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  • La Chine a envoyé des médicaments expérimentaux contre Ebola en Afrique

     

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    La Chine a envoyé des milliers de doses de médicaments expérimentaux contre Ebola en Afrique, et SihuanPharm, le laboratoire qui fabrique ces médicaments, prévoit d'organiser au plus vite des essais cliniques en Afrique, a-t-on appris samedi.

    Le laboratoire a obtenu la semaine dernière des autorités l'autorisation de mise sur le marché du médicament jk-05 et a déjà commencé la fabrication après l'habilitation du produit en tant que "médicament spécial".

    Huo Caixia, responsable de l'entreprise, a annoncé que la Chine avait déjà envoyé des médicaments pour dix mille personnes.

    Les médicaments sont destinés à soigner les patients contaminés par le virus Ebola, mais il ne s'agit pas de vaccins. Cependant, selon Mme Huo, ces médicaments peuvent aussi être utilisés pour prévenir la maladie. Les médicaments ont déjà été testés sur des cellules et des animaux, mais pas encore sur des humains.

    Les essais cliniques seront menés en Afrique, car il n'y a pas encore de patient d'Ebola en Chine. La structure chimique du jk-05 est plus simple que les médicaments américains et européens, et le jk-05 peut ainsi être produit plus rapidement et coûte moins cher.

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    Beijing a déjà envoyé quelque 200 travailleurs médicaux dans les pays touchés par l'épidémie et a promis d'offrir plus de 35 millions de dollars d'assistance médicale à la Sierra Leone, au Liberia, à la Guinée et à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

    La Chine a indiqué la semaine dernière lors de la conférence annuelle de la Banque mondiale que les matériaux et les capitaux investis dans l'opération d'assistance s'élevaient à 200 millions de dollars et que davantage d'aide serait versée. Ce nouveau lot de médicaments envoyé en Afrique est égal au volume de médicaments promis en août par le laboratoire américain GSK.

     

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  • Une société pharmaceutique chinoise demande l'approbation accélérée d'un médicament qui pourrait guérir les malades atteints du virus Ebola

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    Une société pharmaceutique chinoise cherche à obtenir l'approbation accélérée d'un médicament qui pourrait selon elle guérir les malades atteints du virus Ebola, au moment où la Chine se joint à la course pour contenir l'épidémie mortelle qui s'est propagée d'Afrique aux États-Unis et à l'Europe, a rapporté Reuters mardi.

    Sihuan Pharmaceutical Holdings Group a signé un accord avec l'Académie chinoise des sciences médicales militaires (AMMS) pour soumettre ce médicament appelé JK-05 au processus d'approbation de la Chine et le mettre sur le marché. Le médicament, développé par l'AMMS, est actuellement approuvé pour une utilisation militaire d'urgence.

    « Nous pensons pouvoir déposer notre dossier à l'Administration des aliments et des médicaments de la Chine avant la fin de l'année », a déclaré le président de la société, Che Fengsheng, au cours d'une téléconférence avec ses investisseurs le 8 octobre.

    Le médicament de Sihuan serait le seul à pouvoir traiter le virus Ebola. En cas de succès, l'impact serait considérable sur le développement du secteur pharmaceutique chinois.

    L'un des points forts de l'entreprise est son lien étroit avec l'armée, a expliqué M. Che. « Nous avons beaucoup de connexions avec les unités de science médicale militaires et nous avons développé beaucoup de produits en coopération avec l'AMMS », a-t-il affirmé.

    M. Che a souligné qu'un vaccin chinois contre une épidémie de SRAS survenue il y a dix ans, également développé par l'armée, avait été approuvé par l'organisme de réglementation des médicaments rapidement après le dépôt du dossier, et a espéré que le JK-05 puisse recevoir un traitement similaire.

    Le pari de la Chine pour traiter le virus Ebola reste loin derrière les avancées des États-Unis qui ont développé le ZMapp et le TKM-Ebola, mais Sihuan a souligné que son médicament avait montré son efficacité lors de l'expérimentation animale sur des souris.

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    La Chine s'est engagée jeudi à une aide supplémentaire d'au moins 100 millions de yuans (12 millions €) pour aider l'Afrique de l'Ouest à lutter contre l'épidémie d'Ebola.

    L'engagement a été pris par le Premier ministre chinois Li Keqiang lors du 10ème sommet Europe-Asie à Milan.

    Lors de sa prise de parole, M. Li a expliqué que le gouvernement chinois était prêt à lutter contre Ebola, qui représente une grave menace pour la santé publique mondiale, aux côtés de la communauté internationale et jusqu'à en triompher.

    Avant cette dernière aide, la Chine avait offert à l'Afrique un total de 234 millions de yuans (29 millions €) depuis avril pour aider à lutter contre l'épidémie rampante.

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  • La Chine a élaboré un traitement contre Ebola et va l'utiliser en Afrique de l'Ouest

    sans-titre.png nouveau médicament élaboré par l'Académie militaire des sciences médicales de Chine va être expédié en Afrique de l'Ouest afin d'aider à lutter contre la flambée d'Ebola qui a déjà causé 1550 décès dans cette région.

    Le nouveau traitement, baptisé JK-05, a récemment reçu l'approbation du service de la santé publique de l'Armée populaire de libération, à l'issue de cinq années de recherches menées par Wang Hongquan, professeur à l'Institut d'épidémiologie et de microbiologie dépendant de l'Académie, et son équipe.

    Le médicament permettrait d'éviter la reproduction d'Ebola en supprimant de façon sélective l'ARN polymérase du virus. Si le traitement a été soumis à des évaluations de sécurité lors des essais cliniques, les experts avertissent néanmoins que son utilisation doit être réservée aux cas d'urgence.

    Depuis le mois d'août, la Chine a envoyé pour 30 millions de yuans (3,72 millions d'euros) de marchandises en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée-Bissau, ainsi que des équipes médicales pour aider ces pays à lutter contre le virus.

    « La Chine a joué un rôle de leader dans la réaction à cet état de crise. De nombreux spécialistes chinois de la santé travaillent en ce moment dans les pays touchés. Ils y restent malgré les risques et y font venir davantage de spécialistes pour fournir des soins de santé aux personnes sur place », a déclaré Bruce Aylward, directeur général adjoint de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à la chaîne hongkongaise Phoenix TV.

     

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  • Pour Claude Martin, ex-ambassadeur de France à Pékin , la Chine n’a aucune volonté de domination

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    Claude Martin : « Quand on dit que les Chinois sont arrogants on peut se demander si ce n’est pas nous qui faisons un complexe d’infériorité ». (photo SOEREN STACHE)

    Devant participer à une conférence à Bordeaux sur le thème "La domination de la Chine en Asie est-elle irréversible?", l'ex-ambassadeur précise : Je précise d’abord que je ne suis pas responsable de l’intitulé de ce débat. Ce qui peut donner une impression de domination, c’est la taille de ce pays et le dynamisme de son économie. Mais ses relations avec ses voisins sont normales. La Chine a, certes, des différents territoriaux avec le Japon, les Philippines, le Vietnam et l’Inde, mais il n’existe pas de rivalité avec eux pour dominer l’Asie. Le Japon est tourné vers le Pacifique. L’Inde, vers l’Occident. La Chine se définit comme L’Empire du milieu : elle est au centre de l’Asie et elle envisage les peuples périphériques comme des suzerains. Elle attend d’eux, non pas qu’ils se soumettent, mais qu’ils lui payent un tribut.

    Ce n’est pas dans la tradition chinoise d'avoir des ambitions coloniales. Ces dernières décennies, les seules fois où l’armée chinoise a franchi ses frontières - en 1962 contre l’Inde et en 1978 contre le Vietnam - ce fut pour donner une leçon à l’armée adverse. Après quoi elle est rentrée chez elle. La politique étrangère de la Chine se rapproche de la doctrine de Monroe : ne pas s’aventurer au loin mais rester libre dans son espace, notamment au Tibet, dont elle refuse qu’on lui conteste la propriété. Elle n’accepte aucun hégémonisme dans sa sphère d’influence. Et elle voit une tentative d’encerclement dans les relations que les Etats-Unis établissent avec l’Inde, la Thaïlande, Taïwan ou la Corée du sud.

     

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    En Afrique , la Chine n' a aucune ambition colonialiste comme l'ont eue certains pays européens. Dans un pays dont je ne dirai pas le nom trois conglomérats chinois se disputent l’exploitation de mines. Il n’y a pas de plan d’ensemble chinois pour s’emparer du monde. Au contraire, on constate une volonté politique de ne pas faire plus que le nécessaire. On les entend peu dans le dossier iranien. Ils ont beaucoup allégé leur armée, qui était pléthorique, et reconverti une partie de leur complexe militaro-industriel dans la production d’ordinateurs, de téléphones portables ou de machines à laver.

     

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    Si les Américains disent que le Yuan est sous-évalué par rapport au dollar, je signale qu'en quatre ans le yuan a été réévalué de 25 % par rapport au dollar et à l’euro. Quant au fait que les Chinois rachètent des bons du trésor américains, il faut y voir une sorte de compensation aux suppressions d’emplois que provoque leur politique commerciale aux Etats-Unis. Ils veulent être perçus comme des gens qui soulagent les Etats-Unis de leur dette. Là encore on est dans une histoire de perception : quand les Américains accusent les Chinois de s’approprier leurs biens, les Chinois peuvent leur répondre qu’ils n’ont qu’à pas faire de dette. Et quand on dit que les Chinois sont arrogants on peut se demander si ce n’est pas nous, Occidentaux, qui faisons un complexe d’infériorité par rapport à eux.

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  • Les séries chinoises de TV débarquent en Afrique

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    En mars dernier, dans le discours qu'il a tenu au Centre de convention international Julius Nyerere en Tanzanie, le président chinois Xi Jinping a parlé du succès que remportait dans ce pays la série Doudou et ses belles-mères, d'origine chinoise.

    En quelques mois, l'engouement pour les séries chinoises en Afrique n'a cessé d'augmenter. Des groupes tels que Radio Chine Internationale (CRI) et China International Television Corporation (CITC) travaillent de concert au doublage et à l'exportation vers l'Afrique de 10 séries, 52 films, 5 dessins animés et 4 documentaires « made in China », en vue de faire entrer les productions télévisuelles chinoises dans une nouvelle ère.

    La popularité de Doudou et ses belles-mères

    La première série chinoise à avoir été exportée, il y a trois ans de cela, s'intitule Doudou et ses belles-mères.

    En septembre 2010, Wang Guangjian, le responsable à l'époque du centre de diffusion pour l'Afrique et l'Asie de l'Ouest à CRI, s'était rendu en Tanzanie, où il avait été reçu par l'attaché culturel de l'ambassadeur de Chine en Tanzanie, Liu Dong. Lors de leur rencontre, Liu Dong avait fait part d'une de ses idées à son invité : « Par le passé, les productions télévisuelles étrangères étaient diffusées en Tanzanie avec les sous-titres anglais. Mais ne serait-il pas possible d'adapter les séries chinoises en swahili ? »

    À l'époque, CRI n'avait encore jamais entrepris d'activités de doublage. Mais comme le groupe emploie des traducteurs professionnels en swahili et que la Tanzanie affiche des avantages uniques en termes de promotion (bureaux de CRI, classes Confucius), il a décidé de relever le défi. C'est ainsi qu'ont commencé les premières tentatives d'exportation de séries chinoises en version swahilie.

    Le premier problème était de savoir quelle œuvre choisir. Après des études menées conjointement par les experts swahilis, la branche tanzanienne de CRI et Tanzania Broadcasting Corporation, la décision finale s'est arrêtée sur Doudou et ses belles-mères. « Cette série reflète la vie contemporaine dans les villes chinoises, et c'est bien ce que veulent voir les téléspectateurs africains », a précisé Li Yi, responsable du département traduction-communication au centre de doublage cinématographique et télévisuel relevant de CRI.

    Après que la société cinématographique Hualu Baina a cédé gratuitement les droits d'auteur, le travail de doublage a pu commencer. De la traduction du script par la section swahilie de CRI à l'enregistrement des voix de comédiens et étudiants étrangers, le processus a pris au total six mois. Le 23 novembre 2011, Doudou et ses belles-mères arrivait officiellement sur le petit écran tanzanien, en swahili !

    Li Yi se souvient encore comme si c'était hier de la première de la série en Tanzanie : le ministre des Sports, de la Culture, de la Jeunesse et de l'Information était présent à cette cérémonie. Tout au long du visionnage du premier épisode en version swahilie, il était tout sourire. En plus, il n'arrêtait pas de recevoir des SMS de félicitations concernant le rendu final du doublage. Ont également assisté à cette soirée des fonctionnaires locaux et des médias, qui ont regardé la série avec beaucoup d'intérêt.

    Depuis, grâce à la promotion de la Tanzania Broadcasting Corporation, Doudou et ses belles-mères en swahili fait un carton en Tanzanie.

     

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    Projets pour l'Afrique

    On prévoit que les meilleures séries chinoises vont mettre trois à cinq ans pour entrer progressivement en Afrique. En 2013, celles-ci étaient diffusées dans 15 pays africains; ce chiffre devrait atteindre 30 l'année prochaine.

    Dans la seconde moitié de l'année, le centre de doublage de CRI sortira en Afrique 10 séries et 52 films, ainsi que 5 dessins animés et 4 documentaires. Ces productions, qui ont été doublées en anglais, français, arabe, portugais, swahili et haoussa, seront diffusées sur les chaînes principales des divers pays africains.

    En octobre 2012, CRI a établi son centre de doublage cinématographique et télévisuel. Wang Guangjian explique que toutes les séries sont doublées en anglais et en français, et que certaines d'entre elles sont traduites dans des langues autres que celles dites « universelles ».

    Actuellement, le centre de doublage de CRI développe l'adaptation de productions chinoises dans des langues peu communes. Exemples : Jin Tai Lang De Xing Fu Sheng Huo, doublé en swahili pour l'Afrique de l'Est et en arabe pour l'Afrique du Nord, Doudou et ses belles-mères en portugais pour l'Angola, Beijing Love Story en haoussa pour l'Afrique de l'Ouest. « La technologie en Afrique est limitée. Avant, il était difficile d'afficher les sous-titres en petits caractères sur un téléviseur. De plus, les versions françaises ou anglaises ne pouvaient pas être exportées vers tous les pays africains. L'ajout de ces quelques langues inhabituelles a permis de rendre ces programmes accessibles à presque l'entièreté de la population locale », indique Chen Yanping, directeur adjoint du département de traduction-communication au centre de doublage.

    Selon Li Yi, au début, ces séries étaient sous licence libre. L'idée de conquérir le marché n'est venue qu'après. En juin 2013 s'achevait tout le travail de doublage ; le reste de l'année sera consacrée à la partie « promotion ».

     

    Traduit d'un article de  XUE LEI, journaliste à Beijing Youth Daily.

  • Les échanges culturels entre la Chine et l'Afrique renforcent la compréhension mutuelle et l'amitié traditionnelle entre les peuples

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    Une étudiante ghanéenne apprend l'opéra de Shaoxing à l'Université du Jiangsu à Zhenjiang, dans la province du Jiangsu (est), le 13 mai 2012. Les échanges culturels et entre les peuples entre la Chine et les pays africains se sont développés au cours des dernières décennies, ce qui a renforcé la compréhension mutuelle et l'amitié traditionnelle entre les peuples.

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    Des Africains apprennent à peindre des pandas avec des pinceaux chinois au Centre de développement de la jeunesse à Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang (est de la Chine).

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    Un jeune garçon regarde des sculptures africaines au Musée national de Chine à Beijing.

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    Des touristes africaines visitent les grottes de Longmen à Luoyang, dans la province du Henan (centre de la Chine).

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     Des visiteurs dans le pavillon de l'Afrique unie lors de l'Exposition universelle 2010 de Shanghai, le 22 juin 2010.

  • Le président chinois appelle le monde à respecter « l'indépendance et la dignité » de l'Afrique

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    Xi Jinping a tenu un discours digne de Rousseau ou du président Wilson en rappelant au monde le concept d'autodétermination des peuples. « L'Afrique appartient aux Africains. En développant leurs relations avec l'Afrique, tous les pays devraient respecter la dignité et l'indépendance de l'Afrique »

    Avant de quitter lundi la Tanzanie pour se rendre en Afrique du sud, le nouveau président chinois a invité le monde a prendre exemple sur la Chine et respecter « l'indépendance et la dignité » de l'Afrique, un continent qui connaît une croissance économique impressionnante. Le voyage officiel de huit jours doit ensuite conduire le chef d'Etat en Afrique du Sud puis au Congo-Brazzaville.

    M. Xi fait ses armes sur la scène internationale. La Tanzanie est la seconde étape de son premier voyage à l'étranger en tant que chef de l'Etat chinois, qui l'a déjà amené en Russie. Il a assuré a Dar es Salam, la capitale économique, qu'une « amitié sincère » unissait la Chine et l'Afrique, une amitié fondée sur une relation « d'égal à égal ».

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    Le président chinois a tenu un discours digne de Rousseau ou du président Wilson en rappelant au monde le concept d'autodétermination des peuples. « L'Afrique appartient aux Africains. En développant leurs relations avec l'Afrique, tous les pays devraient respecter la dignité et l'indépendance de l'Afrique », a déclaré M. Xi. Il assure qu' «aucune partie ne tente d'imposer sa vue à l'autre »

    « La Chine insiste sur l'égalité entre les pays, quels que soient leur taille, leur force et leur richesse. La Chine défend la justice, et s'oppose à la pratique du grand harcelant le petit, du fort dominant le faible, et du riche oppressant le pauvre» , a-t-il poursuivi.

     

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    Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique. En 2012, les échanges commerciaux se sont élevés à plus 200 milliards de dollars. La visite du président chinois n'a rien d'anecdotique, le futur économique de la Chine est plus favorable en Afrique que sur le Vieux continent.

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  • Le président chinois Xi Jinping promet un soutien sans fin à l'Afrique

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    Le président chinois Xi Jinping a déclaré jeudi à Durban, en Afrique du Sud, que les relations sino-africaines ne cesseront jamais de se développer, et que la Chine est prête à élever et élargir ses relations avec l'Afrique.

    "Le développement des relations Chine-Afrique peut seulement être conjugué au futur, et ne sera jamais conjugué au passé composé", a indiqué le président Xi lors d'un petit-déjeuner de travail avec des dirigeants africains.

    "Nous sommes prêts à travailler avec les pays africains pour faire passer nos relations à un niveau supérieur et les élargir à une zone plus large", a déclaré le président Xi à Durban pour participer au 5ème sommet des BRICS, qui réunissait pour la première fois des dirigeants de pays africains.

    L'Afrique se trouve actuellement dans une étape cruciale dans sa quête de paix et de développement, a-t-il noté.

    Avec une économie prospère et de nouveaux efforts déployés afin d'acquérir la force de l'unité, la place de l'Afrique sur la scène internationale est sur une pente ascendante. Par ailleurs, elle fait également face à plusieurs défis, a fait remarquer le président Xi.

    "Je suis convaincu que, à condition qu'elle maintienne la paix et la stabilité, et explore activement une voie de développement qui répond à ses propres conditions, l'Afrique embrassera un avenir plus brillant", a-t-il souligné.

    Le président chinois a indiqué que compte tenu de la situation internationale changeante et complexe, les relations Chine-Afrique font face à des opportunités de développement sans précédent, ainsi qu'à plusieurs défis qui émergent avec des circonstances nouvelles et des questions nouvelles.

    Peu importe les changements que subira le paysage international, la Chine s'en tiendra à sa politique amicale envers l'Afrique, demeurera éternellement un ami fiable et un partenaire sincère de l'Afrique, et s'efforcera à contribuer davantage à la cause de la paix et du développement de l'Afrique, a ajouté le président Xi.

    Le président chinois a promis que la Chine serait un gardien indéfectible de la paix et de la stabilité de l'Afrique, un promoteur ferme de la prospérité et du développement de l'Afrique, un partisan tenace de la poursuite de la force de l'unité par l'Afrique, et un défenseur indéfectible pour l'Afrique dans ses efforts de recherche d'une participation équitable aux affaires internationales.

    "Nous appelons la communauté internationale à travailler ensemble pour jouer un rôle constructif dans la poursuite de la paix et du développement de l'Afrique", a dit le président Xi.

    Les dirigeants africains ont fait l'éloge des relations amicales entre l'Afrique et la Chine, souhaitant apprendre du succès de développement de la Chine et renforcer la coopération Afrique-Chine.

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  • Xinhua : « le complot américain pour semer la discorde entre la Chine et l’Afrique ne marchera pas »

     

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    Hillary Clinton à Dakar ce 1 août

    Hillary Clinton s’est rendu en Afrique en vue de faire du lobbying auprès des dirigeants africains en vue de les pousser à coopérer avec les nations "soi-disant responsables plutôt qu’avec les pays qui mettent l’accent sur l’exploitation du continent". "L’agenda caché de Hillary Clinton n’est pas un grand secret. Comme les commentateurs à travers le monde l’ont fait remarquer, le voyage vise en partie à discréditer l’engagement de la Chine en Afrique, et à réduire l’influence chinoise sur le continent.

    A  Dakar où elle a commencé mardi son périple africain de dix jours, Hillary Clinton avait indirectement critiqué la Chine en déclarant que les Etats-Unis souhaitaient avec l’Afrique un partenariat qui « ajoute de la valeur plutôt qu’un partenariat qui la soustrait ». La secrétaire d’Etat américaine avait ajouté que le temps où les étrangers venaient s’accaparer les richesses africaines devrait être terminé.

    Venant se sa bouche, faut-il rire ou pleurer d'un tel mensonge.Bonjour l'hypocrisie.

    L’agence de presse chinoise Xinhua a répliqué en publiant un article dans lequel elle a évoqué un "complot américain pour semer la discorde entre la Chine et l’Afrique".

    Que Clinton ignore les faits sur le terrain ou qu’elle ait choisi de ne pas en tenir compte, ses insinuations selon lesquelles la Chine s’accapare les richesses africaines pour elle-même sont très loin de la vérité." (...) "Ironiquement, ce sont les puissances coloniales occidentales qui étaient exactement étrangers, selon les mots de Clinton, qui sont venues extraire les richesses africaines pour elles même, ne laissant rien ou pas grand-chose derrière elles".
    L'agence Xinhua juge que cette attitude, qui consiste à rabaisser la Chine, est loin de profiter à l'augmentation de la force d'impact des Etats-Unis en Afrique.

    Lors la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine, qui s'est tenue à Beijing le mois dernier, la Chine avait annoncé un programme de prêts, à hauteur de 20 milliards de dollars en faveur des pays africains, afin de développer les infrastructures et soutenir des projets dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie manufacturière et du développement des PME. Par rapport à de vagues promesses, les pays africains préfèrent les aides concètes, note l'agence Xinhua.

  • Le concept de "néo-colonialisme" ne peut pas s'appliquer à la coopération sino-africaine

    Bien avant leur venue à Beijing pour une conférence biennale sur la coopération jeudi, les ministres africains des Affaires étrangères ont été mis en garde contre le "néo-colonialisme" qui guetterait l'Afrique à l'heure où le continent renforce ses relations avec la Chine.

    La coopération sino-africaine s'est fortement développée ces dernières années, ce qui a beaucoup attiré l'attention des médias du monde entier, qui, le plus souvent, rendent compte de cette évolution avec objectivité.

    Un petit nombre de détracteurs, cependant, font entendre des voix discordantes, mettant en garde contre un soi-disant "néo-colonialisme" qui menacerait le continent africain, et s'attaquant ainsi de manière voilée aux efforts que déploie Beijing pour resserrer ses liens avec l'Afrique.

    Le bilan de plus d'une décennie de coopération bilatérale viendrait facilement discréditer un tel point de vue, qui est partial et mal fondé.

    Les relations entre la Chine et l'Afrique, de part leur nature, sont fondées sur l'égalité et sur les bénéfices mutuels destinés à assurer la prospérité de 2,3 milliards de personnes, plutôt que sur une "aide" unilatérale, comme l'ont suggéré certaines critiques superficielles.

    En 2011, le volume des échanges commerciaux entre l'Afrique et la Chine a fortement progressé, atteignant 166,3 milliards de dollars, et les exportations africaines vers la Chine ont dépassé 93 milliards de dollars, ce qui représente une hausse considérable.

    Si l'on observe les bienfaits pour la Chine, on peut noter que les exportations africaines de pétrole brut, de minéraux, d'acier et de produits agricoles permettent d'augmenter le niveau de vie de la population chinoise, et que dans le même temps, le continent africain est un marché indispensable et doté d'un grand potentiel pour les produits chinois.

    Si l'on regarde maintenant les bénéfices pour l'Afrique, on constate que la Chine fournit au continent des produits et des technologies dont il a grandement besoin, et que parallèlement, elle offre un vaste marché pour l'écoulement des produits d'export africains.

    Qui plus est, Beijing cherche à aider l'Afrique à renforcer ses capacités productives en oeuvrant à l'amélioration des infrastructures et au renforcement du secteur manufacturier du continent, tout en excluant toute "pratique de spoliation des ressources".

    A titre d'exemple, on peut citer les prêts consentis par la Banque d'import-export de Chine. La plupart des quelque 500 projets qu'elle a financés visent à contribuer à la construction d'infrastructures locales, telles que des usines de traitement de l'eau, des systèmes d'irrigation, ou encore des écoles.

    Ces pratiques sont la concrétisation de la volonté de la Chine de mettre en place une coopération "gagnant-gagnant" avec l'Afrique.

    La 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération Chine-Afrique (FCCA) qui débutera jeudi doit permettre aux représentants d'élaborer un plan d'ensemble pour orienter la coopération sur les trois prochaines années.

    Les faits sont plus convaincants que les discours. On ne peut que conseiller à ceux qui offrent une vision déformée des relations sino-africaines, ou qui font preuve de méfiance à l'égard de l'action de la Chine, de jeter un oeil sur l'histoire de la coopération entre la Chine et l'Afrique pour se faire un jugement objectif.