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  • Le Roi des Belges heureux de son voyage en Chine, il rêve d'y retourner, pour l'Ambassadeur belge on est passé du stade de relations économiques à celui de l'amitié entre les 2 peuples

    Philippe de Belgique a déclaré tout son plaisir d’avoir voyagé en Chine et, bien sûr, sa satisfaction pour cette mission réussie.

    Philippe a passé pas moins de 4h45 avec le président chinois. Une rencontre d’une longueur tout à fait inhabituelle et peu de chefs d’Etat peuvent s’en vanter.

    Le roi s’est dit satisfait de la mission qu’il a menée à la tête de cette importante délégation. On peut parler de réussite alors que quelque 90 contrats et accords ont été signés. L’emploi du temps du roi était tellement serré qu’il n’a même pas pu faire son jogging quotidien.

    Enfin, le roi a confié à quel point il apprécie la Chine. Et même s’il n’a droit qu’à une seule visite par pays en tant que chef d’Etat, c’est promis, il trouvera le moyen de revenir dans l’empire du milieu.

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    Ambassadeur de Belgique en Chine: une double visite, un double grand moment majeur pour les relations sino-belges

     

    Les relations entre la Chine et la Belgique sont passées des relations entre grandes structures (administratives et gouvernementales) à l'amitié entre les peuples au sens pratique et quotidien, s'est réjoui l'ambassadeur de Belgique en Chine, Michel Malherbe, dans un entretien accordé à Xinhua en amont de la visite du Premier ministre chinois Li Keqiang en Belgique et de celle du roi et de la reine de Belgique en Chine.

    DU STADE FORMEL AU STADE RÉEL

    "Les relations se déploient vraiment dans tous les domaines, pas seulement dans les domaines classiques de l'économie et de l'investissement, mais aussi dans les contacts entre les personnes [...] C'est peut-être ça le développement majeur des dernières années", a noté M. Malherbe.

    "On est passé des relations de gouvernement à gouvernement, souvent basée sur l'économie, à des relations individuelles entre les populations, entre les étudiants et les universités par exemple", a-t-il souligné.

    La Chine est en train de déployer un réseau de centres Confucius à l'étranger, et il y en a chaque année de nouveaux. Lors de la visite du roi et de la reine de Belgique en Chine, les deux parties vont signer des accords pour l'établissement de nouveaux centres Confucius, a révélé M. Malherbe.

    "Chaque année, de plus en plus de jeunes Belges décident d'apprendre le chinois, et dans certaines écoles, mêmes les écoles secondaires, le chinois fait son entrée. C'est quelque chose que nous encourageons. Nous essayons de donner une grande visibilité à toutes ces initiatives en Belgique", a-t-il affirmé.

    En outre, tout récemment, un tour-opérateur chinois a lancé des vols directs de villes chinoises comme Tianjin, Xi'an et Shenyang, directement vers l'aéroport de Liège, en Belgique. Le tourisme chinois vers l'Europe, et vers la Belgique en particulier, est en pleine explosion, a indiqué le diplomate belge.

    "Nous accompagnons cela notamment en améliorant chaque jour notre système de délivrance de visas pour faire face à cette croissance rapide du tourisme chinois", a-t-il assuré, avant de réaffirmer : "Les relations sont en train de passer du stade formel au stade réel".

     

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    LE PAYSAGE A CHANGE

    Même dans les relations traditionnelles de l'économie et de l'investissement, le paysage a déjà changé. Il y a vingt ans, les Belges étaient en Chine pour vendre leurs produits et leurs technologies, et pour s'implanter et produire en Chine, souvent pour l'exportation. Mais aujourd'hui, les entreprises belges sont présentes en Chine pour le marché chinois plus que pour l'exportation, puisque la classe moyenne chinoise se développe et a acquis un pouvoir d'achat très important, ce qui fait d'elle un consommateur intéressant pour les entreprises belges, a expliqué l'ambassadeur.

    Par ailleurs, "la Chine devient un investisseur net et un exportateur net de capital vers le reste du monde. Là également, nous pensons que la Belgique a un rôle à jouer", a fait remarquer M. Malherbe.

    "Nous allons mettre en évidence les entreprises technologiques belges, qui pourraient devenir des partenaires pour les entreprises chinoises dans leur projet de développement européen, et ce dans des domaines tels que les technologies vertes, les technologies propres, l'environnement, la pharmacie, la chimie et les nouveaux matériaux. Nous voulons montrer à la Chine nos talents dans tous ces domaines pour stimuler et attirer les investissements chinois vers l'Europe. Nous voulons aussi montrer, en tant que centre géographique de l'Europe et siège des institutions européennes, que nous sommes aussi intéressants en tant que destination d'investissement", a-t-il renchéri.

    La Belgique est un pays de petites et moyennes entreprises, où l'accent est mis sur l'innovation et sur la créativité plus que sur la production de masse. La Chine, en tant qu'investisseur potentiel, est intéressée par ces entreprises, a indiqué M. Malherbe, avant d'ajouter : "Je pense que c'est plutôt l'innovation que nous voudrions mettre en évidence dans les domaines technologiques de pointe. C'est là où nous sommes des partenaires complémentaires".

     

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    DES DIFFÉRENCES ET DES PROJETS

    "Il y a évidemment des différences qui sont alimentées par nos histoires respectives, qui ne sont pas les mêmes. L'Europe et l'Asie ont des contextes différents et nos systèmes politiques sont également différents", a avoué M. Malherbe.

    Mais il y a toujours des sujets de conversation. "L'importance est que ces échanges se fassent dans le respect mutuel et que chacun soit prêt à entendre l'autre et à respecter ces différences. C'est ça le principal", a-t-il relevé.

    "Il n'y a pas véritablement de problèmes bilatéraux importants entre la Belgique et la Chine. Il n'existe que des projets", a-t-il précisé.

    Un exemple de ces projets est ce qu'on appelle le Centre technologique Chine-Belgique à l'Université de Louvain, à Louvain-la-Neuve, où se développe un centre d'incubation d'entreprises chinoises qui fournira une plate-forme avec toutes les installations nécessaires pour que les entreprises chinoises puissent prendre pied au coeur de l'Europe, aux dires de l'ambassadeur belge.

    La Belgique accorde aussi une importance particulière aux initiatives développées par les autorités chinoises comme "la Ceinture et la Route" (La Ceinture économique de la Route de la Soie et la Route de la Soie maritime du 21e siècle) et la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII).

    "De façon générale, nous nous réjouissons de la montée en puissance de la Chine, qui occupe la place qu'elle mérite et toute la place qui lui revient sur la scène internationale et dans la communauté internationale. Nous sommes également très contents que cette nouvelle puissance chinoise se manifeste de façon positive et constructive dans la vie de la communauté internationale. C'est le cas notamment avec la politique de la Ceinture et la Route", a déclaré M. Malherbe.

    "Il s'agit d'un engagement de la Chine en dehors de ses frontières, un engagement qui va bénéficier à tous les pays concernés. Et ils sont très nombreux. Nous sommes ravis de voir la Chine endosser des responsabilités internationales d'une façon aussi positive en s'investissant en dehors de ses frontières."

    Dans le cadre des initiatives de "la Ceinture et la Route", la Belgique est sensible à l'intention de créer des relations ferroviaires, des lignes de chemins de fer comme celle entre Chongqing et le port d'Anvers.

    Bien que la Belgique ne fasse pas partie des membres fondateurs de la BAII, son intérêt pour l'initiative chinoise est réelle et des évolutions ultérieures restent possibles, a souligné M. Malherbe.

    La Belgique fait aussi tout ce qui est en son pouvoir pour promouvoir les relations sino-européennes. Pour la Belgique, en tant que pays et capitale européenne, "le dialogue entre la Chine et la Belgique ou entre la Chine et l'Union européenne doit former un ensemble", toujours selon l'ambassadeur.

    "La Belgique est un pays qui cherche le consensus, qui cherche toujours la voie du milieu, dans sa vie politique intérieure, mais aussi dans le domaine européen", a expliqué M. Malherbe. "Nous voulons travailler avec la Chine via l'Europe, mais aussi directement avec elle de façon bilatérale", a-t-il clarifié.

     

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    La troisième délégation d’entreprise (19 entreprises, un groupe total de 33 personnes)est arrivée à Louvain-la-Neuve.

  • L'arrivée des pandas renforcera les relations sino-belges (ambassadeur de Belgique en Chine)

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    La Belgique attend avec impatience l'arrivée des deux pandas géants et espère que leur venue permettra d'approfondir la coopération bilatérale dans les différents domaines, a annoncé vendredi Michel Malherbe, ambassadeur de Belgique en Chine lors d'une interview accordée à l'Agence de presse Xinhua (Chine nouvelle).

    Le mâle Xing Hui et la femelle Hao Hao, tous deux âgés de quatre ans, resteront dans le parc animalier belge de Pairi Daiza pendant les 15 prochaines années.

    Selon l'ambassadeur, ce couple symbolise la confiance accordée par la Chine à la Belgique, car très peu de pays ont reçu des pandas pour une durée si longue.

    "Ils peuvent être le symbole d'une compréhension et d'une amitié plus profondes entre les jeunes générations des deux pays", a-t-il déclaré.

     

    Aujourd'hui, 43 pandas géants chinois, dont des bébés nés à l'étranger, vivent dans 17 zoos de 12 pays ayant établi une coopération de recherche avec la Chine. Généralement, les animaux sont loués pour une durée de 10 ans.

    En 1987, deux pandas avaient effectué un court séjour de quatre mois en Belgique. "Depuis l'annonce du retour des pandas, la Belgique est prise d'une folie pour ces animaux", a expliqué M. Malherbe.

    En tout, 12.000 personnes souhaitaient accueillir les pandas géants au zoo, mais seules 2.000 d'entre elles pourront participer à la cérémonie.

    L'Aéroport de Bruxelles a même demandé aux fans des pandas de ne pas faire le déplacement, car les animaux ne pourront pas être vus.

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    L'ambassadeur participera samedi à la cérémonie de départ des deux pandas à Chengdu, capitale de la province du Sichuan (sud-ouest).

    Lorsque son voyage a été annoncé sur Twitter, un compte intitulé "Xing Hui et Hao Hao" a posté un message lui demandant de glisser une pomme ou deux aux pandas pour leur permettre de jouer et de manger durant le vol.

    Le compte Twitter des pandas affiche plus de 400 billets et a attiré de nombreux followers.

    Seuls 1.600 pandas vivent aujourd'hui à l'état sauvage. Plus de 300 vivent en captivité à travers le monde.

    La Chine a établi 64 réserves naturelles, qui couvrent 60% de leur habitat naturel et 70% des pandas sauvages.

    L'ambassadeur a salué les efforts et les progrès de la Chine dans la protection des animaux sauvages et espère un partage des expériences et des technologies vertes entre les deux pays.

     

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    "La Belgique est un pays densément peuplé, ce qui représente un défi important pour la nature. Nous nous efforçons nous aussi de protéger l'environnement", a-t-il expliqué.

    La Chine et la Belgique maintiennent des liens bilatéraux étroits. La Belgique était le sixième plus grand partenaire commercial de la Chine dans l'UE en 2012, et les échanges commerciaux entre les deux pays représentaient 26,3 milliards de dollars.

    La Belgique espère renforcer sa coopération avec la Chine dans l'industrie chimique, les équipements médicaux, les métaux, les diamants, la machinerie, les médicaments et surtout les écotechnologies.

    M. Malherbe espère que la venue des pandas attirera davantage d'investisseurs et de touristes chinois en Belgique.

    Pour stimuler le tourisme, il a inauguré vendredi un nouveau centre belge pour les demandes de visa.

    Il a proposé aux jeunes chinois de s'intéresser à l'Europe et a découvert que de nombreux jeunes passaient maintenant plus de temps dans des endroits moins connus. "C'est là que nous intervenons".

    "Je souhaite que Xing Hui et Hao Hao soient le symbole de l'amitié entre la Belgique et la Chine, et nous prendrons soin d'eux", a-t-il déclaré.

  • Aperçu de la vie des couples franco ou belgo-chinois

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    Depuis ces dernières années, des centaines de mariages franco-chinois et belgo-chinois sont déclarés chaque année auprès des consulats français et belges en Chine, surtout dans les grandes villes telles que Beijing, Shenzhen et Shanghai.

    Alors que France et Chine fêtent leurs 50 ans de relations diplomatiques, on constate que les unions franco-chinoises sont devenues une part importante des échanges entre les populations chinoise et française.

    Afin de connaître la situation des couples franco-chinois, l'Agence de presse chinoise Xinhua a effectué un sondage auprès d'une dizaine de couples franco-chinois et aussi quelques couples belgo-chinois  en leur soumettant un questionnaire en chinois et en français qui couvre presque tous les aspects de la vie de couple.

    Si les couples sondés ne représentent qu'un petit échantillon des unions franco/belgo-chinoises en Chine, leurs réponses peuvent toutefois  donner un aperçu de leur vie et des différences culturelles auxquelles ils sont confrontés dans leur quotidien.

     

    Amour et mariage

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    Beaucoup de couples pensent que l'amour est la base la plus importante du mariage. Ils sont néanmoins tous d'accord sur le fait que, outre l'amour, le respect, la compréhension et la tolérance sont des éléments essentiels à la réussite d'un mariage. Les Français et Belges ont souvent recours à des termes très poétiques pour décrire le lien entre "l'amour et le mariage" .

    Alain, un Français qui travaille à Shenzhen et qui s'est marié il y a dix ans avec Ning, une Chinoise francophone, a déclaré à ce sujet : "L'amour en soi est inexplicable. Par contre, le fait de se marier, c'est d'une part, reconnaître que cet amour est véritable, et ensuite un moyen de consolider, de construire, de se projeter dans le futur en établissant par le mariage un socle solide à cet amour si délicat et fragile. De privé, secret et intime, le mariage apporte aussi une reconnaissance publique et affirmée de l'amour."

    Olivier, qui parle chinois et a une très bonne connaissance de la culture chinoise, va fêter ses 24 ans de mariage avec Anita, une Taïwanaise. Ils ont trois enfants et vivent aujourd'hui à Beijing. Selon Olivier, "le mariage est la consécration d'une envie commune de vivre et de construire une famille et le respect mutuel de chacun, de la culture de l'autre constitue aussi les bases importantes du mariage." "Il faut aussi être prêt à accepter les différences (culturelles mais pas uniquement) et donc être prêt à faire régulièrement des concessions." Olivier a employé plusieurs fois le mot "concession" dans ses réponses. Et effectivement, la réussite du mariage ne dépend-elle pas essentiellement des concessions faites par les deux conjoints? Personnellement, vivant tant en Belgique qu'à Shenzhen, je pense que l'amour n'a pas besoin de mariage , mais c'est une affirmation du couple auprès des deux familles . De plus , si on bâtit quelque chose ensemble , c'est plus claire en cas de succession .

     

    La relation avec la famille

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    Le regard différent que les conjoints portent sur leurs relations avec leurs parents constitue l'un des plus grands conflits dans les couples franco-chinois. Bien évidemment, les Français, Belges comme les Chinois aiment et respectent leurs parents, mais ils entretiennent avec eux des relations différentes. La majorité des Français et des Françaises refusent de vivre avec leurs parents ou beaux-parents, tandis que c'est pour les Chinois et Chinoises une pratique très courante si ces derniers sont dans le besoin ou si le couple a des enfants en bas âge. Pour moi, cela ne me dérange pas de vivre sous le même toit que ma belle-mère , mon beau-père étant décédé , mais jamais je n'aurais voulu vivre avec ma mère ou mon père.

    Les Français attachent plus d'importance à la famille au sens restreint, c'est à dire le couple et les enfants, qu'à la famille au sens large. Mais les Chinois ont souvent une très grande affinité avec leurs parents. Ils ont une conception plus verticale de la famille, c'est pourquoi il n'est pas rare en Chine de voir plusieurs générations vivre sous le même toit. C'est le cas pour nous, à Shenzhen ,4 générations cohabitent mais je connais beaucoup de Chinois qui lors de conflits mère, belle-fille , donnent systématiquement raison à leur mère alors que chez nous , on privilège l'épouse.

    Beaucoup de couples mixtes franco-chinois sont confrontés à cette différence culturelle et des concessions sont donc nécessaires pour surmonter ces difficultés.

    Parmi les couples qui ont répondu au sondage, seules deux personnes, un homme et une femme, ont dit vivre ou être prêts à vivre avec leurs beaux-parents. La Française a déclaré à ce propos : "Si les parents viennent, nous devons pouvoir leur offrir de bonnes conditions de vie et aussi assurer une bonne atmosphère pour que tout le monde soit heureux. Il faut qu'ils se sentent bien. S'ils préfèrent rester à la campagne dans un environnement qu'ils connaissent, je les comprends et les respecte tout à fait." Le Français a quant à lui expliqué que ses beaux-parents habitaient avec eux pour les aider à s'occuper de leurs enfants. "C'est très pratique en Chine où il n'y a pas de crèche", a-t-il confié.

    L'éducation des enfants

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    Les couples franco-chinois n'ont pas trop de différends quant à l'éducation des enfants. Alain pense qu'"en Chine, les enfants sont trop protégés et trop adorés. Ce qui nuit à leurs futures relations sociales avec d'autres étrangers ; en France, les enfants sont trop contrôlés, il ne faut pas faire si, pas faire ça, Non.... ça n'aide pas l'enfant à avoir une vision positive de lui-même et de son entourage. Donc, avoir connaissance de ces différences nous permet d'envisager sereinement l'éducation de nos enfants, en essayant de faire la part des choses et de trouver un équilibre".

    Tous les couples mixtes ont estimé que les systèmes scolaires français et chinois avaient autant d'avantages que d'inconvénients et qu'il était donc important de bien communiquer sur ces questions et de tirer pleinement profit des avantages de la mixité culturelle.

    Vie quotidienne

     

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    Il existe bien sûr des différences notables dans les habitudes de la vie quotidienne, mais tous les sondés ont répondu que cela ne constituait pas un problème pour le couple. Céline, 39 ans, vit en Chine depuis 12 ans et s'est mariée il y a 8 ans avec un Chinois. Ils attendent aujourd'hui leur premier enfant qui devrait naître en avril prochain. Pour les habits, au début je ne voulais pas mettre de qiuku (caleçon), mais je me suis adaptée à l'habitude chinoise après avoir vu les émissions de santé. De même, maintenant je ne bois jamais de boisson fraîche. Quand nous mangeons, nous mélangeons les plats français et chinois, et moi je mange avec une fourchette et lui des baguettes. Mais nous nous influençons mutuellement, par exemple mon mari aime manger des desserts maintenant. Au début, il n'aimait pas, il disait que je faisais trop de gâteaux, mais maintenant il aime quand j'en fais." Ainsi, de l'avis des couples interrogés, plutôt que sujets de conflit, les différences culturelles enrichissent leur quotidien. Mon épouse ,comme tous les Chinois, ne mangeait pas de viande crue ou de roastbeef saignant, maintenant elle mange et cuisine autant belge ou français que chinois. En Chine , elle cuisine souvent des plats occidentaux pour sa famille , pas le steak tartare bien sûr, et toute la famille chinoise se régale.

     

    Le rapport à l'argent

     

     

    Tous les Français interrogés pensent que l'argent n'est qu'un moyen pour vivre et non un but. Ils ont quasiment tous un travail qui leur permet de vivre correctement. Céline considère que "les Français et les Chinois ont en commun d'être économes. Cependant, les Français ne prennent pas de risques avec l'argent. Les Chinois jouent plus facilement en bourse s'ils pensent pouvoir gagner de l'argent plus vite." Les Français ont en général une attitude plus détachée vis-à-vis de l'argent que les Chinois. Les Français disent que "l'argent ne fait pas le bonheur ... mais [qu'] il y contribue". Olivier a fait état de cette différence de point de vue entre les Français et les Chinois sur l'argent, notant : "Je n'ai jamais considéré l'argent comme une fin en soi mais je reconnais que pour les Chinois, c'est difficile à comprendre. Question d'éducation et de culture peut-être ? "

    Ou peut-être également de différence de niveau de confort matériel entre la grande majorité des Chinois et des Français. Chez nous , c'est un peu l'inverse , je place une partie de mon argent en bourse , mais ne joue pas , d'ailleurs , je n'aime pas ce nom et ne joue à aucun jeu d'argent, même pas le loto. Le jeu en Chine fut longtemps un fléau.

    La transmission des deux cultures aux enfants

     

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    Tous les couples franco-chinois considèrent l'héritage des deux cultures comme étant une richesse et une priorité dans l'éducation de leurs enfants. Ils transmettent à leurs enfants les deux cultures, d'abord par la langue puis par les habitudes quotidiennes. C'est pourquoi dans toutes les familles sondées, les parents s'adressent à leurs enfants chacun dans leur langue maternelle. Alain a souligné que "la richesse de deux cultures est une chance pour nos enfants".

    Ils fêtent avec leurs enfants les fêtes chinoises et françaises afin de renforcer leur identité bilingue  et biculturelle.

    Les sujets politiques

     

    Au sein des familles franco-chinoises, les divergences d'opinion sur les sujets politiques sont courantes. Les Français se vantent d'ailleurs d'avoir un esprit critique à l'égard de tous les phénomènes sociaux et politiques. Dans certaines familles, les disputes surviennent de manière plus modérée. Par exemple, Flaubert a confié que sa femme chinoise ne s'intéressait que très peu à la politique et qu'il ne tenait "pas spécialement à avoir un ton accusateur envers elle, qui n'y peut rien. C'est avant tout notre bien-être physique et spirituel qui nous importe le plus." Alain a quant à lui estimé qu'"il y a autant de sujets sensibles en Chine que partout ailleurs, et cela ne nous empêche pas de VIVRE!"

     

     

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