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  • La Chine rachète tranquillement l'Europe sans que les gouvernements européens tentent d'endiguer ce processus

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    Le siège de la China Merchants Bank à Shenzhen

     

    La Chine rachète des entreprises en Europe sans que les gouvernements européens tentent d'endiguer ce processus. Une indifférence qui s'explique en premier lieu par les bénéfices rapportés à ces entreprises par les exportations de produits "made in China" et par les capacités grandissantes du marché chinois.

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    Les milieux d'affaires chinois continuent à racheter des entreprises européennes. PSA, IBM, Club Méditerranée, l'aéroport de Toulouse, le port du Pirée et le géant italien Pirelli sont passés sous contrôle chinois. L'Europe ferait bien de réfléchir aux conséquences de ce processus, estiment les experts.

     

    Selon le site d'information français Atlantico, le légendaire producteur de pneus Pirelli s'est retrouvé entre les mains de la China National Tire & Rubber qui a racheté 26,2% des actions du groupe italien et compte ensuite acquérir les autres titres en circulation.

    D'après Atlantico, un groupe de sociétés chinoises va racheter un ensemble de 18 immeubles à Berlin pour 1,5 milliard d'euros. Or, les Européens n'ont pratiquement pas réagi à cette nouvelle.

    Selon le président d'AB Marchés, Antoine Brunet, "l'indifférence se situe d'abord et avant tout au niveau des gouvernements occidentaux, qu'ils soient grecs ou italiens, français ou britanniques, allemands ou américains".

    "Depuis maintenant vingt ans, la Chine mène avec succès une grande stratégie offensive multidimensionnelle qui vise dans un même mouvement à déstabiliser les pays occidentaux et à ravir progressivement l'hégémonie mondiale aux Etats-Unis", a déclaré M. Brunet.

    Il a souligné que l'inertie des pays européens s'expliquait par le fait que leurs grandes entreprises exercent un "lobbying permanent en faveur de la Chine". Cette attitude n'a rien d'étonnant, car "une bonne partie de leurs profits provient des énormes marges sur l'exportation de produits made in China et du dynamisme de leurs ventes sur le marché intérieur chinois".



    Dans ce contexte, "une réaction de mauvaise humeur du Parti-Etat chinois à l'égard de leur pays pourrait compromettre brutalement l'évolution de leurs profits, de leurs cours de bourse et des bonus de leurs managers; c'est pourquoi elles s'emploient préventivement à ce que leur pays ne soit jamais en conflit avec Pékin", constate le président d'AB Marchés.

     

     

    "On voit déjà la Chine tourner autour de pays qui sont notoirement en très grande difficulté: le Venezuela, le Nicaragua, Cuba, l'Argentine, la Grèce… Autant de pays qui sont au bout du rouleau et qui, s’étant lourdement endettés et n'ayant pas ou plus d'actifs à vendre, n'ont plus qu'à négocier le moins mal possible l'abandon de leur souveraineté à une grande puissance, la Chine, la Russie ou les Etats-Unis…Mais c'est la Chine qui a les poches les plus profondes et qui a le plus de chances de les inscrire dans son orbite géopolitique", conclut Antoine Brunet.



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  • Un des « secrets » qui ont permis à la Chine de connaître trente années de croissance:une séparation stricte entre les banques commerciales (dépôts, crédits, etc.) et les banques d’affaires

    Ce que peu savent, c’est qu’un des « secrets » qui ont permis à la Chine de connaître trente années de croissance, c’est précisément qu’ils ont agi avec grande précaution pour empêcher toute dérive des banques.

     

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    Dans un chapitre du livre « Transformer l’économie chinoise » publié en 2010, l’ancien vice-président de la Banque populaire de Chine Li Gang s’intéresse à la séparation bancaire, c’est-à-dire à la version chinoise du Glass-Steagall Act américain, et sa mise en œuvre en Chine. C’est dans le quatrième chapitre de l’ouvrage, intitulé « La logique intrinsèque de la réforme bancaire chinoise », que Li Gang se penche sur la question.

    D’après l’auteur, les banques chinoises pratiquent la séparation bancaire depuis 25 ans. Li Gang affirme :

    A l’époque des premières réformes (1991), la Chine avait opté pour le modèle de la banque universelle permettant notamment à la Banque chinoise des communications (une banque commerciale) de développer une activité de courtage en assurance. Cependant, suite à une période de surchauffe et de chaos économiques en juin 1993, les décideurs ont jeté le blâme en partie sur ce modèle mixte. Rapidement, ils ont décidé de tirer les leçons de l’expérience américaine et ils ont séparé les banques commerciales des banques d’affaires.

    Li Gang détaille ensuite les lois ayant permis de couper les banques en deux. « La Chine s’est officiellement engagée dans la séparation bancaire et a ordonné aux banques commerciales de se déconnecter de leurs filiales engagées dans des opérations de marché ».

    Dans le même chapitre, Li rappelle comment, une dizaine d’années plus tard, le débat refait surface. Lui-même était d’ailleurs plutôt en faveur du modèle de la « banque universelle ». C’est la crise de 2007-2008 dans la zone transatlantique qui finit par clore le débat.

    Ce qui fait qu’aujourd’hui la Chine dispose d’un système de banques séparées et leur offre le grand avantage de pouvoir faire faillite sans menacer ni le crédit, ni l’épargne, ni les dépôts, ni l’économie mondiale.

     

                                     Nouvelles en Bref

    Le paquet de réformes constitutionnelles concernant le processus électoral à Hong Kong est "légal, faisable, raisonnable et pratique", a déclaré mercredi le Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central).

     

    La région de Beijing-Tianjin-Hebei a enregistré en mars plus de jours de forte pollution de l'air que la moyenne nationale mensuelle, et une aggravation des conditions depuis février, a indiqué mercredi un rapport de l'organisme national de surveillance de l'environnement.

    Le Ministère chinois de l'Industrie et des technologies de l'information a récemment publié des données montrant que sur les près d'1,3 milliard d'abonnés à la téléphonie mobile en Chine, le nombre d'utilisateurs de l'Internet mobile a quasiment atteint les 900 millions. En mars, le nombre d'utilisateurs de la 4G a également continué à maintenir une croissance élevée, avec une augmentation nette de plus de 23 millions.

     

     

  • L'amertume du New York Times quant à la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII) créée à l'initiative de la Chine

    Un récent éditorial publié par le New York Times (NYT) représente un parfait exemple de la mentalité amère des Etats-Unis quant à la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII) créée à l'initiative de la Chine.

    Cet article, intitulé "Les alliés des Etats-Unis appâtés par la banque chinoise" teinté de condescendance, qualifie la décision du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de plusieurs autres nations européennes de joindre la BAII de "nouvelle ruée vers l'or".

    Si l'on met le sarcasme voulu de côté, il est juste de conclure que c'est le potentiel des bénéfices que peuvent rapporter les investissements dans des projets d'infrastructures en Asie qui a motivé ces alliés des Etats-Unis à embarquer sur le navire de la BAII.

    Comme l'ont remarqué de nombreux experts dans le monde, la Chine, avec sa riche expérience dans le financement et la prise en charge de tels projets dans les grandes régions du monde moins développé, est la seule à pouvoir propulser les investissements dans les infrastructures en Asie.

    Malgré les demandes répétées de Washington à ses partenaires de garder leurs distances de cette banque, qu'il déclare comme ayant des "standards douteux" sur sa gouvernance et ses dispositifs de protection sociale et environnementale, de plus en plus de ses alliés rejoignent maintenant l'initiative chinoise.

    Leurs choix est un vote de confiance pour la Chine, qui a réussi à maintenir trois décennies de succès économique, et s'est préparée à faire de grandes contributions au développement global. Cependant, ce qui rend la BAII si populaire ne s'arrête pas là.

    A la différence d'autres organisations globales d'emprunt déjà existantes telles que la Banque mondiale, dans laquelle les Etats-Unis jouent un rôle dominant et ont un pouvoir de veto, la BAII ne donnera pas de tel privilège à la Chine. Au contraire, tous ses membres participeront dans le processus de décision afin d'obtenir des résultats gagnant-gagnant.

    Ceci dit, la BAII ne cherche cependant pas à affaiblir les institutions établies, mais à les renforcer et à faire progresser de manière plus énergique l'économie mondiale.

    L'Oncle Sam se sent peut-être embarrassé par le fait que non pas un mais plusieurs de ses alliés ont fait fi de ses avertissements et ont adhéré à la BAII, mais comme la "Gray Lady" (surnom du New York Times) l'a indiqué dans son éditorial, "c'est un problème que les Etats-Unis se sont créé tout seuls".

    En effet, les Etats-Unis ont été presque apathiques dans l'avancée des réformes des institutions financières mondiales existantes, au sein desquelles la distribution du pouvoir ne reflète plus la réalité du paysage économique mondial.

    Les députés américains doivent se rappeler que s'ils ne prennent pas le train du changement en marche, ils se feront alors bientôt dépasser par le train lui-même. 

     

                                                          Nouvelles en Bref

    Un nouveau rapport fait état d'un nombre croissant d'attaques contre les sites Internet chinois, mettant en lumière les graves défis auxquels est confronté le pays pour garantir la sécurité d'Internet.

    Le taux de mortalité maternelle de la Chine a chuté à 21,7 pour 100.000 en 2014, contre 23,2 pour 100.000 en 2013, a déclaré vendredi la Commission nationale de la santé et de la planification familiale. Le taux rapporté en 2014 permet au pays d'atteindre la cible fixée dans les Objectifs du millénaire pour le développement, un an avant la date limite. Dans le cadre des objectifs adoptés par les Nations unies en 2000, les pays doivent réduire la mortalité maternelle de trois-quarts d'ici 2015.

    La Chine a fermé 2.446 usines dans le cadre d'une campagne visant à améliorer la prévention des incendies, a annoncé vendredi un responsable du ministère de la Sécurité publique.

     

     

     

  • Le Luxembourg et l'Australie confirment leur souhait de devenir membres fondateurs de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB)

    Le Luxembourg a présenté sa candidature afin de devenir l'un des membres fondateurs de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB), a confirmé mercredi le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramegna, à l'agence Xinhua.

    Après les candidatures des 4 grandes économies européennes , la canditature de ce petit pays n'a pas beaucoup d'importance , me direz-vous. Et bien détrompez-vous, du point de vue bancaire ce pays a énormément d'importance, de plus le Luxembourg jouit ,en la matière, d'une expertise que seul la Suisse peut lui contester.

    "En adhérant à l'initiative de l'AIIB, le Luxembourg, en qualité d'important centre financier qui abrite un nombre croissant de banques asiatiques et en tant que facilitateur des investissements entre l'Europe et l'Asie, est prêt à accroître son rôle de 'créateur de ponts' et de lien entre les deux continents", a précisé le ministre Pierre Gramegna dans une interview à l'agence Xinhua.

    Selon le ministre, le Luxembourg coopérera avec les autres membres fondateurs afin de faire en sorte que l'AIIB atteigne les normes les plus élevées et les plus strcites en termes de bonne gouvernance, de transparence en matière de prêts, et de sauveguarde en matière sociale et environnementale.

    "Le Luxembourg est un partenaire fiable au sein d'une politique de coopération et de développement international(e) et aimerait élargir son engagement dans des mécanismes d'aide multilatérale en particulier dans la région Asie-Pacifique", a ajouté le ministre.

     

     

    L'Australie rejoindra la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII) et pourrait investir 3 milliards de dollars australiens (2,3 millards de dollars américains), ont rapporté vendredi des médias locaux.

    Le Comité de sécurité nationale du gouvernement australien approuvera lundi la participation à la banque, selon des documents qui ont été divulgués à Fairfax Media.

    L'Australie avait à l'origine refusé de rejoindre la Banque en tant que membre fondateur en raison de préoccupations quant à la gouvernance de la nouvelle institution.

    Là, la diplomatie chinoise marque un grand coup car ce pays a subi d'énormes pressions de la part de l'administration Obama afin de décliner l'offr de rejoindre la banque.

     

    Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie ont déjà décidé de rejoindre l'AIIB. L'annonce avait été faite le 17 mars par un communiqué commun des ministres français des Affaires étrangères et des Finances Laurent Fabius et Michel Sapin. Rome et Berlin avaient fait connaître leur décision via le quotidien financier The Financial Times.

    La Suisse et la Corée du Sud envisagent aussi de devenir membres de l'AIIB, a-t-on appris de sources concordantes. Si cela devait se confirmer, cela isolrait ncor plus Etats-Unis et Japon car la Corée du Sud a subi aussi une pression importante de la part des Américains.

    La Chine avait signé un protocole d'accord en octobre 2014 avec 20 autres pays dont l'Inde et le Quatar. L'AIIB a été crée par Beijing avec l'objectif de promouvoir les investissements dans les transports, l'économie, les télécommunications et d'autres infrastructures dans les pays en développement en Asie.

     
     
  • La paranoïa enfantine des Etats-Unis ne fait qu'affaiblir leurs liens avec la Chine (Xinhua)

    Le gouvernement américain a encore une fois succombé à sa paranoïa face à la Chine en exprimant du scepticisme et des doutes presque réflectifs par rapport à l'initiative chinoise de Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII), après que la Grande-Bretagne a annoncé sa volonté d'adhérer à la banque.

    La Grande-Bretagne a annoncé jeudi espérer devenir le premier pays occidental majeur à se joindre à la BAII, dont le siège sera à Beijing.

    La banque a été inaugurée à Beijing en 2014 pour promouvoir l'investissement dans divers secteurs tels que le transport, l'énergie et les télécommunications.

    Cependant, l'annonce de la Grande-Bretagne a été reçue froidement par Washington, qui a soulevé des inquiétudes quant aux normes de gouvernance et de protection environnementale et sociale de la BAII.

    La réponse du gouvernement américain ne démontre rien d'autre qu'une paranoïa enfantine envers la Chine, une attitude qui, cependant, ne surprend pas vraiment, compte tenu que Washington se complait dans cette mentalité depuis des années.

    Certains politiciens américains ont tendance à percevoir chaque manœuvre de la Chine avec une profonde méfiance. Parfois, ils ne peuvent tout simplement pas se retenir de faire des commentaires irresponsables lorsqu'il est question d'affaires concernant le pays asiatique en émergence rapide.

    Ils ont tendance à fermer les yeux sur les efforts constructifs déployés par le Chine, et il n'y a pas d'exception lorsqu'il est question des initiatives de la Chine de créer la Zone économique de la Route de la Soie et la Route maritime de la Soie du 21e siècle lancées en 2013 ainsi que le Fonds de la Route de la Soie conçu pour financer ces initiatives.

    Il semble qu'il faut rappeler au gouvernement américain que la partialité et la méfiance stratégique profonde contre la Chine n'aident aucunement à l'établissement de relations saines avec la Chine.

    D'ailleurs, une méfiance aussi profonde, ou paranoïa, ne ferait qu'empêcher les deux pays de restreindre leurs divergences et d'élargir leur coopération dans plusieurs domaines, et finalement mettrait en péril les efforts d'établissement d'un nouveau type de relations entre pays majeurs.

    Il est impératif pour Washington de changer sa mentalité et de se débarrasser de sa paranoïa envers la Chine.

    Après tout, ce dont les deux pays ont besoin est un nouveau modèle de relations réciproques marquées par la coopération et les résultats gagnant-gagnant, ce qui pourrait apporter des bénéfices réels aux peuples des deux pays.

    Cela ne peut être accompli que grâce à un travail acharné, des efforts conjoints et par-dessus tout, une confiance mutuelle.

     

                                             Nouvelles en Bref

      Le commissaire d'Expo Milano 2015, Giuseppe Sala, a indiqué que la Chine serait le pays le mieux représenté lors de l'exposition universelle de 2015 à Milan.

    Zhou Mingwei : la communication internationale doit se perfectionner pour mieux rapporter les réalités chinoises.

    Selon des internautes, la centrale électrique Huaneng, située à Sihui, dans l'est de la capitale chinoise, a pris feu vers 15h vendredi. La cause de l'incident et le nombre des blessés restent imprécis jusqu'à présent. Plusieurs hélicoptères ont participé aux opérations de secours.

     

  • Les profits des banques chinoises représentent un tiers des profits mondiaux du secteur bancaire

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    Siège de Banque industrielle et commerciale de Chine
     

    Selon la dernière enquête rendue par le magazine britannique « The banker », les bénéfices totaux des 1 000 plus grandes banques du monde ont atteint 920 milliards de dollars, établissant un nouveau record. Les profits avant impôt des principales banques chinoises étaient de 292 milliards de dollars, représentant 32% des bénéfices totaux du secteur bancaire mondial. Cependant, en 2007, avant la crise financière, ce chiffre était simplement de 4%.

    La banque industrielle et commerciale, la banque de la construction, la banque de l’agriculture et la banque de Chine sont les quatre banques chinoises à avoir les profits les plus importants. La capacité en capitaux de ces 4 banques s’est classée parmi les 10 premières places mondiales. La banque industrielle et commerciale de Chine reste en tête sur ce palmarès. La banque de la construction s’est hissée à la 2e place depuis la 5e place, suivie par JPMorgan, Bank of America et HSBC.

    La crise financière a reconstitué le secteur bancaire du monde. En plus du redressement de la Chine, les banques américaines maintiennent toujours une bonne tendance de développement. Cependant, l’euro n’est toujours pas revenu à son niveau d’avant la crise financière.

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  • Le gouvernement Chinois recommande aux banques du pays de se séparer de leur matériel IBM

    Entre les USA et la Chine, l’escalade continue. Dernier acte en date, selon Bloomberg, le gouvernement chinois aurait demandé aux banques du pays de se séparer des serveurs IBM pour des raisons de sécurité nationale.images.jpgEntre les USA et la Chine, l’escalade continue. Dernier acte en date, selon Bloomberg, le gouvernement chinois aurait demandé aux banques du pays de se séparer des serveurs IBM pour des raisons de sécurité nationale.

    Selon un site d'IBM, les tensions entre la Chine et les États Unis ne semblent pas vraiment prendre le chemin de l’apaisement : après les accusations du gouvernement américain concernant les présumés hackers chinois, voilà que le gouvernement Chinois recommande aux banques du pays de se séparer des serveurs IBM, très présents dans les SI des acteurs de la finance.

    Selon Bloomberg, qui cite des sources anonymes proches du dossier, le gouvernement mais aussi le ministère des finances chinois et la Banque Populaire de Chine réfléchissent actuellement à une alternative aux produits IBM, privilégiant les marques locales pour leur équipement informatique.

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    Cette perspective intervient dans un contexte de tensions grandissantes entre les États Unis et la Chine. Plus tôt dans le mois, les États Unis avaient ainsi accusés cinq personnes de nationalité chinoise d’être des hackers à la solde de l’armée populaire de Libération.

    La Chine a démenti et entreprend maintenant de faire pression sur les entreprises US. Les autorités chinoises ont ainsi annoncé la semaine dernière qu’elles valideraient dorénavant les technologies étrangères utilisées dans des secteurs sensibles. Selon le Financial Times, le gouvernement aurait également demandé aux entreprises détenues par l’état Chinois de cesser toute relation avec les entreprises de conseil américaines.

    Les révélations d’Edward Snowden sont une aubaine pour le marché intérieur chinois et le gouvernement ne se prive pas pour mettre en avant ses acteurs nationaux.

    IBM a ainsi vu ses ventes chuter de 20% dans cette région au premier trimestre, et l’interdiction de Windows 8 par le gouvernement chinois a ouvert la voie aux OS locaux, aux dépens de Microsoft.

     

  • La décision de la Suisse visant à transmettre les détails des comptes bancaires secrets à d'autres pays, bénéficiera à la campagne de lutte contre la corruption qui se déroule actuellement en Chine

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    Selon les spécialistes financiers, la décision prise par la Suisse et visant à transmettre les détails des comptes bancaires secrets existant dans ce pays à d'autres pays bénéficiera à la campagne de lutte contre la corruption qui se déroule actuellement en Chine.

    La Suisse s'est en effet engagée mardi à fournir des détails sur les comptes bancaires étrangers, ce qui constitue une percée dans la répression de la fraude fiscale au niveau mondial.

    Le Financial Times a rapporté que la Suisse s'est engagée à signer un nouveau standard mondial sur l'échange automatique d'informations. Ce changement est considéré comme une rupture décisive avec la protection suisse traditionnelle de la vie privée des clients des banques.

    « Cette décision va certainement aider à la lutte contre la corruption en Chine, la Suisse étant le plus grand centre financier offshore du monde », a déclaré Shen Minggao, Directeur de recherche pour la Chine à la Citibank.

    « Il sera désormais beaucoup plus facile pour les autorités chinoises de collecter des informations sur les comptes à l'étranger liés à des responsables corrompus ».

    La promesse de la Suisse de changer sa politique avait été faite lors d'une réunion de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) à Paris.

    La déclaration a été signée par plus de 40 pays, y compris par d'autres pays membres de l'OCDE et les nations du G20.

    Ce texte requiert la collecte et l'échange d'informations sur les comptes bancaires et les droits de propriété à titre bénéficiaire de sociétés et autres entités juridiques comme les trusts.

    L'Association suisse des banquiers a déclaré que « Les banques Suisses sont prêtes à adopter l'échange automatique d'informations avec d'autres centres financiers, à condition que les informations échangées soient utilisées uniquement à des fins fiscales ».

    Selon Ren Jianming, professeur de recherche en gouvernance propre à l'Université Beihang de Beijing, les banques étrangères sont les endroits les plus appréciés des responsables chinois corrompus pour y déposer leurs gains mal acquis, en raison de la protection de la vie privée du client.

    Le changement de politique des autorités suisses contribuera aux efforts internationaux de coopération contre la corruption, a-t-il ajouté.

    L'ancien Président philippin Ferdinand Marcos posséda des milliards de Dollars bien cachés sur des comptes bancaires suisses, et l'ancien dirigeant de Taiwan emprisonné Chen Shui-bian a également détenu des dépôts dans des banques suisses, a dit M. Ren.

    M. Shen a déclaré, « Je crois que l'amélioration de la transparence est une tendance mondiale ».

    De plus en plus de gouvernements collaborent dans la lutte contre la corruption et l'évasion fiscale, ce qui fait que le coût de la justice va commencer à baisser, même si cela peut encore prendre du temps pour que le nouvel accord puisse pleinement prendre effet, a-t-il ajouté.

  • Jetons un coup d'œil sur les dix banques les plus riches du monde

    Le site Web incomefile.com a publié la dernière liste des dix banques les plus sûres, les meilleures et les plus riches du monde. Cette liste a été établie d'après le classement des banques, leurs actifs et les évaluations des clients. Dans cette liste, la banque ICBC est classée comme la première banque du monde pour ce qui est du capital.

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    No 1 ICBC

    La société Industrial and Commercial Bank of China Ltd, la plus grosse banque commerciale du monde pour ce qui est des actifs, a affiché un bénéfice net de 263 milliards de yuans (42,3 milliards $) en 2013, en hausse de 10,2 % par rapport à l'année précédente.

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    No 2 JPMorgan Chase

    La JPMorgan Chase & Co est un holding multinational américain de services bancaires et financiers. C'est la plus grande banque des États-Unis, avec un actif total de 2,509 billions $.

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    No 3 Bank of America

    La Bank of America Corporation est une multinationale américaine de services bancaires et financiers basée à Charlotte, en Caroline du Nord. Il s'agit du deuxième plus gros holding bancaire des États-Unis pour ce qui est des actifs.

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    No 4 HSBC Holdings

    La HSBC Holdings plc est une multinationale britannique de services bancaires et financiers dont le siège est à Londres, au Royaume-Uni. Elle est la plus grande banque d'Europe.

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    No 5 China Construction Bank

    La China Construction Bank, deuxième prêteur en importance de Chine, a déclaré que ses bénéfices nets avaient atteint 215,12 milliards de yuans (34,98 milliards $) en 2013 , en hausse de 11,12 % par rapport à l'année précédente. À la fin de juin 2013, la capitalisation boursière de la banque avait atteint 176,7 milliards $, la classant au 5e rang des banques cotées en Bourse dans le monde.

     

    No 6 Citigroup

    Citigroup Inc ou Citi est une société multinationale américaine de services financiers dont le siège social est à Manhattan, New York.

    No 7 Mitsubishi UFJ Financial Group

    Mitsubishi UFJ Financial Group Inc est un holding japonais de services bancaires et financiers basé à Chiyoda, Tokyo, au Japon. En mars 2013, il avait des actifs de l'ordre de 2,5 billions $, et il est l'une des principales sociétés du groupe Mitsubishi.

    No 8 Wells Fargo

    Wells Fargo & Company est un holding multinational américain de services bancaires et financiers ayant des opérations partout dans le monde. Wells Fargo est la quatrième plus grande banque des États-Unis pour ce qui est des avoirs et la plus grande banque en matière de capitalisation boursière.

    No 9 Bank of China

    La Bank of China a été officiellement fondée en février 1912, suite à l'approbation de Sun Yat-sen. Quatrième plus gros prêteur du pays pour ce qui est de la capitalisation boursière, Bank of China Ltd a rapporté une hausse de 12,35 % de ses bénéfices, les situant à 163,7 milliards de yuans (26,4 milliards $) en 2013.

    No 10 Agricultural Bank of China

    La Banque coopérative agricole, fondée en 1951, est le prédécesseur de cette banque. Banque d'État, elle est le plus gros prêteur de la Chine rurale pour ce qui est du capital, et elle a déclaré que son bénéfice net avait augmenté de 14,5 % en 2013. La banque a rapporté un bénéfice de 166,21 milliards de yuans (27,02 milliards $) pour les 12 mois se terminant le 31 décembre, alors qu'il était de 145,13 milliards de yuans en 2012.

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     En conclusion, la plus grande banque du monde maintenant est chinoise. Dans les 10 plus grandes banques du monde, 4 sont chinoises, 4 sont américaines , 1 est anglaise et 1 est japonaise.

     

  • Chine: un pas de plus vers le capitalisme , la Chine va établir cinq banques privées pilotes

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    La Chine établira cinq banques privées à titre d'essai avant d'étendre le projet à davantage de régions, a annoncé mardi Shang Fulin, le directeur de la Commission de supervision bancaire de Chine.

    Les cinq premières banques seront localisées à Tianjin, à Shanghai, dans la province du Zhejiang et dans la province du Guangdong, a indiqué Shang Fulin lors d'une conférence de presse tenue en marge de la session annuelle de l'Assemblée populaire nationale (APN, Parlement chinois).

    Dix entreprises privées, y compris les sociétés Internet Alibaba et Tencent de Shenzhen ont été choisies pour prendre part au travail de préparation pour l'établissement de ces banques, a déclaré M. Shang.

    Il a affirmé que leur éligibilité en tant qu'actionnaire ferait l'objet d'un examen plus approfondi.

    Chaque banque sera co-financée par au moins deux investisseurs privés, a-t-il ajouté.

    M. Shang n'a pas précisé le calendrier d'établissement de ces banques, mais a noté qu'elles seraient approuvées lorsque les "conditions seront réunies".

    L'établissement de banques privées en Chine s'inscrit dans un train de réformes ambitieux mis en oeuvre à l'issue d'une importante session plénière du Comité central du Parti communiste chinois qui s'est tenue en novembre dernier.

    Les banques privées seront sujettes aux mêmes réglementations et à la même supervision que les banques commerciales actuelles, a assuré le directeur.

    Cependant, les services financiers des banques privées seront orientés vers les petites et micro-entreprises, ainsi que vers les quartiers résidentiels, a ajouté M. Shang.

    Le contrôle des risques sera renforcé et le comportement des actionnaires sera réglementé, a-t-il ajouté.

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