bébé

  • Comment la Chinoise vit sa grossesse au pays de l'enfant roi

     Hu Yue utilise chez elle un doppler fœtal pour écouter battre le cœur de son bébé.

     

    Donner la vie est pour chaque femme une expérience unique, qui répond tout de même à des codes sociaux établis au fil des âges. Décryptage de la maternité en Chine :

    La presse occidentale a parlé à loisir de ces cohortes de femmes chinoises partant accoucher aux États-Unis dans l'espoir que leur progéniture acquière la citoyenneté américaine. Ces « touristes de l'accouchement », principalement des nouveaux riches, auraient été au nombre de 20 000 l'an dernier. Un chiffre impressionnant, mais toujours est-il très faible en comparaison des 16 millions de nouvelles mères chaque année sur le territoire chinois. C'est elles auxquelles je souhaite m'intéresser aujourd'hui.

     Hu Yue, 31 ans, voyant qu'elle était en retard dans son cycle menstruel, a réalisé un test de grossesse. Positif. Une prise de sang plus tard, elle était fixée : elle était bien enceinte de 6 semaines. Une bonne surprise, se souvient-elle : « Mon mari et moi, nous envisagions d'avoir enfant, mais peut-être un peu plus tard. »

     

    Après avoir annoncé la bonne nouvelle à ses proches, Hu Yue a pu l'annoncer à son entreprise. Elle a réussi à négocier des congés d'un an pour se préparer à l'heureux événement. Elle n'a pas pu percevoir l'intégralité de son salaire sur toute cette période, mais au moins, elle a pu se reposer à la maison, chouchoutée par son mari. « C'est vraiment fatigant la grossesse », lâche-t-elle. Oui, certainement. Encore plus quand on sait qu'elle attendait en fait des jumeaux. Elle ajoute : « Je souhaitais avoir des enfants, deux de préférence, mais apprendre qu'ils allaient arriver au même moment fut une grande surprise ! J'étais néanmoins très entourée par ma famille. Mon mari, en tant que photographe, est régulièrement envoyé en mission aux quatre coins du pays d'ordinaire. Mais durant ma grossesse, il a eu l'opportunité de rester à Beijing auprès de moi. »

    D'ailleurs, bien que la Chine soit un pays réputé travailleur, les femmes chinoises ont le droit à un long congé maternité de 98 jours (soit 24 semaines), contre 16 semaines en France. 15 jours supplémentaires peuvent être accordés dans le cas d'un accouchement difficile ou d'une grossesse multiple. En plus de ces « vacances », beaucoup d'entreprises accordent plus de temps libre à ces femmes en passe de fonder une famille : elles les autorisent par exemple à venir plus tard pour éviter les heures d'affluence dans le métro ou le bus, à partir plus tôt le soir pour aller réaliser des contrôles prénataux, et par la suite, à prendre quelques minutes sur leur temps de travail pour allaiter. À noter que l'allaitement exclusif pendant les premiers mois du nourrisson, recommandé par l'OMS, est une pratique particulièrement observée en Chine (à hauteur de 70 % pour les 4 premiers mois suivant des données de l'UNICEF).

    Dès les années 50, Mao Zedong avait formulé la phrase désormais culte « Les femmes portent la moitié du ciel », soulignant l'importance accordée à la gent féminine.

    Du fait de la politique de planification familiale instaurée à la fin des années 70, l'enfant a pris une place considérable dans la société. Et par analogie, les futures mamans sont particulièrement révérées. Elles sont donc généralement très fières de leur statut et n'hésitent pas à le mettre en avant. Avant de se sentir « grosses », elles se sentent épanouies. D'ailleurs, dans la ville de Haikou sur l'île de Hainan, est régulièrement organisé un concours de beauté réservé aux femmes enceintes, dont le ventre devient un support pour œuvre d'art.

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    Hu Yue a choisi une chambre privée. Elle calcule qu'au total, elle a dépensé seulement 5 000 yuans, son assurance maladie ayant pris en charge 1 400 yuans. Elle raconte : « J'ai accouché à l'hôpital Renmin, un établissement public assez réputé, non loin de chez moi. J'allais faire des tests tous les mois, puis deux fois par mois à la fin de ma grossesse. Comme les patients se bousculaient aux portes de l'hôpital, c'est mon mari qui allait faire la queue dans l'établissement dès 6 h du matin, pour prendre un ticket. Ç'aurait été trop fatigant pour moi sinon ! Mais hormis ce désagrément, j'ai été bien suivie tout du long, toujours par le même médecin, Mme Wei. Nous l'avions choisie pour son excellente réputation. Le dernier mois de ma grossesse, elle m'appelait de temps à autre pour s'assurer que tout se passait bien. »

    De retour à la maison après les examens à l'hôpital, parents et proches s'assurent que la maternité, cette expérience « unique » de neuf mois, se déroule dans les meilleures conditions possibles, conseillant aux femmes enceintes une alimentation adaptée et un maximum de repos.

    De génération en génération, les traditions gardent un fort ancrage. Elles sont parfois plus superstitieuses que réalistes. Par exemple, certains préconisent d'éviter tout aliment de couleur foncée par peur que le bébé naissent avec la peau foncée.

    En outre, les aliments froids, ou qui induisent le froid, sont à proscrire : les glaces, les boissons fraîches, les fruits de mer, certains fruits comme les pastèques, les papayes... Selon la médecine chinoise, le corps doit maintenir un équilibre entre le « froid » et le « chaud » (le yin et le yang). Et la nature féminine étant associée au « froid », on conseille généralement aux filles de se tourner vers le « chaud ». Mais il faut relativiser : tout le monde ne suit pas ces règles à la lettre. Hu Yue témoigne : « Je ne mangeais rien de cru, mais à part cela, je ne me souviens pas d'avoir changé mon alimentation. En revanche, je mangeais énormément ! Et j'ai pris 25 kg ! »

     

    Au-delà de l'alimentation, les femmes chinoises, lorsqu'elles sont enceintes, prennent garde à tous les éléments extérieurs potentiellement nocifs : produits cosmétiques contenant des perturbateurs endocriniens ; ondes diffusées par les ordinateurs et portables... La santé du bébé est primordiale, au point que certaines portent des tabliers anti-radiations pour protéger le fœtus.

    Le 13 février 2013, l'heureux événement est arrivé : Hu Yue a mis au monde ses deux bébés. Elle aurait souhaité accoucher par voie naturelle, mais les jumeaux étant dans une position délicate, la césarienne a été de mise. Cette opération est très fréquente en Chine. Dans une enquête menée auprès d'hôpitaux asiatiques en 2007-2008, l'OMS avait révélé que 46 % des accouchements en Chine se faisaient par césarienne, un taux record sur le continent (l'OMS recommande un taux n'excédant pas 15 %). Diverses raisons viennent l'expliquer : beaucoup de Chinoises craignent la douleur de l'accouchement et pensent en plus, à tort, qu'il y a moins de risques pour l'enfant. De l'autre côté, les médecins encouragent la pratique, puisqu'elle prend moins de temps et est plus rémunératrice. À cela s'ajoute la superstition de certaines qui souhaitent que le bébé naisse à une date propice.

    Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, Hu Yue et son mari espéraient avoir une fille, selon eux « plus calme ». Mais le couple a finalement eu deux petits pour le prix d'un accouchement : un garçon et une fille. En Chine, il est formellement interdit aux médecins de révéler le sexe du bébé pendant la grossesse, au risque de perdre le droit d'exercer, car traditionnellement, les enfants de sexe masculin sont préférés, en particulier dans les campagnes.

     C'est la tradition post-partum obligatoire en Chine, appelée yuezi (« être en couches »). Pendant 40 jours, la nouvelle mère doit rester allongée, ne pas être en contact avec l'eau et toute autre source de « froid » (boissons froides, ventilateurs ou fenêtre ouverte…)

    Cette tradition remonte à l'époque où l'accouchement, par voie naturelle, était une rude épreuve pour la mère et où l'eau était potentiellement porteuse de maladies. Puis la coutume s'est perpétuée.

     

    Chez Hu Yue et son mari, ce sont les deux grands-mères, plus une femme de ménage, qui jouent les nounous.

     

  • Miracle en Chine !!! Un bébé abandonné nu survit au typhon Kalmaegi

    0019b91ec9811584b55205.jpgUn nouveau-né abandonné a été retrouvé nu et vivant à Dongguan (ville su sud de la Chine à côté de Shenzhen) sur les rives souillées d'une rivière par les pluies torrentielles et les vents très forts causés par le typhon Kalmaegi, a rapporté le Southern Metropolis Daily mercredi.

    Le bébé, nu, contusionné et la bouche pleine de sable, a été retrouvé par une femme vers 6 h, mardi, et a été envoyé à l'hôpital. Le bébé a survécu après un traitement d'urgence et est maintenant dans un état stable.

    « Le petit est très fort », a déclaré un porte-parole de la station de police locale. Parce qu'il est né la veille du typhon Kalmaegi , nous l'avons nommé Haiou ["mouette" en chinois]. »

    Cette affaire fait l'objet d'une enquête par la police.

    Cette merveilleuse histoire , véritable miracle , n'est pas sans nous rappeler Moïse le premier prophète du judaïsme.

    Voici au moins une bonne nouvelle tournant autour du typhon qui a fait beaucoup de ravages dans le sud de la Chine , et coutant la vie à au moins 3 personnes.

     

  • Bébé miracle : il a été expulsé du corps de la mère suite à un accident de moto

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    Le vrai n'est pas toujours vraisemblable , nous enseignait Boileau dans son "Art poétique".

    En voici encore une preuve.

    Dans une histoire incroyable qui a mobilisé les médias chinois pendant plus d'une semaine, un petit garçon est né lors d'un accident de la route qui a tué ses parents dans l'Est de la Chine.

    Cet incident hors du commun a suscité une vague de sentiments mitigés en ligne, avec des internautes exprimant leur effroi face à cette issue miraculeuse, et d'autres se lamentant face à une terrible tragédie et au sort de l'enfant.

    Les événements qui sont intervenus sont incroyables. L'enfant –qui n'a toujours pas de nom- a été expulsé du ventre de sa mère, alors que son mari et elle, qui roulaient sur une moto, sont entrés en collision avec un camion roulant a pleine vitesse à Xiamen, dans la Province du Fujian.

    L'enfant, qui a apparemment été éjecté du carnage, a été retrouvé à plusieurs mètres et en sang.

    Des témoins se sont précipités pour voir ce qu'était devenu l'enfant et se disaient qu'il était sans doute mort, quand ils l'ont vu bouger et pleurer dans un cri qui a plongé les spectateurs dans la stupéfaction.

    Le bébé a été transporté à l'hôpital de Haicang et est toujours sous traitement pour des contusions.

    Le couple décédé, du nom de Zhao, était âgé d'une quarantaine d'années. L'accident a rendu les deux autres enfants du couple, un garçon et une fille, orphelins.

    Les experts ont dit qu'il est extrêmement rare qu'un nourrisson de survive à ce genre d'épreuve quand il est expulsé hors du corps de sa mère à cause d'un accident traumatique.

    De nombreux internautes ont envoyé leurs vœux en ligne. Certains commentateurs ont déclaré que leurs pensées vont vers la famille, tandis que d'autres ont dit qu'ils ont été touchés par la force qu'une mère peut avoir dans une situation aussi catastrophique.

    Une collecte de fonds

    Une manifestation de charité organisée dans le District de Haicang, dans la Province du Fujian, a collecté 12 420 Yuans (1 900 Dollars US) en faveur du bébé.

    Une entreprise a offert 1 000 parapluies pour une vente de charité et tous les fonds recueillis par la vente seront utilisés pour aider le bébé.

    Plus de 300 personnes ont acheté des parapluies ou ont choisi de donner de l'argent lors de cette manifestation.
     

  • Guangzhou débordée , ferme ses refuges pilotes pour bébés abandonnés , ayant reçu 262 bébés en moins de 2 mois

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    Selon le Bureau municipal des affaires civiles de Guangzhou, du fait que les capacités de réception des bébés abandonnés ont atteint leur limite, la ville de Guangzhou a suspendu le fonctionnement des « refuges pour bébé » expérimentaux, qui ne reprendra qu'à nouvel ordre. C'est le premier des plus de 30 « refuges pour bébé » ouverts à titre d'essai dont le fonctionnement est suspendu.

    Selon Xu Jiu, Directeur du foyer social de Guangzhou, la ville de Guangzhou a ouvert les « refuges pour bébé » pilotes à titre expérimental depuis le 28 janvier de cette année, et à la date du 16 mars matin ils avaient reçu un total de 262 bébés abandonnés. Après examen préliminaire, il s'est avéré que les enfants abandonnés qui ont été accueillis souffraient tous de maladies à divers degrés, dont les trois premières par ordre d'importance sont la paralysie cérébrale (110 cas), la trisomie 21 (39 cas), et les maladies cardiaques congénitales (32 cas). Actuellement, le taux de survie des bébés abandonnés est de 91%, permettant aux « refuges pour bébés » d'atteindre leurs objectifs originaux, à savoir « la protection du droit à la vie des enfants abandonnés » et « la vie des enfants d'abord ».

    Depuis l'ouverture expérimentale de ces « refuges pour bébés », le nombre d'enfants abandonnés accueillis par le foyer social de Guangzhou a fortement augmenté, ce qui a fait que son seuil de tolérance a été rapidement atteint, et que les installations de quarantaine existantes n'ont plus été en mesure de répondre aux besoins. Le Bureau des affaires civiles de Guangzhou n'a donc pas eu d'autre choix que de déclarer une suspension ; la prochaine étape consistera à ce que les divers services opérationnels s'efforcent de mettre en œuvre des mesures axées sur l'aide aux enfants ayant des difficultés d'enregistrement.

  • Les octuplés du couple de riches chinois vont faire l'objet d'une enquête

     

    Le couple de Chinois riches qui a eu huit enfants avec l'aide de deux mères porteuses a été contraint de déménager de sa villa après l'indignation du public, et il pourrait aussi être frappé d'une forte amende pour avoir violé la loi sur le planning familial, stricte, qui n'autorise qu'un seul enfant.

    Le couple, qui habite dans la bouillonnate métropole du Sud, Guangzhou, a eu ces huit enfants l'année dernière, mais en fait cette histoire n'été connue sur une grande échelle qu'après la découverte par les médias d'une photo des huit bébés –quatre garçons et quatre filles- prises par un studio de photographie.

    Le couple avait recouru à la fécondation in vitro après avoir essayé pendant des années d'avoir des enfants et a dépensé près d'un million de Yuans (157 800 Dollars US) dans cette procédure, a rapporté CCTV cette semaine.

    La mère a donné naissance à des triplés par elle-même, et les cinq autres sont nés de deux mères porteuses, bien que le couple n'ait à la base pas eu l'intention d'avoir autant d'enfants.

    Après la naissance des bébés en septembre et octobre de l'année dernière, le couple a engagé onze personnes, dont huit nourrices et un professeur pour prendre soin d'eux, d'après la télévision qui a rapporté les dires de voisins.

    Le Gouvernement provincial a mis sur pied une équipe pour enquêter sur l'affaire, ont ajouté les médias.

    « Pourquoi ont-ils engagé tant de personnes pour avoir des bébés pour eux ? Ils pensaient peut-être qu'ils avaient le droit d'avoir des enfants seulement parce qu'ils sont riches ? Ca a été leur première erreur », a dit Liao Xinbo, Directeur adjoint de la santé du Guangdong, à CCTV.

    « Deuxièmement, quel respect pour la vie ont-ils montré ? Les grossesses multiples sont extrêmement risquées ».

    Un responsable du planning familial a ajouté que le couple fait face à une forte amende pour avoir violé la politique de l'enfant unique.

    Ce sujet a suscité de vifs débats sur les micro-blogs chinois de type Twitter.

    « Je ne comprends pas pourquoi ce genre de personnes qui violent les lois peuvent encore vivre tranquillement. Parce qu'ils sont riches, ils peuvent avoir autant de bébés qu'ils le souhaitent ? Laissez faire ça et c'est le chaos », a ainsi écrit « Lingning » sur le Weibo de Sina.

    « Cette histoire montre bien que le fossé de la richesse s'aggrave en Chine. Les riches, avec l'argent qu'ils ont, détruisent l'égalité sociale », a ajouté « A Late 2011 ».

    Certains, cependant, ont exprimé de la compréhension, voire de l'envie.

    « Quand je serai suffisamment riche, j'aurai deux ou trois bébés », écrit ainsi « Sha Guola ».

    Rappelons que la Chine a adopté sa politique de l'enfant unique en 1979. Elle a toutefois quelque peu assoupli les règles ces dernières années, et certains couples sont désormais autorisés à avoir un second enfant.