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  • La Chine a testé son avion supersonique qui est le plus rapide au monde

    Selon un expert, le nouvel avion supersonique chinois est plus rapide que les autres avions de cette classe y compris l'avion stratégique américain SR-71 Blackbird.

     

    La Chine a testé pour la première fois son avion supersonique, le plus rapide au monde, selon le groupe public chinois AVIC (Aviation Industry Corporation of China).

     

    "C'était le premier vol d'essai de notre avion supersonique. Ce fut un succès", a déclaré un expert militaire chinois Liu Xiaodong à la chaîne de télévision par satellite de la province de Hubei.

    "Les Etats-Unis travaillent depuis longtemps sur un avion supersonique de nouvelle génération capable d'attendre une vitesse de Mach 5, soit cinq fois la vitesse du son. Mais ces projets américains restent sur le papier. Cette fois, la Chine a dépassé toutes les attentes des observateurs", a ajouté Lu Xiaodong.

     

    Selon l'expert, le pays qui souhaite créer un avion supersonique doit se doter d'abord d’un statoréacteur à combustion supersonique, qui n'a jusqu'ici été créé nulle part au monde, ainsi que de matériaux légers et solides capables de résister à des températures élevées.

     

    L'expert chinois a rappelé que les avions supersoniques sont capables de percer les systèmes de défense antiaériens modernes qui n'ont pas le temps de réagir à leur approche. D'après Liu Xiaodong, ces aéronefs pourraient notamment effectuer des missions de reconnaissance.

    En août dernier, les médias ont rapporté que le groupe Airbus avait déposé un brevet pour un avion supersonique aux Etats-Unis. D'après les spécialistes d'Airbus, l'appareil, qui vole à une vitesse de Mach 4,5 pourrait relier Paris à San Francisco ou Tokyo à Los Angeles en trois heures.



    source: http://fr.sputniknews.com/defense/20150922/1018322157/chine-avion-hypersonique-essai.html#ixzz3mY9tC1ar

     



     

  • La Chine achète des pépites de l’aéronautique française

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    Après avoir racheté deux constructeurs américains, les Chinois s'intéressent de très près à de petits avionneurs français en difficulté financière.

    Plus de 400.000 salariés, 37 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 200 filiales (avionneurs, hélicoptéristes, motoristes…). AVIC (Aviation Industry Cooperation of China), l’aéronautique chinoise, a de quoi donner des sueurs froides aux champions occidentaux.

    Mais la puissance de feu de ce monstre étatique, qui développe via Comac le moyen-courrier C919, l’avion régional ARJ-21 ou les hélicoptères d’attaque Z-10 et Z-19, n’est pas le seul aiguillon de la conquête chinoise du secteur. Pékin utilise aussi une arme bien plus discrète, et pas forcément moins efficace : le rachat de sociétés occidentales.

     

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    La liste des acquisitions récentes est éloquente: AVIC s’est offert en mars 2011 le spécialiste américain des petits avions d’affaires Cirrus. Le groupe CQHIC a racheté en janvier le fabricant d’hélicoptères américain Enstrom, basé dans le Michigan. Le groupe Superior Aviation Beijing a échoué d’un cheveu à racheter Hawker Beechcraft, mythique constructeur américain en faillite, en octobre 2012.

    AVIC a aussi longtemps tourné autour du sous-traitant français Latécoère, spécialiste des aérostructures, du câblage et de l’ingénierie aéronautique (643,6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012), qui travaille pour Airbus, Boeing, Bombardier, Embraer et Dassault, avant de renoncer.

    L'entreprise publique AVIC est le fer de lance de Pékin dans sa politique d'acquisition de PME occidentales, mais elle est loin d'être la seule. (Ng Han Guan/AP/SIPA)

    Pékin a pourtant bien entamé ses emplettes en France: le groupe minier Leshan Heima a racheté début février l’avionneur savoyard Lisa Airplanes, concepteur de l’Akoya, un hydravion biplace capable de se poser sur terre, neige et eau. La PME était en redressement judiciaire, comme la société lorraine Sky Aircraft, qui développe le projet d’avion tout terrain Skylander.

    Ce constructeur français est lui aussi dans le viseur d’une société chinoise.Hong Kong Technology Group Corporation s’est engagée à investir 80 millions d’euros dans le programme, via le géant AVIC. Le tribunal de commerce de Briey (Meuthe-et-Moselle) doit prendre une décision le 4 mars prochain.

    Pourquoi cette boulimie d’acquisitions? Petites structures, ces sociétés d’ingénieurs n’en sont pas moins des actifs précieux pour des acteurs chinois qui peinent à avancer leurs développements aéronautiques, comme le prouve l’exemple de l’ARJ-21, un programme cauchemardesque.