antiquites

  • La réappropriation d'antiquités: un dilemme pour la Chine

    La recherche des trésors des pans de mur des Tang a connu de nombreux échecs. Leur récente découverte est l'exception qui confirme la règle. Elle symbolise également le dilemme de la Chine à rapporter ses trésors de l'étranger.

    Environ 1,6 million antiquités chinoises sont éparpillées dans 200 musées sur 47 pays, la plupart ayant été pillées, volées ou acheminées clandestinement hors de Chine, lors d'invasions coloniales ou autres guerres civiles.

    En octobre 2008, la maison de vente aux enchères, Christie's, a annoncé que la sculpture en bronze de deux animaux, pillée comme il se doit dans un jardin royal il y a un siècle, allait être mise aux enchères. La nouvelle a suscité de vives réactions chez le peuple chinois.

     


    Malgré les efforts de la Chine d'annuler la vente, les deux sculptures ont été finalement vendues 14 million d'euros.

    Les autorités chinoises dépendent maintenant des voies légales et diplomatiques pour récupérer les reliques culturelles.

    La procédure se baserait sur 4 conventions internationales que la Chine a signées. Mais les experts notent que les conventions ne peuvent être appliquées rétroactivement. Il est donc difficile de passer par la légalité.


    Wang Yunxia, professeur

    Université du Peuple de Chine

    "Cela veut dire donc que les conventions ne s'appliquent que sur les objets culturels volés ou illégalement échangés après que les conventions ont pris effet. De plus, la convention ne marche qu'entre deux pays membres."

    Le retour réussi de pans de mur chinois montre que le canal diplomatique peut, en fait, être le plus efficace. Un accord entre les gouvernements chinois et étrangers pourrait régler ce problème. Un moyen simple, mais efficace.

  • DES ANTIQUITES CHINOISES PILLEES , AUX 4 COINS DU MONDE.

    F200902261647305219166252[1]

    La reproduction d'une peinture de Gu Kaizhi appartenant au British Museum

    Des antiquités chinoises éparpillées à l'étranger

    Des années 1840 jusqu'à l'établissement de la République populaire de Chine, un grand nombre de précieuses antiquités ont été pillées par des envahisseurs. À l'heure actuelle, l'Europe et le Japon sont les deux premiers possesseurs d'objets anciens chinois.

    La Grande-Bretagne

    En raison de son abondante collection, la Grande-Bretagne est le pays européen à posséder le plus grand nombre d'antiquités chinoises. Le British Museum abrite plus de 23 000 objets d'art chinois, couvrant presque toutes les formes artistiques telles que la peinture, la calligraphie, la sculpture ou bien encore la poterie. La reproduction d'une peinture de Gu Kaizhi, prestigieux peintre de la dynastie des Jin de l'Est, et des peintures traditonnelles chinoises sur soie de Dunhuang en sont les plus célèbres. En plus du British Museum, de nombreuses œuvres d'art chinoises sont exposées au British Liberary, au Fitzwilliam Museum de Cambridge ainsi qu'au musée de Scotland.

    F200902261647275993038931[1]
    Une peinture datant de la dynastie des Qing appartenant à la Bibliothèque nationale de France

    La France

    La France est le deuxième pays d'Europe à posséder le plus grand nombre d'antiquités chinoises. Le musée du Louvre possède plus de 30 000 oeuvres d'art chinoises. Il est surtout connu pour ses collections de faïences datant de la société primitive et de bronzes fabriqués sous la dynastie de Shang. La Bibliothèque nationale de France, quant à elle, abrite plus de 10 000 objets anciens en provenance des grottes de Dunhuang.

    Les États-Unis

    La collection des antiquités chinoises des grands musées américains tels que le Museum of Fine Arts de Boston, le Metropolitan Museum of Art de New York et le Library of Congress, est riche et variée. Le Museum of Fine Arts de Boston a consacré dix salles à l'exposition des antiquités chinoises. Le chef-d'œuvre « Les portraits des empereurs des dynasties passées » de Yan Liben, célèbre peintre de la dynastie des Tang, y est exposé. Le Library of Congress est le seul à posséder plus de 4 000 annales anciennes des provinces et des régions chinoises.

    F200902261647223184820880[1]Une statue en jade représentant la tête de cheval appartenant au musée d'art de l'Université Harvard

    F200902261647123244326318[1]
    Un bol datant de la dynastie des Song du Sud appartenant au musée national de Tokyo

    Le Japon

    Le nombre des antiquités chinoises exposées dans les musées japonais s'élève à plusieurs centaines de milliers. Le musée national de Tokyo dispose de plus de 10 000 objets anciens chinois, y compris un grand nombre de porcelaines vernissées tricolores datant de la dynastie des Tang.