dimanche à 11h30. 

     Source: le Quotidien du Peuple

  • Le dalaï lama tente de déstabiliser les bases du Tibet mais la culture tibétaine est préservée et soutenue par le gouvernenent : livre blanc

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    Le but réel du 14e dalaï lama et de sa clique en exil est de déstabiliser les bases générales qui ont assuré le développement et le progrès au Tibet, selon un livre blanc publié mardi.

    Le dalaï lama et sa bande mènent depuis longtemps des activités séparatistes pour saboter le développement et la stabilité du Tibet, et tentent de "renverser le système socialiste et le système d'autonomie ethnique régionale pratiqués au Tibet", indique le livre blanc intitulé "Développement et Progrès du Tibet" publié par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat.

    Après l'échec de leur rébellion armée en 1959, ils se sont enfuis à l'étranger et ont depuis harcelé les frontières chinoises. Ces dernières années, ils ont avancé les prétendus concepts de "grand Tibet" et d'"un haut degré d'autonomie", qui vont à l'encontre des conditions actuelles de la Chine et violent la Constitution et les lois concernées.

    "Le développement et les changements au Tibet sont évidents pour tout le monde. Toute personne impartiale s'en étonne grandement, et toute personne attachée au Tibet est heureuse de le constater", ajoute le document.

    Le développement et les progrès au Tibet pendant les 60 dernières années prouvent que la population du Tibet et le peuple du reste du monde bénéficient du même droit à jouir des succès de la civilisation moderne, à voir leur qualité de vie s'améliorer, et à choisir leur propre mode de vie, indique le libre blanc.

     

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    La culture tibétaine a été préservée et soutenue, de même que la liberté de croyance religieuse est respectée et protégée, selon le livre blanc .

    L'étude et l'utilisation de la langue et de l'écriture tibétaines sont protégées par la loi en Chine, tandis que l'éducation bilingue, avec le tibétain comme langue principale, est répandue au Tibet, indique le livre blanc intitulé "Développement et Progrès du Tibet" publié par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat.

    Fin 2012, 282,914 élèves d'école primaire et 177,981 élèves du secondaire recevaient une éducation bilingue, soit respectivement 96,88% et 90,63% du total des élèves au Tibet, précise le livre blanc.

    Du temps des dalai lamas , 95%de la population étaient dans l'ignorance et la misère. Ils ne savaient ni lire ni écrire le tibétain ou toute qutre langue.

    La région compte actuellement 23.085 enseignants bilingues et 3.700 enseignants de la langue tibétaine dans les écoles, et, précise le livre blanc, le tibétain est également largement utilisé dans la vie politique.

    "La Chine respecte et protège la liberté de participation aux services religieux normaux, aux rituels de sacrifice, aux importantes activités religieuses et aux festivals folkloriques", poursuit le livre blanc.

    Le Tibet compte actuellement 1.787 lieux pour les différentes activités religieuses, plus de 46.000 moines et nonnes, et 358 bouddhas vivants, est-il précisé dans le document. La majeure partie de la population du Tibet se réclame de la confession du bouddhisme tibétain.

     

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  • En Chine , de plus en plus d'adeptes pour des séjours de 3 mois à 2 ans, dans les temples

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    Des statues de Bouddha dans le Temple Ci'en, dans la Province du Zhejiang, dans l'Est de la Chine

    Le Temple Ci'en, situé dans le Mont Tiantai, dans la Province du Zhejiang, était jusqu'il y a peu, un lieu de quiétude et un havre de paix pour les quelques moines résidents. Mais, ces derniers jours, suite à une annonce publiée en ligne le 28 juin disant qu'il accueillerait ceux qui voudraient venir vivre la vie d'un moine gratuitement temporairement , le Temple a vu affluer des centaines de candidats alors que des milliers de personnes avient répondu à l'annonce.

     Parmi ceux qui ont déposé une demande, plus de 60% sont nés après 1980, ce qui laisse penser que les jeunes sont les principaux participants à cette activité », a déclaré au Global Times Maître Shengzhou, le moine en charge de la gestion des demandes.
    « Les gens vont dans les temples non seulement pour étudier le bouddhisme, mais aussi pour changer leurs attitudes passives et apprendre à résoudre les difficultés de la vie par la méditation et les doctrines bouddhistes », a déclaré au Global Times Maître Rulin, un moine du Temple Chaoyang à Beijing.
    Quand la plupart des gens imaginent la vie dans un temple, ils pensent à la méditation relaxante, mais la réalité est beaucoup plus difficile.

    « Les conditions de vie ne sont pas aussi bonnes qu'elles le sont ailleurs. Chaque année, il y a quelques participants qui ne peuvent pas les supporter et fuient le temple », a dit Maître Zhidu au Global Times, ajoutant que ce n'est pas la première fois que le temple organise ce genre d'activité, mais que ces sept dernières années, il y avait moins de 10 participants chaque année.

    Les activités comprennent le chant, le travail manuel et l'exercice physique. Toutes les activités sont gratuites, y compris l'utilisation du Wi-Fi pour accéder à Internet, mais la quantité de temps que les participants peuvent passer en ligne est très limitée.

    « Les participants n'ont pas à payer pour leur hébergement et leur nourriture, mais ils doivent fournir les vêtements de moine et autres nécessités eux-mêmes », a déclaré Maître Shengzhou, ajoutant que les frais d'étude et autres sont facultatifs.

    Selon une présentation publiée par le temple, les gens peuvent choisir des séjours de différentes longueurs, avec des options de trois mois, six mois, un an ou deux ans.

    Les hommes doivent se raser la tête et respecter les Dix Commandements du Novice -une doctrine stricte faite pour les moines. Les femmes doivent se conformer à un ensemble différent de règles, connues sous le nom de Huit Préceptes Bouddhistes.

     

  • Un « Bouddha copulant » crée la polémique à Lijiang en Chine

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    L'installation d'un « Bouddha copulant » dans un bar de la ville de Lijiang a été au centre de la polémique en Chine.

    Cette petite ville du sud-ouest de la Chine est une destination touristique plus ou moins réputée pour la possibilité d'y faire de belles rencontres.

    Mais cette statue de Bouddha tenant une femme dans ses bras n'a pas pu échapper aux critiques, selon lesquelles elle est un blasphème pour le bouddhisme. Face aux critiques, le propriétaire du bar s'est vu contrait de retirer la statue de son établissement.

    Il a par la même occasion fait appel aux internautes pour l'aider à trouver une idée d'objet qui pourrait remplacer la sculpture controversée, et a annoncé que la meilleure proposition serait récompensée.

     

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    Lijiang est une ville touristique sur la route de Shangri la

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    Cette ville accueillante est un bon point central

    d'où vous pouvez partir vers lacs, montagnes soit en trekking, soit en vélo ou encore à cheval.

    Le soir la ville est très animée , on y mange, boit, danse bref l'idéal pour faire la fête.

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    Dès que j'en aurai le temps, je retounerai dans cette ville et compte y séjourner 3 mois

    ce qui est nécessaire si on veut silloner les alentours de cette ville qui sont pour moi

    parmi les paysages les plus intéressants de Chine.

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  • Le 11e Panchen Lama, des associations de bouddhistes et de taoïstes prient pour les victimes du séisme de Ya'an

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    Le 11e Panchen Lama prie pour les sinistrés du séisme de Ya'an au Temple des Lamas de Beijing. Photos prises le 23 avril.

    Le 11e Panchen Lama a dirigé le 23 avril une séance de prière d'une heure, afin d'apporter bonheur et sérénité aux sinistrés du séisme de Ya'an. La cérémonie se tenait au Temple des Lamas de Beijing et a rassemblé plus de 260 religieux, comprenant des lamas du temple, des moines et des chercheurs de l'Institut de théologie bouddhiste en tibétain de la Chine, ainsi que des bouddhistes tibétains en visite à Beijing.

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    L'Association des bouddhistes de Chine (ABC) et l'Association des taoïstes de Chine (ATC) ont organisé mardi des rassemblements de prière et de collecte de dons pour le séisme survenu samedi à Lushan, dans la province du Sichuan (sud-ouest).

    Maître Xuecheng, vice-président de l'ABC, a dirigé une prière regroupant 500 bouddhistes venus d'une douzaine de temples de Beijing à la mémoire des victimes du séisme, au temple de Guangji, siège de l'association.

    Il a prononcé un discours lors de ce rassemblement, exhortant les bouddhistes du pays à faire des dons financiers et matériels pour les sinistrés. A ce jour, l'association a collecté plus de 2,4 millions de yuans (environ 200.000€) de dons, a-t-il précisé.

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    Le même jour, une cérémonie taoïste était organisée au temple de Baiyunguan, siège de l'ATC. Ren Farong, président de l'association, a dirigé une prière pour les sinistrés du séisme.

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  • Temple des Lamas de Beijing, un lama exécute la danse traditionnelle "Buza"( danse du démon), dans le cadre d'un rituel annuel de prières pour la prospérité

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    Des lamas masqués ont accompli la tradionnelle "danse du diable" annuelle, un rituel censé conjurer les catastrophes et les fantômes, ce lundi, au Temple des lamas (雍和宫 Yonghegong) à Beijing.

    Un événement, également appelé "danse Buza", un terme de la langue mongole signifiant «battre les démons" et qui a lieu chaque année le trentième jour du premier mois lunaire.

    Ce mardi matin, le dernier jour de la cérémonie, les lamas feront le tour du temple en portant une statue dorée du Bouddha Maitreya, aussi connue comme le Bouddha riant, une incarnation de la bonté. Un groupe important de bouddhistes suivra ce cortège.

    Cela marquera le point d'orgue d'une cérémonie de huit jours, où les moines prient pour la paix et la prospérité pour l'année à venir.

    La danse du diable a lieu chaque année depuis 1987, ayant été rétablie après une période de suspension, a déclaré Su Wentao, directeur adjoint du département d'exposition des vestiges culturels du temple.
    Le responsable a précisé que les lamas ont commencé à se préparer pour ce rituel il y a environ un mois.
    «Ce ne sont pas tous les lamas qui participent», a souligné M. Su : «Les jeunes lamas sont normalement choisis parce que la danse exige de la force physique et de l'endurance».

     



    Trois grandes Thangka,des peintures tibétaines, ont été placées devant l'hôtel de la porte de Yonghe, la première salle que le public voit après avoir franchi la porte principal du temple.

    À 15 heures, le lama est apparu avec son entourage complet, tous vêtus de costumes rituels, du côté est de la salle. Derrière lui, douze lamas battant tambours et cymbales comme pour indiquer que la «bataille avec le démon» avait commencé.

    Les lamas escortent un squelette symbolisant le démon sur la scène, porté jusqu'à la porte sud du temple et jeté dans un feu, tout en récitant des écritures bouddhistes.Puis, ils reviennent et distribuent des bonbons à la foule, geste qui est censé garantir la bonne fortune.

    Le temple des Lamas voit son plus grand afflux de visiteurs le premier jour du Nouvel An lunaire, en recevant près de 100 000 visiteurs. Il y avait moins de personnes pour assister à la "danse du démon", la cérémonie n'étant encore pas très connue, a fait observer M. Su.