éléctricité

  • Tibet: du moulin à prières photovoltaïque au chauffe-eau solaire

     

    Pour un bouddhiste tibétain, le moulin à prières ne doit pas s’arrêter de tourner. Mais quand il est au volant de sa voiture, il lui faut trouver un moyen de ne pas interrompre ce mouvement perpétuel. Et ce moyen, il l’a trouvé : pour 30 yuans, soit à peine plus de trois euros, il a acheté un moulin à prières alimenté par une petite batterie solaire de 4cm de long sur 2 de large.

     

     

    Grâce à quoi il peut, en toutes circonstances, envoyer ses prières à Bouddha. Mais l’énergie solaire, au Tibet, n’est pas limitée à l’alimentation des moulins à prières. C’est qu’il s’agit d’une énergie particulièrement bien adaptée à cette région, qui bénéficie en moyenne de 3 000 heures d’ensoleillement par an.

     

    Ce sont les fourneaux solaires qui ont le plus de succès : 395 000 pour une population totale de 2,6 millions d’habitants, soit 800 000 foyers environ – dont 2,4 millions de Tibétains. Avant cela, beaucoup de fourneaux, au Tibet, fonctionnaient avec de la bouse de yack, combustible écologique assurément, mais singulièrement malodorant ! Aux fourneaux viennent souvent s’ajouter les chauffe-eau solaires, qu’on trouve ainsi dans la quasi-totalité des appartements d’une banlieue de Lhassa. Ce sont ensuite les générateurs solaires portatifs (5 kg) pour fournir l’électricité dans les tentes quand on va faire paître son troupeau dans les pâturages d’été. Après un chargement d’une journée, il peut alimenter deux lampes pendant toute la nuit.

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    Dans les régions montagneuses de l’ouest et du nord du Tibet, on utilise beaucoup le solaire “passif” : les murs, les sols et les fenêtres de ces constructions sont conçus pour collecter, stocker et distribuer l’énergie solaire. Ces dispositifs, moins chers que les adjuvants mécaniques et électriques qui sont nécessaires dans le solaire “actif”, permettent de gagner 10 degrés par rapport à la température extérieure ; ils équipent aujourd’hui 400 000 mètres carrés de logement. Le coût du nucléaire passif renchérit de 20 % seulement celui de la construction. Des centrales photovoltaïques classiques ont commencé d’être installées : elles totalisent 9 mégawatts, soit 13 % du total de l’électricité photovoltaïque en Chine.

     

    De plus grandes centrales, convertissant l’énergie solaire en courant direct, sont en cours de construction : 10 MW à Yang, à 90 km de Lhassa ; 30 MW à Xigaze, à 250 km de la capitale ; une autre, d’une capacité de 2 MW, dans la préfecture de Ngari, dans l’ouest du Tibet. Et l’énergie solaire n’est pas la seule énergie verte à faire l’objet d’un soutien particulier au Tibet. Dans le nord de la région, une centrale éolienne est programmée, avec une puissance de 50 MW.

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    Eclairage publique qui fonctionne à l'aide de panneaux photovoltaïques et/ou éoliennes placées sur le haut

  • La deuxième plus grande ville du Tibet construit une base d'électricité photovoltaïque

    Une base avancée de production d'électricité photovoltaïque est en construction à Xigaze, la deuxième plus grande ville du Tibet (sud-ouest), afin de réduire la pénurie d'électricité en hiver en profitant de l'important ensoleillement de la région.

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    Les habitants de Xigaze espèrent dire adieu aux coupures de courant cette année, grâce à la mise en fonction récente d'une centrale photovoltaïque de 30 mégawatts dans un parc industriel photovoltaïque situé à 3 kilomètres au nord-ouest de la ville de Xigaze.

    Au moins deux autres projets de centrales solaires sont en construction dans le même parc, dont un projet de 60 mégawatts et un autre de 10 mégawatts, a indiqué Wang Xijing, secrétaire du comité du Parti communiste chinois à Xigaze.



    "La capacité combinée de l'industrie photovoltaïque de la ville a ainsi atteint 100 mégawatts, soit la plus importante en Chine", a indiqué M. Wang.

    Xigaze, avec en moyenne 3 183 heures de rayonnement solaire chaque année et au moins 4,67 kilomètres carrés de terres inexploitables, est l'endroit idéal pour construire des centrales solaires, a poursuivi M. Wang.

    Il a ajouté que la ville envisageait d'étendre la coopération avec les sociétés énergétiques chinoises pour développer davantage les secteurs des énergies photovoltaïque et thermique.

    Le gouvernement régional du Tibet estime que l'énergie solaire a permis d'économiser au moins 162 800 tonnes d'équivalent charbon en 2010.


     

     

  • Le groupe chinois Trois Gorges entre au capital du géant portugais de l'électricité EDP

     

    Le groupe chinois Trois Gorges a annoncé jeudi qu'il avait remporté un appel d'offres dans la vente par le gouvernement portugais d'une participation de 21,35% dans le géant de l'électricité Energias de Portugal (EDP).

    Avec un paiement de près de 2,69 milliards d'euros, l'offre du groupe chinois était supérieure à celles des trois autres compétiteurs, dont la multinationale allemande E. ON et les brésiliens Eletrobras et Cemig.

    EDP est l'un des plus grands opérateurs d'électricité d'Europe ainsi que le plus important groupe commercial du Portugal. Son chiffre d'affaires annuel représente environ 9% du PIB portugais.

     

     



    Trois Gorges mènera une coopération globale à long terme avec EDP dans le domaine de l'énergie propre, a indiqué Cao Guangjing, président du conseil d'administration du groupe.

    Selon M. Cao, Trois Gorges compte s'étendre sur les marchés en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil en prenant appui sur EDP et prévoit d'accélérer le rythme de sa stratégie de "globalisation".

    Le groupe chinois gère le barrage des Trois Gorges, un projet de 22,5 milliards de dollars sur le fleuve Yangtsé. Il s'agit du plus grand barrage hydroélectrique du monde.

    La vente par le gouvernement portugais de sa participation dans EDP s'inscrit dans le cadre du plan de soutien de 78 milliards d'euros négocié en mai avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Cet accord oblige le gouvernement à améliorer sa situation financière et à raviver l'économie nationale.