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  • La Chine a passé une commande géante à l'avionneur européen Airbus,, à l'occasion de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel

    L'avionneur Airbus a fait une affaire de plusieurs milliards en Chine. Le pays a achèté 130 avions de la compagnie, qui ensemble ont d'une valeur d'environ 17 milliards de dollars. L'accord a été signé lors d'une réunion à laquelle étaient présents le premier ministre chinois Li Keqiang et la chancelière allemande Angela Merkel. Boeing prédit plus tôt cette année que la Chine aura besoin au  cours des 20 prochaines années d’un total de 6330  nouveaux appareils, d'une valeur de 950 milliards de dollars.

    Loin de se désengager de Chine, les deux champions de l’aéronautique y accroissent même leurs capacités industrielles. Airbus, qui possède déjà un site d’assemblage d’A320 à Tianjin, près de Pékin, va ouvrir un centre de finition de long-courriers A330. Boeing, après s’y être longtemps refusé, a aussi décidé d’investir sur place, avec un nouveau site dédié aux aménagements intérieurs des 737 destinés au marché local.

    Ceci amène deux réflexions. D'abord, cela recadre les commentaires qui prédisent (et surtout espèrent) un effondrement de l'économie chinoise et surtout on peut se demander pourquoi c'est la Chancelière allemande qui décroche ce fabuleux contrat et non le catastrophique président français mais après la mésaventure des Russes quant aux frégates françaises, tantôt vendues et tantôt retirée de la vente, qui pourrait avoir confiance en la parole de l'inexistant Hollande.

    Il faut quand même rappeler que contrairement à ce que les Français aiment  faire croire , Airbus est une compagnie européenne à fort ancrage allemand et non une compagnie française.

     

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  • Pour les Chinois, Angela Merkel est un exemple à suivre

     

    En tant que leader politique chevronné et leader de la plus grande économie d'Europe, la chancelière allemande Angela Merkel sait mieux que quiconque qu'il ne faut pas froisser son hôte pendant des voyages à l'étranger.

    Mais elle a fait une exception courageuse lors de sa récente visite au Japon en tenant des propos concernant la contrition historique de son pays pour la Seconde Guerre mondiale, au moment où plusieurs pays asiatiques sont très émotifs face à la tentative du Premier ministre japonais Shinzo Abe d'édulcorer la culpabilité de son pays pour les atrocités commises en temps de guerre.

     

    Lors d'un discours prononcé cette semaine à Tokyo, Mme Merkel a déclaré que son pays s'est mérité le pardon de ses voisins européens face au rôle de l'Allemagne nazie dans la Seconde Guerre mondiale, car "en premier lieu, l'Allemagne a fait face à son passé en toute honnêteté".

    Le lendemain, lors d'une réunion avec le chef principal de l'opposition japonaise, Mme Merkel a également exhorté le Japon à gérer adéquatement la question des "femmes de réconfort", des dizaines de milliers de femmes, de Corée (sud et nord confondus)et de Chine principalement, qui furent forcées à l'esclavage sexuel pour les troupes japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Ces propos, repris par des médias du monde entier, sont un exemple parfait de la perception véridique de l'histoire par des générations de dirigeants politiques en Allemagne d'après-guerre.

    Également vaincu dans cette guerre, le Japon adopte cependant une attitude qui marque un contraste frappant avec celle de l'Allemagne quant à la reconnaissance de son rôle odieux lors de la guerre.

     

    Cela s'ajoute à l'effort déployé de façon quasi ininterrompue par les forces d'extrême-droite du Japon pour blanchir l'agression du pays pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs dirigeants japonais n'ayant pas présenté d'excuses sincères à ceux qui ont énormément souffert durant l'invasion et le règne colonial du Japon pendant la guerre, un club méprisable duquel fait partie M. Abe, le Premier ministre japonais en exercice.

    Faisant preuve d'un fervent attachement aux sentiments de droite face à la guerre, M. Abe a récemment créé la surprise autant au Japon qu'à l'étranger avec des remarques controversées concernant le rôle joué par le Japon dans la guerre.

    Dans des efforts apparents destinés à apaiser ces inquiétudes locales et étrangères, M. Abe a affirmé à différentes occasions qu'il "héritera grosso modo de la Déclaration de Murayama", mais qu'il ne se contraindra pas à en utiliser les mêmes termes exacts.

    Peu importe l'habileté de M. Abe à vanter "la paix", "le développement" et "la contribution" dans sa déclaration, ce document ne sera nul autre qu'un manifeste historiquement révisionniste, en l'absence de certains mots-clés, tels que "règne colonial" et "invasion".

    Si M. Abe souhaite vraiment que les pays voisins du Japon lui fassent confiance et l'acceptent, il devrait tenir compte de la leçon d'histoire de Mme Merkel: c'est uniquement en faisant face au passé qu'on trouve le chemin de l'avenir.

     

     

                                                         Nouvelles en Bref

     

    A l'occasion de la 20e fête de la francophonie en Chine, le 8e festival musical Mars en Folie réunit quatre groupes francophones, originaires de France, du Canada, de Suisse et de Belgique. Du 7 au 22 mars, 29 concerts gratuits seront organisés à travers 14 villes de Chine, avec des artistes toujours plus éblouissants, des styles musicaux extrêmement diversifiés.

    90 ans après sa disparition, Sun Yat-sen est toujours présent dans le cœur des Chinois.

     

    L'assouplissement des procédures de dédouanement va stimuler la vitalité du commerce

     

     

     

     

     

     

     

  • Chine : un Allemand condamné à mort à Xiamen pour double homicide,malgré l'opposition de l'Allemagne

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    Un tribunal local de Xiamen, dans la province du Fujian, a condamné à mort un ressortissant allemand pour double homicide. C'est la première fois que la République populaire de Chine prononce la peine capitale contre un citoyen allemand.

    « L'exécution n'aura pas lieu dans un futur proche. Le verdict sera d'abord soumis à l'approbation du Tribunal suprême populaire », a déclaré au Global Times une source interne au Tribunal intermédiaire populaire de Xiamen .

    Le ministère des Affaires étrangères allemand a fait savoir jeudi que Berlin était catégoriquement opposé à toute forme de peine capitale, et qu'il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour que le jugement ne soit pas appliqué.

    L'Allemand de 36 ans serait originaire de Teisendorf, dans l'état de Bavière. Il avait assassiné son ex-petite amie vénézuélienne et le compagnon de celle-ci avec un marteau et un couteau dans une rue de Xiamen, en juin 2010, d'après le site d'actualité allemand Focus Online.

    Dans une interview accordée à la Presse , l'avocat de l'accusé Chen Liqun a indiqué que son client n'avait pas encore décidé s'il allait faire appel ou non de la décision du tribunal.

    « La Chine n'acceptera aucune ingérence judiciaire d'autres pays », a commenté jeudi Mo Shaoping, avocat de défense pénale réputé et professeur à l'Université centrale des finances et d'économie de Beijing.

    Il a ajouté que l'opposition du gouvernement allemand à la peine de mort n'affecterait aucune décision judiciaire en Chine, à moins que le criminel ne bénéficie de l'immunité diplomatique.

    A ce jour, environ 140 pays ont aboli la peine capitale. La Chine, le Japon, Singapour et les Etats-Unis font partie des 58 restants.

    Le ressortissant allemand n'est pas le premier étranger à se voir infliger la peine de mort dans l'Empire du Milieu. En 2009, un ressortissant du Royaume-Uni d'origine pakistanaise avait été condamné à mort pour trafic de drogue. En 2011, trois Philippins avaient également été exécutés pour le même crime.

  • En visite à Paris, le Président chinois va signer l'achat de plus de 150 Airbus

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    Selon un communiqué publié le 19 mars par l'agence Reuters, la visite en France du chef d'Etat chinois la semaine prochaine donnera lieu à une commande de plus de 150 Airbus pour un montant d'environ 20 milliards de dollars ainsi qu'à de nouveaux accords. Des discussions sont encore en cours à ce sujet.

    Plusieurs contrats seront signés avec le constructeur français lors de la visite de Xi Jinping, dans le cadre d'un accord plus vaste susceptible de raviver les relations commerciales entre les deux pays. Airbus pourrait notamment ouvrir une deuxième usine d'assemblage en Chine, en échange de commandes d'un nombre d'appareils plus importants.

    L'installation d'une nouvelle usine, dédiée à l'aménagement des cabines, permettrait au constructeur français de gagner des parts de marché dans l'Empire du Milieu. La première usine d'assemblage Airbus hors Europe a été fondée à Tianjin en 2009. Elle produit des A320 et emploie des ouvriers locaux.

    Il semble acquis que la Chine annoncera le déblocage d'une commande de 27 A330 qui avait été suspendue en raison d'un différend avec l'Union européenne sur les quotas d'émission de carbone.

    D'après une source anonyme, ce projet sera annoncé lors de la visite du chef d'Etat chinois en France et en Allemagne, et la commande porterait sur des Airbus A320 et A350. Cependant, la décision finale ne sera connue qu'à l'issue des négociations qui auront lieu tout au long de la visite.

    Le porte-parole d'Airbus s'est refusé à répondre à toute question sur le sujet. La source anonyme a précisé qu'il s'agissait d'informations confidentielles qu'il n'était pas autorisé à révéler aux médias.

     

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  • Les visites des politiciens japonais au sanctuaire Yasukuni posent une menace à la paix mondiale

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    La visite de la honte

     

    L'ambassadeur de Chine au Royaume-Uni Liu Xiaoming a critiqué avec véhémence les visites des politiciens japonais au sanctuaire Yasukuni, expliquant que ces visites constituaient une grave menace à la paix mondiale en ressuscitant l'esprit militariste du Japon.

    Dans un article signé publié jeudi sur le quotidien britannique The Daily Telegraph, M. Liu a indiqué que la visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe au sanctuaire "a ravivé les souvenirs amers des crimes de guerre du Japon".

    M. Liu considère la visite d'Abe au sanctuaire Yasukuni la semaine dernière comme un acte relevant d'un "mépris flagrant envers les sentiments de ses pays voisins asiatiques", comme le sanctuaire honore 14 criminels de guerre de classe A.

    "Ils faisaient partie des 28 responsables politiques et militaires japonais condamnés par un tribunal militaire international après la Seconde guerre mondiale", a rappelé l'ambassadeur.

    La visite de Shinzo Abe le jour du premier anniversaire de son mandat de Premier ministre a suscité l'indignation du monde entier, et plus particulièrement celle des pays qui ont souffert des atrocités de l'armée japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale et spécialement en Chine et en Corée du Sud.

    Il s'agit de la première visite au sanctuaire d'un Premier ministre japonais en exercice depuis celle de l'ancien Premier ministre Junichiro Koizumi en 2006.

    Abe fait honte au Japon là où Brandt avait fait honneur à l'Allemagne

     

     

    Le manque d'honnêteté historique de M. Abe fait contraste avec le courage et la vision du défunt chancelier ouest-allemand Willy Brandt, tombé à genoux il y a 43 ans devant le monument érigé en l'honneur des victimes du Soulèvement du ghetto de Varsovie de 1943, dans un acte de repentance spontané et authentique.

     

    M. Brandt n'avait prononcé aucune parole, mais ses excuses silencieuses voulaient tout dire : l'Allemagne se repent de son passé, est décidée à rattraper le temps perdu, et est prête à regagner la confiance internationale dont elle a besoin pour passer à autre chose.

     

    L'expression sincère de remords et la profonde réflexion de M. Brandt et d'autres dirigeants allemands ont ouvert la voie à l'acceptation de leur nation par la communauté internationale. Au moment où M. Brandt s'est mis à genoux, sa nation s'est relevée.

     

    Manifestement, M. Abe n'a rien retiré de cette portion de l'histoire. Cédant aux demandes des éléments de plus en plus radicaux de la droite politique japonaise, il dirige le Japon sur un chemin dangereux de provocation et d'isolation.

     

    M. Brandt avait jadis déclaré que ceux qui oublient l'histoire ont l'esprit dérangé. Les condamnations et les inquiétudes du monde entier en réponse à la visite de M. Abe au sanctuaire devraient être suffisamment puissantes pour injecter une bonne dose de sobriété au sein de la direction japonaise.

     

    Poids lourd économique et politique, le Japon est tenu de jouer un rôle constructif dans les affaires régionales et mondiales. M. Abe et les politiciens japonais à la mentalité semblable devraient comprendre qu'ils ne font qu'accroître les incertitudes dans une région déjà volatile.

     

    La paix mondiale et la stabilité régionale ont besoin d'un Japon honnête, qui se comporte adéquatement. Le peuple japonais et la communauté internationale devraient unir leurs efforts pour s'assurer que le Japon reprenne la bonne voie.

     

  • Le lait européen est devenu un produit de luxe en Chine, tout profit pour les laits allemands et bretons

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    Les Chinois paient cher le lait produit en Allemagne ! Le lait de la marque Muh, qui se vend par exemple 0,65 euro le litre dans les supermarchés allemands, est vendu 3,5 euros du litre en Chine. Depuis le scandale du lait chinois contaminé à la mélamine, les consommateurs locaux se sont tournés vers les produits étrangers.

    Un éleveur allemand a découvert par hasard, lors d'un séjour en Chine, que son lait qui était vendu dans un supermarché de Chine était bien plus cher que dans son propre pays. « La Chine est aujourd'hui devenue le premier client du lait allemand », pouvait-on récemment lire dans les lignes de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. « La Chine est un marché démentiel qui ne cesse de s'étendre », précisait l'hebdomadaire.

    Depuis le scandale du lait néo-zélandais contaminé par une bactérie potentiellement mortelle, de nombreux clients se sont cette fois tournés vers les produits laitiers européens. De 2010 à 2012, le volume des importations de lait en Chine s'est multiplié par 14, atteignant 38 000 tonnes. La Chine est ainsi devenue le plus gros consommateur de lait allemand après l'UE.

    Par ailleurs, les prix y étant les plus élevés au monde, le lait allemand est devenu un véritable produit de luxe en Chine. Le prix moyen de 1,5 à 3,5 euros du litre étonne les producteurs laitiers et leur donne une bonne raison d'élargir leur production.

     

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    La Chine a prévu de renforcer les contrôles sur la production de lait en poudre et de sanctionner plus rigoureusement les sociétés qui enfreignent les règles de qualité et de sécurité nationales, a déclaré vendredi l'autorité chinoise du contrôle de la qualité des aliments.

    Quelques 40 marques de lait issues d'une trentaine de pays ont pénétré le marché chinois depuis 2010. Profitant de la perte de confiance des consommateurs chinois dans les produits locaux, elles ont toutes relevé leurs prix.

    Ces produits étrangers, souvent vendus en boîtes d'un litre, sont étiquetés entre 25 et 28 yuans, un prix beaucoup plus élevé que dans le pays de production, qui permet aux producteurs de réaliser une marge de profit prodigieuse pour de simples produits laitiers.

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    Shenzhen: ces touristes reviennent de Hong Kong avec un stock de lait en poudre

    A partir de 2015, les producteurs bretons vont fournir 700.000 litres de lait frais par an à une usine chinoise de lait en poudre installée dans le Finistère en Bretagne.

    Cet investissement de 100 millions d’euros, porté à 90 % par Synutra et à 10 % par Sodiaal, première coopérative laitière française, réjouit Christian Troadec, maire de Carhaix : « Cela va bénéficier au développement de notre territoire avec de l’activité pour 700 producteurs laitiers, et de l’emploi pour 160 personnes.

     

     

     

    Visite d'un P-DG chinois à Carhaix en compagnie du Maire

    Une opinion partagée par Benoît Rouyer, économiste au Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel) : « L’Europe et la France laitières font maintenant davantage envie que pitié. Si nous ne croyons pas en notre avenir laitier, des investisseurs chinois y croient pour nous. Le développement de notre production laitière passera par l’exportation. »

  • Berlin, un bon exemple pour Bruxelles dans la promotion des relations commerciales avec la Chine

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    Les membres de l'Union européenne (UE) semblent être pleinement conscients des graves conséquences du protectionnisme, puisque la majorité d'entre eux s'opposent à un projet de droits de douane punitifs sur les panneaux solaires importés de Chine.

    A la suite de pourparlers organisés lundi à ce sujet entre des responsables commerciaux des deux parties, la mission chinoise auprès de l'UE a indiqué dans un communiqué que les mesures protectionnistes auraient un effet négatif sur les relations commerciales et économiques entre la Chine et l'UE.

    Le gouvernement chinois ne restera pas passif et adoptera des mesures nécessaires pour défendre ses propres intérêts si l'UE poursuit ce projet de droits compensateurs, selon le communiqué.

    Il n'est pas nécessaire d'en venir aux mains. Un dialogue et des consultations pragmatiques, permettraient d'éviter une confrontation coup pour coup, voire une guerre commerciale.

     

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    Un large éventail de dialogues ont par exemple été établis entre la Chine et l'Allemagne, pays où le Premier ministre chinois Li Keqiang a récemment effectué une visite.

    Des divergences existent bel et bien entre la Chine et l'Allemagne, mais sont de loin surpassées par la compréhension mutuelle et le consensus entre les dirigeants des deux pays.

    De multiples visites réciproques effectuées par les chefs d'Etat ou de gouvernement ont permis d'établir une confiance politique mutuelle de haut niveau, tandis que les structures économiques complémentaires des deux pays ont fait de ces derniers des partenaires plus que des concurrents.

    "Le 'Made in China' en pleine expansion et le 'Made in Germany' déjà bien établi formeront un couple heureux", a indiqué M. Li. La Chine et l'Allemagne ont signé dix-sept accords de coopération durant la visite du Premier ministre chinois, élargissant le potentiel de développement économique pour les deux nations.

    Des dialogues francs entre les dirigeants des deux pays ont également créé la possibilité de libéraliser ces deux marchés. M. Li s'est engagé à ouvrir davantage d'industries chinoises aux entreprises allemandes, et les deux parties ont exprimé leur volonté d'entreprendre des discussions au sujet de l'établissement d'une zone de libre-échange.

    Berlin est un précurseur dans le développement des relations sino-européennes, et Bruxelles doit suivre son exemple. Le protectionnisme d'une partie conduirait nécessairement au protectionnisme de l'autre. Toutes deux feraient monter les coûts des entreprises européennes et alourdiraient la facture d'électricité de l'Europe.

     

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  • Dix-huit pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, refusent d'imposer une taxe antidumping aux importations chinoises d'équipements photovoltaïques.

    Karel De Gucht, le commissaire européen au commerce, espérait bâtir un front uni face à la Chine, mais l'Union européenne se déchire sur la question des panneaux solaires. On a appris, lundi 27 mai, après une réunion d'experts des Vingt-Sept à Bruxelles vendredi, que dix-huit pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, refusaient d'imposer une taxe antidumping aux importations chinoises d'équipements photovoltaïques.

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    Le commissaire européen souhaite imposer à 47 % en moyenne les équipements photovoltaïques soupçonnés d'être exportés à perte par les fabricants chinois vers l'Europe. Une sanction que la France, l'Italie, l'Espagne ou le Portugal approuvent, désireux de sauver ce qui peut l'être de l'industrie européenne du solaire.

    L'opposition d'une majorité de gouvernements survient alors que le premier ministre chinois, Li Keqiang, en visite à Berlin, dimanche et lundi, entend convaincre les Européens de renoncer à la proposition de M. De Gucht, afin de négocier un accord à l'amiable. En marge d'une rencontre avec Angela Merkel, il a martelé que ces mesures pourraient provoquer "non seulement des dégâts sérieux à l'industrie, aux entreprises et aux emplois en Chine, mais feraient aussi du mal aux intérêts des utilisateurs et consommateurs en Europe". A ses côtés, la chancelière allemande a promis de tout faire "pour trouver une solution par la discussion et ne pas tomber dans une sorte de confrontation" avec Pékin.

    La question oppose Paris et Berlin. "Les pays qui pratiquent le protectionnisme, la Chine en fait partie, doivent accepter la réciprocité des règles et donc le gouvernement français soutient la Commission", argue Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif. "De notre point de vue, les mesures de sanction ne sont plus nécessaires et c'est pour cela que l'Allemagne a dit "non" aujourd'hui", rétorque le ministre allemand de l'économie, Philipp Rösler. Pour l'Allemagne, dont les exportations vers la Chine sont les plus importantes d'Europe, pas question d'entraver les relations commerciales, au risque de provoquer des représailles chinoises.

    "DES PRATIQUES DÉLOYALES"

    Sous pression, M. De Gucht n'a pas exclu pas de négocier lors d'une rencontre avec Zhong Shan, le vice-ministre chinois du commerce, lundi à Bruxelles. Mais d'après lui, les Chinois "n'ont fait aucune proposition spécifique", et les discussions ne pourront pas s'engager avant une première décision, temporaire, sur les taxes antidumping qu'il appelle de ses voeux, d'ici au 5 juin. A ce stade, la Commission européenne est en mesure d'imposer, pour une période de six mois, les sanctions envisagées, à moins qu'une majorité qualifiée d'Etats – soit deux tiers des voix – ne s'y oppose. Par la suite, elle aura, quoiqu'il arrive, le plus grand mal à pérenniser la mesure pour cinq ans, comme espéré d'abord à Bruxelles. Une majorité simple d'Etats peut en effet bloquer tout mouvement en ce sens.

    L'entretien avec Zhong Shan a porté sur l'enquête menée par les services de M. De Gucht à l'encontre des équipementiers de télécommunications chinois Huawei et ZTE, eux aussi soupçonnés de concurrence déloyale.

    Toute initiative des Vingt-Sept sur l'un de ces deux sujets entraînera nécessairement une réaction chinoise, a prévenu Pékin : d'après son ambassade à Bruxelles, "de telles pratiques protectionnistes ne sont pas acceptables pour la Chine et dégraderaient fortement le climat des relations économiques et commerciales bilatérales".

    M. De Gucht n'apprécie pas le désaveu infligé par les gouvernements européens, qui affaiblit sa position face aux autorités chinoises. Devant Zhong Shan, il a mis en cause la pression que la Chine exerce sur les Etats européens, pression "qui explique, selon lui, pourquoi se positionnent comme ils le font" dans la phase actuelle de consultation des capitales. "C'est le rôle de la commission de rester indépendante, de résister à toute pression extérieure, et de voir l'image d'ensemble dans l'intérêt de l'Europe, de ses entreprises et de ses travailleurs sur la base des seuls faits", a expliqué son porte-parole, John Clancy, à l'issue des entretiens. D'après lui, il faut "protéger en urgence des compagnies européennes dont la survie est menacée par des pratiques déloyales" des producteurs chinois.

    Solar World, la société allemande à l'origine de la plainte à Bruxelles contre les pratiques de Pékin en matière d'importations de panneaux solaires, est en quasi-faillite. Mais les installateurs de panneaux solaires se sont en partie mobilisés pour défendre les matériels importés de Chine. Des sanctions "préliminaires seraient très dommageables à l'industrie photovoltaïque européenne et doivent donc être évitées à tout prix", a indiqué l'Afase, une alliance d'entreprises actives dans ce secteur. Pour les industriels partisans des mesures, réunis dans le collectif EU ProSun, "l'Europe ne peut céder au chantage".

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    La patronne en Europe, c'est elle!!!

  • John Rabe, l'ancien nazi devenu le "Schindler de Chine " en sauvant 250000 Chinois

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    Au moment où Chinois et Allemands resserrent leurs liens , je vous présente un Allemand d'exception, connu et reconnu en Chine et spécialement à Nanjing où il s'illustra lors du sac de Nankin.

    John Rabe , que j'ai déjà évoqué sur ce blog quand je vous ai présenté ce magnifique film allemand éponyme de Florian Gallenberger , vivait à Nanjing quand les troupes japonaises envahissaient la Chine.

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    Si je suis allé à Nanjing , la ville qui m'intéresse le plus avec Beijing du point de vue historique, c'était non seulement

    pour voir la ville martyre mais aussi chercher  et voir la maison où a vécu John Rabe à Nanjing et me rendre compte de la maison où il a hébergé , protégé et sauvé 700 Chinois.

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    La maison de John Rabe

     

    John Rabe est né le 23 novembre 1882 à Hambourg, en Allemagne. Au début du 20e siècle , Il a été engagé comme représentant principal de la Société allemande Siemens en Chine .

    Il est venu en Chine en 1909, et a travaillé en tant que représentant de la société Siemens à Beijing, Tianjin, Nanjing et consécutivement de 1911 à 1938. Vivant et travaillant en Chine pendant près de trois décennies, John Rabe s'est lié d'une profonde amitié avec le peuple chinois.

     

     

     

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    En 1937, à la veille du siège japonais de la ville de Nanjing, Rabe a été élu président du Comité international de la Zone de sécurité Nanjing. Après la prise de Nanjing par  l’armée japonaise le 13 Décembre, la ville sombra dans un abîme de torture et de terreur. Faisant l’usage de ses pouvoirs d'adhésion au parti nazi, il accueillit plus de 600 réfugiés chinois dans sa maison. Il était devenu membre du parti nazi car cela était obligatoire s'il voulait mener à bien son projet d'ouvrir une école de langue allemende en Chine . De plus ayant quitté l"Allemagne en 1909 , il était peu au courant de ce qui se passait en Allemagne. S'il a sauvé de nombreux Chinois, il a aussi sauvé un diplomate allemand d'origine juive menacé par l'administration nazie.

     

     

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     Rabe, avec une douzaine d'autres membres du comité internationales, sauva la vie de plus de 250.000 Chinois dans la zone de sécurité, une zone qui était sous sa garde et n'était pas plus grande que 4 km2. C'est dans ce bâtiment en brique  loué à Nanjing que Rabe écrivit ce qui est  connu sous le nom The Diaries of John Rabe.

    Au printemps de 1938, après son retour en Allemagne, Rabe a donné plusieurs discours publics à Berlin pour exposer les atrocités commises par les troupes japonaises à Nanjing, et a  été arrêté et persécuté par la Gestapo.

     

     

     

     

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    Les habitants de Nanjing  ont parrainé des dons et lui ont envoyé de l'argent et de la nourriture . La gratitude montrée par les habitants de Nanjing a réchauffé son cœur de l'homme et l'encouragé à vivre.

    En 1950, John Rabe est mort d'un accident vasculaire cérébral à Berlin.

     

     

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    Ce n'est qu'en 1996, presqu'un demi-siècle plus tard que John Rabe,devenu le "Schindler de Chine " , fit son chemin à travers le brouillard de l'histoire et fut réhabilité en Allemagne. Ses journaux étaient ouverts au public, son ancienne résidence au n ° 1 Xiaofenqiao a été vérifiée et confirmée, et à la demande de la population et des autorités chinoises , sa dépouille  a été déplacée à Nanjing.

     

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    Si j'ai pu trouver et visiter sa résidence de Nanjing , je n'ai pu trouver sa sépulture , comme je n'ai pu trouver de trace de l'usine Siemens qu'il dirigeait.Ce sera l'objet d'un prochain voyage.

     Maintenant, son ancienne résidence a été transformée en un lieu qui favorise l'humanitarisme et la promotion de la paix mondiale. Les habitants de la Chine  se souviendrons toujours de lui comme d'un guerrier combattant pour la paix.

     

     

     

     

     

     

     

  • Le Premier ministre chinois Li Keqiang en visite officielle offre ainsi une belle occasion d'approfondir la coopération entre la Chine et l'Allemagne, mais aussi avec l'Union européenne (UE)

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    Le Premier ministre chinois Li Keqiang est arrivé à Berlin pour une visite officielle, offrant ainsi une belle occasion d'approfondir la coopération entre la Chine et l'Allemagne, mais aussi avec l'Union européenne (UE) dans son ensemble.

    La relation sino-allemande est maintenant à son meilleur niveau dans l'histoire, et la coopération pragmatique fructueuse entre les deux pays a évolué pour devenir un modèle pour les interactions entre la Chine et l'Occident.

    Exemple révélateur du lien étroit entre Beijing et Berlin, leur mécanisme de consultation intergouvernementale regroupe des dizaines de canaux de dialogue et de communication, et représente le plus haut niveau de son genre entre la Chine et l'Occident.

    La Chine étant le premier partenaire commercial de l'Allemagne dans la région Asie-Pacifique et l'Allemagne le premier partenaire commercial de la Chine en Europe, la coopération bilatérale a atteint un niveau sans précédent.

    Pourtant, les deux pays peuvent faire plus. D'une part, la Chine se dirige rapidement vers l'industrialisation, l'informatisation, l'urbanisation et la modernisation agricole. A cela s'ajoute un engagement indéfectible à l'ouverture, ce qui promet une multitude d'opportunités.

    Ainsi, la visite en cours du Premier ministre chinois offre une belle occasion pour les deux parties d'exploiter leur énorme potentiel et d'apporter des bénéfices plus concrets à leurs peuples.

    D'autre part, cela donne également de nouvelles opportunités à l'ensemble de l'UE. Etant donné le rôle clé joué par l'Allemagne dans l'UE et l'ampleur des échanges commerciaux sino-allemands (qui représentent aujourd'hui près d'un tiers des échanges entre l'UE et la Chine), le dynamisme de la coopération sino-allemande se fait sentir partout en Europe.

    Une collaboration approfondie entre la Chine et l'UE est d'autant plus pressante que le Vieux continent croule sous les dettes et cherche à se remettre sur pied dans un contexte mondial miné par les incertitudes.

    Une Europe forte et un euro stable sont dans l'intérêt de la Chine. En unissant leurs forces, le géant asiatique et le bloc européen peuvent non seulement stimuler leur propre croissance, mais aussi contribuer davantage au développement du monde.

    Les nombreuses différences entre Chine et l'Europe font que leurs interactions conduisent inéluctablement à des frictions. Les deux camps doivent cependant faire avec et gérer toute friction ou contentieux de la meilleure façon possible, afin d'éviter que des controverses mineures ne se mettent en travers des relations bilatérales. Les deux parties ont la vision et la sagesse de le faire.

    Il est vraiment regrettable et préjudiciable que la Commission européenne ait récemment eu recours à des mesures protectionnistes contre les produits chinois, y compris un projet de taxe punitive sur les panneaux solaires et une enquête anti-dumping et anti-subvention dans le secteur des équipements de téléphonie mobile.

    Le protectionnisme nuit à tous. L'UE devrait résister à la tentation des mesures anticoncurrentielles, et collaborer avec la Chine pour promouvoir le libre échange et s'opposer au protectionnisme sous toutes ses formes.

    En outre, la concurrence, aussi équitable soit-elle, n'est pas un jeu à somme nulle. Les deux économies si complémentaires peuvent tirer pleinement parti de leurs avantages respectifs et se partager les bénéfices qui découlent d'une collaboration fructueuse.

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    Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang s'est entretenu vendredi à Berlin avec le président allemand Christian Wulff pour discuter des relations bilatérales.