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  • A Shanghai on construit des immeubles avec une imprimante 3D

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    Des architectes de Shanghai ont récemment réussi la prouesse d'« imprimer » dix bâtiments en moins de 24 heures. Ils ont utilisé pour cela une imprimante 3D, un logiciel de design et des matériaux de récupération. Photos prises à Shanghai.

     

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  • De nombreux expatriés quittent Beijing , Shanghai ou Guangzhou pour des villes côtières, comme Xiamen ou Shenzhen, centres animés, mais sans problèmes de pollution

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    Beijing

     

    Selon un rapport du Ministère de la protection de l'environnement, de nombreux expatriés quittent Beijing ,Shanghai ou Guangzhou pour déménager ailleurs en Chine, ils optent pour les villes côtières, comme Xiamen dans la province du Fujian ou Shenzhen dans le Guangdong, qui sont des centres régionaux animés, mais ont moins de problèmes environnementaux que les grands centres de l'intérieur.

     

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    Le Ministère de la protection de l'environnement a récemment publié une liste détaillant la qualité de l'air dans 74 villes à travers la Chine en 2013. Pour l'ensemble de l'année, seulement trois villes -Haikou dans la Province de Hainan, Lhassa dans la Région autonome du Tibet, et Zhoushan dans la Province du Zhejiang – ont satisfait aux normes fixées pour les PM 2,5 et l'ozone, déterminées par le Conseil des Affaires de l'Etat en 2012.

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    Guangzhou



    Avant de s'installer à Dali, Jason Pym a vécu à Shanghai pendant cinq ans. « J'ai adoré vivre en ville quand j'avais une vingtaine d'années, mais maintenant que je suis plus âgé (il a 40 aujourd'hui) mes goûts ont changé. J'aime vivre dans un endroit où je peux aller faire une promenade dans les bois à cinq minutes de ma maison », dit Jason Pym, qui a étudié le chinois à l'Université de Leeds au Royaume-Uni.

     

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    Xiamen



    Le 13 septembre, l'Organisation internationale pour les migrations basée à Genève a publié le Rapport mondial sur les migrations 2013, qui a déclaré qu'il y avait plus de 680 000 étrangers vivant en Chine en 2011, en hausse de 35% par rapport a dix ans avant.

    Selon un rapport de Reuters citant les résultats d'une enquête menée par la Chambre de commerce américaine, la pollution de l'air qui affecte de nombreuses villes est en train de faire fuir de Chine les cadres supérieurs des sociétés étrangères.

     

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    Shenzhen

  • Les funérailles en mer en hausse en raison des subventions gouvernementales qui paient tout ,y compris le repas de la famille

    F201404041446441969225441.jpgAujourd'hui, plusieurs familles chinoises optent pour des funérailles de leurs proches en mer en raison notamment de la hausse des subventions gouvernementales et locales pour cette pratique.

    He Qingxun, responsable de la division de la gestion des funérailles au ministère des Affaires civiles, a déclaré mardi que de plus en plus de citadins choisissaient les sépultures en mer suite à l'initiative des gouvernements locaux.

    «De nombreuses zones côtières et certaines villes intérieures proches de la mer ont vu une promotion de sépultures de la mer auprès du grand public», a-t-il indiqué.

    En ajoutant que dans des villes comme Beijing et Shanghai, les autorités offraient maintenant des sépultures en mer gratuites ou des subventions en espèces aux familles. Ces dernières années, l'intérêt pour ce genre de services a atteint un sommet autour de journée de la fête des morts, qui tombe cette année le 5 avril. Comme cette fête tombe un samedi, lundi 7 avril sera jour férié en Chine.

    Su Jia, un retraité d'une société de prêt à Beijing, a déclaré que le Bureau des Affaires civiles de la capitale avait permis de disperser les cendres de ses parents dans la mer de Bohai au large des côtes du nord de la Chine.

    L'homme âgé de 61 ans, a expliqué qu'en plus du transport gratuit, de la nourriture et des boissons pour la demi-journée au port de Tianjin, les organisateurs ont également fourni les fleurs et papillons.

    «Les pétales de fleurs et cette musique solennelle. C'était comme si nous pouvions étreindre nos bien-aimés qui sont dans le ciel», a-t-il confié.

    «La vie a commencé à partir de l'océan, alors ma famille pense que le retour à la mer est la meilleure façon de renouer avec la nature. Nous pensons que mes parents seront en mesure maintenant de parcourir le monde entier pour voir les membres de notre famille dans différents lieux», ajoutant que la plupart de ses proches s'étaient installés à Taiwan, en Allemagne et aux Etats-Unis.

    Beijing a commencé à promouvoir les sépultures en mer à partir de 1994. Wang Dedong, directeur du Centre des services funéraires de la capitale chinoise, a déclaré que le nombre de familles qui optaient pour ce service devrait doubler par rapport à 2013.

    «Auparavant, seuls quelques jeunes ou ceux connaissant des difficultés financières choisissaient les funérailles en mer, mais la situation est en constante évolution. Actuellement des fonctionnaires, des personnes éduquées se tournent vers cette solution», a-t-il fait remarquer.

    En précisant que cette pratique représentait environ 2% par rapport au secteur annuel des services funéraires, mais avec des perspectives d'avenir très prometteuses.

    Pour la région de Beijing,le Centre funèbre de Beijing, est considéré comme le seul fournisseur de services autorisé à effectuer un enterrement en mer, renonçant à tous les frais pour les habitants de Beijing, mais facturera 380 yuans (45€) pour les personnes sans un hukou de la capitale, ou un permis de résidence permanente.

    «Ce service n'est toutefois pas encore disponible pour les étrangers», a noté Wang Dedong.

    Le gouvernement de la ville envisage également la construction d'un navire assez grand pour transporter au moins 500 personnes et fournir plus de visites pour la dispersion des cendres à l'occasion des saisons du printemps et de l'automne, pour répondre à une demande croissante, a-t-il annoncé.

    Les funérailles en mer sont également devenues très populaires dans d'autres villes chinoises. A Shanghai, les cendres de plus de 28 000 habitants ont été dispersées en mer depuis que le gouvernement a commencé à promouvoir cette action en 1991. Selon les statistiques officielles, cette mesure a permis de sauver 8,3 hectares de terres.

    Les médias locaux ont rapporté le mois dernier que 122 familles de Harbin , province du Heilongjiang, ont opté pour cette pratique, soit cinq fois plus qu'en 2013.

    Pour Wang Guohua, directeur adjoint de la commission d'experts de l'Association chinoise de funérailles, l'enterrement en mer reste un choix écologique et économiquement viable dans les régions côtières.

    «En tant que pays le plus peuplé , il y aura de moins en moins de place pour la vie si nous continuons les pratiques traditionnelles de sépultures de la terre», a-t-il souligné.

    «les Sépultures en mer contribuent à économiser des ressources foncières considérables».

    Xiao Chenglong, directeur de la Station de Centre de surveillance de l'environnement dépendant du ministère des Affaires civiles, a déclaré que les funérailles en mer pouvaient être un choix plus respectueux de l'environnement, mais en avertissant que les fournisseurs de services doivent éviter de contaminer les industries maritimes comme la pêche et la culture des algues le long des zones côtières.


  • Une famille chinoise cherche le propriétaire Juif de livres oubliés en Chine, il y a 70 ans

    Une famille chinoise de Shanghai cherche de l'aide pour localiser le propriétaire juif de plus de 2.000 livres dont ils ont pris soin depuis 1943. La famille Lin a lancé l'appel après avoir dû quitter leur maison à cause de la démolition en cours de la zone.

     

    Le directeur de l'école Lin Daozhi était initialement chargé de s'occuper des livres, mais il est mort en 1981. Depuis, d'autres membres de sa famille ont conservé les livres dans leur petite maison. Les livres ont été scellées en 1993, et après avoir été ouverts récemment, sont toujours en bon état. Ils sont un rappel important de la façon dont quelque 23.000 réfugiés Juifs ont fui l'Europe occupée par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale pour vivre à Shanghai il y a plus de 70 ans.

     

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    Chen Jian, directeur du Musée des Réfugiés Juifs de Shanghai :

     

    "La vie était dure à l'époque, mais les chinois ont aidé les réfugiés Juifs autant que possible. Et les deux nations ont construit des liens étroits et une profonde confiance."

     

    Les livres sont temporairement conservés dans une bibliothèque locale. En attendant, le Musée des Réfugiés Juifs de Shanghai a contacté le consulat général Allemand à Shanghai pour aider à localiser la famille du propriétaire. L'ambassade d'Israël a également offert son aide en vue d'assurer que l'histoire ne soit pas oubliée.

     

     

  • LES FILS DE JACOB CHEZ LES FILS DU CIEL ou une histoire des Juifs en Chine

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    Plusieurs de mes articles ont comme sujet les Juifs en Chine. Que ce soit à Harbin ,Kaifeng ou Shanghai, je vous ai dressé une esquive sur ce sujet , sous l'angle du journalisme .

    Voici un texte qui présente les Juifs en Chine vu par un historien et un historien spécialiste de la question juive.

    Je vous souhaite bonne lecture de ce texte ,très intéressant , de Frédéric Viey ,historien, vice-président de l’Association Culturelle Israélite de Fontainebleau/Avon et Secrétaire Général du Conseil des Communautés juives de Seine-et-Marne.

     

     


    LES FILS DE JACOB CHEZ LES FILS DU CIEL

     

     

     

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    La longue saga du Peuple Juif est une mosaïque que les historiens depuis plus de deux siècles reconstituent ou actualisent. A travers la somme de documents qui existe sur la Chine, il est possible de retrace presque tout le quotidien de ces enfants d'Israël dans cette grande partie de l'Asie et ainsi visionner leur présence des Han à Mao. Afin de mieux comprendre l'installation d’un groupe juif dans plusieurs villes impériales dans l’Empire du Milieu. Il faut tout d'abord brosser le tableau général des axes de pénétration en Chine aux différentes époques, tant de celui des Juifs que de celui des autres influences religieuses comme l'Islam ou le Bouddhisme.


    Dans un deuxième temps, il faudra voir plus particulièrement le destin fabuleux de la  Communauté juive sinisée de Kaifeng.


    L'histoire de l'installation des Juifs en Chine est si dense qu'il faut la diviser en importants rameaux par voie terrestre et maritime :


    1) La Dynastie de Han, des marchands Juifs venant de l'Ouest.


    2) Kaifeng, des Juifs au terme de la Route de la Soie.


    3) Des Communautés Juives dans l’Empire du Milieu.


     


    A/ LES COMMUNAUTES JUIVES EN CHINE


    Tout au long de cette longue histoire, les Communautés Juives ont pu s'installer et développer leur propre culture.


     


    1) Des Juifs sous les Han.


    Dans la tradition chinoise, compte tenu des différentes invasions, la référence primordiale qui rattache chaque chinois est la dynastie des Han. Donc lors que les Jésuites ont pu rencontrer les Juifs de Kaifeng, leur première question fut:


    "A quelle date êtes vous arrivés en Chine ?"


    Les Juifs de Kaifeng, fiers de leur culture chinoise répondaient comme tout chinois: sous les Han. Or nous sommes à peu prés sur qu'il n'y a jamais eu de Juifs en Chine à l'époque des Han. Les premiers documents que l'on trouve sur la présence de juifs en Chine sont :


    I) Un morceau de lettre en Judéo-Persan daté de 718av. JC, découvert à Dandan Uilliq, une ville sur la route de la Soie. Les fouilles anglaises et françaises dans les premières années du XXème siècle ont permis de trouver un document en judéo-persan. Cette lettre provenait d'un marchand juif à son frère habitant, sans doute à


    Samarcande, faisant du commerce avec la Chine.


    II) Une page de Selikha (prières de pénitence entre Rosh Hachana et Yom Kippour), datant du VIIIème ou IXème siècle et découverte par Sir Aurèle Stein en 1908 dans les fameuses grottes aux 10.000 bouddhas dans la Province du Kansu, près du désert de Tarim. A Dung-Huang: Une page de Selikha a té trouvé dans une des grottes aux Mille Bouddhas. Elle fut découverte par Sir Aurèle Stein qui la donna à Paul Pelliot, sinologue français. Cette page de Selikha se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale. Longtemps les chercheurs se sont penchés sur la stèle de Sinan-fou, découverte en 1625, pour savoir si c'était une stèle en araméen. Finalement, il a été possible de confirmer que cette stèle était un monument nestorien daté de 781. Les Nestoriens ou "Adorateurs de la Croix" avaient été chassés de l'Eglise par le Concile de Nicée. Ils ont été souvent assimilés aux juifs et beaucoup se convertirent au Judaïsme. Les deux voies d'arrivée des juifs en Chine furent la Route terrestre de la Soie (Moyen-Orient, Mossoul, Boukhara, Samarkand, le désert de Gobi, le Bassin du Tarim, Xian, Kaifeng, Pékin) et la Route maritime de la Soie. La flotte chinoise fut conduite par le grand navigateur Zhen Hé qui entreprit sept expéditions reliantla Chine à l'Afrique Occidentale. Le commerce dans cette région se fit surtout avec la multitude de petits bateaux rapides commandés généralement par des arabes.


     


    2) Les Juifs de Kaifeng à travers la Route de la Soie Même si vers 960, l'Empereur Song Zhao Kunang Yin donna son autorisation à un groupe de marchands Juifs pour s'établir à Kaifeng en leur disant : "Vous êtes venus dans notre Chine, Respectez et gardez les traditions de vos ancêtres et installez-vous ici à Pien-Liang (Kaifeng)’’, la fondation de la Communauté Juive dans l'ancienne Capitale de l'Empire du Milieu n'a pu se réaliser que quelques années plus tard. En effet, ce n'est qu'après une sinisation complète des Juifs que ceux-ci purent construire une synagogue en 1163. Au XVIIème siècle, le Père Jésuite Mattéo Ricci futle premier à rencontrer un mandarin juif originaire de cette ville à Pékin. Trois Jésuites ; Gozani, Domenge et Gaubil, sur les traces de Ricci, rencontrèrent vers 1720 les Juifs de Kaifeng, ils relevèrent les inscriptions religieuses en chinois et en hébreu et firent des dessins de l'intérieur et de l'extérieur de la synagogue. En 1851 des missionnaires chinois de confession protestante, envoyés par la "Society for promoting christianity among the jews" créée par le Révérend George Smith, sont partis à la rencontre des Juifs de Kaifeng et ont laissé différents écrits. Le dernier rabbin était mort vers 1800, la synagogue, en forme de pagode, avait encore subi un outrage des inondations, la guerre civile avait ruiné toute la population; la Communauté se mourrait. En 1900 des marchands Juifs de Shanghai, travaillant pour la ‘’Sassoon Company", créèrent une association : "Société pour Sauver les Juifs de Chine" mais la forte immigration des Juifs russes vers l'Amérique empêcha la réalisation des buts de cette société. A Kaifeng, il y avait également une forte communauté musulmane. Pour distinguer les Juifs des musulmans, les autorités provinciales les appelaient les "Bonnets blancs" (musulmans) et les "Bonnets Bleus" (les juifs). D'après les chroniques arabes, les Juifs et les Musulmans vivaient ensemble en bonne intelligence dans les grandes villes chinoises. Bien que nous n'ayons jamais eu de preuves formelles, nous savons qu'il y avait des communautés à Amoy: Selon ses contacts, Jacques Aron pensait qu'il y avait dans la ville d'Amoy plus de 2.000 juifs qui n'avaient ni temple, ni matériel religieux. Amoy fut l'un des cinq ports chinois accordés en concession par le Traité de Nankin.


     


    B/ DES TEMOIGNAGES


    Stanislas d’Escayrac de Lauture (1826-1868), émissaire de l’Alliance Israélite Universelle. Le Comte Stanislas d'Escayrac de Lauture laissa une littérature très importante sur ses voyages dont l'un d'eux le conduisit en Chine avec le Corps expéditionnaire français. Il est l'auteur de "Mémoires sur la Chine" publié en cinq parties par la "Librairie du Magasin Pittoresque" dont le propriétaire était le député de l'Yonne: Edouard Charton. Il y consigna ses observations sur l'Empire du Milieu en parlant: dans l'introduction de ses souvenirs personnels et des généralités, puis de l'histoire, de la religion, et Gouvernement et des Coutumes. Pierre-Henri Stanislas d'Escayrac de Lauture naquit le 19 mars 1826, dans une vieille famille aristocratique. Il apprit l'anglais, l'espagnol, le portugais, travailla pour le Ministère des Affaires Etrangères et voyagea, entre autres, en Afrique, où il apprit l'arabe. Après la Révolution de 1848, il démissionna, et sa fortune importante lui permit de continuer ses voyages: Europe, Afrique et Moyen-Orient. Il publia entre 1851 et 1858: "Notice sur le Kordofan", "Le désert et le Soudan", "Mémoire sur le Ragle ou Hallucination du Désert" qu'il adressa à l'Académie des Sciences, "De la Turquie et des Etats musulmans" et "Voyage dans le Grand Désert et au Soudan". En 1859, il accompagna en tant que géographe l'expédition franco-anglaise envoyée en Chine pour imposer aux Chinois le respect des commerçants et missionnaires européens. Chargé d'une mission diplomatique par le Gouvernement Impérial, il suivit les armées alliées et participa à la marche sur Pékin. Enhardi par ses bons rapports avec les indigènes, il prit l'habitude de circuler seul. Le 18 septembre 1860, il fut enlevé par les habitants du village de Toung-Tchéou entre Tien-Tsin et Pékin, blessé et laissé sans soins. Il fut ensuite transféré au bagne de Pékin et libéré plusieurs semaines plus tard, mais la gangrène le priva de ses mains. Dans le premier semestre de 1861, le Rabbin Mahir Charleville évoqua, lors d'une réunion du Comité local de Paris de l'Alliance Israélite Universelle, la question des Juifs de Chine. Le Comité Central de cette organisation juive adressa au Comte Stanislas d'Escayrac de Lauture un questionnaire sur les Juifs de Kaifeng et sur les Juifs de Chine en général. Le "Bulletin de l'Alliance Israélite Universelle" publia le courrier qui lui fut adressé en Chine en précisant sa mission. Le résultat des recherches d'Escayrac de Lauture, sous forme de lettre adressée à l'Alliance IsraéliteUniverselle en date du 15 juillet 1861, parut dans "Les Archives Israélites" de cette même année. Il rentra en France en 1862 en mauvaise santé, reprit difficilement sa vie antérieure et mourut à Fontainebleau le 20 décembre 1868. De retour en France, il dicta ses souvenirs en partie à son frère: non pas un journal de voyage, mais une somme de connaissances sur l'histoire, la religion, le gouvernement, les coutumes chinoises, qu'il avait amassée au cours de son séjour. Son père, le Marquis Marie Joseph Henri Léonce d'Escayrac de Lauture, faisait partie de la Commission des canaux et des routes sous le Second Empire. Il est l'auteur de différents traités sur ce sujet. En mai 1861, au regard de la proposition faite à son fils par l'A.I.U. concernant les Juifs de Chine, il adressa à M. Jules Carvallo, Président de l'Alliance Israélite Universelle, la lettre suivante:


    "Monsieur le Président,


    Je m'empresse de répondre à la lettre que vous avez fait l'honneur d'écrire à mon fils, maintenant en route pour rentrer en France, au sujet des israélites établis en Chine bien avant la venue du Christ. Je puis d'avance vous affirmer, Monsieur le Président, qu'il s'empressera, à son retour, de mettre à votre disposition tous les documents dont il pourra disposer. J'ignore s'ils sont nombreux toutefois leur exactitude ne laisse aucun doute dans mon esprit, car mon fils ne porte pas seulement une incroyable activité dans ses investigations mais il recherche la vérité par tous les moyens possibles.


    Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance


    de ma considération la plus distinguée."


     


     


     


     


    C/ LES COMMUNAUTES JUIVES EN CHINE


    Ville                          Province                   époque          Provenance              nombre


    Canton          /         Kwungtung /         9ème siècle   / Inde            Perse  /        beaucoup


    Chüanchow /         Fukian           /         14èm siècle /           Inde/Perse   /            inconnu


    Ning-Po        /         Chekiang     /         XV-XVIIè /   Inde/Perse   /         inconnu


    Kaifeng         /         Honan          /         IXème               /      Inde/Perse /            1500-2000


     


    SHANGHAÏ


    Au début du XIXème siècle, Shanghaï n'était qu'un petit village de pêcheurs, avec la signature du Traité de Nankin en 1841 stipulant l'ouverture de cinq ports internationaux, elle va se développer très rapidement. Située dans la partie Est du delta du Changjinang, au bord de la mer de Chine orientale, Shanghaï va s'ouvrir au commerce international et à la convoitise des grandes puissances. Dès le début du XXème siècle Shanghaï, ville la plus cosmopolite des cités internationales, fut appelée "Paris de l'Orient", ville ouverte par le biais des légations internationales. La famille Sassoon installa sa firme à Shanghaï vers 1842. Les juifs étaient alors un petit groupe, environ 10 personnes dans un premier temps sans femme et famille. En 1944, Shanghaï ne compte que 23 résidents étrangers avec leurs familles, 11 maisons de commerce et 2 missionnaires protestants. Le conflit franco-britannique contre la Chine draina dans tout l’Empire du Milieu des commerçants juifs de tous horizons. En 1900, quelques employés de la E.D. Sassoon, s’inquiétant du sort de leurs coreligionnaires de Kaifeng, créèrent la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’ afin de les prendre en charge puis ensuite essayer de faire revivre cette communauté sur les bords du Fleuve Jaune. Le ‘’Jewish Chronicle’’ fit paraître dans ses colonnes un article consacré à cette société d'entraide le 31 aout 1900. (voir texte en anglais, annexe 1). Lewis Moore, Président de cette association juive à Shanghaï, adressa un courrier de présentation à l’Alliance Israélite Universelle (AIU) à Paris, à l’entête de E.D. Sassoon and Co et avec le tampon de la ‘’Society for rescue of the Chinese Jews - Shanghaï.’, et demandant une contribution pour la reconstruction de la synagogue de


    Kaïfeng. L’A.I.U. possède encore une circulaire dactylographiée reçue le 19 août 1902, envoyée par L. Moore et décrivant les buts de la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’ :


    En mars 1924, cette Société de Secours essaya de se réorganiser et embaucha David  Levy, bedeau de la Synagogue Ohel Rachel de Shanghaï pour s’occuper de la Communauté Juive de Kaifeng. Comme les délégués, qui avaient été envoyés par Georges Smith et Medhurst dans la Capitale du Honan, David Levy était chinois et prétendait être membre de la Maison d’Israël. Son nom de famille en chinois était Wong, et il venait de Khotan, une oasis dans la province du Sinkiang à approximativement deux mille kilomètres à l’Ouest de Kaifeng. Levy prétendait que plusieurs colonies juives avaient été fondées depuis très longtemps dans cette région.


    Le Kansu et le Xinjiang représentent une vaste région qui appartient au Turkestan chinois où les Juifsétaient des éléments florissants. Avant la première guerre mondiale, ces Juifs turkmènes pratiquaient le commerce principalement dans le Turkestan russe et en Sibérie. Ces Juifs du Nord-Ouest de la Chine étaient très respectés par les autres chinois de ces régions et vivaient particulièrement en bonne intelligence avec les musulmans du Kansu. Un de ces commerçants juifs, natif de Khotan, et dont le nom était Wong (Prince) était l’ancêtre de David Levy. Le nom de famille Wong aurait été donné aux Lévites qui se seraient installés dans cette régionde puis des temps immémoriaux. David Levy parlait le Mandarin, le Turc et un peu le Russe, il savait également lire l’hébreu. Il avait alors soixante dix ans mais semblait être en pleine force de l’âge. Lorsqu’il fut choisi pour tenir ce poste par les Membres de la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’, il était assistant du Shammash de la Synagogue Ohel Rachel à Shanghaï et fut dans un premier temps envoyé pour le compte de cette ‘’Société’’ pour s’occuper des Juifs de Kaifeng. Il y a une photo data justement de 1924 où figurent devant la Mission de l’Eglise Américaine de Kaifeng un groupe de Juifs chinois encadré d’un côté par un prêtre et de l’autre par David Levy vêtu d’un châle de prières (talith) et des phylactères (tephillin). Après une réunion qu’il eut avec ce groupe, il demanda à deux juifs, Chao et Shih Chung Yung, de faire les plans de la synagogue et de rédiger un rapport sur la Communauté. Mais de retour à Shanghaï Wong-Levy fut, pour différentes raisons, considéré comme un imposteur et les Juifs de Shanghaï refusèrent de l’envoyer à Kaifeng avec sa famille pour être le chef religieux de cette communauté. Après cet échec, dans un second temps, il fut envoyé à l’intérieur de la Chine pur faire des recherches sur la présence d’Israélites dans les lieux les plus reculés de la nouvelle république. Acceptant cette mission malgré la guerre civile, il partit donc, muni d’un petit viatique, sur les routes de l’exil, il entretint une correspondance très suivie avec les membres de la ‘’Société de Secours’’ jusqu’au jour de sa disparition. Il a été impossible de déterminer s’il était mort de cause naturelle ou s’il avait été assassiné par des soldats. Selon sa correspondance, il est indubitable que David Levy passa dans le Honan, le Shensi et le Kansu en suivant le Maréchal Feng Yu-hsiang, commandant en chef de l’armée du Nord-Ouest. C’était un homme très versatile et très opportuniste, il semble qu’il essaya de collecter 10.000 US dollars en monnaie chinoise pour construire une synagogue et une école hébraïque à Kasghar et que le principal donateur était le ‘’Tuchun’’ de Kasghar, le Général Ma Fu-hsiang qui disait être de père juif et de mère musulmane. Wong, alias David Levy, fut-il assassiné sur les ordres de son mécène qu’il aurait voulu escroquer ou par des troupes irrégulières révolutionnaires, qui connaissant sa situation financière, voulurent le détrousser?


    Tout était plausible dans la Chine de cette époque, mais la ‘’Society for Rescue of the Chinese Jews’’ venait de perdre avec David Levy un agent très compétent.


     


    L’Alliance Israélite Universelle ou l’Anglo-Jewish Association à Shanghaï


    Dans les différents groupes Sassoon de Shanghaï, les employés juifs aidèrent financièrement la ‘’Anglo-Jewish Association’’, en envoyant leurs dons à l’Alliance Israélite Universelle. Les dons se faisaient en taëls ou en dollars dès la fin du XIXème siècle. Dès la création des Comités de l’A.I.U. en Chine, celle-ci aidait la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’. Hélas, compte tenu des besoins énormes sollicités par les vagues d’immigration vers l’Amérique, l’Argentine et la Palestine, l’A.I.U. arrêta ses subventions à quelques juifs sinisés complètement déjudaïsés.


     


    J’adresse mes plus sincères remerciement aux le Prof. Pan Guan, doyen du département des Etudes Juives à l’Université de Shanghaï, Prof Xu Xin, recteur du d


    épartement des Etudes Juives à l’Université de Nankin, Prof. Zhang Qianhong, directeur u département des Etudes Juives à Kaifeng pour leurs renseignements et leur soutien. Mes remerciements particuliers vont à mon ami à Jean-Claude Kuperminc et à tout le personnel de la Bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle, ainsi qu’aux directeurs des bibliothèques de l’Extrême-Orient du Collège de France et de la Mazarine pour avoir mis à ma disposition leur temple du savoir. Ma reconnaissance va aussi à mes amis Maurice Ohana et Bernard Edinger.


    Frédéric VIEY,


     


    *Annexe 1


    Jewish Chronicle 31st August 1900.


    ‘’ Rescue Society formed at Shanghaï


    In the paper which Mr Marcus Adler read at Jews Col


    lege on June 17th


    were be communicated letters which had been received by the chief rabbi from some prominent English Jews in Shanghaï, where a meeting, attended by some thirty european and eastern Jews, was held on May 14thwith Mr Simon A. Levy in the chair.


    Mrs J. Salomon of the firm of Messrs E.D. Sassoon and Co, addressed the meeting on the steps already to enter into communication with the Jews at Kai-Feng-Fu and he mentioned an offer made by general Mesny to Mr H. Gensburger (who was acting as secretary to the meeting) to go there and bring a few of the native jews in Shanghaï. After some remarks by the Rev. Dr M. Linczer, Mr S. Moosa moved and Mr Edward I. Ezra seconded : that a society be formed to be call ‘’Society for the rescue of the Chinese Jews’’. The motion was carried and it was further resolved to give the Society the Hebrew title : (Hevra Leezrat beni Israël hasinim). The following gentlemen were elected to form a committee, in whose hands the matter approaching the Chinese Jews to be left : Messrs D.E. I. Abraham, Edward I. Ezra, E. M. Ezra, N. E.B. Ezra, H. Gensburger, R.J. Hardoon, S.A. Hardoon, N.S. Levy, Simon A. Levy, Lewis Moore, A.E. Moses, M.A. Sopher, S.J. Solomon and R.E. Toeg. A subscription of one dollar per month is to be paid by each lady or gentleman member of the society. At a meeting of the Committee held later in the day, it was agreed to approach the committee of the Shanghaï branch of the Anglo-Jewish Association and ask them to communicate with their London Council on the subject as it may be found necessary in future toask their co-operation in the matter’’


     

     

     

  • Les Rolling Stones ont enflammé Shanghai dans un concert extraordinaire

    Les légendes du rock britannique ont mis le feu au Mercedes-Benz Arena de Shanghai mercredi soir. C’était l’étape chinoise de la tournée mondiale des Rolling Stones. Les rockeurs qui étaient déjà venus au Grand Théâtre de Shanghai en 2006 ont fait vibrer les milliers de fans venus les acclamer,  au son de leurs plus grands tubes.

    La plupart des fans des Stones s’accordent à dire que "Miss You", qui date de 1978, est l’une de leurs meilleures chansons. Elle est extraite de l’album orienté disco "Some Girls". Les papys du rock britannique Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ronnie Wood ont enflammé la scène sous leur fameux logo représentant une énorme bouche lippue tirant la langue.

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    Il est plus vieux que moi et lui réunis. J’ai eu la chance immense de les voir à Londres en 1996 et à Shanghai en 2006. C’est la troisième fois que je les vois en fait." déclare un expat italien.

    "C’est aussi ma troisième fois, et je voulais absolument les voir à Shanghai. (Quand étaient les fois précédentes ?) C’était en 2008 à Copenhague au Danemark. Il y a des touristes venus du Danemark spécialement pour les voir ici à Shanghai. Ils ne passent pas au Danemark cette année, donc il faut venir à Shanghai." selon une admiratrice danoise.

     

    "J’adore ce groupe. C’est un truc qui me colle encore, au coeur et au corps." souligne un Shanghaien.

     

    Les Rolling Stones étaient les grands rivaux, mais néanmoins amis, des Beatles dans les années 60. Ils sont depuis entrés dans la légende du rock and roll. Le magazine NME leur a récemment décerné le prix du meilleur concert à Londres.

     

    En 2012, le documentaire "Crossfire Hurricane" marquait le 50ème anniversaire des Stones qui travaillent toujours d’arrache-pied. En 2013, ils ont tourné un peu partout aux Etats-Unis. Leurs deux concerts organisés à Hyde Park ont rassemblé 120 mille personnes. L’événement a été immortalisé en concert filmé "Sweet Summer Sun-Hyde Park Live."

     

  • Quand Shanghai et la Chine étaient la terre promise pour les Juifs persécutés d'Europe

    Pendant la seconde guerre mondiale , la Chine fut le seul pays au monde qui accepta les juifs sans numerus clausus, ni visa et, parce que, port franc, les réfugiés pouvaient arriver à Shanghai soit par terre soit par mer . Quelques-uns partirent de Marseille par  ligne maritime.

     

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    Ohel Moishe  synagogue de Shanghai

    Pour la première et sans doute la dernière  de leur histoire, les Juifs sont propulsés dans un milieu qui ne nourrissait  aucun préjugé à leur égard. En cela la culture chinoise, largement baignée d’humanisme confucianiste  se distingue de l’Islam et du Christianisme, qui n’ont su inventer  leur identité que par rapport et contre le Judaïsme.

    En Chine, être étranger est un avantage , c'est même un privilège tant les Chinois sont hospitaliers par nature. Cela du être une surprise pour ces Juifs quittant les pays européens où ils étaient méprisés et maltraités d'être reçus en Chine comme des amis, appréciés dans leur différence , sans qu'on leur demande de s'assimiler.

    Il y avait bien la communauté juive de Kaifeng, mais à ce moment on l'avait perdue de vue  puis vers 1906 , ces Juifs fuyant les pogroms de Russie qui se réfugièrent à Harbin ( voir sur ce blog mon article du08/01/2009).

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    Synagogue de Harbin (Dongbei-Nord-Est de la Chine)

    Dès 1933, commencent à arriver à Shanghai  des réfugiés juifs allemands chassés par le Nazisme auxquels se joindront les Juifs de Harbin où les Japonais s'installent  ; en 1939, ils seront 15 000. En1940 , quelques 6 000 juifs polonais installés en Lituanie arrivent à leur tour. Un ghetto sera mis en place en 1943 par les japonais ; il comptera 30.000 juifs.

    Ces Juifs qui arrivent avant et pendant la guerre à Shanghai ont tout perdu dans leurs tribulations, consacrant le peu de biens qu’ils ont pu conserver à financer leur voyage. Les Chinois voient débarquer dans leur ville d’étranges individus qui ne pouvant pratiquer leur profession, étaient réduits à exercer  des métiers manuels qui jusque là étaient réservés aux Chinois. On aurait pu croire en une attitude hostile de la part des Chinois vis-à-vis de ces pauvres bougres qui venaient les concurrencer sur leur propre terrain professionnel . Et bien non ! , les Chinois accueillirent les Juifs bésévér panim yafot, soit avec gentillesse et compréhension, et des liens forts se nouèrent entre les autochtones et les réfugiés.  Les Chinois furent d’ailleurs subjugués par les facultés d’adaptation de ces Juifs. De nombreux témoignages, notamment d’enfants juifs, qui quitteront  après la guerre la Chine, pour  Israël ou les Etats-Unis,  montrent qu’ils passèrent les plus belles années de leur vie à Shanghai. Ehoud Olmert est parmi ceux là. Le grand-père de l'ancien Premier ministre israélien est enterré à Harbin . J'espère bientôt me rendre dans cette ville et photographier sa tombe.

     

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    C'est à ce moment que Long Yun , Président du Gouvernement national de la province du Yunnan, Chinois de l'ethnie Yi , propose aux Juifs de s’installer dans sa province.  La province du Yunnan est peu peuplée, les terres y sont  fertiles, les Juifs rassemblés à Shanghai, sont  riches en connaissances, industrieux et habiles ; la province du Yunnan, et, par de là toute la Chine,  n’aura qu’à gagner de  leur présence industrieuse. Au même moment deux juifs influents Jakob Berglas et Maurice William présentent un plan au gouvernement des Etats-Unis pour transplanter les juifs d’Europe centrale vers la Chine.  Et en fait l’initiative tombe à l’eau par la faute des Japonais.( source le livre de Gao Bei-Shanghai Sanctuary  Oxford University Press)

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    L’épisode shanghaïen et la tentative, non aboutie, d’installer une large colonie juive dans le sud de la Chine est non seulement un épisode peu connu de la Seconde guerre mondiale mais riche de sens quant aux relations qui peuvent s’établir entre Juifs et leurs hôtes lorsque ces derniers n’ont pas d’apriori vis-à-vis des Juifs.On peut conjecturer jusqu’à l’infini sur ce qui aurai pu se passer si  les Juifs étaient venus en nombre s’installer en Chine.
    ils font comme les autochtones et embrassent les mille et un métiers qui se pratiquent dans la rue chinoise : cordonniers, livreurs, couturiers, réparateurs de produits usés jusqu’à la corde, pour qu’ils puissent servir  encore quelque peu. Les Chinois observent ces longs nés et les trouvent industrieux et pas fainéants, amicaux et pas arrogants pour un sou. La rue chinoise se réorganise ; chinois et juifs se partagent le travail . Les enfants aux cheveux blonds et les petits chinois  jouent ensemble dans les terrains vagues et slaloment à travers les échoppes. Les témoignages de juifs qui ont passé leur enfance à Shanghai sont unanimes : ce furent les plus beaux jours de leur vie. Pas de cloisonnement, peu de bagarres. Seulement des enfants qui s’amusent et des adultes qui peinent pour les nourrir et les vêtir.
     

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    Outre leur bonne volonté et leur force de travail,  Les Juifs apportent à Shanghai aussi leur dieu et leur Torah. Brouhkim Habaïm, soyez les bienvenus, disent les Chinois, vous et votre dieu et vos synagogues. D’ailleurs plus on est de dieux en Chine plus on rit , pensent-ils. Abondance de dieux ne nuit pas ; bien au contraire. Et puis les Juifs comme les Chinois ne font pas du prosélytisme.
    Encore aujourd'hui vous verrez des bouddhistes chinois adorer en plus des divinités bouddhistes , les anciens Dieux de leur religion antique, au xvème siècle les Jésuites avaient converti beaucoup d'élites chinoises mais ceux-ci ne voulaient pas abandonner leurs Dieux et coutumes, cela déboucha sur la Querelle des Rites. La Chine s’appelle traditionnellement Zhongguo, l’« Empire du Milieu », ou  Zhonghua, la « Lumière du Milieu ». Ce « Milieu » a certes  une acception cosmologique de centre de l’univers ;  mais aussi une acception morale : « l’Empire de la juste mesure ». Du comportement moyen, de la voie du milieu si chère à Maïmonide et à Confucius, du Derekh Erets.
     

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     Maïmonide s’est fait connaitre par son livre philosophique Le Guide des Egarés, Moré Névoukhim qui eut un retentissement considérable auprès des juifs et des non-juifs.

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    Si Maimonide était médecin, Confucius était un conseiller politique qui ambitionnait d’amener le prince à adopter la voie juste, dans son intérêt et de celui de ses sujets. Leur démarche est pratiquement identique, souvent au mot près.

    Ah qu’il était doux et agréable de vivre dans un pays où les habitants ne nourrissent pas à votre égard d’horribles à priori. En hébreu, on dirait Iné ma tov ou ma naïm Chévét Ah’im Gam Yahad (qu’il est bon et agréable que des frères soient assis ensemble). Pour la première, et la dernière fois de leur histoire, une poignée de juifs étaient venus s’installer, pour un laps de temps indéterminé, dans un pays qui n’avait jamais entendu parler d’eux. Et miracle on les apprécie, pour ce qu’ils sont tout simplement, pour leur manière courtoise de se comporter avec  ceux qui étaient là avant eux.
    Si les Musulmans et les Chrétiens, toutes mouvances confondues, y compris les agnostiques et les athées, représentent aujourd’hui 50% de l’humanité, il ne faut pas oublier l’autre moitié des habitants de la planète. Cette moitié là ne considère pas Israël comme le petit Satan ; d’abord parce qu’ils ne croient pas au Satan  et aussi, parce qu’ils n’ont pas eu à inventer leur identité par rapport et contre le Judaïsme. Les jeunes israéliens qui, après leur service militaire, partent à la découverte du grand monde, ne s’y sont pas trompés ; leurs pas les entrainent vers l’Extrême-Orient mystérieux et exotique, et ils participent à la bonne entente qui règne entre la Chine et l'Etat d'Israël.
     
     
  • Les villes les plus riches de Chine d'après leurs recettes fiscales

    Le China Investment Network, un magazine de Beijing, a publié une liste des villes les plus riches de la Chine d'après leurs recettes fiscales locales en 2013.

    Le classement est basé sur plusieurs facteurs, notamment la taille de la ville, la population et la structure industrielle.

    Les recettes fiscales locales sont principalement utilisées pour améliorer la vie des gens et maintenir la sécurité publique.

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    Le Bund de Shanghai et ses nombreux bâtiments forment l'un des sites les plus importants de la ville ; photo prise en 2012.
    No1 Shanghai

    Recettes fiscales locales en 2013 : 410,95 milliards de yuans (67,81 milliards $)

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    Photo de la place Tian'anmen de Beijing prise en 2013.


    No 2 Beijing

    Recettes fiscales locales en 2013 : 366,11 milliards de yuans

     

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    Le portique commémoratif « Jin Gu Li Men » est situé dans l'ancienne rue de la Culture. On y vend des produits traditionnels, Tianjin.

    Photo prise en 2013

    No 3 Tianjin

    Recettes fiscales locales en 2013 : 207,8 milliards de yuans

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    Un centre sportif dans la baie de Shenzhen, Shenzhen,2012.


    No 4 Shenzhen

    Recettes fiscales locales en 2013 : 173,1 milliards de yuans

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    Vue d'un centre commercial qui est décoré à l'occasion du Nouvel An, à Chongqing.


    No5 Chongqing

    Recettes fiscales locales en 2013 : 169,29 milliards de yuans

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    Des touristes profitent d'un jardin classique de Suzhou. Un artiste chinois joue d'un instrument de musique traditionnelle sur un bateau à Suzhou, province du Jiangsu, le 1er octobre 2012.


    No 6 Suzhou

    Recettes fiscales locales en 2013 : 133,103 milliards de yuans

     

  • Les 5 destinations les plus prisées de Chine selon le site web américain TripAdvisor

    Pékin

    1

    Si Haussmann et l’Enfant vous épatent, que direz-vous de l’urbanisme de Pékin qui remonte à

    Kublai Khan, quelques siècles auparavant ? Les vestiges de cette ville au passé fabuleux vous

    enchanteront, des plus anciens (comme le Palais de l’Harmonie suprême, le Palais d’été et la

    Cité interdite) aux plus récents (comme le mémorial du président Mao et la place Tien anmen).

    Toute la ville regorge d’édifices témoignant du riche passé de la ville. Faites un tour au marché

    aux puces, plus intéressant et moins touristique que le marché de la soie.

    长城啊 (28853123)

    A ne pas manquer

    • Section de la Grande Muraille de Mutianyu
    • Temple du ciel
    • Musée du palais
    1721 activités

     

     
     
     
     
     
     

    Délicieux dim sum, îles flottantes et panorama exceptionnel n'est qu'un petit aperçu de ce que

    Hong Kong peut vous offrir. Au village de Ngong Ping, admirez l'architecture traditionnelle chinoise,

    puis prenez le tram direction Victoria Peak. Au sommet, vous aurez une vue imprenable sur la ville.

    Les rochers et les petites collines de Nan Lian Garden, tout comme une tasse de thé dans un café

    Stanley, vous permettront de retrouver la tranquillité. Et enfin, allez vous ressourcer au Chi Lin

    Nunnery, complexe bouddhiste où règle une sérénité absolue.

    Photo provided by ©4Corners (60501459)

    A ne pas manquer

    • Vue de la ville de Hong Kong
    • Victoria Harbour
    • Grand Bouddha
    826 activités

     

    4

     

    Les murailles des Ming et les murs du palais des Tang témoignent encore aujourd'hui des grandes

    heures de la ville de Xi. À ne pas manquer : les 7 000 guerriers de terre cuite grandeur nature du

    mausolée de l'empereur Qin Shi Huang, connus dans le monde entier. Leur origine remonte à 210

    av. J.-C., mais ils n'ont été découverts qu'en 1974 et les fouilles se poursuivent encore. Ne manquez

    surtout pas le Musée de l'histoire du Shaanxi et allez vous réchauffer aux sources Huaqing, autrefois

    fréquentées par l'empereur.

    大唐芙蓉园内一处美景 (29776951)

     

    A ne pas manquer

    • Mausolée de l’empereur Qin
    • Big Wild Goose Pagoda (Dayanta)
    • Xi'an Bell Tower
    359 activités

     

    5

     

    Shenzhen est l'un des plus grands centres de production du monde et la ville la

    plus riche de Chine. De plus, elle dispose de nombreux sites pour attirer les touristes

    internationaux. Les voyageurs découvriront une ville riche en histoire, en nourriture,

    en art et... en aventure, grâce à sa douzaine de parcs d'attractions uniques.

    Située dans le sud de la Chine, la ville de Shenzhen abrite certains des bâtiments les

    plus modernes au monde. Bien que cette région soit largement industrialisée, elle offre

    beaucoup d'attractions touristiques, comme le China Folk Culture Village, le Safari Park

    et des complexes en bord de mer. L'une des attractions touristiques les plus fréquentées

    est certainement le Window of the World, qui propose des répliques de la Tour Eiffel, des

    pyramides ou encore du Taj Mahal. Attention, la réplique de la Tour Eiffel par exemple, est

    à l'échelle 1/3 donc quand même faisant plus de 100mètres et comme la vraie on y monte

    à l'aide d'un ascenseur.

      Vue depuis le 100eme étage du plus grand building de Shenzhen et ce bâtiment à l'avant-plan fut un temps le plus grand de Chine et même s'il parait petit vu du haut du Kingkey 100, il comptait encore parmi les 10 plus grands buildings du monde il y a 5 ans. L'assenseur ultra rapide nous mène directement jusqu'au 96 eme étage en 42 secondes.

     

     
    A ne pas manquer
    • Xianhu Botanical Garden
    • Shenzhen Window of the World
    • China Folk Culture Village
    498 activités
     
     
     
     
     
  • La zone de libre-échange Guangdong–Hong Kong–Macao articulée autour de Shenzhen : « prête à être approuvée »

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    La proposition de la province du Guangdong de construire une zone de libre-échange régionale avec Hong Kong et Macao a été approuvée « en principe », ont déclaré les initiés.

    De source « bien informée » auprès des autorités de Shenzhen selon laquelle la zone de libre-échange Guangdong–Hong-Kong–Macao a été approuvée en raison de l'accent mis sur la coopération régionale, ce qui est différent de l'accent mondial de la zone de Shanghai.

    L'approbation devrait être annoncée à l'issue de la troisième session plénière du XVIIIe Comité central du Parti communiste chinois, également connu sous le nom de troisième session plénière 2013 qui se termine ce soir.

    Les analystes s'attendent à l'annonce d'un ensemble de réformes lors du plénum de ce week-end pour apporter des changements non seulement en Chine, mais aussi pour relancer l'économie mondiale, qui connaît une reprise lente.

     

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    La proposition a également souligné la demande conjointe du Guangdong, de Hong Kong et de Macao. Selon certains analystes, Hong Kong s'est sentie obligée de conserver sa position de centre financier après le lancement de la zone de libre-échange de Shanghai.

    La source a déclaré que la troisième zone de libre-échange pourrait être établie à Tianjin.

    En fait , l'économie chinoise est boostée par l'émulation, qui va jusqu'à une lutte féroce, qui existe entre la zone de Shanghai , la zone formée par les 2 grandes agglomérations Beijing et Tianjin et enfin la zone dite de la rivière des Perles avec comme moteur la ville de Shenzhen dont le PIB est le plus élevé de Chine , le terriitoire de Hong Kong dont on connait le dynamisme ainsi que Macao , Dongguan et Guangzhou auxquelles s'ajoutent quelques plus petites villes.

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    Dans les zones de libre-échange, l'influence du gouvernement est quasi nulle. Nous y avons une économie et un système financier totalement calqué sur le modèle capitaliste. S'en suit une série d'évolutions politiques , la levée de toute censure et la promulgation des libertés individuelles.

    Si cette réforme est annoncée comme mes sources m'en ont informé , ce sera la plus grande révolution en Chine depuis la déclaration d'ouverture de la Chine au monde , il y a un peu plus de 30 ans , par Deng Xiaoping.

     

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