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  • Hergé et Tintin, les Belges les plus connus en Chine

    Le quotidien belge Le Soir a publié vendredi un article soussigné par l'ambassadeur chinois en Belgique, Qu Xing, disant que la commémoration du 70ème anniversaire de la fin de la Guerre mondiale contre le fascisme est "d'une grande importance" à l'heure actuelle.

    L'ambassadeur rappelle que dans son Lotus Bleu des Aventures de Tintin, l'auteur belge de bandes dessinées Hergé a révélé de manière très juste et vivante comment l'armée japonaise a déclenché la guerre d'invasion en Chine. Le 18 septembre 1931, les Japonais faisaient sauter des chemins de fer chinois, et en firent porter la responsabilité à la partie chinoise. C'est ainsi qu'Hergé est devenu l'un des Belges les plus connus en Chine.

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    Date de naissance: Mai 1956

    Lieu de naissance: Chengdu, Province du Sichuan

    Formation: Docteur et Professeur en science politique

    Carrière:

    1978-1982 Étudiant du Département de la langue française de l’Université des Langues Étrangères de Beijing

    1982-1985 Master en Histoire de la diplomatie chinoise de l’Institut de Diplomatie de Beijing

    1985-1986 Professeur assistant, Maître de conférence du Département des relations extérieures chinoises de l’Institut de Diplomatie de Beijing

    1986-1992 Chercheur-doctorant en Politique internationale à l’Institut d’Études politiques de Paris en France

    1993-1994 Chef et professeur adjoint du Département des relations extérieures chinoises de l’Institut de Diplomatie de Beijing

    1994-1995 Chef adjoint du Département de la Diplomatie de l’Institut de Diplomatie de Beijing

    1995-1999 Assistant du Président de l’Institut de Diplomatie de Beijing

    1999-2006 Vice-Président de l’Institut de Diplomatie de Beijing, Professeur, Directeur de thèses

    2006-2009 Ministre à l’Ambassade de Chine en France

    2010-2014 Président de l’Institut des études internationales de Chine

    2014- Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Populaire de Chine au Royaume de Belgique

  • Les Chinois se mobilisent dans les opérations de sauvetage , les Belges font preuve d'incompétence et d'amateurisme

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    Des soldats népalais déchargent du matériel de premier secours transporté par l'armée indienne, le 27 avril 2015

     

    La Chine est au rang des premiers pays du monde à avoir rapidement réagi après cette catastrophe en envoyant une équipe de sauvetage et du matériel de secours. Des touristes chinois présents dans le pays ont eux aussi prêté main-forte aux habitants en difficulté.

    7 heures après le séisme, la première équipe de sauvetage international de la Chine, forte de 62 membres, est arrivée dimanche midi à Katmandou, capitale népalaise, au terme de cinq heures de vol. Il s'agissait en fait de la première équipe de sauvetage international à avoir atteint le Népal après le désastre.

    Cette équipe de sauvetage chinoise est composée de 40 secouristes, dix médecins et douze experts sismiques.

    A bord de leur avion, chargé de 20,5 tonnes de matériels, les secouristes ont emmené six chiens renifleurs, des équipements spécifiques pour les missions de sauvetage, ainsi que du matériel de première nécessité, notamment des tentes, des couvertures et des générateurs électriques.

    Pendant ce temps, les secouristes belges autoproclamés B-fast mais qui devraient être rebaptisés de B-flop mettaient 20 heures pour s'envoler et 48 heures pour arriver sur place car les Belges sont probablement les seuls à ne pas avoir d'avions capables de se rendre de Bruxelles au Népal sans escale. Ils sont passés par le Bahrein pour y faire le plein!!!

    Résultat , les Belges se présentent à l'aéroport Tribhuvan de Katmandou après deux jours, à ce moment, ce petit aéroport est surchargé et voilà l'avion belge et son équipée détournés vers New Dehli. Aux dernières nouvelles, le gouvernement népalais a déclaré qu'ils n'avaient pas besoin d'eux. Héros d'une nouvelle histoire belge, les sauveteurs belges devraient renter en Belgique sans être intervenus dans le processus international d'aide aux victimes népalaises.

    A noter que de nombreuses équipes sont à pied d'œuvre comme les équipes françaises, turques, russes et autres et aussi de nombreuses ONG.

    La Chine est au rang des premiers pays du monde à avoir rapidement réagi après cette catastrophe en envoyant une équipe de sauvetage et du matériel de secours. Des touristes chinois présents dans le pays ont eux aussi prêté main-forte aux habitants en difficulté.

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    Secouristes chinois

    Lundi matin, alors que l'équipe de recherche et de sauvetage chinoise venait de commencer son travail, un contingent médical chinois composé de 58 membres est arrivé à Katmandou.

    Ce contingent a mis en place un hôpital provisoire dans l'une des zones les plus touchées, où un total de 83 personnes ont été soignées jusqu'ici, ont affirmé les autorités sanitaires chinoises.

    L'équipe comprend entre autres des experts issus de départements de médecine, de pharmacie, d'ostéologie, de psychologie et de soins infirmiers.

    Ayant amené avec eux 13 tonnes d'aide médicale, les médecins chinois devraient rester au Népal pendant dix jours dans le cadre de leur mission humanitaire.

    A ce contingent s'ajoute aussi une équipe de secours et de soins médicaux de l'armée chinoise de 170 membres, dont la plupart sont arrivés au Népal lundi soir, les membres restants étant arrivés le jour suivant, a-t-on appris du ministère chinois des Affaires étrangères.

    Ces secouristes militaires ont apporté avec eux quatre chiens renifleurs, cinq véhicules de secours et des équipements de sauvetage professionnel, dont un appareil de détection de signes de vie et des outils de coupe.

    Ils avaient participé à des opérations de sauvetage après plusieurs tremblements de terre dévastateurs dans le sud-ouest de la Chine, y compris celui de Wenchuan dans la province du Sichuan en 2008, qui avait coûté la vie à plus de 87.000 personnes.

    De surcroît, quatre avions IL-76 de l'Armée populaire de libération (APL) ont décollé mardi d'un aéroport de Chengdu, capitale de la province du Sichuan, pour se rendre à Katmandou, avec à bord environ 90 tonnes de matériel humanitaire, selon des sources militaires.

    Ce lot de matériel, qui comprend surtout des tentes, des couvertures et des générateurs électriques,font partie du premier lot de quelque 180 tonnes de matériel offert par le gouvernement chinois.

    DES TOURISTES QUI DEVIENNENT BENEVOLES

    Outre le personnel officiel, un certain nombre de touristes chinois bloqués au Népal ont eux aussi rejoint les efforts pour aider les sinistrés locaux.

    Ye Liang, guide d'une agence de voyage chinoise, a déclaré qu'il restait pour venir en aide aux habitants locaux.

    "De fortes pluies et de la grêle se sont abattues tout à l'heure, et nous avons apporté du thé au gingembre et au citron [...] Tout le monde s'est rassemblé pour prier, boire du thé et discuter, sans panique", a confié le guide à Xinhua mardi.

    "Un grand nombre de touristes (chinois) ont fait des dons avant leur départ", a-t-il poursuivi.

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    Secouristes chinois venant de Taiwan

  • Seul blanc de l'hôpital: Impressions d'un Belge dans un hôpital pékinois

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     Le sort a voulu que je fasse un séjour en clinique. C'est à l'hôpital n°304 de l'Armé populaire de Libération de Chine à Beijing que j'ai été admis.

     Un mètre à peine me sépare de mes voisins de droite et de gauche. C'est ici que je m'apprête à passer une semaine. Mon arrivée suscite une vague de stupeur chez mes trois compagnons de chambrée et leurs nombreux proches en visite. Quoi, un étranger ici ! Je n'ai pas le temps de poser mes bagages que mon voisin de gauche, un vieil homme, me demande pourquoi je ne suis pas dans une chambre individuelle. Celui de droite me bombarde de questions : de quel pays je viens ? Où j'habite ? Si je suis marié ? Combien je gagne ? Je refuse de répondre à la dernière question, c'est un secret !

    Mon voisin de gauche, qui semble penser que j'ai été pistonné, me demande comment je suis parvenu à avoir une place. C'est le meilleur hôpital pékinois pour les hernies, me dit-il. Ah bon je ne savais pas. Je remercie intérieurement M. Gao, mon ancien voisin, un pensionné, qui s'est renseigné pour moi et m'a introduit auprès du docteur Tian. Celui-ci m'a confié aux soins du docteur Li, le chef du département de chirurgie générale. Deux semaines plus tard, il s'excusait de ne pouvoir m'opérer comme prévu et me renvoyait au docteur Zhu, lequel manie un peu d'anglais.

    « Hier on t'a vu avec le docteur Zhu, le big boss du département, il t'a accordé énormément de temps. » Je sens dans les propos de mon voisin du côté de la fenêtre comme une pointe de jalousie. C'est vrai que je ne m'attendais pas à pouvoir entrer si vite. J'ai aussi l'impression que mon statut d'étranger m'a donné comme un passe-droit. Comme souvent, les Chinois prêtent volontiers assistance aux étrangers.Dans bien des situations, être étranger est un avantage en Chine.

    Mais ce n'est pas tout ! Comment se fait-il que j'ai reçu une clé et un casier pour mettre mes affaires. « Et nous, on ne peut avoir une clé que si on donne 100 yuans de caution ? » demande mon voisin de droite à l'infirmière, qui cherche à s'esquiver. Je suis obligé de me défendre : « Je n'ai personne qui me rende visite, ou à qui je puisse confier mes affaires. Et je dois cacher mon passeport ! » Ouf, on me donne raison.

    Une hernie inguinale est une opération banale. La mienne ne s'est déclarée qu'il y a un mois. Les médecins belges pensent qu'il ne doit y avoir aucun risque à faire en Chine une opération aussi simple. Le docteur Tian pense même que les médecins chinois sont meilleurs que les Européens. « Les gens sont nombreux en Chine, et les médecins ont une riche expérience. »

    Dans l'état actuel des choses, en Chine comme en Belgique, je peux bénéficier d'un remboursement, au moins partiel. Je décide de prendre le risque, et de faire l'opération ici. Advienne que pourra. J'entre à l'hôpital, je paie une avance de 5 000 yuans (environ 625 euros) et je revêts le pyjama rayé des pensionnaires. Une femme médecin m'explique le règlement. Elle voudrait que je signe une décharge pour l'hôpital au cas où il y aurait de grosses pertes de sang, des douleurs postopératoires persistantes, ou encore si le filet qu'ils auront placé dans le ventre venait à se détacher. « Cela n'arrive qu'une fois sur mille », indique-t-elle en voyant ma figure se décomposer. Pas rassurant, mais bon, que puis-je faire ? Je signe.

    Arrivé au premier soir, les filles respectives de mes voisins de gauche et de droite ne font pas du tout mine de s'en aller. Je comprends qu'elles passeront la nuit ici. Entre le vieillard à ma gauche et moi, il y a juste assez d'espace pour déployer un fauteuil-lit pour que sa fille s'y allonge. Elle me dit fièrement : « Alors, dans votre pays, les enfants sont-ils aussi dévoués aux parents ? ». En fait tous les pensionnaires ont des proches qui se relaient pour leur tenir compagnie, et aller leur chercher à manger. Je suis le seul à devoir me débrouiller sans l'aide de personne. Et c'est vrai que les proches font preuve d'une assistance exemplaire au malade, même si l'on sent parfois que ça leur pèse. J'ai d'ailleurs assisté à quelques éclats d'humeur.

    La nuit : gémissements, ronflements, étranglements, expectorations bruyantes, murmures, ballet d'infirmières et air conditionné à plein tube. Le matin, les médecins, rangés derrière leur chef, rendent visite à chacun de leurs malades. A peine sortie, voici une troupe d'infirmières, menées par leur chef, qui vient s'enquérir des malades et leur donner des instructions. Puis c'est la télévision, toute la journée.

    Salle d'opération : comme partout dans le monde, la froide logique qui dépossède le patient de son corps. Il faut s'abandonner aux mains des chirurgiens. L'opération dure une bonne heure. Je les entends discuter. Le docteur Zhu remarque à quel point notre graisse est jaune. La graisse des Chinois est blanche apparemment. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux seules apparences ! À l'intérieur, tout est inversé.

    Je vais pouvoir partir plus tôt. Dans ma chambre, les anciens sont déjà partis, et des nouveaux les ont remplacés. Dans les couloirs aussi, on a placé des lits en plus, tant il y a du monde. La femme médecin qui secondait M. Zhu pendant l'opération m'a dit qu'elle travaillait sept jours sur sept. Il n'y a pas assez de diplômés en médecine. Et leur salaire n'est pas si élevé.

    Je suis content d'avoir finalement choisi de laisser faire cette opération en Chine, même s'il est sans doute encore trop tôt pour tirer un bilan définitif. Le docteur Zhu est satisfait et se montre optimiste pour la suite. Je crois que j'étais le seul blanc de tout l'hôpital. Je me suis fait Chinois pour le temps de l'opération, j'ai laissé ma vie entre les mains des chirurgiens, j'ai accepté de partager mon quotidien avec des gens ordinaires, qui comme moi, dépendent de l'hôpital pour poursuivre leur vie au mieux. J'ai supporté la promiscuité et parfois l'indiscrétion des Chinois, mais j'ai aussi pleinement profité d'une forme de chaleur humaine, faite de naturel et de simplicité, qu'on ne trouve qu'ici.

     

     

    Traduit de China Daily

  • 69 étudiants belges ont reçu une bourse des autorités chinoises pour pouvoir étudier en Chine en 2013

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    Liao Liqiang, l'ambassadeur de la Chine en Belgique

     

    Mardi 27 août, le bureau de l'éducation de l'ambassade de Chine en Belgique a organisé une cérémonie pour saluer le départ des 69 étudiants belges, qui ont reçu une bourse des autorités chinoises pour pouvoir étudier en Chine en 2013. Cette année, la Belgique compte le plus grand nombre de boursiers depuis que la nation chinoise ait accordé les premières aides aux étudiants belges il y a 16 ans.

    Selon Liao Liqiang, l'ambassadeur de la Chine en Belgique, jusqu'à présent, 529 étudiants belges se sont vus accorder une bourse du gouvernement chinois. Actuellement, près de 800 étudiants belges font des études en Chine et 2 300 étudiants chinois suivent des cours en Belgique. Ce qui constitue un véritable pont d'échanges des cultures orientales et occidentales, aidant les peuples des deux pays à mieux se comprendre.

     

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    Parmi ces 69 étudiants qui vont étudier en Chine, environ un quart ont décidé de choisir une autre spécialité, notamment l'ingénierie ou l'art, en plus de l'apprentissage de la langue de Confucius.

    Ces dernières années, les coopérations éducatives ne cessent de ce développer et sont devenues un axe fort dans les accords des deux gouvernements. Les échanges notamment dans le secteur de l'éducation et de la recherche entre les deux pays marquent une caractéristique importante de la coopération sino-belge.

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    La célèbre Peking University HSBC Business School de Shenzhen en Chine rejoint de nombreux partenaires internationaux .

    Fondée en 1898, la HSBC Business School était à l'origine l'Université Impériale de Peking. Elle a longtemps été l'une des principales institutions d'enseignement supérieur de Chine, et est à la pointe de la modernité.

    Peking University HSBC Business School
     

     

    University Town, Nanshan District

     

    Shenzhen, 518055 China

     

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  • Etrangers en Chine : une jeune belge et sa mère chinoise

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    « Maman, maman-» 4 filles entourent Jiang Xuelian. Mais la prononciation de l'une d'elle est évidemment un peu particulière. Voici la fille étrangère de Jiang Xuelian. Elle s'appelle Mathilde et elle vient de Belgique. Depuis 3 mois, elle loge dans la famille de Jiang et est devenue sa fille étrangère.

    Il semble que cette jeune fille étrangère âgée de 22 ans est tombée du ciel, a révélé Jiang Xuelian au journaliste du « Qingdao Evening News ». En tant qu'étudiante qui apprend le commerce extérieur, Mathilde a participé à un projet d'échanges et de coopération de l'université. Avec l'aide de l'organisation « Inter China », dont le siège est à Qingdao (province du Shandong) et qui se charge de trouver des familles de logement pour les étudiants étrangers, Mathilde a fait connaissance avec sa mère chinoise. Pendant la journée, elle fait son stage dans une société de commerce extérieur et le soir, elle rentre dans sa famille et apprend la langue et la culture chinoise. Comme plus de 700 autres étudiants étrangers, elle va passer des mois dans sa nouvelle famille à Qingdao.

    Il y a trois mois depuis que Mathilde loge dans cette famille, et la maison de Jiang Xuelian est pleine des rires de ses 4 filles. Bien que Mathilde ne parle que français et anglais, et que sa mère parle mandarin et le dialecte de Qingdao, cela n'a jamais influencé l'affection entre elles. Malgré leurs difficultés de communication, elles se comprennent sans mot dire. Grâce à son séjour de 3 mois dans cette famille avec ses sœurs, Mathilde a par ailleurs éprouvé l'intimité particulière entre les membres d'une famille chinoise. L'amour entre sa mère, ses sœurs et son père chinois a même rendu jalouse sa vraie mère.

    Le 12 mai marque la fête des mères, lorsque le journaliste s'est rendu visite dans cette famille, il s'est aperçu que le mari de Jiang Xuelian était en train de préparer le repas de la fête, alors que sa fille ainée de 11 ans, Guo Cun, et sa fille cadette de 4 ans et demi, Guo Xinzhu, s'occupaient de faire des cadeaux pour leur mère. Les deux autres filles, Guo Yuwen et Mathilde étaient en train de réfléchir comment faire une surprise à Jiang. Mathilde a eu une conversation téléphonique avec sa mère en Belgique et a finalement choisi son cadeau, a appris le journaliste.

    « Dans notre pays, un bracelet est le cadeau le plus traditionnel pour la fête des mères. C'est pourquoi j'ai choisi un bracelet en or. » En parlant du cadeau qu'elle a acheté, Mathilde semble un peu timide. Jiang Xuelian touche sans cesse la main de Mathilde et caresse sa tête, avec l'air très content.
    source :人民网 - Renmin Ribao

  • DES BELGES RESPECTUEUX DU POUVOIR CHINOIS.

    Respecter les droits de l'homme , c'est respecter le pouvoir chinois.

    Le colloque organisé autour du jésuite namurois Antoine Thomas, organisé à Namur , dans le cadre de Europalia , devait nous éclairer sur les raisons pour lesquelles ce successeur de Ferdinand  Verbiest auprès de Kang Xi  était tombé dans l’oubli. Pour ce , nous sommes resté sur notre faim.

    Mais je pense que ce colloque d’experts  a tout de même mis en évidence  deux choses concernant le deuxième empereur  Qing. La première, c’est que Kang Xi avait un esprit ouvert , était accueillant car les nombreux étrangers et notamment  jésuites qui se présentaient à sa cour étaient accueillis chaleureusement. D’autre part, l’empereur était curieux et avide de savoir. C’est pour cela , qu’il s’entoura de plusieurs jésuites qui  l’instruisirent  des sciences, des mathématiques , de l’astronomie.Que Jean Stadlin , jésuite Suisse et Maître Horloger lui donna la passion des horloges.

    Ces missionnaires venaient de différentes contrées européennes, si je me réfère au décompte des nationalités des 63 stèles de jésuites  dans le cimetière Zhalan à Beijing : 14 Portugais , 11 Italiens , 9 Français , 6 Allemands , 3 Tchèques,  2 Belges ( Ferdinand Verbiest et Antoine Thomas) , 2 Suisses , 1 Autrichien , 1 Slovène et 14 Chinois. Ces stèles sont gravées de textes latins et chinois , portent la croix et les symboles du dragon impérial. Ce qui témoigne d’échanges culturels fructueux entre la Chine et l’Europe. Ces jésuites qui prirent les habits locaux de l’époque , respectaient les us et coutumes chinoises , respectaient les lois chinoises , c’est-à- dire de l’Empereur , sans vouloir balayer les croyances chinoises de l’époque se mirent à collaborer avec les chinois de haut rang dans une relation d’égal à égal si bien qu’ils convertirent pas mal de chinois de haut rang et lettrés. La « querelle des rites » qui devait amener le pape à interdire aux chinois convertis toute participation aux rites Taoïstes ou de Confucius ainsi que l’interdiction de messes dites en chinois devait sonner le glas de la pénétration du christianisme en Chine et il fallut attendre deux siècles avant que des missionnaires chrétiens puissent remettre un pied en Chine.

    Alors, je ne puis m’empêcher de comparer la situation de ces missionnaires du dix-septième siècle , du désastre que causa le décret du pape et la situation actuelle. Nous voyons ,aujourd’hui, des étrangers venir en Chine amicalement , respectant les coutumes et surtout les lois chinoises. A côté, nous voyons des gens qui ignorants des choses de la Chine, se croyant ou tout au moins se montrant supérieurs aux chinois veulent donner des leçons aux chinois et  aux autorités , s’immiscent  dans les affaires intérieures  en  heurtant le sentiment de fierté du peuple, veulent imposer leurs coutumes et leur vision tronquée des « droits de l’homme » qu’ils ont le tord de croire universelle.

    La position de Jacques Rogge , qui a fait confiance aux autorités chinoises, qui a dit et redit que les jeux olympiques seraient l’occasion de transformer  la société chinoise  selon un processus évolutif me fait penser à ces jésuites . Comme eux , Monsieur Rogge a participé à ces évolutions dans beaucoup de domaines ,il n’a converti personne , il n’en a jamais eu l’idée, ce qui a changé en Chine aurait fini par changer sans lui, mais il a fait que les changements ont eu lieu plus rapidement.

    Les résultats qu’il a obtenus, sont dus au fait qu’il n’a jamais eu d’attitude arrogante à l’égard de la Chine, qu’il a toujours opté pour un processus gagnant-gagnant de partenaires qui s’apprécient mutuellement. Ceux qui s’obstineront à faire fit de la réalité chinoise, qui se montreront agressifs dans la manière qu’ils ont d’aborder des sujets sensibles aux yeux des chinois n’obtiendront qu’un raidissement de leur attitude et des résultats diamétralement opposés à ceux qu’ils escomptent.

    Celui qui viendra en ami , sans préjugé et ouvert à toute discussion sera toujours ,comme les jésuites des siècles passés , accueilli chaleureusement  et surtout il ne devra jamais départir de l’idée que si il a beaucoup à apporter en Chine ,il a aussi beaucoup à  en apprendre et ne pas perdre de vue , ce que Obama  a compris, que la Chine est indispensable pour sortir de la crise financière mondiale  tant pour l’Occident que pour les pays du tiers-monde