agence de notation

  • Dagong dégrade la note souveraine de la France avec une perspective négative

    L'agence chinoise de notation Dagong a annoncé jeudi avoir dégradé la note souveraine de la France en devises étrangères et en monnaie locale de AA- à A+, avec une perspective négative, en raison de la croissance économique stagnante du pays.

     

     

    L'économie française a perdu sa compétitivité au cours de ces dernières années, et la part des exportations françaises dans le total mondial n'a cessé de diminuer, a indiqué l'agence de notation.

    Dagong a également prévu le ralentissement du taux de croissance en France. Celui-ci atteindrait 1,7% cette année et 0,3% en 2012, avec une croissance annuelle de 0,8% à moyen terme.

    La France est aujourd'hui tiraillée entre la nécessité de prévenir un ralentissement économique et celle de réduire son déficit, et son économie continuera d'être affectée par l'aggravation de la crise de la dette dans la zone euro, a estimé Dagong.

    L'exposition des banques françaises aux dettes du Portugal, de l'Italie, de l'Irlande, de la Grèce et de l'Espagne a atteint 852,36 milliards d'euros, suscitant des inquiétudes sur la qualité et la rentabilité des actifs des banques françaises.

    Avec sa nouvelle note A+ négative , la France glisse en vingtième position.

     

  • Guan Jianzhong, président de Dazhong Notation, appelle à une réforme du système mondial de notation

    Le système actuel, dominé par les grands pays débiteurs ne peut plus assurer la notation correcte des crédits dans le cadre de la mondialisation. Il est donc nécessaire de procéder à une réforme pour prévenir et gérer les crises de crédit.

    Le développement de l'économie globale se base actuellement sur les crédits entre les créanciers et les débiteurs et ceci donne une importance primordiale à l'exactitude de la notation. La dégradation de la note des dettes publiques américaines par Dagong Notation et S&P va exercer une influence durable sur l'économie mondiale. Ceci vient de commencer et perdurera pendant une longue période. L'économie mondiale court le risque d'une nouvelle récession. La reprise sera pénible si les États-Unis et l'UE ne parviennent à résoudre le problème de la crise de leurs dettes souveraines.

    La Chine a affiché une reprise encourageante, mais souffre certainement de l'impact de la récession macroéconomique mondiale. Ainsi, si le pays a accumulé de nombreuses devises étrangères grâce à ses exportations, sait-on vraiment à quoi servent ces devises à la Chine ou bien si la Chine a vraiment besoin de tant de devises étrangères ? Les réserves en devises pourraient même devenir un fardeau certain. De plus, la baisse de la consommation en Europe et aux États-Unis oblige aussi la Chine à réfléchir sur la révision de ses stratégies d'exportation.

    En terme de sûreté des réserves de devises, le Trésor chinois va certainement constater une dévalorisation de ses actifs en dollars, notamment de bons du Trésor américain. Cela va représenter une perte réelle et très importante. En fait, on s'inquiète d'ores et déjà du prochain recours à l'assouplissement quantitatif de la politique monétaire américaine. Le tirage en grande quantité de billets verts va certainement aggraver la fluidité déjà abondante à travers le monde ce qui sera très nuisible aux exportations chinoises.

    La Chine s'efforce néanmoins de poursuivre son développement en réagissant de façon appropriée. D'abord, si la Chine n'arrive pas à tirer partie de ses réserves en devises, elle se doit de réduire ses exportations et de mettre l'accent sur la restructuration de ses secteurs industriels en vue de relancer la demande intérieure. D'autre part, au lieu de continuer à investir dans les bons de trésor étrangers, il vaudrait mieux multiplier les prêts aux entreprises souhaitant se développer à l'international.

    La crise des dettes souveraines américaines revient à remettre en cause le régime actuel de notation qui, dominé par les grands pays débiteurs, n'est plus en mesure d'assurer l'exactitude de la notation des crédits dans le cadre de la mondialisation. C'est la racine de la crise des dettes publiques aux États-Unis et en Europe, il est donc nécessaire d'entreprendre une réforme du système actuel pour prévenir et gérer les crises de crédit.

    En tant que grand pays créancier, la Chine a énormément contribué à la croissance de la richesse et de la valeur de l'économie mondiale. La Chine doit avoir davantage de poids dans la notation internationale. Cela favorisera la stabilité des crédits et le développement continu de l'économie mondiale.

     

  • Guan Jianzhong : la dégradation des notations de crédits souverains de certains pays développés répond au risque potentiel d'investissement

    Dagong Notation international a récemment dégradé les notations des crédits souverains de certains pays développés, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon, et a maintenu la notation négative des crédits souverains français. Ceci a suscité de vives réactions à travers le monde. Guan Jianzhong, PDG de la société, a indiqué que le risque potentiel est énorme pour les investisseurs dans les crédits souverains de ces pays qui affrontent actuellement de graves problèmes dans la croissance économique.

     

    Au début de cette année, Dagong a affecté une notation négative sur la perspective et la solvabilité des dettes publiques de ces pays, et maintenant la situation ne s'est pas améliorée, a expliqué Guan Jianzhong.

     

    La notation actuelle répond bien au risque potentiel des dettes publiques de ces pays, a déclaré le PDG de Dagong. Le problème du moteur de croissance est devenu évident après la crise financière globale qui a beaucoup changé la base économique des dettes publiques. La notation de Dagong offre une référence aux investisseurs et leur rappelle les risques potentiels. Ceci peut s'avérer très utile pour eux.

     

    Selon Guan Jianzhong, les notations de cette année sont hautement identiques à celles de l'année 2010 sur les crédits souverains d'une cinquantaine de pays. Les pays classés négatifs en 2010 ont en réalité poursuivi la tendance au cours de l'année passée, notamment le Japon, la GB et la Grèce, qui font cette année l'objet d'une dégradation. À l'inverse, d'autres ont fait des progrès, à l'instar de la Malaysie et du Chili, qui ont également évolué à peu près dans le sens de notre notation.

     

    Par ailleurs, les études ont également vérifié la quasi-conformité entre les notations de l'année dernière et la situation de cette année. Il y aura certaines modifications, mais la tendance générale ne va pas beaucoup changer. En général, la notation de Dagong a présenté une bonne exactitude et une haute crédibilité.

     

    À propos de la notation révisée vers le bas par certains cabinets étrangers sur les 12 banques chinoises, Guan Jianzhong a indiqué qu'il existait certainement des problèmes dans le secteur bancaire chinois, mais que ceci n'était pas dû à la forte croissance d'actifs douteux.

     

    Le cabinet américain Fitch a annoncé ce mercredi que des banques chinoises se trouveraient bientôt exposées à des risques sensibles liés aux énormes crédits accordés aux gouvernements locaux et aux entreprises dans l'exploitation immobilière. Le secteur immobilier fait actuellement l'objet d'une restriction sévère de la part du gouvernement central.

     

    Pour Guan Jianzhong, des notations étrangères ont plutôt interprété les soucis concernant les actifs douteux des banques chinoises, notamment l'influence du changement des conditions des plateformes de financement sur le taux des actifs douteux, mais ont négligé la base fondamentale du développement du secteur bancaire chinois.

  • L'agence de notation chinoise Dagong abaisse la note de la France

    BEIJING, 1er juin (Xinhua) -- L'agence de notation chinoise Dagong Global Credit Rating Co. a déclaré mercredi avoir abaissé la note de la France de "AA-" à "observation négative", en raison de la faible demande domestique, de la dette élevée et du système financier fragile de la France.

    La situation financière du gouvernement français pourrait s'empirer à moyen terme, car sa dette continuera à augmenter et le gouvernement n'a qu'une marge limitée de mesures pour réduire son déficit.

    La dette du gouvernement représentait 81,7% du PIB de la France en 2010, en hausse de 17,9 points de pourcentage par rapport à 2007.

    Dagong estime que la dette du gouvernement continuera à augmenter en raison des dépenses massives et des intérêts de la dette.

    Selon Dagong, le déficit du gouvernement français représentera entre 3% et 5% du PIB durant les cinq prochaines années.

    En juillet 2010, Dagong a donné à la France une note de "AA-" avec une perspective négative.

  • IL VAUT MIEUX FAIRE ENVIE QUE PITIE

    Moody's envisage de relever la note de la dette de la Chine

    Shenzhen%20Port.jpg

    Alors que régulièrement , nous entendons que telle ou telle agence de notation a diminué la cote de tel ou tel pays européens, selon les quotidiens financiers "De Tijd et "L"Echo" , l'agence de notation Moody's a annoncé vendredi qu'elle envisageait de relever d'un cran la note de la dette souveraine de la Chine en raison "des performances solides de l'économie chinoise" et de ses fortes perspectives de croissance.

    Cette note, actuellement de A1, pourrait être relevée d'un cran à Aa3, la quatrième meilleure performance possible de Moody's, a rapporté l'agence Dow Jones, qui précise que les obligations chinoises avaient été relevées de A2 à A1 en novembre dernier.

    Moody's a dans la foulée annoncé qu'elle examinait un relèvement de sa note pour trois établissements chargés de financer des projets gouvernementaux, la China Development Bank (CDB), l'Export-Import Bank of China (CEXIM) et l'Agricultural Development Bank of China (ADBC).

    "La Chine émet très peu de dettes à l'extérieur et les investisseurs considèrent que les obligations d'Etat ont un risque quasi-nul", selon le communiqué de l'agence de notation cité par Dow Jones.

    L'endettement massif de plateformes de financement créées par les municipalités, districts et provinces dans le cadre du plan de relance mis en oeuvre pour répondre à la crise financière mondiale n'inquiète pas outre mesure l'agence de notation.

    "Bien que l'incertitude persiste quant au volume et à la solidité des opérations financières qui n'apparaissent pas dans les comptes des gouvernements locaux, nous pensons que le gouvernement central a suffisamment de marge de manoeuvre pour absorber de futures pertes", selon Moody's.

    Les investisseurs ont bien accueilli la nouvelle, l'indice composite des Bourses de Shanghai  et Shenzhen enregistraient une hausse de plus de 3,3% .

    Voilà une nouvelle qui décevra quelques journalistes occidentaux  qui aiment , prenant leurs rêves pour des réalités , propager des nouvelles alarmistes au sujet de la Chine et de son économie , et des quotidiens et hebdomadaires belges (généralement francophones) ainsi que français nous bassinent souvent avec des nouvelles sorties directement de leurs fantasmes.