économie

  • Plus de 10.000 petites entreprises créées quotidiennement en Chine grâce à l'aide gouvernementale

    La Chine enregistre quotidiennement plus de 10.000 nouvelles entreprises créées dans le cadre du soutien gouvernemental pour l'entrepreneuriat, a déclaré samedi un vice-ministre chinois.

    La plupart des sociétés sont de petites entreprises. Les données ont été collectées entre mars et août de cette année, période au cours de laquelle environ 6 millions d'entreprises ont été référencées, a déclaré Xin Guobin, vice-ministre de l'Industrie et de l'Informatisation.

    Le gouvernement a réduit plusieurs taxes et frais, permettant aux structures de taille réduite d'économiser un volume total d'environ 48,6 milliards de yuans (7,93 milliards de dollars) au premier semestre de 2015, a-t-il indiqué.

    Les prêts destinés à ce segment de l'économie avaient totalisé 16.200 milliards de yuans fin juin, soit une hausse de 14,5% par rapport à l'année passée, a-t-il indiqué.

    Cependant, le vice-ministre Xin Guobin admet les établissements réduits en effectifs font face à plusieurs défis dans le contexte du ralentissement économique, tels que la chute du prix des produits, les coûts croissants et la surcapacité de production, a-t-il ajouté.

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  • L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin appelle l'Occident et les États-Unis à soutenir la deuxième puissance mondiale en proie à une crise financière

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    Les analyses sur l'économie chinoise, faites ces dernières semaines en France et plus généralement dans le monde occidental, "pèchent souvent par surréactivité voire joie maligne", a indiqué l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin dans un discours prononcé lundi à Paris.

    A travers ces remarques, M. Raffarin réfute les méfiances voire diffamations sur l'image économique de la Chine apparues sans cesse depuis la fin du mois d'août suite aux fluctuations du marché boursier chinois, qui n'ont point touché les fondements de l'économie chinoise.

    Ces analyses "extrapolent l'instant, la rupture sans suffisamment prendre en considération les facteurs lourds de l'économie chinoise, humains comme financiers, qui doivent rassurer sur la capacité des responsables chinois à piloter l'économie et ses changements de cap", a souligné M. Raffarin lors de la 6e édition du Sommet des entrepreneurs qui a débuté le même jour.

    Selon M. Raffarin, la Chine apporte sa contribution à sa mesure au monde en sachant concilier ses intérêts nationaux avec une approche globale et régionale, alors que le monde est en mouvement rapide et l'économie mondiale est moins forte que prévue.

    Il faut que l'Europe cesse de considérer trop souvent que les investissements chinois sont "porteurs de risques", lorsque la Chine n'achète plus seulement les bons du trésor américain, mais aussi lance des investissements de plus en plus à l'extérieur, a souligné M. Raffarin.

    Les choses évoluent dans le bon sens mais beaucoup reste à faire, a-t-il indiqué, ajoutant que la mixité de ces investissements est un moyen de dépasser ces craintes.

    Les initiatives chinoises comme "la Ceinture et la Route" et la Banque des BRICS sont dans le sens de la promotion d'intérêts communs, a indiqué l'ancien Premier ministre français, exprimant aussi ses joies pour la participation de la France et d'autres pays européens à la Banque asiatique d'investissements pour les infrastructures (BAII).

    Cette participation est une occasion commune de contribuer au développement de l'Aise et ainsi de créer des marchés nécessaires pour les entreprises européennes et chinoises, a dit M. Raffarin, ajoutant que l'Afrique offre aussi un champ de coopération immense entre la Chine et l'Europe.

     

  • Quand la Chine tousse, c'est l'Occident qui a la fièvre

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    Depuis des années, on nous dit , si ça va mal chez nous, c'est à cause de la Chine. Le chômage , c'est la Chine, l'inflation, c'est la Chine, l'augmentation du pétrole , c'est la Chine, les usines qui ferment ,c'est la Chine, l'augmentation des matières premières , c'est toujours la Chine.

    Aujourd'hui, le prix des matières premières diminue , on nous explique que c'est la faute de la Chine, le commerce ralentit , c'est la Chine etc, etc  

    Bref ce n'est plus la faute à Voltaire, c'est la faute à la Chine.

    Concernant les dévaluations du Yuan , l'analyste Steven Forbes dans un article publié dans l’édition de Forbes. estime que la dévaluation du yuan montre les conséquences dangereuses de la politique financière américaine, ainsi que l’absence fondamentale de conscience économique contemporaine.

    M.Forbes estime que l'époque du dollar, "roi de toutes les devises", pourrait s'achever, si le prochain président américain n'a pas les compétences nécessaires pour mettre fin à la dévaluation du dollar.

    La politique chinoise sur le yuan n'est pas une dévaluation traditionnelle, c'est plutôt une réaction à l'appréciation récente du dollar. M.Forbes souligne que l'absence de stabilité de la devise américaine produit des effets négatifs, qu'elle soit appréciée ou dépréciée.

    Cependant, le dollar pourrait garder sa force. Si la Réserve fédérale américaine ne change pas sa politique sur les taux et le règlement bancaire, les consommateurs comme les petites entreprises rencontreront des problèmes avec leurs crédits.

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    Selon M.Forbes, tous ces aspects menacent la reprise de la croissance économique mondiale. Quant à Pékin, il pourrait utiliser l'instabilité du dollar pour diminuer l'influence américaine, et pour créer un bloc financier sur la base du yuan, avec les pays voisins, notamment l'Indonésie.

    La politique actuelle américaine et la diminution de la puissance militaire des Etats-Unis donnent à la Chine un prétexte pour lancer l'établissement d'une "sphère de prospérité commune" en Asie, et pour mener une politique d'isolation du Japon et d'évincement des Etats-Unis de la région, estime l'expert américain.

    M.Forbes estime également que c'est la situation autour du dollar qui a influencé de façon négative l'économie mondiale. Le dollar faible a provoqué un boom sur marchés des matières premières, qui ont reçu des milliards de dollars en investissements. Les prix ayant augmenté faisaient penser que de telles marchandises étaient nécessaires en nombre croissant. Mais ces signes étaient faux, ils révélaient en fait la faiblesse de la devise américaine.

    Pourtant, l'appréciation récente du dollar n'est pas favorable pour les économies en voie de développement, et pourrait aggraver leur affaiblissement. Généralement, les changements de valeur du dollar sont dangereux pour la plupart des pays du monde, conclut M.Forbes.



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    source: http://fr.sputniknews.com/

  • La «tirelire cochon» a été inventée il y a mille ans par des Chinois,et elle sauve encore les Chinois aujourd'hui

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    Les Chinois vénèrent le porc. Ils en ont fait un symbole de prospérité. Ce sont eux qui ont inventé il y a mille ans, sous la dynastie des Song, la «tirelire cochon», destinée d'abord aux adultes.

    De tout temps, les Chinois ont su thésauriser . Il a fallu longtemps avant qu'ils confient leur argent aux banques. La carte de crédit n'est pas encore dans leurs habitudes. Jamais vous ne verrez un Chinois acheter une machine à laver ou une TV à crédit. Même lors d'achats de voiture, le Chinois paie comptant et il n'est pas rare que l'acheteur ne règle la facture avec du numéraire.

    Tout le monde sait que la Chine est le pays au monde avec la plus grande réserve monétaire, ce que l'on sait moins, c'est que les Chinois sont les particuliers qui possèdent le plus d'économie.

    C'est pourquoi la crise monétaire et boursière chinoise de ces derniers mois ne peut être comparée à la crise des subprimes et ne pourrait causer les mêmes effets.

    Quand vous vivez à crédit, ce qui n'est pas le cas de la Chine ni des Chinois, vous êtes exposé au moindre pépin mais avec leurs réserve , les Chinois peuvent voir venir.

    Quand vous voyez des Chinois dépenser à tour de bras , ce n'est jamais pour eux que la face visible de l'iceberg , le gros de l'iceberg caché sous l'eau , ce sont ses réserves .

  • Quand les actions réactionnaires des syndicats nuisent à l'économie du pays

    Calais : les salariés de Schaeffler débrayent contre la présence d’ingénieurs chinois

    Voici ce que publiait "La Voix du Nord" ce mercredi:

    Mardi matin, à l’appel de la CGT, une soixantaine d’employés de l’équipementier automobile Schaeffler ont cessé le travail. Ils protestent contre la présence d’ingénieurs chinois, signe à leurs yeux d’une délocalisation probable. Afin d’éviter une levée de boucliers, le directeur de l’usine a préféré les renvoyer.

     

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    Pour calmer les esprits, Jean-François Masbou, directeur de l’usine calaisienne, a préféré renvoyer les ingénieurs chinois. Il déplore : « Calais est l’usine leader du groupe. Elle a une responsabilité technique et technologique envers les autres entités de Schaeffler. On accueille régulièrement des salariés d’autres usines, des États-Unis, d’Allemagne, de Corée, d’Inde, de Chine. Et on n’enlève pas pour autant de process à Calais ». Il reproche au syndicat de « semer la peur » au lieu d’accompagner les « défis industriels ». « Cette attitude renvoie un mauvais message à la direction qui a beaucoup investi à Calais, avance le directeur. Cet épisode pourrait avoir un impact à l’avenir en termes d’investissement au niveau des machines et des infrastructures. Nos actionnaires réfléchiront peut-être à deux fois avant d’investir à Calais ».

    C'est ainsi que les syndicats conçoivent la solidarité et la mondialisation!!!

    Ces syndicalistes , à la mémoire courte, oublient que pendant plus d'un siècle, leur mouvement a pu progresser parce que leurs revendications, par ailleurs légitimes, ont été entendues par les patrons . Ces revendications ont été entendues parce que le patronat occidental , à l'époque, faisait de plantureux bénéfices sur le dos des travailleurs du tiers monde , comme par exemple les Chinois C'était avec l'argent gagné sur le sang et la douleur des travailleurs des pays colonisés ou ayant perdu leur liberté(comme la Chine) que les patrons cédaient aux revendications syndicales.

    En outre,si les Chinois cessaient d'investir en France , c'est l'économie française qui en subirait les conséquences. Si les Chinois cessaient d'acheter des Airbus , de se ruer sur les produits de luxe français , souvent fabriqués en Chine, où en serait l'économie française qui va déjà si mal?

     

                             Nouvelles en Bref

     

    L'opéra tibétain Le bonheur est en route, adapté d'après l'histoire d'un Thangka, a été présenté pour la première fois au public le 21 avril à Lhassa. La meilleure période de l'année pour visiter le Tibet s'étend du mois d'avril au mois de novembre, car elle permet non seulement d'admirer toute la diversité de la flore locale, mais aussi de participer à une multitude d'événements culturels.

     

    Avec une superficie de 4590 mètres carrés (le deuxième plus grand après l'Allemagne), le premier pavillon chinois à l'étranger fera ses débuts à l'Exposition Universelle de Milan 2015 le 1er mai. Le thème de cette année est "Nourrir la planète, énergie pour la vie", dans le but de sensibiliser le public à la sécurité alimentaire et à de meilleurs modes de vie.

     

     

                            

     

     

  • Cette fois, c'est officiel, la Chine est la première puissance économique mondiale

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    Pour les Etats-Unis, c’est sans doute une nouvelle qui ne sera pas facile à admettre : ils ne sont plus les n° 1, mais les n° 2. Oui, c’est aujourd’hui officiel, l'économie chinoise a dépassé celle des États-Unis pour devenir la plus grande du monde. Pour la première fois depuis la présidence d’Ulysses S. Grant, c’est-à-dire depuis près de 150 ans, l'Amérique n’est plus la première puissance économique de la planète. C’est un évènement capital, et pourtant il est passé quasiment inaperçu.

     

    Le Fonds Monétaire International a en effet récemment publié les derniers chiffres de l'économie mondiale. Et quand on mesure la production économique nationale en termes « réels » de biens et services, le PIB de la Chine se monte cette année à 17 632 milliards de Dollars US contre 17 416 milliards de Dollars US pour les Etats-Unis. Pour mesurer l’incroyable chemin parcouru par la Chine, il suffit de rappeler qu’en l’an 2000, les Etats-Unis produisaient encore trois fois plus qu’elle!!!

     

    Si on regarde les chiffres différemment, la Chine représente désormais 16,5% de l'économie mondiale, mesurée en termes de pouvoir d'achat réels, par rapport à 16,3% pour les États-Unis. Ce nouveau séisme économique suit celui de l'année dernière lorsque la Chine a dépassé les Etats-Unis pour la première fois en termes de volume de commerce mondial.

    Un économiste précis remarquera en outre que le contenu du PIB (donnée statistique qui additionne « des choux et des carottes ») n’est pas du tout identique entre la Chine et les États-Unis. Le PIB chinois comporte une grosse proportion de production industrielle, donc de biens réels et tangibles, alors que le PIB des États-Unis comporte une part écrasante de services immatériels ou de services de consommation et de distribution.

    Tout un chacun peut comprendre que la position chinoise est donc d’ores et déjà beaucoup plus puissante et solide que la position américaine. Parce que produire des biens tangibles est une source active, solide et pérenne de production de richesses, alors que ne faire que les financer, les vendre ou les consommer est une source passive, fragile et éminemment provisoire de production de richesses.

    Ces calculs ont été faits en parité de pouvoir d'achat, afin de trouver une valeur commune pour comparer des richesses de différents pays, puisque les niveaux de vie, notamment entre la Chine et les Etats-Unis sont très différents. De fait, en termes de PIB nominal, c'est-à-dire strictement de richesses créées, les Etats-Unis restent loin devant la Chine avec environ 17. 500 milliards de Dollars US en 2014, contre 10 000 milliards de Dollars US pour celle-ci, qui reste aussi très loin en termes de PIB par habitant, ne pointant qu'à la 89e place. Il n’empêche, les chiffres sont là.

     L’humanité a vécu dans un monde dominé par les Etats-Unis depuis au moins 1945 et peut-être même, si on y regarde bien, depuis la fin du 19ème siècle. De même qu’elle vécu pendant 200 ans -depuis la bataille de Waterloo en 1815, qui mit un point final à la suprématie de la France sur l’Occident, et donc plus ou moins directement sur le monde- dans une humanité dominée par deux pays, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Aujourd’hui, la Grande-Bretagne n’a plus, comme la France qui se partagea une bonne partie du monde avec elle, sa puissance d’antan, mais les Etats-Unis restent encore au sommet. Ils ne sont plus seuls désormais!

     

     

  • Un diplomate chinois juge l'économie et la politique françaises , Juppé rit jaune

    L’égalitarisme est une maladie contagieuse, il tue l’initiative affirme Son Excellence l’ancien ambassadeur de Chine en France, Wu Jianmin, lors de l’université d’été du MEDEF à la fin du mois d’août. Rappelant au passage que l’égalitarisme tire son origine dans le populisme, il explique que la Chine est en train de mettre en place son réseau de protection sociale. D’après Wu Jianmin, les décideurs chinois ont compris une chose : la protection sociale doit être à la mesure des moyens d’un pays sinon le système n’est pas durable. Dans un message très fort face à un Alain Juppé crispé qui rit jaune , les déclarations du diplomate sont chaudement applaudies par le publique .

    Remarquable , devant le succès des traits d'humour de Wu Jianmin , Juppé qui se veut présidentiable tente une vanne, il se prend un râteau.

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  • Selon l'Occident, la Chine est la plus grande économie mondiale, mais c'est la pauvreté qui préoccupe les chinois

    La Chine est devenue cette année la plus grande économie du monde, dépassant ainsi les États-Unis, selon les dernières estimations du Fonds monétaire international. Mais contrairement à il y a quatre ans, lorsque la Chine a éclipsé le Japon comme deuxième plus grande économie du monde, cette fois-ci, les nouvelles ont suscité des doutes et des réactions en sourdine.

    En fait, ce qui retient surtout l'attention en Chine , c'est la situation de la pauvreté qui a certes subit une forte dimunition , mais la situation reste problématique pour un trop frand nombre de citoyens chinois.

    Le groupe national de travail de lutte contre la pauvreté a annoncé mardi qu'au moins 82 millions de personnes souffrent encore de la pauvreté en Chine, bien que le pays soit la deuxième plus grande économie du monde.

    Zheng Wenkai, vice-ministre du Bureau principal du Groupe de lutte contre la pauvreté et pour le développement du Conseil des affaires de l'Etat, a déclaré lors d'une conférence de presse à Beijing que la pauvreté reste un problème sérieux en Chine.

    « A la fin de 2013, sur le plan démographique, 82,49 millions de personnes étaient encore plongées dans la pauvreté selon le seuil de pauvreté de la Chine, et 200 millions selon le seuil international », a-t-il dit.

    Selon une norme adoptée en 2011, sont considérés comme pauvres en Chine les résidents ruraux ayant un revenu net annuel de 375 dollars ou moins. Le seuil de pauvreté du pays est équivalent à moins de 1 dollar par jour, tandis que l'extrême pauvreté est, selon la Banque mondiale, mesurée selon le seuil de pauvreté international de 1,25 dollar par jour (sur la base des prix de 2005).

    Les données du bureau montrent également que 120 000 villages, 832 districts et districts clés situés dans des régions contiguës extrêmement pauvres restent touchés par la pauvreté.

    Les pauvres ne sont pas seulement mal payés, mais ils sont aussi victimes de manque d'eau, de routes, d'électricité, d'éducation, de soins de santé et ne peuvent pas accéder à des revenus plus élevés ou à des prêts.

    M. Zheng a admis qu'il y a des difficultés à résoudre ces problèmes, les populations pauvres étant concentrées dans des régions contiguës extrêmement pauvres avec des conditions de vie précaires, des infrastructures insuffisantes, et également affectés par des calamités naturelles.

     

    Wang Xiaolu, directeur adjoint de l'Institut national de recherche économique à la Fondation pour la réforme de la Chine, estime pour sa part que le PIB ne reflète pas vraiment la situation de la pauvreté d'un pays, mais que c'est le PIB par habitant qui importe.

    Ainsi, le PIB de la Chine peut sembler rattraper celui des Etats-Unis, mais en 2013, son PIB par habitant n'était, selon le Bureau national des statistiques, que de 6 767 dollars, alors qu'il était, selon la Banque mondiale, de 53 143 dollars aux États-Unis la même année.

    L'autorité de lutte contre la pauvreté a également promis mardi de réformer le programme aidant les comtés désignés comme comtés nationaux frappés par la pauvreté après de nombreuses plaintes du public au sujet de la mauvaise utilisation des fonds de lutte contre la pauvreté par une partie de ces comtés et leur réticence à sortir du programme.

    Su Guoxia, un responsable du bureau de lutte contre la pauvreté, a de son côté déclaré aux journalistes que les autorités vont prendre trois mesures pour s'attaquer au problème. Il s'agira notamment de l'annulation ou de la réduction de la part du PIB dans l'évaluation des comtés frappés par la pauvreté, la création d'un mécanisme de retenue visant à interdire aux comtés les projets d'infrastructures inutiles et la création d'un mécanisme de sortie pour les comtés pauvres grâce à des incitations.

    Du Xiaoshan, directeur adjoint de l'Institut de développement rural de l'Académie chinoise des sciences sociales, a pour sa part déclaré que les stratégies proposées pourraient être un moyen efficace de lutter contre la pauvreté, les différentes zones de développement ayant des problèmes et des besoins.

    La Chine est appelée à observer sa première journée de lutte contre la pauvreté le 17 octobre, qui coïncide avec la Journée internationale des Nations Unies pour l'élimination de la pauvreté. Cette journée vise à appeler le public à s'intéresser aux pauvres et aux programmes en faveur des pauvres, et à encourager une plus large participation.

     

     

  • L'iPhone 6 devrait booster l'économie chinoise

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    L'iPhone 6, dernier modèle du smartphone d'Apple assemblé en Chine, devrait permettre à la croissance des exportations chinoises de gagner un point de pourcentage par mois jusqu'à la fin de l'année 2014, selon un économiste chinois.

    C'est une augmentation considérable, surtout sur le marché des devises, qui suit de près les taux de croissance des exportations, a déclaré Lu Ting, économiste en chef pour la Chine à Bank of America-Merrill Lynch, dans une note de recherche récemment publiée.

    Au cours des sept premiers mois de 2014, les exportations chinoises ont connu une légère progression de 3 % en glissement annuel, pour atteindre 1,28 trillion de dollars, selon les données douanières.

    Fin août, Apple Inc. a annoncé que le groupe organiserait un évènement spécial le 9 septembre, lors duquel la rumeur veut qu'il dévoile le très attendu iPhone 6.

    Les ventes de l'iPhone 6, qui s'annoncent massives, devraient avoir un impact sur les indicateurs macro-économiques des pays et régions impliquées dans sa fabrication.

    A l'exception de ceux vendus en Chine, tous les iPhones sont considérés comme des exportations chinoises. Le lancement de l'iPhone 6 donnera donc assurément un coup de fouet aux exportations du pays, lorsque les appareils seront expédiés hors de Chine à destination des marchés internationaux, a expliqué Lu.

    Selon lui, Merrill Lynch a prédit que 37 millions d'iPhones 6 seront assemblés en Chine au troisième trimestre, et 63 millions supplémentaires seront produits au cours du quatrième semestre de cette année.

    Lu a ajouté que si l'on déduit de ce nombre la quantité d'iPhones 6 écoulés en Chine, environ 83 millions d'appareils seront exportés hors du pays, ce qui correspond à 25,2 milliards de dollars en valeur totale d'exportation, en se basant sur un prix de vente unitaire de 607,5 dollars.

    En utilisant comme indicateur la moyenne des exportations chinoises en 2014, Lu a estimé que l'iPhone 6 ajouterait environ un point de pourcentage aux exportations mensuelles jusqu'à la fin de cette année.

    L'analyste a également indiqué que le lancement du nouvel iPhone aurait une incidence négligeable sur la croissance du PIB chinois cette année, laquelle devrait avoisiner les 10 trillions d'USD.

    « D'après nos estimations, la fabrication de l'iPhone 5S en Chine n'ajoute à son prix de vente au détail (749 dollars) qu'environ 8 dollars par appareil, or la valeur ajoutée de l'iPhone 6 n'augmentera que légèrement, a-t-il déclaré

  • Depuis longtemps, les experts nous annoncent l'effondrement de la Chine, mais nous voyons l'effondrement de leur théorie

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    Depuis la crise financière mondiale de 2008, les prévisions économiques se sont teintées d'un pessimisme global. Selon Wang Wen, chercheur à l'institut d'études financières de l'université Renmin, la plupart des prévisions qui avaient été émises sur la croissance économique de la Chine durant les 20 dernières années se sont avérées fausses, notamment celles des experts qui avaient prédit un effondrement de la Chine.

    La Chine aurait déjà dû s'effondrer trois fois

    Un effondrement avait déjà été prévu après la fin de l'URSS en 1989, qui désignait alors plutôt « l'effondrement du système politique chinois ». A cette époque, les bouleversements survenus en Europe de l'Est ont poussé les pays occidentaux à penser que la Chine subirait le même sort que l'Union soviétique. Mais une vingtaine d'années plus tard, la Chine a trouvé sa propre voie de développement et est parvenue à faire émerger son économie.

    La seconde prévision de ce type a eu lieu après la crise financière asiatique en 1997. Il s'agissait alors d'une « théorie de l'effondrement de l'économie chinoise ». « L'économie chinoise est en perte de vitesse et sa chute est amorcée. Le temps [de l'effondrement] arrivera avant les Jeux Olympiques de Beijing de 2008 », a écrit Gordon G. Chang dans son livre The Coming Collapse of China publié en 2001. Mais rien n'est plus éloquent que les faits : de 2003 à 2012, la Chine a maintenu une croissance annuelle moyenne de 10,5 %, tandis que l'inflation a été contenue en dessous de 3 %. Face à la crise, le gouvernement chinois a persévéré dans son principe de non-dévaluation du yuan, engagement qui lui valu la gratitude des autres pays d'Asie du Sud-Est. La « décennie d'or » de la coopération entre la Chine et l'ASEAN a alors commencé.

    C'est enfin après la crise financière de 2008 que la théorie de « l'effondrement de la société chinoise » en grande partie a vu le jour. Mais malgré la pression de la communauté internationale, la dépression économique et la panique sociale, la Chine a atteint ses objectifs de croissance. Le pays a également joué un rôle important dans la stabilisation des marchés financiers mondiaux, et est parvenu à réaliser une transition en douceur à l'issue du XVIIIe Congrès du PCC. La théorie de « la chute de la société chinoise » s'est donc effondrée avant même d'avoir été amorcée.

     

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    Que penser de la 4e « théorie de l'effondrement de l'économie chinoise » ?

    La vague commence à peine à disparaître que déjà une autre se forme : les prédictions d'un effondrement de l'économie chinoise se succèdent inlassablement. Avec le ralentissement de la croissance économique en 2012 et 2013, un regain de pessimisme a surgit dans les prévisions concernant l'économie chinoise. Un effondrement financier était prédit, justifié par la morosité du marché immobilier, les dettes des gouvernements locaux ainsi que le risque financier systémique. Il est donc nécessaire d'analyser ces arguments erronés et de les analyser de façon logique et rationnelle.

    Premièrement, la Chine traverse actuellement une période de changement de vitesse, marquée par les convulsions de la restructuration économique. Les mesures prises pour stimuler l'économie ont d'ailleurs besoin d'un certain temps avant de porter leurs fruits. Tout cela a causé un ralentissent de la croissance économique chinoise. Deuxièmement, certaines statistiques concernant le marché immobilier, les dettes et le « shadow banking » sont les véritables responsables du pessimisme ambiant du marché. Troisièmement, depuis le début de la crise financière mondiale, les Etats-Unis et le Japon ont successivement adopté des mesures d'assouplissement quantitatif, ce qui a entrainé une série de dévaluations concurrentielles par les pays développés et une forte fluctuation des taux de change sur le marché international. Récemment, les Etats-Unis ont mis fin aux mesures d'assouplissement quantitatif, engendrant une nouvelle vague de fuite des investissements. Par ailleurs, le réajustement de la stratégie commerciale américaine a intensifié des litiges commerciaux entre la Chine et les Etats-Unis.

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    Des mesures contre la pression exercée sur l'économie

    Une série de mesures doivent être prises pour lutter contre la pression exercée sur l'économie. Une première mesure consiste à s'appuyer sur la réforme pour mettre en place un système de bonus permettant de promouvoir une croissance économique stable. Une seconde mesure repose sur l'innovation. Qu'il s'agisse de la restructuration stratégique de l'économie ou de la transformation des modes de développement économique, il convient de renforcer les stratégies de développement axées sur l'innovation. Troisièmement, l'attention doit être portée sur la nouvelle urbanisation puisque, au cours des dix prochaines années, près de 300 millions de personnes quitteront la campagne pour s'installer dans les villes. Quatrièmement, l'ouverture. Au premier semestre de cette année, la Chine a approuvé l'établissement de quatre nouvelles zones de développement de niveau national pour promouvoir la croissance de l'économie. Il s'avère en effet qu'une étape stratégique de poids pour promouvoir le degré d'ouverture de l'économie consiste à mettre en place des zones de libre-échange. Les mesures adoptées par la Chine permettront d'améliorer la structure économique du pays, et de mieux surmonter les obstacles liés aux zones de libre-échange occidentales.

    En un mot, si l'on mentionne les risques d'effondrement de l'économie chinoise, il convient davantage de suggérer qu'elle fait aujourd'hui face à une période de transition pénible, qui lui permettra ensuite de reprendre un nouvel envol.

     

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