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  • Le Japon devrait rejoindre la Banque d'investissement et Infrastructure asiatique isolant totalement les Etats-Unis

    Le Japon est susceptible de rejoindre la Banque d'investissement Infrastructure asiatique dans les prochains mois, selon l'Ambassadeur du pays à Pékin, un geste qui verrait  Tokyo prendre ses distances de Washington et laisser les Etats-Unis comme le seul adversaire  irréductible.



    Masato Kitera déclaré au Financial Times, qu'il a accepté la conviction des chefs d'entreprise japonais que le pays devait participer à la Banque de développement dont la Chine est l'instigatrice.

     

    « Les milieux d'affaires se sont réveillés tard, mais maintenant ils ont monté une grande campagne pour l'AIIB qui semble être très efficace, » a déclaré M. Kitera.

     

    L'AIIB et ses 50 milliards de dollars s'est avérée un point d'ancrage pour de nouvelles alliances internationales, avec Washington délaissé par ses alliés traditionnels — en commençant par le UK et  la Corée du Sud et Australie ces derniers jours — qui ont décidé de rompre les rangs.
     
    Un mouvement japonais pour rejoindre la Banque serait un renversement de la rhétorique et, pour la Chine, le plus grand coup diplomatique  compte tenu de la relation hargneuse entre les deux puissances asiatiques. Le Japon a également des liens étroits avec le rival de la Banque asiatique de développement, les Etays-Unis.
     

    En tentant de forger un front anti-AIIB avec ses alliés, l'Oncle Sam a, intentionnellement ou involontairement, fait de l'AIIB un test de force diplomatique.

    Ironiquement, ce front a été brisé par ses propres alliés. L'AIIB a gagné un large support venant non seulement d'Asie, mais aussi d'Europe, qui a clairement indiqué à Washington qu'il n'a pas choisi de se battre contre le bon adversaire.

    Malheureusement, avec une mentalité de jeu à somme nulle profondément ancrée, certains politiciens intraitables de Washington ont mal interprété, peut-être délibérément, les bonnes intentions de la Chine, qualifiant la banque de nouveau signe de la "menace chinoise", et ont fait de l'AIIB un fiasco diplomatique américain.