aéroport de toulouse

  • Syndicats et Verts français parodient le mariage chinois de l'aéroport de Toulouse

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    Existe-t-il plus réactionaire que les syndicats et les Verts français? J'en doute. Alors que l'aéroport de Toulouse est sauvé par un consortium chinois, des manifestants peu nombreux, à peine une centaine, se sont rassemblés samedi devant l'aéroport de Toulouse-Blagnac, ont symboliquement tourné en dérision "le mariage chinois de l'aéroport" dont l'Etat va céder 49,99% de la société de gestion au consortium chinois Symbiose.

    Les manifestants en habit du dimanche et chapeaux du début du 20 siècle pour hommes et femmes,  ont distribué aux voyageurs des cartes postales à adresser au président de la République.

    Au recto, un paquet de cigarette détourné affiche "privatiser nuit gravement à la santé et au bien public des Toulousains". Au verso les signataires, opposés à la privatisation, appellent le président à revenir sur la cession de l'aéroport à Symbiose.

    Le collectif s'est engagé depuis décembre dans une bataille juridique contre le processus de cession, estimant notamment que le pacte d'actionnaires liant l'Etat au repreneur prive de leur liberté d'administration les collectivités

    publiques françaises actionnaires, à hauteur de 40% (la CCI à 25%, la métropole, le département et la Région 5% chacun).

    Cette semaine, la Région et la métropole, saisies par des élus proches du collectif, ont toutefois refusé de réclamer en justice l'annulation du pacte d'actionnaires liant l'Etat au repreneur.

    Cette réaction me rappelle la réaction des syndicats de dockers du port du Pirée en Grêce qui s'opposèrent d'abord

    au rachat par la China Ocean Shipping Company(Cosco) d'une partie du port. En décembre 2008, Cosco a acheté pour 3,5milliards d'euros la concession de l'embarcadère numéro2 du Pirée, le grand port d'Athènes, premier centre industriel du pays, pour une durée de trente-cinq ans.

    Maintenent, De nombreux entrepreneurs grecs sont ravis de voir que la Grèce devient la nouvelle tête de pont des Chinois en Europe. Ils y voient surtout un moyen de développer leurs activités, durement touchées par la crise.

    Portés par cette vague, de plus en plus de jeunes Grecs se ruent sur les cours de mandarin. Malgré la difficulté de l'apprentissage, Yannis Valtoudis, jeune diplômé d'une école de commerce, au chômage depuis neuf mois, le considère comme «un véritable investissement à long terme». «La jeunesse grecque a un taux de chômage record en Europe, rappelle le jeune homme. Je ne fais pas partie de ceux qui veulent partir à l'étranger, je préfère mettre toutes les chances de mon côté pour me construire un avenir dans mon pays. Et si c'est avec les Chinois, tant mieux.»

     

                                                     Nouvelles en Bref

     

    L'Espagne, la République de Corée et l'Australie ont été approuvées comme membres fondateurs potentiels de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII), a annoncé samedi le ministère chinois des Finances.

    À l'hôpital de Yibin, dans le sud-ouest de la Chine, le personnel médical a trouvé une sangsue de plus de 10 centimètres vivant dans la trachée de Tao Jiayuan. La créature n'a pas semblé être affectée par la dose d'anesthésiant donnée au garçon. Elle a continué de se tortiller une fois sortie de sa gorge.

    La Chine a commencé à placer les touristes sur une liste noire en cas de mauvais comportements, alors qu'elle tente de redorer l'image de ses vacanciers.

  • En France, la Chine courtise aussi des PME de niche, à fort potentiel de croissance qui souvent sont ravies d'être passées sous pavillon chinois

    L'alliance formée par le fonds d'investissement Shandong High-Speed, l'aéroport de Shenzen et des investisseurs canadiens est bien placé pour racheter le sixième aéroport de France , l'aéroport de  de Toulouse-Blagnac. Les hôtels Campanile, Première Classe, et Kyriad sous pavillon chinois ? C'est chose faite depuis le rachat annoncé, il y a dix jours, de Louvre Hotels Group par le fonds Jin Jiang International.
    les acquéreurs chinois se positionnent souvent sur des PME tricolores, dont on parle peu, et dont ils assurent parfois la survie. Sur ce terrain, les derniers mois ont été riches en annonces, et pas seulement dans les vignobles français traditionnellement prisés par les millionnaires chinois en mal d'investissement : des encres pour emballage alimentaire ( Brancher) aux propulsions Diesel pour bateaux de pêche ( Moteurs Baudouin), en passant par la nutrition animale ( Adisseo) ou encore le fabricant de carrés de soie lyonnais Marc Rozier, appelé à passer sous le contrôle du groupe textile Wensli en 2015.
     
     

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    La société Lisa Airplanes, basée au Bourget-du-Lac (Savoie) commercialise un prototype hybride, entre ULM et hydravion, capable de se poser, grâce à ses foils et ses ailes rétractables, sur un glacier comme sur un plan d'eau. En février 2013,au bord du dépôt de bilan , elle fut sauvée par  un jeune entrepreneur de vingt-neuf ans, qui a fait fortune dans les mines de potasse du Sichuan. « Sur les sept offres de reprise présentées au tribunal de Chambéry, trois étaient chinoises », se souvient Erik Herzberger, « Le repreneur s'était engagé à ne pas délocaliser l'assemblage et la R&D. Il a tenu sa promesse. » L'entreprise de 17 salariés revendique aujourd'hui une centaine de précommandes de son appareil, à 300.000 euros pièce. Elle espère livrer ses premiers modèles fin 2015. Autre cas de figure : Air Marrel, basé à Saint-Chamond (Loire). En novembre dernier, le quatrième fabricant mondial de plates-formes de chargement de soutes d'avion était soufflé par le chinois CIMC, leader mondial du conteneur, au nez et à la barbe de deux repreneurs français, dont l'un avait le soutien de la Banque publique d'investissement (BPI). Le tribunal de commerce de Saint-Etienne avait alors jugé plus solide l'offre du mastodonte chinois aux 100.000 salariés.
    L'investisseur chinois n'est pas adepte de la casse sociale. Loin de son image « d'atelier du monde », le pays capitalise sur le savoir-faire made in France. « Sans ChemChina, nous ne serions plus là », affirmait en février 2014 à « La Croix » Jean-Michel Stein, délégué syndicat CGC à Bluestar Silicones. Depuis que le conglomérat chinois à acquis le fabricant de silicones industriels, en 2007, il a investi des dizaines de millions d'euros dans l'outil industriel. Les airbags et prothèses qui sortent des usines de Saint-Fons (Rhône) et Roussillon (Isère) sont plus compétitifs. « Et rien n'a changé au niveau opérationnel », se réjouit Jean Granjon, représentant CGT.