affaires etrangeres

  • La Chine ne peut pas secourir d'autres pays avec ses réserves en devises étrangères

    Fu Ying ,cette élégante et honorable dame de 58ans

    La Chine ne peut pas utiliser ses réserves en devises étrangères de 3 200 milliards de dollars pour secourir d'autres pays, a annoncé vendredi une haute diplomate.

    "Le raisonnement selon lequel la Chine devrait venir en aide à l'Europe n'est pas soutenable, car les réserves ne sont pas gérées de cette façon", a affirmé la vice-ministre des Affaires étrangères Fu Ying lors d'un forum Lanting tenu par son ministère.

    "La Chine participe aux efforts internationaux pour aider l'Europe, et de manière positive et saine", a ajouté Mme Fu.

    Depuis le début de la crise financière européenne, la Chine a envoyé plus de 30 délégations d'achat en Europe, conduisant à l'augmentation des importations chinoises en provenance du continent, a souligné Mme Fu. Elle a ajouté qu'il y avait de nombreux malentendus concernant l'utilisation des réserves chinoises. "Les réserves en devises étrangères ne sont pas des recettes fiscales ou de l'argent dont peut disposer le Premier ministre ou le ministre des Finances", a-t-elle fait observer.

    "Les réserves en devises étrangères s'apparentent à une épargne, leur liquidité doit être assurée", a expliqué la diplomate.

    Elle a indiqué que la Chine avait tiré une leçon de la crise financière asiatique de la fin des années 1990 et avait compris l'importance des réserves en devises étrangères pour un pays.

    "Les réserves ne peuvent pas être utilisées à l'intérieur du pays pour réduire la pauvreté ni à l'étranger pour soutenir le développement (des autres pays)", a-t-elle poursuivi.

    Elle a souligné que la façon dont les réserves en devises étrangères étaient gérées devait être conforme au principe "sécurité, liquidité et rentabilité appropriée". "L'achat des obligations européennes, du FMI et des Etats-Unis par la Chine est basé sur ce principe", a-t-elle ajouté.

    Initié en décembre dernier par le ministère chinois des Affaires étrangères, le Forum Lanting est une plate-forme permettant aux responsables, experts et groupes sociaux chinois de discuter des questions internationales et de la politique étrangère de la Chine.

     

  • LA GRANDE REUSSITE DE LA CHINE

    La Chine mérite le respect et ses réussites doivent faire l'objet d'une analyse rationnelle
     
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    Le dernier numéro de « Die Zeit » (en français : Le Temps), un hebdomadaire allemand d'information et d'analyse politique qui paraît tous les jeudis, vient de publier un article sur une interview exclusive accordée le 7 juillet dernier par la Vice Ministre chinoise des Affaires étrangères Fu Ying à un journaliste de « Die Zeit ». Lors de l'entretien, Fu Ying a indiqué que la Chine a obtenu de remarquables succès et a fait de grands progrès au cours des trente dernières années, c'est pourquoi elle mérite qu'on la respecte et ses réussites doivent faire l'objet d'une analyse objective et rationnelle. Elle a insisté sur le fait que l'Occident ne doit surtout pas essayer de lui imposer ses propres critères.

     

     

    Madame Fu Ying a quitté son poste d'ambassadeur à Londres pour ses nouvelles fonctions de Vice-ministre des Affaires Etrangères tout en gardant son franc parler , marqué d'une grande sagesse et d'une grande intelligence. Ce qu'elle dit est une parole d'or qui s'adresse à ceux qui nient les progrès évidents de la Chine dans tous les domaines. Comment nier les progrès de la démocratie , de la liberté , de l'amélioration du niveau de vie de chaque Chinois devant cette révolution pacifique qui a propulsé la Chine parmi les grandes nations du monde depuis trente ans.

    La Chine qui doit résoudre le problème de la pauvreté due à des siècles d'exploitations par un pouvoir impérial sclérosé , l'exploitation honteuse et scandaleuse des puissances occidentales et d'un pouvoir national corrompu et à la solde des étrangers , a su grâce au Parti Communiste rétablir un ordre social , faire diminuer le nombre de pauvres et favoriser l'émergence d'une nouvelle classe moyenne et amener la prospérité depuis une trentaine d'années.

     

  • CONFERENCE DE PRESSE(SUITE)

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    Q: Le Dalaï Lama s'est aussi rendu en Pologne et y a rencontré le Premier Ministre polonais. Quelle est la réaction de la Chine? Le gouvernement chinois prendra-t-il des mesures contre la Pologne à l'instar de celles prises contre la France?

    R: Comme je l'ai souligné tout à l'heure, la position de la Chine sur la rencontre entre tout dirigeant étranger et le Dalaï Lama est ferme. Nous avons fait une démarche solennelle auprès de la Pologne sur cette rencontre et souhaitons que la Pologne accorde de l'importance à la coopération amicale sino-polonaise au lieu de créer des obstacles au développement de nos relations amicales.

    Q: J'ai deux questions. La première, selon un commentaire publié par l'Agence Chine nouvelle, la situation des droits de l'homme en Chine se trouve dans la meilleure période de l'histoire. Pourriez-vous faire des commentaires là-dessus? Quels sont vos commentaires sur l'état actuel des droits de l'homme en Chine? La deuxième, selon les reportages de Dong-A Ilbo de la République de Corée, il a été demandé à 250 sociétés chinoises de quitter, avant la fin du mois dernier, une zone d'exploitation économique située dans le nord de la RPDC. Certaines de ces sociétés sont déjà parties, d'autres pas encore. Pourriez-vous confirmer cette nouvelle?

    R: Cette année marque le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Les médias chinois concernés ont fait des commentaires à ce sujet en faisant un tour d'horizon des réalisations importantes enregistrées ces dernières années en Chine dans le domaine des droits de l'homme. Je suis d'avis qu'il faut envisager, de manière globale et d'un point de vue historique, les progrès obtenus dans la cause des droits de l'homme en Chine. Je trouve que les articles publiés par l'Agence Chine Nouvelle, conformes aux faits, reflètent donc l'état du développement de la cause des droits de l'homme en Chine.

    Quant à votre deuxième question, je n'ai pas eu d'information à cet égard et je ne suis pas en mesure de confirmer les reportages concernés. La Chine et la RPDC mènent des échanges amicaux normaux, y compris les échanges économiques et commerciaux.

    Q: Une question sur le Zimbabwe. Vous venez de dire que la Chine entend multiplier les bons offices à cet égard. Quelles sont les mesures concrètes que la Chine envisage de prendre ou déjà prises? Si la Chine entend offrir sa médiation sur la question du Zimbabwe, est-ce qu'elle fera de même concernant les autres crises en Afrique, comme celle au Congo ou le dossier du Darfour?

    R: Comme je l'ai dit tout à l'heure, la Chine suit de près la situation économique et sociale actuelle au Zimbabwe ainsi que les difficultés auxquelles il fait face. Elle lui accordera des aides humanitaires d'urgence. La partie chinoise est favorable à ce que la partie africaine continue à offrir sa médiation et entend, de concert avec la communauté internationale, accorder au Zimbabwe des aides nécessaires à la sauvegarde de la stabilité du pays, à la solidarité nationale et à la relance économique.

    La Chine, en tant qu'ami des peuples africains, suit de près ce qui se passe sur le continent africain et prête une vive attention à la paix, à la stabilité et au développement en Afrique. Nous espérons sincèrement que le continent africain maintiendra la stabilité et le développement. La partie chinoise continuera à promouvoir, suivant les différents consensus réalisés avec la partie africaine, la coopération amicale entre la Chine et les pays africains et à contribuer au développement continu du partenariat stratégique sino-africain de type nouveau.

    Q: Récemment, des conflits violents entre des étudiants et des policiers ont donné lieu à des émeutes dans plusieurs villes en Grèce. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus? Y a-t-il des Chinois blessés dans les émeutes?

    R: Ces derniers temps, des émeutes ont eu lieu en Grèce. La partie chinoise y porte une grande attention. Nous sommes convaincus que le gouvernement grec pourra, en apportant une solution adéquate à cette question, apaiser la tension dans les meilleurs délais et rétablir l'ordre social normal. L'ambassade de Chine en Grèce s'est renseignée auprès de multiples parties et n'a pas eu d'information sur l'attaque des entrprises à capitaux chinois et des étudiants chinois pendant les émeutes. Nous espérons par ailleurs que le gouvernement grec prendra des mesures effectives pour assurer la sécurité des entreprises et des personnels chinois en Grèce.

    Q: Après la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï Lama, des internautes chinois ont soulevé une nouvelle vague de protestation. En même temps, nous avons également constaté que, ces derniers jours, des internautes français ont appelé au boycottage des produits chinois. Pensez-vous que l'atmosphère déjà tendue entre les peuples chinois et français entraînera une escalade de la tension dans les relations sino-françaises et compromettra en profondeur les relations économiques et commerciales entre la Chine et la France?

    R: Ce que vous venez de mentionner montre justement à quel point il est important pour le développement des relations bilatérales si le dirigeant d'un pays est à même d'adopter une attitude responsable envers l'histoire et envers les sentiments des peuples des deux pays. Par conséquent, sur cette question, j'estime que la partie française doit assumer sa responsabilité, envisager et traiter correctement les relations sino-françaises, prendre des mesures réelles afin de créer une atmosphère et des conditions nécessaires à l'amélioration et au développement des relations sino-françaises.

    Q: Je voudrais connaître dans les détails les aides humanitaires qui seront accordées par la Chine au Zimbabwe. Par exemple, quand les aides seront-elles arrivées? Quelles sont les aides? Est-ce que la partie chinoise remettra directement ces aides au gouvernement zimbabwéen? Et si c'est le cas, comment s'assurer que ces aides pourront être transmises aux personnes qui en ont besoin? Ma deuxième question, le Zimbabwe est un ami de la Chine, et alors, est-ce que son Président Robert Mugabe est aussi un ami de la Chine? Certains pays africains lui ont demandé de démissionner afin de surmonter la crise. Est-ce que la Chine partage cet avis? Ma troisième question, est-ce que la partie chinoise a eu des échanges de vue ces dernières semaines avec la partie pakistanaise sur l'éventuelle implication de cette dernière dans les attentats à Bombay?

    R: La Chine est en train d'envisager activement d'accorder des aides humanitaires, y compris des céréales, au Zimbabwe. Les arrangements détaillés sont en cours. J'ai deux points principaux à souligner: Premièrement, accorder des aides humanitaires a pour objectif d'atténuer les difficultés rencontrées par le Zimbabwe. Deuxièmement, il faut faire de sorte que ces aides parviennent au peuple zimbabwéen.

    Quant à votre deuxième question, comment le Zimbabwe agira-t-il pour faire face à la situation actuelle, cela relève des affaires intérieures de ce pays, la Chine n'y intervient pas. Face à la détérioration de la situation économique et sociale au Zimbabwe, les pays de l'Afrique australe et l'Union africaine sont en train d'offrir leur médiation. Et nous soutenons les pays africains dans leurs efforts de médiation et espérons que ces efforts pourront aboutir à des résultats positifs et que les différentes parties concernées au Zimbabwe pourront donner la priorité aux intérêts du pays et du peuple et dégageront, dans les meilleurs délais, un consensus sur la composition du gouvernement car cela est favorable au développement du Zimbabwe et conforme à l'intérêt du peuple zimbabwéen.

    La troisième question, les attentats terroristes à Bombay ont eu des conséquences importantes dans le monde et sur la situation en Asie du Sud. La Chine a communiqué des points de vue avec les pays concernés de la région de l'Asie du Sud dont l'Inde et le Pakistan.

    Q: Une question sur les activités de navires chinois de surveillance maritime au large des îles Diaoyu. Comme c'est une zone très sensible, pourquoi la partie chinoise mène-t-elle de telles activités provocatrices dans cette zone sensible? Est-ce que cela affectera les relations sino-japonaises? S'il s'agit là des activités normales, est-ce que la partie chinoise compte, dans l'avenir, continuer à envoyer des navires du même type pour mener des activités au large des îles Diaoyu?

    R: Nous n'acceptons pas les reproches selon lesquelles la Chine mène des activités « provocatrices » dans cette zone. La partie chinoise ne pense pas qu'il s'agisse là d'une provocation puisque la Chine effectue une patrouille normale dans une zone maritime qui est dans la limite de sa compétence. Quant à la question de savoir quand la Chine enverra encore des navires de surveillance maritime pour la patrouille, c'est à la partie chinoise de le décider.

    Q: J'ai une question sur la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï Lama. Vous avez souligné que vous espérez voir la partie française prendre des mesures concrètes pour réparer les relations sino-françaises. Pourriez-vous nous les préciser?

    R: Il s'agit là d'une question que la partie française doit étudier et préciser.

    Si vous n'avez pas d'autre question, la séance est levée, merci de votre présence!

  • DECLARATION DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

    Le 9 décembre 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao a tenu une conférence de presse et répondu aux questions portant sur, entre autres, les relations sino-françaises, les pourparlers à six et la situation au Zimbabwe.

    Liu Jianchao: Bonjour à tous, je suis prêt à répondre à vos questions.

    Q: Je voudrais savoir si la Chine prendra des mesures de sanction contre la France après la rencontre entre le Président français Sarkozy et le Dalaï Lama.

    R: Pendant les 44 ans qui ont suivi l'établissement de relations diplomatiques sino-françaises, la Chine a toujours considéré et géré ses relations avec la France avec une vision stratégique et à long terme. Nous développons le partenariat stratégique sino-français avec la plus grande sincérité. Un partenaire stratégique digne de ce nom devrait prendre pleinement en considération les préoccupations de l'autre partie sur ses intérêts essentiels, tel est le sens fondamental d'un partenariat stratégique. Si l'on porte atteinte aux intérêts vitaux de son partenaire, les relations bilatérales seront certainement compromises. En se conformant à une telle position, la Chine n'a jamais rien fait au détriment des intérêts de la France. Si les relations sino-françaises en sont arrivées là aujourd'hui, ce n'est souhaitable ni pour la Chine ni pour les différents milieux de la société française qui sont favorables au développement de la coopération amicale sino-française. Maintenant que le problème est là, il faudra trouver des moyens pour le régler. Cela n'est pas à la Chine, mais à la France, origine de la difficulté que connaissent actuellement les relations sino-françaises, d'en assumer la pleine responsabilité. Nous demandons, et nous le souhaitons d'ailleurs, à la partie française d'endosser la responsabilité qui lui revient et de prendre des mesures effectives pour corriger son erreur et créer une ambiance favorable à l'amélioration et au développement des relations sino-françaises. Cela correspond à l'intérêt à long terme des deux peuples.

    Q: Au Zimbabwe, le Président Mugabe fait face à une énorme pression de démission, et la Secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice ainsi que certains pays africains se sont déjà ouvertement opposés à lui. Quelle est la position chinoise sur cette question? La Chine continuera-t-elle à soutenir Mugabe ou bien pense-t-elle qu'il devra démissionner?

    R: Sur la question du Zimbabwe, je voudrais souligner que la Chine, tout comme les autres membres de la communauté internationale, est préoccupée par la détérioration continue de la situation économique et sociale du pays. Pour aider le peuple zimbabwéen à surmonter les difficultés, la Chine envisage favorablement de fournir des aides humanitaires d'urgence dont des céréales et essaiera de faire parvenir ces aides au peuple zimbabwéen le plus vite possible.

    La Chine estime que le dialogue et la négociation restent l'unique bon moyen pour régler la question zimbabwéenne. Grâce à la médiation active de la partie africaine, les parties concernées du Zimbabwe, après l'accord signé le 15 septembre dernier sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, sont parvenues à un consensus sur le contenu du projet de révision de l'article 19 de la Constitution prévoyant le cadre du nouveau gouvernement au cours de la dernière décade de novembre. Cela a jeté la base à une solution politique de la question. Le Zimbabwe est un pays ami de la Chine, les peuples chinois et zimbabwéen sont liés par une amitié traditionnelle. La Chine espère sincèrement que les parties concernées du pays, ayant à cœur les intérêts de la nation et du peuple, mettront en place le plus tôt possible un gouvernement d'union nationale et feront sortir rapidement le pays de la difficulté pour s'engager dans la voie de stabilité et de développement. La Chine soutient également l'Afrique dans le renforcement de ses efforts de médiation. Nous sommes prêts à travailler ensemble avec la communauté internationale et continuerons d'accorder des aides et du soutien à la préservation de la stabilité du pays et de l'union nationale et au redressement de l'économie du pays.

    Q: Que souhaitez-vous que la France fasse pour restaurer les liens d'amitié avec la Chine? Est-ce que la Chine prendra des sanctions économiques contre des entreprises françaises?

    R: L'avenir des relations sino-françaises dépendra des actions de la France. La partie française aura à tenir pleinement compte de l'intérêt des relations bilatérales et des deux peuples et à prendre conscience du préjudice qu'ont subi les relations sino-françaises et sino-européennes à cause de la rencontre entre le dirigeant français agissant arbitrairement et le Dalaï Lama. La France devra accorder une réelle importance à la préoccupation de la Chine en ce qui concerne ses intérêts essentiels ainsi qu'à la position solennelle exprimée par la Chine, corriger son erreur sur la question du Tibet par des actions concrètes et faire disparaître les conséquences négatives dans le respect de son engagement au principe d'une seule Chine afin de mettre en accord ses actes et ses paroles.

    Quant à votre deuxième question, nous estimons que la rencontre, malgré toute opposition, entre le dirigeant français et le Dalaï Lama a porté gravement atteinte au bon climat de coopération entre la Chine et la France. Elle a saboté la base politique du développement des relations bilatérales et aura inévitablement des impacts négatifs sur l'ambiance dans laquelle s'opère la coopération bilatérale multisectorielle, y compris la coopération économique et commerciale. A l'heure actuelle, il est essentiel que la partie française prenne des actions concrètes pour créer une ambiance et des conditions favorables au développement des relations bilatérales et à la coopération sino-française dans tous les domaines. La partie française a suffisamment de sagesse pour savoir comment corriger son erreur.

    Q: Lors du passage de la flamme olympique à Paris en avril dernier, une relayeuse a été victime de l'attaque d'un citoyen américain. Les relations sino-françaises sont-elles aujourd'hui encore pires qu'à l'époque?

    R: Ce qui s'est passé en avril dernier lors du passage de la flamme olympique à Paris et la difficulté que connaissent actuellement les relations sino-françaises ont un point commun mais aussi des différences. Le point commun consiste à ce que certaines personnes de la partie française ont porté atteinte aux intérêts fondamentaux de la Chine. Et la différence est que cette fois-ci, le dirigeant français, malgré les nombreuses démarches et les conseils bienveillants de la Chine, a persisté à rencontrer le Dalaï Lama, ce qui a apporté préjudice aux relations sino-françaises. Un tel résultat a causé de grandes difficultés aux relations sino-françaises et suscité un vif mécontentement de la part du peuple chinois. Il est maintenant grand temps que la France prend de bonnes décisions.

    Q: J'ai deux questions. Premièrement, pourquoi cette forte réaction de la Chine devant la rencontre entre le Président français et le Dalaï Lama alors que Sarkozy n'est pas le seul dirigeant au monde à avoir rencontré le Dalaï Lama? Ma deuxième question porte sur les pourparlers à six. Je voudrais savoir quelles sont les conséquences du refus de la RPDC d'avoir affaire au Japon sur les pourparlers à six.

    R: Concernant votre première question, je crois que votre impression n'est pas juste. La position de la Chine est constante et claire devant toute rencontre entre un dirigeant étranger et le Dalaï Lama. Nous nous opposons à ce que tout dirigeant étranger rencontre le Dalaï Lama, le soutienne et le tolère dans ses actes visant à diviser la Chine. Chaque fois qu'une telle situation apparaît, la partie chinoise exprime par divers moyens sa position solennelle au pays concerné. Par conséquent, ce n'est pas la France qui est visée particulièrement. La rencontre annoncée et haut et fort entre le Président français et le Dalaï Lama a non seulement porté gravement atteinte aux intérêts essentiels de la Chine, blessé profondément le sentiment du peuple chinois, mais aussi saboté les relations bilatérales. La réaction chinoise est tout à fait légitime. Nous demandons à la partie française de faire preuve de sincérité et de trouver des moyens effectifs pour réparer les relations actuelles entre les deux pays.

    Quant à votre deuxième question, la réunion des chefs de délégation des pourparlers à six a débuté hier après-midi. Selon l'usage habituel, les pourparlers comprennent à la fois une session plénière des chefs de délégation et des contacts plus étroits entre les parties. La réunion a officiellement commencé hier à 15 heures. Les six parties ont eu des échanges de vues approfondis sur la vérification, la mise en œuvre des actions restantes de la deuxième phase ainsi que la création d'un mécanisme de paix et de sécurité en Asie du Nord-Est. Nous espérons que les parties parviendront à un consensus grâce à leur patience et à leur sagesse et continueront à faire progresser le processus des pourparlers à six selon les principes dits «engagement contre engagement et action contre action» et «mise en œuvre par étape» afin de conjuguer leurs efforts vers l'objectif de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne.

    Q: Concernant les pourparlers à six, les parties demandent à la Chine de présenter un projet de vérification, car c'est la question clé des discussions. Quelle est la position de la Chine sur cette question? Quel rôle jouera la Chine? Ma deuxième question, le Sommet Chine-Japon-République de Corée aura lieu ce week-end au Japon. Qu'attend la Chine de cette réunion? Quelle est la position de la Chine sur les derniers conflits sino-japonais autour de la question des îles Diaoyu?

    R: Sur votre première question, la vérification est l'un des sujets clés auxquels les parties ont consacré une bonne partie des discussions. La Chine et les autres parties ont avancé des propositions et exprimé leurs positions et préoccupations respectives sur cette question. Je suis sûr qu'elle sera encore abordée pendant la suite de la réunion.

    Concernant votre deuxième question, lors du Sommet Chine-Japon-République de Corée, les dirigeants échangeront leurs points de vue sur la coopération tripartite, l'actualité économique et financière internationale et les questions régionales et internationales d'intérêt commun. La coopération tripartite entre la Chine, le Japon et la République de Corée est une composante majeure de la coopération dans toute la région de l'Asie de l'Est. Nous attendons, et nous en sommes convaincus, que le Sommet soit fructueux et puisse permettre de renforcer davantage la coopération tripartite, de consolider et de développer les relations entre les trois pays ainsi que d'approfondir sans cesse la coopération en Asie de l'Est afin de promouvoir la paix, la stabilité et le développement en Asie du Nord-Est et en Asie de l'Est.

    Quant à la patrouille normale qu'avaient effectuée des navires chinois de surveillance maritime dans les eaux juridictionnelles de la Chine, j'ai déjà exposé hier la position de la Chine en la matière. L'île Diaoyu et les îlots adjacents font partie intégrante du territoire chinois depuis l'antiquité. Les activités des navires chinois que vous venez de mentionner sont tout à fait légitimes et incontestables. Je ne crois pas que cette question puisse compromettre la réunion des dirigeants des trois pays qui aura lieu prochainement.W020081213732833644360[1]