angela merkel

  • La Chine a passé une commande géante à l'avionneur européen Airbus,, à l'occasion de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel

    L'avionneur Airbus a fait une affaire de plusieurs milliards en Chine. Le pays a achèté 130 avions de la compagnie, qui ensemble ont d'une valeur d'environ 17 milliards de dollars. L'accord a été signé lors d'une réunion à laquelle étaient présents le premier ministre chinois Li Keqiang et la chancelière allemande Angela Merkel. Boeing prédit plus tôt cette année que la Chine aura besoin au  cours des 20 prochaines années d’un total de 6330  nouveaux appareils, d'une valeur de 950 milliards de dollars.

    Loin de se désengager de Chine, les deux champions de l’aéronautique y accroissent même leurs capacités industrielles. Airbus, qui possède déjà un site d’assemblage d’A320 à Tianjin, près de Pékin, va ouvrir un centre de finition de long-courriers A330. Boeing, après s’y être longtemps refusé, a aussi décidé d’investir sur place, avec un nouveau site dédié aux aménagements intérieurs des 737 destinés au marché local.

    Ceci amène deux réflexions. D'abord, cela recadre les commentaires qui prédisent (et surtout espèrent) un effondrement de l'économie chinoise et surtout on peut se demander pourquoi c'est la Chancelière allemande qui décroche ce fabuleux contrat et non le catastrophique président français mais après la mésaventure des Russes quant aux frégates françaises, tantôt vendues et tantôt retirée de la vente, qui pourrait avoir confiance en la parole de l'inexistant Hollande.

    Il faut quand même rappeler que contrairement à ce que les Français aiment  faire croire , Airbus est une compagnie européenne à fort ancrage allemand et non une compagnie française.

     

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  • Pour les Chinois, Angela Merkel est un exemple à suivre

     

    En tant que leader politique chevronné et leader de la plus grande économie d'Europe, la chancelière allemande Angela Merkel sait mieux que quiconque qu'il ne faut pas froisser son hôte pendant des voyages à l'étranger.

    Mais elle a fait une exception courageuse lors de sa récente visite au Japon en tenant des propos concernant la contrition historique de son pays pour la Seconde Guerre mondiale, au moment où plusieurs pays asiatiques sont très émotifs face à la tentative du Premier ministre japonais Shinzo Abe d'édulcorer la culpabilité de son pays pour les atrocités commises en temps de guerre.

     

    Lors d'un discours prononcé cette semaine à Tokyo, Mme Merkel a déclaré que son pays s'est mérité le pardon de ses voisins européens face au rôle de l'Allemagne nazie dans la Seconde Guerre mondiale, car "en premier lieu, l'Allemagne a fait face à son passé en toute honnêteté".

    Le lendemain, lors d'une réunion avec le chef principal de l'opposition japonaise, Mme Merkel a également exhorté le Japon à gérer adéquatement la question des "femmes de réconfort", des dizaines de milliers de femmes, de Corée (sud et nord confondus)et de Chine principalement, qui furent forcées à l'esclavage sexuel pour les troupes japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Ces propos, repris par des médias du monde entier, sont un exemple parfait de la perception véridique de l'histoire par des générations de dirigeants politiques en Allemagne d'après-guerre.

    Également vaincu dans cette guerre, le Japon adopte cependant une attitude qui marque un contraste frappant avec celle de l'Allemagne quant à la reconnaissance de son rôle odieux lors de la guerre.

     

    Cela s'ajoute à l'effort déployé de façon quasi ininterrompue par les forces d'extrême-droite du Japon pour blanchir l'agression du pays pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs dirigeants japonais n'ayant pas présenté d'excuses sincères à ceux qui ont énormément souffert durant l'invasion et le règne colonial du Japon pendant la guerre, un club méprisable duquel fait partie M. Abe, le Premier ministre japonais en exercice.

    Faisant preuve d'un fervent attachement aux sentiments de droite face à la guerre, M. Abe a récemment créé la surprise autant au Japon qu'à l'étranger avec des remarques controversées concernant le rôle joué par le Japon dans la guerre.

    Dans des efforts apparents destinés à apaiser ces inquiétudes locales et étrangères, M. Abe a affirmé à différentes occasions qu'il "héritera grosso modo de la Déclaration de Murayama", mais qu'il ne se contraindra pas à en utiliser les mêmes termes exacts.

    Peu importe l'habileté de M. Abe à vanter "la paix", "le développement" et "la contribution" dans sa déclaration, ce document ne sera nul autre qu'un manifeste historiquement révisionniste, en l'absence de certains mots-clés, tels que "règne colonial" et "invasion".

    Si M. Abe souhaite vraiment que les pays voisins du Japon lui fassent confiance et l'acceptent, il devrait tenir compte de la leçon d'histoire de Mme Merkel: c'est uniquement en faisant face au passé qu'on trouve le chemin de l'avenir.

     

     

                                                         Nouvelles en Bref

     

    A l'occasion de la 20e fête de la francophonie en Chine, le 8e festival musical Mars en Folie réunit quatre groupes francophones, originaires de France, du Canada, de Suisse et de Belgique. Du 7 au 22 mars, 29 concerts gratuits seront organisés à travers 14 villes de Chine, avec des artistes toujours plus éblouissants, des styles musicaux extrêmement diversifiés.

    90 ans après sa disparition, Sun Yat-sen est toujours présent dans le cœur des Chinois.

     

    L'assouplissement des procédures de dédouanement va stimuler la vitalité du commerce

     

     

     

     

     

     

     

  • Dix-huit pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, refusent d'imposer une taxe antidumping aux importations chinoises d'équipements photovoltaïques.

    Karel De Gucht, le commissaire européen au commerce, espérait bâtir un front uni face à la Chine, mais l'Union européenne se déchire sur la question des panneaux solaires. On a appris, lundi 27 mai, après une réunion d'experts des Vingt-Sept à Bruxelles vendredi, que dix-huit pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, refusaient d'imposer une taxe antidumping aux importations chinoises d'équipements photovoltaïques.

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    Le commissaire européen souhaite imposer à 47 % en moyenne les équipements photovoltaïques soupçonnés d'être exportés à perte par les fabricants chinois vers l'Europe. Une sanction que la France, l'Italie, l'Espagne ou le Portugal approuvent, désireux de sauver ce qui peut l'être de l'industrie européenne du solaire.

    L'opposition d'une majorité de gouvernements survient alors que le premier ministre chinois, Li Keqiang, en visite à Berlin, dimanche et lundi, entend convaincre les Européens de renoncer à la proposition de M. De Gucht, afin de négocier un accord à l'amiable. En marge d'une rencontre avec Angela Merkel, il a martelé que ces mesures pourraient provoquer "non seulement des dégâts sérieux à l'industrie, aux entreprises et aux emplois en Chine, mais feraient aussi du mal aux intérêts des utilisateurs et consommateurs en Europe". A ses côtés, la chancelière allemande a promis de tout faire "pour trouver une solution par la discussion et ne pas tomber dans une sorte de confrontation" avec Pékin.

    La question oppose Paris et Berlin. "Les pays qui pratiquent le protectionnisme, la Chine en fait partie, doivent accepter la réciprocité des règles et donc le gouvernement français soutient la Commission", argue Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif. "De notre point de vue, les mesures de sanction ne sont plus nécessaires et c'est pour cela que l'Allemagne a dit "non" aujourd'hui", rétorque le ministre allemand de l'économie, Philipp Rösler. Pour l'Allemagne, dont les exportations vers la Chine sont les plus importantes d'Europe, pas question d'entraver les relations commerciales, au risque de provoquer des représailles chinoises.

    "DES PRATIQUES DÉLOYALES"

    Sous pression, M. De Gucht n'a pas exclu pas de négocier lors d'une rencontre avec Zhong Shan, le vice-ministre chinois du commerce, lundi à Bruxelles. Mais d'après lui, les Chinois "n'ont fait aucune proposition spécifique", et les discussions ne pourront pas s'engager avant une première décision, temporaire, sur les taxes antidumping qu'il appelle de ses voeux, d'ici au 5 juin. A ce stade, la Commission européenne est en mesure d'imposer, pour une période de six mois, les sanctions envisagées, à moins qu'une majorité qualifiée d'Etats – soit deux tiers des voix – ne s'y oppose. Par la suite, elle aura, quoiqu'il arrive, le plus grand mal à pérenniser la mesure pour cinq ans, comme espéré d'abord à Bruxelles. Une majorité simple d'Etats peut en effet bloquer tout mouvement en ce sens.

    L'entretien avec Zhong Shan a porté sur l'enquête menée par les services de M. De Gucht à l'encontre des équipementiers de télécommunications chinois Huawei et ZTE, eux aussi soupçonnés de concurrence déloyale.

    Toute initiative des Vingt-Sept sur l'un de ces deux sujets entraînera nécessairement une réaction chinoise, a prévenu Pékin : d'après son ambassade à Bruxelles, "de telles pratiques protectionnistes ne sont pas acceptables pour la Chine et dégraderaient fortement le climat des relations économiques et commerciales bilatérales".

    M. De Gucht n'apprécie pas le désaveu infligé par les gouvernements européens, qui affaiblit sa position face aux autorités chinoises. Devant Zhong Shan, il a mis en cause la pression que la Chine exerce sur les Etats européens, pression "qui explique, selon lui, pourquoi se positionnent comme ils le font" dans la phase actuelle de consultation des capitales. "C'est le rôle de la commission de rester indépendante, de résister à toute pression extérieure, et de voir l'image d'ensemble dans l'intérêt de l'Europe, de ses entreprises et de ses travailleurs sur la base des seuls faits", a expliqué son porte-parole, John Clancy, à l'issue des entretiens. D'après lui, il faut "protéger en urgence des compagnies européennes dont la survie est menacée par des pratiques déloyales" des producteurs chinois.

    Solar World, la société allemande à l'origine de la plainte à Bruxelles contre les pratiques de Pékin en matière d'importations de panneaux solaires, est en quasi-faillite. Mais les installateurs de panneaux solaires se sont en partie mobilisés pour défendre les matériels importés de Chine. Des sanctions "préliminaires seraient très dommageables à l'industrie photovoltaïque européenne et doivent donc être évitées à tout prix", a indiqué l'Afase, une alliance d'entreprises actives dans ce secteur. Pour les industriels partisans des mesures, réunis dans le collectif EU ProSun, "l'Europe ne peut céder au chantage".

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    La patronne en Europe, c'est elle!!!

  • "Ouvrir un nouvel horizon pour les relations entre la Chine et l'Allemagne" lettre du Premier ministre chinois Li Keqiang

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    Le Premier ministre chinois Li Keqiang a publié jeudi un article dans l'hebdomadaire allemand Die Zeit. L'article est intitulé "Ouvrir un nouvel horizon pour les relations entre la Chine et l'Allemagne".

    Ce qui suit est la version française du texte intégral de l'article:

    Je vais bientôt visiter à nouveau l'Allemagne pour renforcer la coopération entre la Chine et l'Allemagne sur tous les fronts. Les gens veulent peut-être en savoir plus sur cette visite, et je crois que l'on peut trouver des réponses à la fois dans l'évolution historique et dans la nécessité actuelle de la coopération Chine-Allemagne, ainsi que dans la réforme et l'ouverture en cours de la Chine.

    Pourquoi la Chine et l'Allemagne se rapprochent?

    La raison est simple : nos intérêts communs et nos besoins mutuels sont croissants. Au cours des dernières années, nous avons connu une croissance rapide de la coopération bilatérale dans tous les domaines, et nous considérons l'autre partie comme l'un de nos partenaires commerciaux les plus importants. Ce lien a été renforcé par notre réponse commune à la crise financière internationale. Aujourd'hui, la coopération entre nos deux pays est devenue le moteur de la coopération Chine-UE. Le commerce entre la Chine et l'Allemagne représente à peu près 30% du total des échanges de la Chine avec l'Europe. Selon les statistiques du ministère chinois du Commerce, les investissements en provenance d'Allemagne ont augmenté de 28,5% l'an dernier pour atteindre 1,45 milliard de dollars, et la Chine est devenue le troisième investisseur étranger en Allemagne en termes de nombre de projets, derrière les Etats-Unis et la Suisse. Ceci est remarquable dans un contexte économique mondiale morose.

    La coopération Chine-Allemagne a contribué à nos croissances respectives. La Chine possède un vaste marché, ce qui est notre force. Mais nous avons beaucoup appris de l'Allemagne en matière de recherche et de développement, de gouvernance et de technologies. L'Allemagne est un partenaire de la Chine sur le long terme dans sa quête de modernisation. La coopération avec la Chine a également stimulé la croissance de l'Allemagne. Le marché chinois représente 30% des ventes mondiales de Volkswagen et constitue le plus grand marché pour BMW. La Chine est également le troisième plus grand marché pour Siemens et BASF.

    Peut-on réaliser une coopération encore plus étroite?

    La réponse est oui. Bien que la coopération Chine-Allemagne ait atteint un niveau record, nous pouvons faire encore mieux. Notre commerce bilatéral, qui s'élève à plus de 160 milliards de dollars, n'est que d'environ 4% du total du commerce extérieur de la Chine, qui s'élève à 3 800 milliards de dollars. Et la part des investissements chinois en l'Allemagne est encore assez faible. Cela signifie qu'il y a un grand potentiel à exploiter dans le développement des liens commerciaux gagnant-gagnant entre nos deux pays.

    Il faut quand même noter que la Chine elle-même affiche un vaste potentiel de développement. D'ici 2020, nous allons travailler dur pour doubler la taille du PIB et le revenu par habitant de 2010. La Chine, un pays de plus de 1,3 milliard d'habitants, recherche simultanément l'industrialisation, l'application des technologies de l'information, l'urbanisation et la modernisation agricole. Chaque année, plus de 10 millions de personnes en milieu rural se déplacent vers les villes. Les choix se multiplient pour le consommateur, et l'ajustement structurel économique s'accélère. Tous ces facteurs vont libérer un énorme potentiel pour la demande intérieure.

    En particulier, la réforme en Chine apportera d'énormes bénéfices. La Chine s'est appuyée sur la réforme pour réaliser une croissance soutenue et rapide au cours des trois dernières décennies, et elle continuera à s'appuyer sur la réforme pour garantir le développement de sa croissance soutenue. La réforme en Chine est entrée dans une phase où les défis difficiles doivent être abordés. Nous allons approfondir pleinement la réforme dans des domaines clés tels que le système administratif, la politique budgétaire et fiscale, les finances et la tarification, afin de faire évoluer le modèle de croissance, améliorer la qualité de vie de la population, promouvoir l'équité sociale et révéler tout le potentiel du marché et le moteur du développement.

    L'ouverture est aussi une sorte de réforme. Faire avancer la réforme et le développement à travers l'ouverture est une expérience importante que nous avons acquise. La Chine suit une stratégie d'ouverture gagnant-gagnant. Nous soutenons vigoureusement un nouveau cycle d'ouverture pour une ouverture à la fois plus large et plus profonde. Nous allons ouvrir davantage notre commerce de services, de sorte à stimuler la croissance du secteur tertiaire. Au cours des cinq prochaines années, la Chine va importer dix mille milliards de dollars de biens et investir 500 milliards de dollars à l'étranger. Une croissance économique soutenue et la poursuite des réformes et de l'ouverture apporteront un marché encore plus prospère en Chine. Cela offrira à l'Allemagne un plus grand accès au marché asiatique et ouvrira de nouvelles perspectives de croissance aux entreprises allemandes et à la prospérité économique de l'Allemagne.

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    Que devrions-nous faire au sujet des différences entre la Chine et l'Allemagne?

    La réponse est simple : Nous devons chercher un terrain d'entente pour mettre de côté les divergences. Comme on le dit en Chine, les dix doigts sont différents en longueur. Dans ce monde coloré et diversifié, il n'est pas surprenant que les pays aient des opinions différentes. Ce qui est important est de gérer les différences correctement. En cas de différend, il ne faut pas juger les autres selon ses propres valeurs ou imposer ses opinions à autrui. Au lieu de cela, il faut se mettre à la place des autres et être accommodant. Le dialogue approfondit la compréhension et se mettre à la place de l'interlocuteur renforce la confiance mutuelle. La Chine et l'Allemagne sont ouvertes et pragmatiques. Nos peuples sont travailleurs et talentueux, et nos entreprises sont innovantes et terre-à-terre. Les perceptions différentes ne doivent pas faire obstacle à notre amitié, et une coopération plus étroite apportera plus de perspectives mutuellement bénéfiques aux deux pays.

    La coopération entre les entreprises chinoises et allemandes ne va pas affaiblir leurs puissances respectives. La concurrence n'est pas une mauvaise chose. Avec la croissance continue de l'économie chinoise, les entreprises chinoises vont devenir plus compétitives. Une coopération étroite et une concurrence saine entre les entreprises ne donneraient pas un jeu à somme nulle où l'on gagne au détriment de l'autre. Au contraire, elles contribuent à augmenter la taille du marché à partager, qui à son tour apportera plus de bénéfices aux entreprises et créera plus d'emplois. En outre, les milieux d'affaires de nos deux pays peuvent s'unir dans le développement d'un marché tiers. Pour sa part, la Chine continuera à améliorer sa protection des DPI et à s'assurer qu'il y ait un niveau de concurrence équitable pour toutes les entreprises.

     

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    Que peuvent faire la Chine et l'Allemagne pour le monde?

    La coopération entre l'Allemagne, un pays européen, et la Chine, un pays asiatique, profite à la fois à nos deux peuples et au monde en général. Un pays n'est pas destiné à rechercher l'hégémonie quand il monte en puissance. Malgré la grande taille de son économie, la Chine reste un pays en développement, un facteur qui n'est pas ignoré par ceux qui connaissent la Chine. Même si la Chine devient en effet puissante et développée, elle ne va jamais intimider les faibles. C'est parce que nous, les Chinois, qui avons tellement souffert des guerres et du chaos de l'Histoire moderne, ne voulons pas voir une telle histoire se répéter pour les autres. "Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas que les autres vous fassent", cet ancien proverbe est au coeur des valeurs chinoises et constitue une valeur essentielle partagée par nous tous.

    La Chine a encore beaucoup de chemin à parcourir sur la voie de la modernisation. Pour gouverner un grand pays avec 1,3 milliard d'habitants, il est essentiel de répondre aux besoins quotidiens de base de la population. Les Chinois veulent une meilleure éducation, des emplois plus stables, une meilleure sécurité sociale, un environnement plus confortable et une vie culturelle plus riche. Ils espèrent profiter de la stabilité sociale et du développement national. "Ceux qui ne sont pas impliqués ne savent pas combien il est difficile de gouverner". Aborder les questions de gouvernance chinoise au jour le jour exige de nous des efforts soutenus et énormes. C'est pourquoi la quête de développement pacifique de la Chine n'est pas seulement un objectif de politique étrangère, mais plus important encore, un impératif national obligatoire.

    La tendance à la mondialisation politique multipolaire et à la mondialisation économique gagne du terrain. La Chine est un fervent partisan de l'intégration européenne. Nous voyons en Europe une force importante pour la paix et la stabilité mondiales et un pôle important à l'échelle mondiale. Nous espérons que l'UE parviendra à résoudre le problème de la dette et que la zone euro renouera avec la stabilité monétaire. Nous apprécions ce que l'Allemagne a fait pour la reprise de l'Europe. Quand l'Allemagne se porte bien, c'est bon pour l'UE et la Chine. L'économie mondiale reste confrontée à des incertitudes et à une montée du protectionnisme, et il y a des risques latents dans le système monétaire et financier international. Tous les pays doivent assumer leurs responsabilités et faire preuve de sagesse afin de répondre conjointement aux défis dans les moments de difficulté. La Chine et l'Allemagne, deux grands pays responsables, devraient soutenir sans équivoque le libre-échange, s'opposer au protectionnisme et renforcer la coopération internationale, puisque cela est favorable à nos intérêts communs, mais aussi à la paix, la stabilité et le développement mondiaux.

    Donnez-nous votre bénédiction et unissons-nous pour construire des relations Chine-Allemagne encore plus fortes!

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  • Entre l'Allemagne et la Chine tout va bien, leurs économies sont de plus en plus interdépendantes

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    La croissance rapide des échanges bilatéraux et les liens de plus en plus étroits tissés entre l'Allemagne et la Chine au cours des 20 dernières années ont entraîné une interdépendance des économies de ces deux pays à un niveau sans précédent, a révélé mardi une enquête.

    Cette étude, menée par l'institut d'enquête Prognos mandaté par la Fondation Bertelsmann, porte sur une analyse complète des relations commerciales entre la Chine et l'Allemagne.

     

    « Les produits du secteur des machines fabriqués en Allemagne jouent un rôle essentiel pour l'industrie chinoise, tandis que la Chine est le plus important fournisseur de bien de consommation en Allemagne », déclare Helmut Hauschild, directeur du Programme Allemagne et Asie au sein de la Fondation Bertelsmann.

     

    « Ce haut niveau d'interdépendance stimule fortement les gouvernements de ces deux pays pour déployer des efforts encore plus grands afin de forger une collaboration encore plus étroite et d'établir des conditions d'ouverture de marché et d'équité de concurrence pour les compagnies allemandes comme chinoises », a déclaré M. Hauschild.

     

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    Cette étude montre que l'industrie chinoise dépend fortement de l'importation de machines allemandes.

     

    L'étude note que l'interdépendance entre l'Allemagne et la Chine a atteint un tel niveau que l'économie chinoise connaîtrait des difficultés si l'approvisionnement de certains produits de machinerie allemands d'utilité stratégique était réduit, car de nombreuses machines allemandes sont utilisées dans l'industrie chinoise, qui représente une forte proportion de la production et des exportations de ce pays.

     

    De son côté, l'Allemagne compte de plus en plus sur l'importation de produits textiles chinois tels que les vêtements, et la part de marché de la Chine dans le secteur allemand du textile a déjà atteint plus de 31 %, contre 7 % seulement en 1992.

     

    La dépendance de l'Allemagne aux ordinateurs et autres accessoires professionnels de fabrication chinoise a également augmenté de manière constante et spectaculaire, la part de la Chine sur le marché allemand atteignant dans ces secteurs près de 44 % actuellement, contre moins de 1 % en 1992.

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  • Wen Jiabao et Angela Merkel proposent la tenue de consultations sur les panneaux solaires

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    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao et la chancelière allemande Angela Merkel ont déclaré jeudi que la Chine et l'Europe devraient s'efforcer de résoudre leur dispute relative aux importations de panneaux solaires par le biais de consultations et éviter le lancement de procédures anti-dumping.

     

    "Je suggère que la Commission européenne, les entreprises et la Chine cherchent à résoudre ce problème par la communication plutôt qu'à recourir aux procédures anti-dumping", a souligné Mme Merkel face aux journalistes à l'issue du deuxième cycle de consultations intergouvernementales qu'elle co-préside à l'occasion de sa visite en Chine.

     

    "Il y a encore du temps, donc la meilleure voie est la consultation", a-t-elle fait remarquer.

     

    M. Wen a fait écho aux remarques de Mme Merkel, indiquant que les consultations étaient un outil efficace pour travailler sur les différends commerciaux. "Il s'agit aussi d'un résultat important des consultations intergouvernementales d'aujourd'hui, qui, je le pense, sera un exemple pour le monde", a ajouté le Premier ministre.

     

    La Chine et l'Allemagne doivent s'opposer au protectionnisme par des vraies actions, faire face aux préoccupations majeures de l'autre à travers des consultations et coopérer en matière de recherche et de développement, de production et de ventes", a dit M. Wen.

     

    L'entreprise allemande SolarWorld et d'autres fabricants de panneaux solaires européens ont soumis en juillet une plainte anti-dumping auprès de la Commission européenne. Celle-ci décidera d'ouvrir ou non une enquête sur ce sujet dans les 45 jours suivant la réception de la plainte. Si une enquête est ouverte, il s'agira de la plus importante dispute commerciale impliquant la Chine en terme de volume de transactions.

     

    La Chine a exporté des produits solaires vers l'Union européenne pour une valeur totale de 20,4 milliards de dollars en 2011. Le ministère du Commerce a récemment qualifié les accusations de dumping d'infondées, annonçant que des mesures protectionnistes allaient nuire à l'industrie solaire européenne.

     

    En effet, la Chine et l'Allemagne sont complémentaires et dépendantes l'une l'autre dans ce secteur. La Chine a importé l'an dernier pour 764 millions de dollars de polysilicium et pour 360 millions de dollars de pâte d'argent. La moitié des équipements importés et utilisés dans la production de panneaux solaires en Chine sont venus d'Allemagne, de Suisse et d'autres pays européens.

     

    "Maintenant, la coopération sino-allemande et sino-européenne doit être centrée sur le renforcement de la confiance et sur le refus du protectionnisme. Nous devons approfondir la coopération et élargir le marché ensemble", a appelé M. Wen.

  • Allemagne et Chine , exemples d'une mondialistion réussie, à copier et non à pourfendre

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    Les relations politiques entre la Chine et l'Allemagne viennent de passer à l'étape supérieure quand le premier Ministre Wen Jiabao s'est rendu à Berlin avec treize ministres et y a tenu un conseil inter-ministériel - une grande première pour la Chine qui a ainsi établi un mécanisme de négociation de haut niveau avec un Etat membre de l'UE.

    Les bases de cette relation politique s'appuient sur l'augmentation des relations commerciales entre l'Allemagne et la Chine - et en particulier les exportations de l'Allemagne vers la Chine - durant cette dernière décennie, et elles ont dépassé toutes leurs attentes. Pratiquement la moitié de toutes les exportations de l'UE vers la Chine proviennent d'Allemagne et près d'un quart de toutes les importations chinoises sont faites avec l'Allemagne. En Chine, la demande en véhicules automobiles des particuliers ainsi que les besoins en machines d'usines chinoises ont été d'une importance capitale dans la capacité de l'Allemagne à sortir si rapidement de la crise économique.

    La chancelière fédérale Angela Merkel et le premier ministre Wen Jiabao sous les drapeaux allemand et chinois (Afficher limage)

    Selon Angela Merkel, l'Allemagne et la Chine ont en commun une forte identité industrielle.

    Il y a actuellement une sorte de symbiose entre les économies allemande et chinoise. Les Chinois ont le sentiment qu'ils peuvent faire affaire avec l'Allemagne . Pour les autorités chinoises comme pour celles de Berlin , il s'agit d'une relation "réciproquement profitable". Il existe une coopération très étroite autour des technologies écologiques comme les voitures électriques.

    L'Allemagne et la Chine sont des exemples pour le monde entier, l'allemagne pour les pays développpés et la Chine pour les pays émmergeants et les pays en voie de développement.

    Le nouveau président français ferrait bien de multiplier ses rencontres avec Angela Merkel non seulement pour y prendre des leçons d'économie , de voir que sans rigueur aucun plan de relance n'a de chance d'abouttir et que c'est en se positionnant dans la mondialisation que la croissance peut revenir.

    La chancelière fédérale Angela Merkel  et le premier ministre chinois Wen Jiabao devant le logo du pays partenaire de cette année, la Chine  (Afficher limage)

    Que les Français et autres pays européens prennent exemple sur ces deux pays au lieu de désigner stupidement les Chinois comme ennemis dixit François Hollande et de désigner un protectionniste antimondialiste, Arnaud
    Montebourg , Ministre du Redressement productif.

    Le ministère du Redressement productif est le ministère de la reconquête, c'est-à-dire de la création de l'emploi et du sauvetage, le plus possible, des emplois qui risquent d'être perdus", a déclaré M. Montebourg dès son arrivée à Bercy jeudi.Un pays qui ne produit pas, qui ne produit plus, est dans la main des pays qui produisent", a-t-il asséné dans une allusion claire aux pays émergents comme la Chine, mais aussi à l'Allemagne, moteur industriel de l'Europe aux excédents commerciaux insolents ,selon lui.

    Le patron de Volkswagen Martin Winterkorn (d.) et Hu Maoyuan, président de Shanghai Automotive Industry Corporation (2e en partant de la gauche) se serrent la main. (Afficher limage)

    L'événement majeur de la visite à Wolfsburg est la signature d'un contrat pour une nouvelle usine Volkswagen en Chine, dans laquelle doivent être fabriqués 50 000 véhicules par an.

    Angela Merkel et Wen Jiabao assemblent un composant électrique. (Afficher limage)

    Coopération germano-chinoise : après avoir réalisé l'assemblage électrique, ...

    Angela Merkel et Wen Jiabao riant après avoir réalisé l'assemblage (Afficher limage)

    ...Mme Merkel et M. Jiabao présentent le résultat aux journalistes