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  • Aucun pays n'a le droit d'intervenir dans les affaires internes de la Chine

    Liu Weimin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré vendredi qu'aucun pays n'a le droit d'intervenir dans les affaires internes et la souveraineté judiciaire de la Chine.

    Le porte-parole s'est ainsi exprimé lors d'une conférence de presse en réponse à un communiqué de l'Union européenne (UE) concernant un cas judiciaire en Chine.

     

    M. Liu a espéré également que la partie européenne procédera selon l'intérêt général des relations sino-européennes et contribuera davantage à promouvoir la confiance mutuelle et la coopération.

    D'après des rapports, le Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton a appelé le gouvernement chinois à libérer l'ancien avocat Gao Zhisheng et à rendre publique sa situation.

    La Chine a publié des informations concernant le cas de M. Gao, un ancien avocat condamné pour avoir tenté de renverser l'Etat. Il a été renvoyé en prison.

     

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    La très contreversée Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton!!!

    Gao Zhisheng, un homme de 47 ans, a été condamné le 22 décembre 2006 à trois ans de prison et cinq ans de mise à l'épreuve, avec privation de ses droits politiques pendant un an.

    Un communiqué du premier Tribunal populaire de seconde instance de Beijing a indiqué qu'il avait gravement violé à plusieurs reprises les règles de sa libération conditionnelle, ce qui a amené le tribunal à révoquer cette dernière.

    M. Gao, qui possède un permis de résidence dans la ville d'Urumqi, dans le Xinjiang, fut avocat à Beijing avant sa condamnation.

    Gao Zhisheng avocat de l'immonde secte falun gong et de nombreux comploteurs à la solde d'Etats étrangers

     

    Il devrait purger sa peine de prison durant les trois prochaines années, ajoute le communiqué.

     

     

  • JACQUES ROGGE AVAIT RAISON QUAND IL ANNONCAIT PLUS DE DEMOCRATIE EN CHINE.

    Plus de droits et de protection pour les détenus

    Les détenus en attente de leur procès ne seront plus obligés de travailler dans les maisons d'arrêt chinoises, une percée saluée par les avocats comme un progrès dans la protection des droits légitimes des détenus.

    Ce changement a été exposé brièvement dans un projet de loi publié en ligne le 9 novembre sur le site Internet du gouvernement chinois (gov.cn).

    L'opinion du public sur cette idée sera recueillie jusqu'à la fin de ce mois.

    Ce texte, comportant sept articles et 39 dispositions a été rédigé par le Ministère de la Sécurité publique et publié par le Bureau des affaires législatives du Conseil des Affaires d'Etat, gouvernement du pays.

    Le texte dispose que les maisons d'arrêt, où des personnes présumées innocentes sont détenues en attente de leur procès, doivent sauvegarder les droits et intérêts légitimes des détenus.

    Les changements prévus ont pour but de mieux régler la gestion des maisons d'arrêt en général, qui depuis longtemps sont accusées d'ignorer les droits légaux des détenus.

    Toujours d'après ce texte, les codétenus n'auront plus à contrôler les autres détenus.

    Les règles actuelles régissant les maisons d'arrêt étaient entrées en vigueur en 1990. Elles ne disent pas explicitement que les détenus ne doivent pas être forcés à travailler.

    Par ailleurs, les budgets accordés par le gouvernement doivent couvrir le coût total d'hébergement des détenus et comprendre certaines choses comme le coût de la nourriture. Les maisons d'arrêt et les membres de la police qui y travaillent ne sont plus autorisés à facturer de frais aux détenus.

    Les maisons d'arrêt chinoises, qui dépendent des autorités de police locales, avaient fait l'objet de critiques ces derniers mois suite à plusieurs décès qui avaient été fortement médiatisés. Le projet de loi est regardé comme une tentative d'amélioration de leur gestion.

    Ces centres de détention avaient fait les gros titres au mois de février dernier après que Li Qiaoming, un détenu âgé de 24 ans, ait été battu à mort dans la Province du Yunnan. Les autorités locales avaient tout d'abord nié toute action criminelle, soutenant que sa mort faisait suite à un accident survenu durant un jeu de cache-cache. Ce n'est qu'après des protestations de la population et l'intervention du Procureur suprême populaire que la vérité fut révélée.

    D'après les nouvelles règles, les procureurs doivent contrôler la raison de la mort de cause non naturelle d'un détenu. Et si les membres de la famille ne s'estiment pas satisfaits, un procureur de niveau supérieur devra mener des investigations.

    Les policiers travaillant dans des centres de détention pourront maintenant être punis s'ils se rendent coupables de mauvais traitements ou insultes à un détenu, s'ils se sont appropriés un de ses biens personnels ou s'ils acceptent un pot-de-vin de sa part ou de celle de sa famille.

    Un projet d'amendement à la Loi de compensation de l'Etat, soumis au Comité Permanent du Congrès National Populaire le mois dernier dispose que les centres de détention ou les prisons seront soumis à indemnisation si les gardiens battent les détenus ou laissent certains codétenus en battre d'autres.

    Liu Zhongcheng, avocat à Beijing, dit que la mauvaise gestion des maisons d'arrêt et l'irrespect envers les détenus sont cause de problèmes pouvant mener à des blessures, voire la mort. Pour M. Liu, la nouvelle loi est un pas dans la bonne direction.

    "Pour autant que je le sache, nombre de détenus travaillent gratuitement, et ce n'est pas normal", a déclaré M. Liu. "Les maisons d'arrêt sont supposées être des terrains neutres, où les suspects n'ont pas encore été déclarés coupables, et où, en plus de leur liberté personnelle, tous leurs autres droits devraient être protégés".

    Le projet dispose aussi que toutes les institutions, tels les tribunaux ou les services de sécurité publique, qui décident de placer quelqu'un en détention doivent en informer sa famille dans les douze heures.

    Et si l'on ne peut joindre sa famille, la décision de mise en détention de cette personne doit être notifiée à son avocat, dit le texte.