• Celle qui appelle gentiment « minorité remuante » les auteurs d’attentats aveugles Pourquoi Ursula Gauthier, de l’Obs, a dû quitter la Chine et pourquoi on s’en f...

    Le 18 septembre 2015, des extrémistes ouïgours (que le ministre sarko-socialiste Kouchner appela les « Yoghourts ») habitants du Xinjiang, République autonome chinoise « géographiquement plus proche de Kaboul que de Pékin », armés de couperets et autres armes blanches, ont assassiné une cinquantaine de mineurs Han travaillant dans une mine de charbon. La chasse policière aux terroristes s’est soldée par la mort de 28 d’entre eux.

    Alors que la Chine est sous le choc, Ursula Gauthier, correspondante de L’Obs à Pékin, nie le caractère terroriste du pogrom anti-mineurs puisque, à ses yeux, ce qui s’est passé au Xinjiang n’avait rien de commun avec les attentats parisiens de janvier et novembre : il s’agissait d’une réplique à la politique de la Chine qui brime ses minorités ethniques.

    Le monde entier a exprimé son émotion après les attentats du 13 novembre à Paris. La Chine aussi, mais Ursula Gauthier décèle dans ce pays (et dans lui seul) une « arrière-pensée ». Arrière-pensée qui vise ici à créer « un amalgame entre la lutte contre le terrorisme international et la répression contre la minorité ouïgoure, dans le Xinjiang ».

    Ces partis pris de la journaliste ont indisposé les autorités de Pékin et le visa de presse d’Ursula Gauthier ne lui a pas été renouvelé. Elle doit quitter la Chine.

    L’immuable ONG pro-américaine Reporters sans frontières dénonce le « lynchage médiatique » et la « campagne de diffamation et d’intimidation » visant la journaliste. Son patron, Christophe Deloire (un Ménard-bis, à croire qu’ils en font l’élevage, à RSF) demande au gouvernement français « une défense ferme », etc.

    La plupart des médias hexagonaux se déclarent solidaires de la journaliste de l’Obs, mais se gardent de publier l’article qui a ulcéré Pekin.

    Le magazine Challenge ici s’étonne de l’adhésion du peuple chinois à la réaction chinoise : « Chine : 95% des internautes "soutiennent l’expulsion" de la journaliste française Ursula Gauthier, selon la presse officielle.
    Selon un pointage réalisé lundi soir, 202.318 votes sont en faveur de la décision d’expulsion, soit 94,4% du total.
    La plupart des internautes chinois n’ont cependant pas pu lire l’article de la journaliste, non traduit intégralement en mandarin et désormais inaccessible dans sa version française sur le web en Chine, où les autorités maintiennent une stricte censure des contenus en ligne. »

    La plupart des citoyens français ne l’ont pas lu non plus. Il n’est même pas sûr que tous les journalistes qui font corps l’ont lu. Probablement des extraits. Pour combler cette lacune, LGS vous invite donc à lire l’article dans son intégralité : ici

    A présent, nous allons en examiner quelques détails ensemble.

    Ursula Gauthier  : « Or, aussi sanglante qu’elle ait été, l’attaque de Baicheng [le 18 septembre 2015] ne ressemble en rien aux attentats du 13 novembre [en France]. Il s’agissait en réalité d’une explosion de rage localisée ». En effet, « Poussé à bout, un petit groupe de Ouïgours armés de hachoirs s’en était pris à une mine de charbon et à ses ouvriers chinois han, probablement pour venger un abus, une injustice, une expropriation ... »

    Traduire « s’en était pris » par « ont massacré plusieurs, dizaines de... ». Comprendre dans le « probablement » que la journaliste n’en sait rien, mais il importe de nous persuader que les tueurs répondaient à une possible agression antérieure sur laquelle les historiens nous en diront plus un de ces quatre, mais dont il semble établi que les ouvriers saignés à l’arme blanche n’étaient pas responsables.

    Et encore : « Mais pour Pékin qui refuse de reconnaître sa propre responsabilité dans la montée de l’exaspération de ses minorités, la multiplication récente des incidents sanglants au Xinjiang ne peut être que l’œuvre d’une organisation djihadiste internationale. »

    Si vous êtes joueur, remplacez dans la phrase ci-dessus, Pékin par Paris, Xinjiang par Bataclan et calculez à quelle heure le RAID va débarquer chez vous, vous plaquer à terre et vous déboiter l’épaule devant vos enfants.

    Et encore : « Le hic, c’est que de nombreux experts doutent que l’ETIM [mouvement terroriste ouïgour] soit ce groupe cohérent et dangereux décrit par la Chine. Certains vont même jusqu’à douter de son existence. Après les attentats du 11 septembre, George Bush, désireux par dessus tout de nouer une alliance avec Pékin, avait accepté d’inscrire l’ETIM sur sa liste des organisations terroristes. Aujourd’hui, il ne figure plus sur cette liste ».

    Notez : de « nombreux experts » (Lesquels ?) doutent de l’existence de ce groupe naguère inscrit sur la liste des organisatioins terroristes par G. W. Bush dont on connaît la faiblesse, la naïveté et le refus de créer une CIA ou une NSA pour lui ouvrir les yeux.

    Ursula Gauthier invoque aussi comme explication « la radicalisation de jeunes poussés à bout par la répression impitoyable qui écrase tous les aspects de la vie des Ouïgours : culture, langue, religion, accès à l’éducation, au travail, voire à un simple passeport »

    Le problème est que ce genre d’affirmations a déjà été avancé pour le Tibet et que les observateurs pour qui le goût de la vérité journalistique l’emporte sur la sinophobie ont démontré qu’elles étaient fausses (Voir mon livre : « Le dalaï lama pas si zen » , éditions Max Milo, 2011). Elles entrent en contradiction avec d’autres informations. Par exemple, dans son livre publié chez Denoël, « Les Chinois sont des hommes comme les autres » , Zheng Ruolin, grand ami de la France où il a vécu une vingtaine d’années, révèle que dans le Xinjiang, quand l’assemblée des élus se réunit il faut 5 interprètes pour qu’ils se comprennent. Cinq langues pratiquées, donc.

    L’article d’Ursula Gauthier est un article à charge contre le gouvernement chinois. Et pourquoi pas ? C’est son droit. Il n’a jamais été exigé (et c’est heureux) aux correspondants de presse occidentaux d’adhérer au PCC.

    Cette correspondante de l’Obs a même le droit (tenez-vous bien), de trafiquer un peu la réalité, de manipuler le lecteur, de parer des atours de l’information un texte de propagande que des terroristes ne renieraient pas. En France, on est habitué à ça. Le Grand Soir, Acrimed, Investig’action (pour ne citer qu’eux) en font régulièrement la démonstration.

    Mais dans ce cas précis se posent trois problèmes spécifiques  :

    1- Ursula Gauthier escamote la réalité d’un terrorisme ouïgour. Les autorités chinoises, en butte à une minorité de Ouïgours musulmans contaminés par les propagandistes d’Al Qaida à travers leurs centaines de kilomètres de frontière poreuse avec le Pakistan (et une autre, plus courte, avec l’Afghanistan) doivent faire face à un terrorisme réel, sanglant, appuyé depuis l’étranger. Les USA déploient (financent), via la National Endowment for Democracy (NED) plusieurs programmes en direction du Xinjiang (comme en direction du Tibet d’ailleurs, ces deux régions voisines étant chacune un talon d’Achille de la Chine). La plupart des figures historiques de la CIA ont siégé un jour ou l’autre au Conseil d’administration ou à la direction de la NED, dont John Negroponte, nommé ensuite ambassadeur en Irak occupé, puis, de retour aux USA, big chief de tous les services de renseignements US (à ce titre, c’est lui qui avait la charge de nommer le directeur de la CIA).

    • La responsabilité d’un commando ouïgour est établie dans l’attaque d’un poste de police le 4 août 2008 au moment des jeux Olympiques de Pékin dans le Xinjiang : 16 morts.
    •  Le 28 octobre 2013, un commando ouïgour commet un attentat sur la place Tian’anmen à Pékin : 5 morts et 40 blessés.
    • Le 1er mars 2014, un commando ouïgour commet un attentat à la gare de Kunming, capitale du Yunnan : 29 tués au couteau et 130 blessés.
    • Le 18 septembre 2015 donc, c’est l’assassinat d’une cinquantaine de mineurs.

    Policiers, touristes et promeneurs, voyageurs, travailleurs, telles sont les catégories de victimes dont on serait étonné d’apprendre qu’elles ont commis un abus, une injustice, une expropriation au Xinjiang avant d’être rassemblées par pas-de-chance sur le lieu de leur mort.

    2- Dans une vidéo, Ursula Gauthier se défend ici en disant qu’à aucun moment elle n’a approuvé le terrorisme. Certes, mais à aucun moment elle ne l’a dénoncé, à aucun moment elle n’a exprimé de la compassion envers les victimes, à aucun moment elle n’a eu une once de compréhension pour le gouvernement chinois qui prend des mesures (trop nombreuses, trop tatillonnes, trop brutales ?) pour préserver sa population des attentats et massacres aveugles contre des innocents.

    A aucun moment elle n’a des mots d’amitié pour le peuple chinois, sentiment qu’elle revendique un mois après son article militant, à quelques jours de l’expiration de son visa.

    Comment croire en effet à la sincérité de son amour (tardif et brisé) qu’elle clame dans une vidéo (ci-dessus) sous l’avalanche des reproches et dont les mots sont en contradiction avec le ton de son article, lequel est consacré à trouver, sinon des excuses, tout au moins des « justifications » aux actes sanglants ? Comment parier un yuan sur son objectivité quand pas un mot de son article n’est de nature à irriter les tueurs ?

    Si les mots « terroristes » ou « terrorisme » reviennent 17 fois dans son article, c’est toujours, entre guillemets.

    Et qui se douterait, à la lire, que des combattants Ouïgours ont rejoint Daesh en Syrie ?
    Pour y retrouver leur langue et la maison dont ils ont été expropriés ? Par horreur de l’autorité, poussés à bout par l’impossibilité d’obtenir un passeport ? C’est cela-même ; évitons, avec l’Obs, de les confondre avec les terroristes qui ravagent la Syrie et qui envoient en Europe leurs métastases.

    3- Si Ursula Gauthier avait écrit sur les attentats terroristes de Paris (janvier et novembre) ce qu’elle a écrit sur les attentats au Xinjiang, elle aurait eu à en répondre devant la Justice française et elle aurait été licenciée par son journal, avec l’approbation des médias et dans le silence de RSF.

    Car, rappelons-nous Charlie Hebdo, ce n’est pas si vieux  

    Des fous du même métal que les fanatiques ouïgours se sont livrés à un massacre odieux à Charlie Hebdo. Et, dans la France saisie d’effroi et de pitié, pas une seule Ursula Gauthier ne s’est avisée d’écrire ce qu’elle écrit des massacres aveugles en Chine. Pas un seul journaliste n’a mis alors des guillemets à terroristes !

    En janvier 2015, le gouvernement français a demandé qu’une minute de silence soit observée dans les écoles. Les cas de non respect ont été signalés. Ecoutons la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, le 14 janvier 2015, à l’Assemblée nationale (Questions au gouvernement) : ici :

     « S’agissant de la minute de silence elle-même c’est une centaine d’incidents qui nous ont été remontés. Les jours qui ont suivi nous avons demandé la même vigilance, et c’est une nouvelle centaine d’évènements et d’incidents qui nous ont été remontés. Parmi eux une quarantaine ont d’ailleurs été transmis aux services de police, de gendarmerie, de justice, parce que pour certains il s’agissait même d’apologie du terrorisme. Nous ne pouvons pas laisser passer cela. »

    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a publié une circulaire demandant aux procureurs de la République de faire preuve d’une « extrême réactivité » et de « fermeté ». 

    • Un enfant de 8 ans a été conduit au commissariat pour ne pas avoir voulu « être Charlie » et pour avoir parlé de terroristes, mot dont il s’est avéré qu’il ne connaissait pas la signification.
    • Un basketteur professionnel, Akin Akingbala, pivot nigérian de l’équipe de Rouen, a été mis à la porte de son club sportif le 17 février pour un message privé repris sur le réseau social Twitter. Celui-ci, écrit à l’origine par un journaliste britannique, disait en anglais « Je ne suis pas Charlie, je suis Ahmed, le policier mort.... ».
    • Le mensuel Le Monde Diplomatique de Janvier 2015 signale que la répression va de « l’inculpation de jeunes pour des dessins (oui !) à la condamnation à Grenoble à six mois de prison ferme d’un déficient mental »
    • Un homme de 28 ans qui avait crié à l’adresse de policiers : « Ils ont tué Charlie, moi j’ai bien rigolé », a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu, en Isère. 
    • Le quotidien Ouest France du 14 janvier 2015 nous apprend que « Plus de cinquante procédures pour apologie du terrorisme ont été ouvertes en France depuis l’attentat à Charlie Hebdo il y a une semaine, d’après le ministère de la Justice ».

    Les rigolos, les ivrognes, les bravaches, qui se défoulent avec des plaisanteries de mauvais goût sur le sujet sont jugés sans tarder. Une dizaine de condamnations - plutôt lourdes - sont prononcées dans les jours qui suivent.

    C’était la France traumatisée de janvier 2015, celle qui sentait le Patriot act, celle où un message privé, un mot dans la rue, un article pouvaient vous conduire devant un tribunal.

    Pour Ursula Gauthier, si la Chine « une société qui n’éprouve que peu de sympathie pour le reste du monde » (mais qu’elle adôôôre, découvre-t-elle en bouclant ses valises) s’est associée en novembre à la douleur de la France c’est pour obtenir « en retour le soutien de la communauté internationale dans ses propres démêlés avec sa minorité la plus remuante : les Ouïgours du Xinjiang ». 

    D’où le titre de l’article d’Ursula Gauthier dans l’Obs : « Après les attentats, la solidarité de la Chine n’est pas sans arrière-pensées ».

    A croire que le rassemblement des chefs d’Etat pour Charlie Hebdo à Paris était dépourvu d’arrière-pensées.

    Si la presse française traverse une crise grave, si elle est obligée pour subsister de se vendre à des industriels et à des banquiers, de solliciter des aides financières importantes de l’Etat, la conjoncture n’explique pas tout : la profession est largement discréditée et nous venons de mieux comprendre pourquoi, grâce à Ursula Gauthier. Le péché mortel d’un journaliste est de croire qu’il est intellectuellement supérieur à tous ses lecteurs, que ceux-ci n’ont aucun moyen de vérifier ce qu’il écrit ni de sentir, sous la présentation partielle et partiale des faits, un discours engagé et un coeur froid.

    Et ces silences !

    Comment faire comprendre au lecteur la nervosité de Pékin face aux terroristes islamistes et aux séparatistes si l’on ne lui dit pas que le Xinjiang est la seconde région productrice de pétrole du pays, qu’il fournit un tiers de la consommation nationale en gaz naturel, qu’il est le premier producteur de charbon avec 40% des réserves nationales. On y trouve le plus grand gisement d’uranium du pays. Ajoutez à cela les passages de gazoducs et d’oléoducs et vous en saurez plus sur le Xinjiang.

    Ah, vraiment, il n’est pas besoin d’avoir la nostalgie de la Révolution culturelle, du Grand Timonier, Grand Commandant en Chef et Grand Pilote, de vouloir importer en France le système politique, médiatique, policier, judiciaire, culinaire (je fais référence aux insectes grillés et aux brochettes de scorpions, pas à la Tsingtao) chinois pour se démarquer de cette journaliste et pour ne pas rejoindre la meute qui regrette son expulsion alors qu’il urge surtout de dénoncer ce qu’elle écrit et son manque de probité qui est pointé par une grande partie des Internautes... sur le site de l’Obs.

    Ah, madame Gauthier, comme vous nous dites bien que vous vous en f... des 50 mineurs massacrés à la machette, 50 prolos qui travaillaient pour nourrir leur famille, mais qui, aux yeux « d’assassins que craignent les panthères et dont tremble un poignard quand leurs mains l’a touché » (Aragon) présentaient les défauts rédhibitoires qui attisent les haines et qui leur ont été signifiés par des cris : « On est chez nous ! » et « Allahou akbar ! ». Probablement, comme vous diriez.

    Maxime Vivas

    PS. Il y a quelque chose de glaçant dans le raisonnement d’Ursula Gauthier pour qui des ouvriers chinois qui extraient du charbon au Xinjiang sans être originaires de cette région chinoise ne méritent pas plus de compassion (ou alors, qu’elle l’exprime enfin !) que celle que manifestait chez nous l’extrême droite dans les pogroms meurtriers anti-italien de 1893 à Aigues-Mortes, ou dans le racisme anti-polonais dans le Nord ou dans les récentes exactions corses contre les lieux de culte musulmans.

    Malgré une hostilité envers la Chine que ses articles précédents attestent, Ursula Gauthier aurait sans doute obtenu une fois de plus la prolongation de son visa, si elle ne s’était avisée de tracer les frontières de la Chine, de délivrer des droits du sol, d’insinuer qu’il y a des Chinois moins Chinois que d’autres (les Han) et qui feraient bien de rester chez eux, de déguiser en patriotes (jusqu’à les absoudre) des terroristes vérolés par le nationalisme, le racisme, l’intégrisme religieux, la sauvagerie, le mépris de la vie des autres Chinois.

    Mais, puisqu’elle rentre en France, je conseille à l’Obs (par gentillesse) de ne pas lui commander des articles sur le terrorisme, calqués sur sa vision pékinoise du problème.

  • La Gauthier aurait du comprendre que la liberté de la presse n'est pas une excuse pour défendre le terrorisme

    Les jours sont comptés pour la journaliste française Ursula Gauthier : elle devra quitter le pays avant la fin de l'année pour avoir refusé de s'excuser pour un article fallacieux sur la Chine, empli de sympathie pour les terroristes dans la Région autonome ouïghoure du Xinjiang (ouest de la Chine).Ouighours qui combattent  en Syrie dans les rangs des terroristes de DAECH.

    Dans cet article paru le 18 novembre, seulement cinq jours après les odieux attentats de Paris qui ont fait plus de 130 morts, Gauthier s'interroge sur les "arrières-pensées" de la Chine qui venait d'exprimer sa solidarité avec la France après ces attentats.

    L'article ignore des faits basiques et qualifie une récente attaque terroriste sanglante au Xinjiang de révolte contre une "répression impitoyable".

    Si Gauthier avait daigné examiner de plus près ce massacre, elle aurait découvert qu'il comportait tous les éléments d'une attaque terroriste : les agresseurs ont massacré des dizaines d'innocents avant de tendre une embuscade aux policiers venus en renfort. Il existe aussi des preuves qu'ils avaient contacté des groupes extrémistes étrangers et reçu des instructions opérationnelles avant de lancer leur attaque.

    Cette tuerie de masse planifiée et très coordonnée est un acte de terrorisme, où que l'on se trouve dans le monde.

    Que Gauthier veuille l'admettre ou non, son article déformant les faits équivaut à une justification des attaques terroristes au Xinjiang. Une chose particulièrement bienvenue par ceux qui complotent la terreur en Chine et sans doute dans d'autres parties du monde.

    L'article est aussi immoral que sensationnaliste : en décrivant faussement certains groupes ethniques au Xinjiang comme oppressés, l'article risque également d'attiser la haine et la confrontation entre les différents groupes ethniques en Chine.

    source XINHUA

    Gauthier a beau se montrer trop fière pour rétracter son article problématique ou s'excuser, elle n'en est pas moins très heureuse de transformer son expulsion de facto de Chine en un affront à la liberté de la presse.

    Toutefois, il est à noter que même la liberté de la presse a ses limites et qu'invoquer la dite liberté pour défendre un papier profondément orienté et potentiellement dangereux n'est pas du tout convaincant.

    En vertu de la première loi chinoise antiterroriste adoptée dimanche, il y aura davantage de restrictions pour les médias diffusant des informations liées au terrorisme.

    Ces différentes restrictions viseront à empêcher que quelqu'un n'imite ces mêmes crimes, à protéger ceux qui sont en première ligne contre le terrorisme et à empêcher la société d'être en proie aux rumeurs.

    C'est au nom de l'intérêt général que les organes de presse étrangers, ainsi que les médias nationaux, respectent ces règles et apportent leur contribution à la lutte mondiale contre le terrorisme.

    Il est également recommandé aux médias occidentaux de ne plus avoir deux poids, deux mesures lorsqu'ils parlent des attaques terroristes afin de ne pas donner l'impression qu'ils pensent que les vies fauchées par les terroristes en Occident ont plus de valeur que celles dans d'autres parties du monde.

  • Quand les Français vont-ils cesser de donner des leçons aux autres, alors qu'ils sont incapables de gérer leur pays!!!

    95 % des personnes interrogées en ligne soutiennent la décision du ministère chinois des Affaires étrangères d'expulser une journaliste française pour ses commentaires sur le terrorisme.

    Le sondage, réalisé par huanqiu.com, un site affilié au journal Global Times, montre que dimanche à 19 heures, 198 210 votes ont été exprimés en faveur de la décision d'expulser Ursula Gauthier, ou 94,5 % du total. 11 607 personnes ont voté contre la décision.

    Le ministère des Affaires étrangères a confirmé samedi que la Chine a refusé de renouveler la carte de presse d'Ursula Gauthier.

    Le porte-parole du ministère, Lu Kang, a déclaré que la journaliste avait offensé le peuple chinois avec un article publié le 18 novembre dans lequel elle exprime ouvertement son soutien à des activités terroristes.

    Dans l'article, elle place la responsabilité d'attaques terroristes survenues dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang sur la politique du gouvernement.

    Ursula Gauthier était la correspondante à Beijing du magazine français L'Obs.

    Lu Kang a déclaré que la journaliste avait refusé de présenter des excuses au peuple chinois pour ses écrits et qu'elle ne pourrait plus travailler en Chine.

    La Chine garantit les droits juridiques des médias étrangers et des journalistes couvrant l'actualité du pays, mais elle ne saurait tolérer la « liberté » de défendre le terrorisme, a déclaré le porte-parole.

    Ursula Gauthier doit quitter la Chine avant le 31 décembre. Dans son reportage, elle a suggéré que la Chine avait utilisé les attentats de Paris pour justifier sa « répression » visant la minorité ouïgoure.

    « Il est clair que l'Occident traite le terrorisme en deux poids, deux mesures. Imaginez comment le public français réagirait si quelqu'un qualifiait les attaques de Paris de conséquence inévitable de la politique de la France vis-à-vis des immigrés musulmans », a observé Li Wei, expert antiterrorisme à l'Institut des relations internationales contemporaines, dans le Global Times.

    La France interdit aux individus de couvrir leur visage dans les lieux publics, une politique qui vise notamment pour les femmes musulmanes portant un voile intégral.

    « Je pense que ce problème vient des différences idéologiques qui existent entre la Chine et l'Occident. Les doubles standards des pays occidentaux entravent depuis longtemps la coopération mondiale dans la lutte antiterroriste », a noté M. Li.

    Zhu Yongbiao, directeur adjoint de l'Institut des études sur l'Asie centrale à l'Université de Lanzhou, a déclaré au Global Times dimanche que les résultats du sondage, qui montrent le soutien de 95 % des participants pour le ministère des Affaires étrangères, est un signe que l'article de la journaliste française a franchi la ligne rouge. « Après des attaques terroristes, les commentaires [des médias] ne doivent pas être influencés par la politique ou l'opinion d'un journaliste sur une certaine administration ou un parti politique », a jugé M. Zhu.

     

  • Hong Kong pour les nuls

    Les Occidentaux connaissent très peu Hong Kong ou la connaissent mal. Pour beaucoup , ils savent que HK est une ancienne colonie britannique , et qu'elle est revenue à la Chine il y a quelques années.

    Ancienne colonie britannique , c'est vrai , mais on sait beaucoup moins comment cette région est devenue britannique. Pour cela il fallut que la guerre de l'opium éclate. Au IXXème siècle, les Britanniques comme tous les Européens se précipitaient sur beaucoup d'articles chinois qu'ils achetaient en masse et déjà à cette époque, la balance commerciale britannique avec l'Empire de Chine était déficitaire. D'un côté les Britanniques achetaient la porcelaine ( porcelaine se dit "china" en anglais) la soie  et le thé ( il a fallu attendre le milieu du IXXème siècle pour que les Anglais introduisent la culture du thé en Inde d'abord et dans d'autres pays asiatiques ensuite , jusqu'alors la Chine était le seul pays au monde à cultiver le thé , culture millénaire en ce pays.

    Les Chinois achetaient peu de produits européens et déjà à cette époque, la balance commerciale britannique était déficitaire face à la Chine.

    Les Anglais dont la très sélect "Compagnie des Indes " avec comme principal actionnaire la reine Victoria, cultivait de l'opium en Turquie , eut l'idée de vendre la drogue aux Chinois. Pour ce faire la Compagnie des Indes avait deux buts . Dans un premier temps , équilibrer la balance commerciale et le second , encore plus subtile , asservir les Chinois afin de les coloniser et les exploiter.

    Ceci n'eut pas l'heur de plaire aux autorités chinoises qui interdit la vente d'opium en Chine. Ceci allant contre les plans de l'armée britannique , les Anglais déclarèrent les hostilités que nous connaissons sous le nom de "guerre de l'opium" . Guerre que les Anglais gagnèrent.

    Comme dommages de guerre, les Anglais réclamèrent entre autres, la possession de l'île de Hong Kong .

    Et Hong Kong devint britannique en 1842. Après le Traité de Nankin , l'un des trois traités inégaux.

     

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  • Chine : 85 disparus, les renforts rejoignent les secours suite au glissement de terrain de Shenzhen

    SHENZHEN, 21 décembre (Xinhua) -- Près de 3.000 secouristes ont été mobilisés pour rechercher des dizaines de disparus après le glissement de terrain survenu dimanche dans la ville chinoise du Shenzhen (sud).

    Le nombre des disparus suite au glissement de terrain qui a frappé un parc industriel dans l'arrondissement de Guangming à Shenzhen, a été révisé à la baisse et s'établit à 85 personnes contre 91, ont annoncé lundi soir les autorités locales.

    Les forces armées inclues, un total de 2.906 secouristes participent aux recherches dans le parc industriel de Hengtaiyu, à l'aide de 406 véhicules spécialisés, 123 détecteurs de vie et 30 chiens renifleurs. Dix médecins expérimentés venant de Guangzhou et de Beijing sont arrivés sur place pour aider les secours. Seulement sept personnes ont été sauvées.

    Le désastre s'est produit dimanche vers 11h40 après l'effondrement d'une quantité gigantesque de déchets de construction. Quelque 900 personnes ont été évacuées après le désastre, mais au moins 16 personnes ont été hospitalisées, dont un enfant âgé de sept ans. Tous se trouvent dans un état stable.

    Les bâtiments ensevelis ou endommagés comprennent 14 usines, deux immeubles de bureaux, une cantine, trois dortoirs et 13 petits bâtiments.

    Une section voisine d'un gazoduc principal allant de l'Ouest à l'Est a explosé suite au glissement de terrain. La compagnie PetroChina a vidé cette section de 400 mètres et a mis en place un gazoduc temporaire.

    Les personnes évacuées se trouvent dans des établissements temporaires.

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  • Quatre personnes sauvées, 22 toujours portées disparues après un glissement de terrain à Shenzhen

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    SHENZHEN, 20 décembre-- Quatre personnes ont été extraites des décombres, et 22 autres restent portées disparues à la suite d'un glissement de terrain qui a frappé dimanche un parc industriel et entraîné l'effondrement de 22 bâtiments à Shenzhen, dans la province chinoise du Guangdong (sud), a-t-on appris des secouristes.

    Trois des quatre rescapés souffrent de blessures légères, ont déclaré des responsables du centre de secours établi par le Nouvel Arrondissement de Guangming, dans le nord-ouest de Shenzhen, où s'est produit le glissement de terrain.

    La police a été informée du glissement de terrain à 11h40.

    Plus de 1.500 personnes dont des sapeurs-pompiers, des policiers et des professionnels de santé ont été mobilisées dans les opérations de secours.

    A 17h00, les secouristes avaient évacué plus de 900 résidents du site de l'accident.

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  • Visite de Big Bouddha à Hong Kong

     

     

    Il y a 9 mois, nous avions voulu visiter le Bouddha géant ainsi que le temple Po Lin . Trop de monde , nous avons visité le Temple des mille Bouddhas tout en nous promettant de revenir. C'est chose faite.

    Alors qu'il n'était qu'un monastère perdu dans la montagne et une végétation luxuriante, le monastère Po Lin est passé sur le devant de la scène mondiale lorsqu'y fut installée en 1993 l'extraordinaire statue de Tian Tan Bouddha, communément appelée le Grand Bouddha. Siégeant majestueusement, ce Bouddha de bronze de 34 m de haut est tourné vers le nord pour veiller sur tout le peuple chinois et il attire d'innombrables pélerins de toute l'Asie.

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    La statue de Bouddha est tournée vers le nord, dans la direction de la Chine continentale. Il mesure 26,40 m et est assis sur un trône de lotus. Avec sa base, l'ensemble mesure 34 m de haut et a coûté 60 millions HKD ( 7,5millions €)

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    Pour nous rendre au temple, nous prenons le métro à Shenzhen , nous rentrons dans ce bâtiment juste à côté de la gare de Shenzhen et de notre station de métro . Nous passerons par la frontière chinoise puis sur ce pont sur la rivière qui sépare Shenzhen de HK.

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    De l'autre côté du pont , la frontière de HK puis la station de métro hong kongaise , il nous faudra changer deux fois pour arriver sur l'île de Lantau après être passé par les Nouveaux Territoires et Kwoloon .

    L'ïle de Lantau , la plus grande ïle de HK vaut bien à elle seule, une visite d'une journée et encore si vous voulez voir le dauphin rose ou dauphin de HK en mer, ou aller à Disney Land , la journée ne suffit pas.

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    En sortant de la station Tung Chung qui est le terminal , vous serrez happé par les magasins outllet qui proposent

    toutes les grandes marques de la mode à des prix sans concurrence .

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    De Tung chung,nous avons pris le téléphérique pour un trajet de 25 minutes , qui nous amena au point culminant de l'île , le deuxième de HK, près de 1000 mètres de hauteur . Pour mémoire, le Pic Victoria fait 554 M.

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    De la cabine nous avons pu admirer les côtes escarpées de l'île.

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    A l'arrière-plan, l'aéroport de HK. Il existe deux types de cabines, la standard et celle dont le bas est en verre. Pour revenir, nous avons pu obtenir ce type de cabine, sans supplément de prix . Je dois vous dire que cela ne vaut pas la différence de prix qui est énorme.

     

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    Nous terminons notre périple et découvrons la statue du Bouddha qui se profile à l'horizon.

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    Le Bouddha de Tian Tan, est une statue monumentale de Bouddha  Amoghasiddhi

     Mesurant 34 mètres de hauteur pour un poids de 250 tonnes, faite en bronze, elle est placée sur un piédestal en forme de lotus au sommet d'une proéminence de la colline de Ngong Pin à proximité du monastère bouddhiste de  de Po Lin.

     

    le monastère de Po Lin est l'un des sanctuaires boudhistes les plus importants de Hong Kong. Il a été surnommé le « Royaume boudhiste du sud » et accueille de nombreux moines pour des événements pittoresques se rapportant à l'iconographie bouddhiste. Promenez-vous dans son jardin plein de senteurs et de chants d'oiseaux avant d'aller satisfaire votre appétit à leur restaurant végétarien très populaire.

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    Le monastère de Po Lin est l'un des sanctuaires boudhistes les plus importants de Hong Kong. Il a été surnommé le « Royaume boudhiste du sud » et accueille de nombreux moines pour des événements pittoresques se rapportant à l'iconographie bouddhiste. Promenez-vous dans son jardin plein de senteurs et de chants d'oiseaux avant de vous rendre dans  leur restaurant végétarien très populaire.

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    Les vaches "sacrées" qui se promènent au milieu des touristes , viennent manger dans leurs mains ou  défoncent les poubelles pour se repaître des déchets des touristes.

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    A notre retour nous avons eu droit à un magnifique coucher de soleil. La tâche claire est le reflet du soleil sur la mer. Une illsusion d'optique nous donnait l'impression que le mer ,de l'autre côté de la montagne, était plus haute.

    On a beau dire, mais rien n'égale les spectacles prodigieux que nous offre la nature.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Ah l'amour , toujours l'amour! Nouvelle lumière sur la sexualité des pandas

    Inquiets de la faible libido des pandas géants dans les zoos, les scientifiques ont tenté d'y remédier en tentant plusieurs expériences pour les mettre dans l'ambiance, y compris le Viagra et le "porno panda".

    Devant un cuisant échec, ils se sont tournés vers l'insémination artificielle pour assurer la procréation des créatures noires et blanches en voie de disparition.

    Mardi, une étude a suggéré que la solution pouvait être beaucoup plus simple et peut-être plus évidente : Il faut laisser les pandas choisir leurs propres partenaires.

    "Il s'avère que les pandas géants jumelés avec des compagnons privilégiés ont une copulation et un taux de natalité significativement plus élevés," ont expliqué les chercheurs dans la revue Nature Communications.

    Généralement, les pandas en captivité sont présentés à un partenaire sélectionné par les scientifiques basés sur des profils génétiques des animaux. L'objectif est de minimiser la consanguinité et d'élargir le pool d'ADN.

    Mais le résultat est souvent frustrant, car les animaux devant être cajolés par une intervention humaine pour susciter l'intérêt sexuel et l'accouplement.

    Une équipe américaine et chinoise ont mené une série de tests au Centre chinois de conservation et de recherche du panda géant dans la province du Sichuan, pour voir si d'être autorisés à choisir leurs propres partenaires pourrait faire une différence.

    Mâles et femelles ont été logés dans des enclos avec des animaux du sexe opposé de chaque côté, étant incités à avoir une interaction physique limitée avec leurs voisins à travers les barreaux de la cage.

    Les spécialistes ont mesuré le comportement des pandas, comprenant différentes formes de jeu et deliaison, ainsi que l'excitation sexuelle.

    Les interactions négatives ont inclus des signes d'agressivité ou un simple manque d'intérêt.

    Nos compères ont ensuite été introduits l'un à l'autre pour un accouplement entre les deux-partenaires privilégiés et non privilégiés.

    La performance de reproduction la plus élevée a été observée lorsque les deux mâles et femelles ont montré une préférence mutuelle, ont fait observer les chercheurs.

    Ces résultats ne devraient pas une grande surprise. Depuis la publication de Charles Darwin en 1859 de sa théorie de la sélection sexuelle, les scientifiques ont compris que le choix du partenaire était la clé de la reproduction animale.

    Pour les auteurs de l'étude : "Une incompatibilité peut nuire aux programmes d'élevage en captivité en réduisant les taux de reproduction. Il est donc surprenant que les préférences sexuelles ne soient pas plus fortement représentées dans les programmes d'élevage en captivité".

    "L'avenir de l'élevage n'aura pas lieu dans un tube à essai", écrivent-ils.

    Le Groupe WWF estime qu'on compte seulement près de 1 600 pandas à l'état sauvage dans le centre-sud de la Chine.

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  • L'écrivain français Le Clézio récompensé par le Prix de l'Amitié du gouvernement chinois

    Franco-mauricien, Le Clezio est sans conteste le grand écrivain Français de la fin du XXeme siècle.

     Jean-Marie Gustave le Clézio s'est vu décerner le Prix de l'Amitié du gouvernement chinois le 10 décembre à l'université de Nanjing. Remis par Xia Mingjiu, le directeur général adjoint de l'Administration nationale chinoise des Affaires des experts étrangers, ce prix met à l'honneur la contribution de J.M.G. Le Clézio au développement et à l'ouverture de la Chine. L'écrivain, qui a d'abord connu la Chine à travers sa littérature, souhaite poursuivre son « rendez-vous » avec le pays.

    J.M.G. Le Clézio est l'un des écrivains français les plus représentatifs de ces « nouvelles fables » apparues dans la deuxième moitié du 20e siècle. Né en 1940, il est considéré comme l'une des trois étoiles de la littérature française, aux côtés de Patrick Modiano et de Georges Perec. Le Clézio s'est vu décerner le Prix Nobel de littérature en 2008. Le Procès-verbal, Le Chercheur d'or et Voyage à Rodrigues sont ses oeuvres les plus représentatives.

    Au cours des dernières années, Le Clézio s'est rendu plusieurs fois en Chine et a maintenu des échanges réguliers avec le milieu culturel chinois. En 2011, il est devenu le directeur du Centre culturel sino-français de l'université de Nanjing. Depuis 2013, il y occupe un poste à longue durée.

    Depuis qu'il occupe un poste à Nanjing (province du Jiangsu), J.M.G. Le Clézio s'est rendu plusieurs fois sur les lieux de naissance de célèbres auteurs de l'Antiquité pour étudier de manière approfondie la tradition historique, littéraire et culturelle de la Chine antique. Il a également parlé à plusieurs reprises de l'histoire et de la culture de la Chine et du Jiangsu en France, afin de promouvoir la connaissance de la culture chinoise dans le monde.

    Le Clézio s'est déclaré très honoré de recevoir ce prix, et souhaite la continuité de l'amitié sino-française. Convaincu des liens forts de la Chine avec la France et les autres pays, l'écrivain français estime qu'il est extrêmement important de garder de bonnes relations avec la Chine, qui est un pays épris de paix.

    Lors de sa première visite en 1967, la Chine était encore un pays agricole. Les choses ont changé depuis : « A chacune de mes visites, j'ai l'impression que la Chine est de plus en plus moderne, mais qu'elle arrive toutefois à garder ses traditions », déclare-t-il avec beaucoup d'émotion.

    Toutes ces années en contact avec la culture chinoise ont eu une grande influence sur l'écrivain français, qui se dit particulièrement influencé par la philosophie chinoise ancienne et par le philosophe Mozi. Le Clézio compte d'ailleurs écrire un livre sur les nouvelles connaissances qu'il a acquises sur la Chine.

    Selon plusieurs sources, le Prix de l'Amitié est la distinction la plus élevée décernée par le gouvernement chinois aux étrangers qui ont apporté une contribution remarquable au développement et à la modernisation de la Chine. Créé par l'Administration nationale de Chine des Affaires des experts étrangers en 1991 sous l'autorisation du Conseil des Affaires d'Etat, il n'est attribué qu'à 50 experts étrangers chaque année. Cette année, 50 experts étrangers originaires de 21 pays différents se sont vus discerner ce prix.