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  • Après le blocage par la Chine de plusieurs VPN, la Chine somme les entreprises du web de « respecter les règles »

    Cet article de la presse chinoise illustre les difficultés que j'ai à  communiquer hors de Chine. Plus de Google, plus de Gmail ,plus de Twitter et plus de Facebook.

    Des clients jouent à des jeux en ligne dans un cybercafé de Fuyang, dans la province de l'Anhui. Avec ses 650 millions d'internautes, la Chine possède la plus grande population d'utilisateurs du web au monde. 

    Les sites étrangers souhaitant opérer dans le pays doivent respecter sa législation et les politiques réseau en vigueur, a déclaré mardi un haut fonctionnaire chinois.

    Le gouvernement chinois est déterminé à promouvoir le développement harmonieux du secteur de l'internet, qui est le premier mondial avec environ 650 millions d'internautes, a fait savoir Wen Ku, directeur du département des télécommunications du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information. Le pays a déjà pris plusieurs mesures pour réglementer le secteur, a-t-il ajouté.

    Les déclarations de Wen font suites à de récents rapports sur le blocage par la Chine de plusieurs VPN (réseaux privés virtuels), services permettant aux internautes d'accéder aux sites internet indisponibles dans la partie continentale de la Chine.

    Selon lui, le rapide développement d'internet oblige la Chine à élaborer de nouvelles mesures lui permettant d'assurer la cybersécurité ainsi qu'une croissance stable.

    « Face à de nouveaux problèmes, le pays a besoin de nouvelles méthodes […] le développement du secteur de l'internet doit se faire conformément aux lois chinoises », a déclaré Wen lors d'une conférence de presse organisée à Beijing.

    La semaine dernière, trois fournisseurs de VPN, à savoir Astrill, StrongVPN et Golden Frog, ont déclaré que leurs services avaient été perturbés et étaient devenus inaccessibles aux utilisateurs de la partie continentale de la Chine.

    De nombreux internautes étrangers, mais aussi certains Chinois, doivent passer par un VPN pour se connecter à des serveurs situés en dehors du pays et accéder ainsi aux sites censurés et aux outils de travail collaboratif de Google.

    Recherchés le moteur de recherche chinois Baidu, les termes « proxy VPN » donnent toujours des centaines de résultats. De nombreux fournisseurs de services VPN demandent des frais d'abonnement d'au moins 200 yuans (28,3 euros) par an. Mais d'après les experts du secteur, il est illégal pour des entreprises étrangères de fournir des services de réseaux privés virtuels en Chine.

    Fang Binxing, spécialiste de la cybersécurité, a indiqué la semaine dernière au Global Times que toute entreprise fournissant des VPN en Chine devait s'enregistrer auprès du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information.

    « A ma connaissance, aucune société étrangère ne s'est enregistrée », a déclaré Fang. Les fournisseurs de VPN non enregistrés n'étant pas protégés pas les lois chinoises, ils doivent prendre conscience de leur devoir de s'enregistrer, estime Fang.

    Pour Charlie Dai, analyste principal à Forrester Research, sachant que certains organismes utilisent des plateformes étrangères pour diffuser des informations censurées en Chine, il est parfaitement légitime que le gouvernement chinois cherche à empêcher la propagation de tels services.

     

  • Le blocage de Google par la censure en Chine, stimule le marché du VPN

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    Les internautes de la partie continentale de Chine rencontrent actuellement le blocage de Google le plus long et le plus strict jamais imposé par le pays, une restriction qui devrait durer, selon les analystes, tant que le climat de tension règnera entre la Chine et les Etats-Unis au sujet de la cybersécurité.

    Selon les statistiques de Google, le trafic sur le continent a ralenti considérablement depuis le 30 mai, a rapporté l'agence Reuters.

    L'un des fondateurs du site surveillant la censure de l'internet chinois, GreatFire.org, qui a demandé à conserver l'anonymat, a déclaré que le blocage de tous les services de Google était le premier de l'année, mais aussi le plus long jamais survenu dans l'histoire de l'internet de la partie continentale du pays.

    « Les produits Google sont essentiels pour leurs utilisateurs du secteurs des hautes technologies, particulièrement les programmeurs. De tels effets ne seront peut-être pas être immédiats, mais sur le long terme, le secteur technologique chinois prendra du retard si le blocage est permanent ».

    Bloquer l'accès à un produit destiné au milieu universitaire comme Google Scholar est nuisible au développement des secteurs scientifiques et technologiques chinois, a-t-il ajouté.

    Lundi, l'informaticien et bloggeur chinois William Long a déclaré que le blocage n'affecterait pas les parts de marché de Google, puisque la plupart de ses utilisateurs auraient recours à un réseau privé virtuel (VPN) pour accéder aux sites bloqués, et ne se tourneraient pas vers des moteurs de recherche chinois, comme Baidu. En effet, les internautes restent généralement fidèles aux sites web qu'ils ont l'habitude d'utiliser.

    Ce blocage de Google a eu un effet stimulateur sur le marché chinois du VPN. Un vendeur de VPN basé à Chongqing a indiqué avoir vu les demandes d'informations sur les VPN et le nombre de transactions augmenter la semaine dernière. Un VPN peut coûter 98 yuans (11,6 euros) par mois pour un seul utilisateur.

    En 2010, Google s'était retiré du continent chinois et avait transféré ses services chinois vers des serveurs basés à Hong Kong, après avoir refusé de se soumettre aux lois chinoises imposant une censure des termes de recherche.

    Mais les utilisateurs de la partie continentale de la Chine ne peuvent pas non plus accéder à Google.com.hk.

    « Le blocage ne sera peut-être pas permanent et pourrait s'assouplir avec l'amélioration des relations sino-américaines », a déclaré Long.

    « Nous avons procédé à un contrôle approfondi et tout fonctionne normalement de notre côté », a fait savoir un porte-parole de Google.

    A l'heure actuelle, les sites locaux représentent 97 % du trafic internet du continent chinois, contre 3 % pour les sites étrangers. Google demeure le site non-chinois le plus visité, d'après GreatFire.org, a rapporté le Los Angeles Times.

    « C'est plus un problème commercial qu'un problème politique », a déclaré un spécialiste chinois de la cybersécurité, qui n'a pas souhaité révéler son identité. « En tant que société, Google doit se conformer à la gestion unifiée imposée par le gouvernement du pays dans lequel il offre ses services. Or le groupe a choisi de se retirer il y a plusieurs années, ce qui fait qu'aujourd'hui, il ne peut donc négocier ni avec les autorités ni avec les acteurs locaux lorsqu'on problème survient », a-t-il expliqué.

    Faire porter la responsabilité à ses utilisateurs, « qui sont outrés face à cette situation », est irresponsable de la part de Google, a ajouté l'expert.