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  • La boulangerie française sera made in China

    Lundi matin, Michel Galloyer recevait une délégation chinoise à Angers, en vue d'installer une boutique Le grenier à pain à Beijing. Né sur les terres mayennaises en 1948, Michel Galloyer a fait ses armes dans l'Orne et à Angers, après une formation en pâtisserie à Paris. C'est lui qui a fondé la célèbre boulangerie angevine le Trianon et la chaîne le Grenier à pain.

    Aujourd'hui, Michel Galloyer est à la tête d'une trentaine de boutiques en France, majoritairement en Pays de la Loire et en Bretagne. Dans chaque boulangerie sont formés des apprentis. Mais les ambitions du boulanger-pâtissier ne se limitent pas aux frontières de l'Hexagone.

    Le savoir-faire français en boulangerie se vend comme des petits pains à l'étranger. Notamment en Russie, au Kazakhstan et aux Émirats Arabes Unis, où Michel Galloyer a déjà ouvert des boutiques utilisant sa licence. Il est même présent en Chine, à Chongqing, avec trois établissements. Cette fois, il compte investir directement dans une boutique, à Beijing. Une première pour l'entrepreneur, qui compte aussi y installer une école, qui ouvrira sans doute en mai 2016.

    Actuellement, on trouve à Beijing la chaîne Paris Baguette, qui possède 160 boutiques en Chine et qui, comme son nom ne l'indique pas, est… sud-coréenne! « Nous voulons garder l'ADN de l'authentique pâtisserie française », confie le PDG de ControlExpert China, Pei Jun Cheng. Comme lui, plusieurs dirigeants d'entreprises chinois ont contacté Michel Galloyer pour introduire ce savoir-faire français dans l'empire du milieu. Car la demande est forte : les Chinois les plus aisés raffolent du mode de vie européen.

     

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    Mais pour que la boulangerie française soit « made in China », il est nécessaire de transmettre le savoir-faire sur place. La transmission, c'est justement le fer de lance de Michel Galloyer : « Sans éducation, pas de formation ; Sans formation, pas de transmission », aime-t-il dire. D'où la création d'une école à Pekin, où seront formés les apprentis des futures boutiques chinoises. Car le partenariat compte bien s'étendre aux géantes chinoises que sont Shanghai et Shenzhen, mais aussi Hong-Kong et Macao. « Je ne suis pas inquiet », glisse l'artisan français, serein. Tous les ingrédients semblent être réunis pour faire lever la pâte.