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  • José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne, s'est déclaré en faveur de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB)

    Dans une interview accordée à Xinhua, José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne, s'est déclaré en faveur de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB), une initiative lancée par la Chine, en observant que cette initiative pourra donner lieu à une situation de gagnant-gagnant.

    « Ma position est en faveur de l'AIIB », a déclaré M. Barroso. « Il est logique que la Chine souhaite créer une banque pour les infrastructures et l'investissement, car cela peut être gagnant-gagnant. »

    L'AIIB a un capital autorisé de 100 milliards de dollars et est destinée à financer la construction d'infrastructures, car de nombreux pays n'ont pas la capacité de financer les améliorations dans les infrastructures dont ils ont besoin.

    Plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France, l'Italie, la Suisse et le Luxembourg, ont annoncé leur souhait de devenir membres fondateurs de la banque, au mépris de l'opposition des États-Unis, qui avait fait pression sur ses alliés pour qu'ils boycottent la proposition chinoise d'établir l'AIIB.

    « Franchement, je ne suis pas d'accord avec ceux qui se sont opposés à l'initiative », a déclaré l'ancien président de la Commission. « Je ne vois pas d'intérêts contradictoires ; je vois des convergences d'intérêts. »

    Il a déclaré que sa vision, et la vision promue par l'Europe depuis de nombreuses années, est une vision de complémentarité, et non de confrontation, en termes d'opportunités économiques.

    Même en cas d'intérêts contradictoires, il pense que la négociation est la meilleure solution.

    Il a estimé que si l'Europe pouvait contribuer au financement du développement des infrastructures en Asie, cela apporterait aussi des opportunités pour les entreprises européennes.

    « Il y aura plus de ressources et d'opportunités pour les entreprises », a-t-il observé. « Nous avons besoin de plus de capital pour alimenter la croissance et pour générer plus d'emplois. »

     

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  • Les 10 principaux pays actionnaires de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures

    La Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB), lancée à l'initiative de la Chine, a fait un pas en avant historique lundi, avec la signature d'un accord-cadre pour l'institution actuelle, qui compte 57 membres.

    Conformément à l'accord, la banque aura un capital autorisé de 100 milliards de dollars (90,31 milliards d'euros), la Chine y contribuant pour 29,78 milliards de dollars US (26,89 milliards d'euros) et possédant 26,06% des voix.

    L'Inde et la Russie sont respectivement les deuxième et troisième plus grands actionnaires.

    L'AIIB, proposée par le président Xi Jinping en 2013, est le premier bailleur de fonds multilatéral majeur où les pays en développement détiennent la majorité des actions et des voix.

    La signature de l'accord a mis fin a six mois d'intenses négociations en coulisses et a ouvert la voie à l'établissement de la banque avant la fin de cette année.

    Voici les 10 principaux pays actionnaires de la banque :

     

    1. Chine

    Membre régional

    Souscription au capital : 29,78 milliards de dollars US (26,89 milliards d'euros).

     

    2. Inde

    Membre régional

    Souscription au capital : 8,37 milliards de dollars US (7,55 milliards d'euros) ;

     

    3. Russie

    Membre régional

    Souscription au capital : 6,54 milliards de dollars US (5,90 milliards d'euros) ;

     

    4. Allemagne

    Membre non régional

    Souscription au capital : 4,48 milliards de dollars US (3,37 milliards d'euros) ;

     

    5. Corée du Sud

    Membre régional

    Souscription au capital : 3,74 milliards de dollars US (3,37 milliards d'euros) ;

     

    6. Australie

    Membre régional

    Souscription au capital : 3,69 milliards de dollars US (3,05 milliards d'euros) ;

     

    7. France

    Membre non régional

    Souscription au capital : 3,38 milliards de dollars US (3,05 milliards d'euros) ;

     

    8. Indonésie

    Membre régional

    Souscription au capital : 3,36 milliards de dollars US (3,03 milliards d'euros) ;

     

    9. Brésil

    Membre non régional

    Souscription au capital : 3,18 milliards de dollars US (2,87 milliards d'euros) ;

     

    10. Royaume-Uni

    Membre non régional

    Souscription au capital : 3,05 milliards de dollars US (2,75 milliards d'euros) ;

     

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