• Maxime Vivas présente un nouveau livre dont le thème est la laïcité au Tibet

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    Maxime Vivas, un écrivain français primé, a récemment terminé un nouveau livre sur la Chine dans lequel il examine la question de la laïcité au Tibet.

    M. Vivas, un fonctionnaire à la retraite, a visité le Tibet en 2010 en tant que journaliste pour le site internet Le Grand Soir et est connu pour son livre "Le Dalaï Lama: Pas si zen (Editions Max Milo, 2011)", dans lequel il a surpris les lecteurs du monde en dévoilant la figure religieuse bien connue.

    Son nouveau livre, intitulé "Tibet: Quelques vérités à ne pas dire aux libres censeurs, aux nostalgiques de la théocratie safran et aux ennemis de la laïcité", est susceptible de susciter beaucoup de controverse, mais M. Vivas ne semble pas inquiet. Dans une interview exclusive accordée à Xinhua, il a expliqué pourquoi il voulait écrire un autre livre sur la Chine.

    "J'ai voulu montrer que de grands intellectuels français (Régis Debray, Renaud Girard (le Figaro), etc. ont, ou ont eu (Le général De Gaulle, Victor Hugo...), une vision de nos rapports nécessaires avec la Chine qui n'est pas celle de nos médias et d'une partie de notre classe politique aujourd'hui", a-t-il déclaré.

    Son nouveau livre lui a donné l'occasion de discuter d'un sujet qu'il considère comme "un diamant" de la République française : la laïcité.

    M. Vivas avait déjà créé la surprise en présentant ses idées pour la laïcité tibétaine lors du troisième Forum pour le développement international pour le Tibet tenu à Athènes en 2011.

    "J'avais été invité à y parler librement du sujet de mon choix. J'ai choisi de traiter de la question de la laïcité", a-t-il déclaré. "Je mets dans mon livre le texte de mon intervention à Athènes où l'on voit que les religions ne doivent pas empiéter dans le domaine politique pour être respectées."

     

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    M. Vivas espère d'abord publier son nouveau livre en Chine. Son raisonnement, a-t-il expliqué, est de montrer aux lecteurs chinois qu'ils ont des amis en France et que plutôt que d'être un ennemi de la France, la Chine est tout simplement un concurrent. Il a également voulu faire connaître aux lecteurs chinois l'animosité qu'il a rencontrée après la publication de son livre sur le dalaï-lama.

    "Les amis français du dalaï-lama m'ont insulté, calomnié, menacé et ont même essayé de faire sanctionner (...) une chaîne de télévision publique qui m'avait invité", a-t-il expliqué.

    "Je raconte cela en détail dans le (nouveau) livre pour que le public chinois comprenne les difficultés de dire certaines vérités sur la Chine et sa région tibétaine."

    Pour les lecteurs chinois qui connaissent déjà son travail sur le Tibet, cependant, il porte un message sur la tolérance mutuelle et l'honnêteté.

     

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    "La Chine et la France sont des pays différents et ils doivent le rester. Chacun a des défauts, qu'il doit sans doute corriger. Mais le travail d'un intellectuel est de ne jamais tomber dans le mensonge (qui entraîne la haine et ébranle la paix) et de s'en tenir toujours à la vérité...", a-t-il affirmé.

    La vérité, pour M. Vivas, est d'une telle importance, qu'elle doit être exprimée directement dans la méthode qu'il utilise dans son travail. En conséquence, il a développé une approche particulière de l'écriture. Plutôt que de fonder ses prétentions uniquement sur l'information qui renforce son argument, M. Vivas fait presque le contraire, citant les personnes qui semblent être ses adversaires.

    "Parmi toutes les personnes pro-dalaï-lama, 'Free Tibet' qui m'avaient attaqué, aucune n'a relevé à ce jour dans le livre une seule ligne inexacte où j'aurai travesti la vérité. Et pour cause : mes sources sont chez le dalaï-lama et ses amis."

    En utilisant les propres mots du dalaï-lama, comme par exemple ceux qui sont tirés des mémoires publiés par le chef religieux, M. Vivas construit une argumentation qui fait taire les critiques une fois qu'ils ont lu le livre. En fait, l'effet a même créé ce que M. Vivas désigne comme "un phénomène amusant":

    "Il s'est alors produit un phénomène amusant : mes amis et connaissances qui, sans l'avoir lu, me reprochaient d'avoir écrit ce livre, ne me reprochent plus rien après l'avoir lu."

     

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    Son nouveau livre sur la laïcité tibétaine, a-t-il souligné, est composé de la même manière, afin d'éviter "le moindre mensonge ou une affirmation non vérifiée".

    Cependant, l'auteur français reste humble. N'ayant reçu aucune rémunération pour son livre sur le dalaï-lama, bien qu'il soit publié en six langues et jouissant d'une grande audience dans de nombreux pays, M. Vivas ne semble pas se focaliser sur sa réussite commerciale.

    De même, il ne cherche pas à être la seule autorité sur les sujets qu'il choisit, en disant "je ne suis pas naïf : Il y a d'autres vérités à dire que les miennes". Dans le même temps, il espère que d'autres écrivains lui laisseront le même espace de liberté d'expression qu'il leur accorderait.

     

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  • Chine -Russie: la marginalisation de l’Europe?selon JP Raffarin

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    La question posée par le rapprochement sino-russe est celle de l'indépendance de la politique européenne et de l'identité même de l'Europe, affirme l'ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin dans ses carnets dont voici un extrait.

    La Fondation Prospective et Innovation (FPI) organise son séminaire annuel au Futuroscope ce 28 août sur les relations sino-russes. C’est l’occasion, avec de nombreux experts , de faire le point sur une nouvelle donne de la géopolitique mondiale.

    La montée en puissance des BRICS n’a pas été prise très au sérieux en Occident ces dernières années. Il a fallu la création d’un nouvel outil financier pour que le monde perçoive que les BRICS constituent un réseau de solidarité disponible pour les opportunités à venir. Réseau neuf, bien utile, pour dépasser les vieux contentieux liés a l’histoire ou à la géographie, liés surtout, en ce qui concerne la Russie et la Chine, à la compétition pour le leadership communiste. Dans un monde particulièrement agité, les BRICS fournissent à la Chine et à la Russie un cadre stable de discussion et une fertile plateforme d’échanges. On se souvient qu’à l’occasion de l’assemblée générale de l’ONU les membres des BRICS se sont abstenus, y compris l’Inde, à propos de la question ukrainienne.

    Au moment où les États Unis profitent de cette crise ukrainienne pour isoler la Russie, celle-ci profite de l’organisation du sommet des BRICS, à Oufa, pour afficher ses solidarités.

    Plus l’Ouest ostracise et « sanctionne » la Russie plus elle se tourne vers l’Est. Les dirigeants chinois ne découragent en rien ce rééquilibrage et les visites officielles à Moscou se sont multipliées à partir de la première visite à l’étranger de Xi Jinping, dans ses nouvelles fonctions. Les sujets de proximité sont nombreux, les intérêts communs aussi ( Énergie, Investissements, Route de la soie, opportunités en Sibérie, Sécurité,…), le principal restant la critique commune des pressions américaines pour guider et surtout  influencer les positions de l’Europe, ce qui va à l’encontre de la vision chinoise du monde multipolaire et qui, du côté russe, est perçu comme une menace à la frontière ukrainienne. Les ratés de la gouvernance mondiale pour stabiliser la croissance ou l’incapacité de l’occident à réformer les instances internationales (ONU, FMI,..) créent aussi un climat favorable au rapprochement sino-russe.

    Le pivotement américain vers l’Asie pacifique inquiète, autant les chinois que la stratégie qui vise à faire de l’Amérique le premier partenaire de l’Iran préoccupe les russes.

    Pourtant, les désordres du Monde et notamment la « guerre » contre tous les terrorismes devraient rassembler davantage les grandes puissances. Évidemment, les critiques permanentes adressées au Président Poutine ou au régime chinois ne créent pas un climat propice à l’amélioration des relations.

    Dans ce contexte la responsabilité de l’Europe est engagée.

    Au nom des valeurs de notre politique étrangère , mais aussi de la construction européenne, il n’est pas possible d’admettre la gestion russe de la crise ukrainienne. La France a eu raison de s’engager dans des négociations de sortie de crise selon le format « Normandie ». Ce processus a cependant été engagé bien trop tardivement.

    L’argument stratégique à mettre aujourd’hui en avant est que Chine et Russie ont toutes les deux besoin d’une Europe européenne forte. La Chine a montré par sa stratégie financière qu’elle ne souhaitait pas l’effondrement de la zone euro et la Russie conteste surtout l’Europe américaine.La Chine déteste toujours autant les désordres géopolitiques comme le montre, malgré les tensions, la recherche d’intérêts économiques communs avec le Japon.

    La France ne peut pas laisser dériver ainsi les choses au risque de n’avoir plus de réels alliés stratégiques dans les crises à venir. Avec la Russie, il faut sans doute globaliser les discussions et préserver nos positions stratégiques.La diplomatie russe est puissante au Moyen Orient et nos intérêts sont voisins en ce qui concerne les relations avec l’Iran. Avec la Chine, nous devrons un jour ou l’autre répondre à sa demande présente de partenariat sino-français en pays tiers. L’Afrique, le Monde arabe, mais aussi l’Amérique latine sont des horizons qui peuvent devenir communs.

    La règle de notre diplomatie devrait être de ne jamais devoir être accusé par l’un des trois géants (Chine, États Unis, Russie) d’être en position déséquilibrée. Le triangle Europe, Russie, Chine peut aussi être un triangle de prospérité. Car chaque côté de ce triangle à, en propre ses ressources humaines et naturelles, ses atouts financiers, des besoins en emplois, en revenus, en stabilité à satisfaire.

    La question posée aujourd’hui par le rapprochement sino-russe est celle de l’indépendance de la politique européenne, de l’identité même de l’Europe, et donc du rôle leader que devrait jouer la France. Dans cette seconde moitié de 2015 ,des initiatives sont à prendre pour stopper l’actuelle  et dangereuse dégradation de la gouvernance mondiale. La France  doit engager la mise à jour de ses partenariats stratégiques pour rééquilibrer sa diplomatie et protéger l’indépendance européenne. Avec ses partenaires de l’Union disponibles , la France doit assumer la vocation stabilisatrice de l’Europe.

    Jean-Pierre Raffarin

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  • Pour les Chinois , c'est "Uber go home". Voici les 10 plus grandes villes au monde qui ont pris des mesures contre Uber

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     Hong Kong

    Le 11 août 2015, la police de Hong Kong a perquisitionné deux bureaux Uber après avoir arrêté cinq chauffeurs pour exercice sans permis de location de voitures et conduite sans assurance appropriée.

     

    L'application mobile Uber relie les passagers avec des chauffeurs Uber qui utilisent leurs propres voitures pour leur proposer des courses. A la date du 28 mai 2015, ce service était disponible dans 58 pays et 300 villes à travers le monde.

    Certaines villes, comme Londres, Seattle et Mexico, ont reconnu la légalité d'Uber. Ce n'est cependant pas le cas partout ; elle a été contestée par les gouvernements et les compagnies de taxi de nombreuses villes et a même été interdite dans de nombreuses villes en raison des risques liés à la sécurité.

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     Guangzhou

    Le bureau d'Uber à Guangzhou, capitale de la province chinoise du Guangdong, a été perquisitionné par les autorités et il a été accusé de diriger un service de transport « illégal ».

     

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    Paris

    Uber a été interdit sur l'ensemble de la France après que les chauffeurs de taxi aient organisé une série de grèves. Les chauffeurs de taxi ont bloqué les routes françaises vers les aéroports et les gares à Paris le 25 juin et la situation est alors devenue de plus en plus violente.

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    Brisbane

    Uber est illégal et le service est interdit dans cette ville. Les conducteurs qui se font prendre sont sanctionnés d'une amende.

     

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    Bruxelles

    Uber est illégal à Bruxelles, capitale de la Belgique, et la société sera frappée d'une amende de 10 000 euros pour chaque trajet. Les chauffeurs ont leur voiture confisquée.

     

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    Berlin

    L'autorité de la ville de Berlin, LABO, a pris une décision interdisant à Uber de prendre des passagers, disant qu'ils ne répondent pas aux normes de sécurité de transport des personnes. Elle a également menacé l'entreprise d'une amende de 25 000 euros pour chaque violation et de 20 000 euros pour les chauffeurs non qualifiés et qui prendraient des passagers en charge.

     

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    New Delhi

    Le ministère des Télécommunications a envoyé une lettre aux fournisseurs de services Internet au sujet du blocage d'Uber parce qu'elle n'a pas obtenu l'autorisation d'exploiter, et qu'elle n'offre aucune vérification des antécédents des conducteurs. Tous les services de taxi basés sur applications ont été interdits dans la capitale nationale l'an dernier après qu'un chauffeur Uber ait été accusé d'avoir violé une passagère.

     

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    Séoul

    Séoul a annoncé qu'Uber est illégal parce que le service de partage de trajet est tout simplement illégal en vertu de la loi sud-coréenne.

     

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    Madrid

    A Madrid, un juge a statué qu'Uber devait cesser toute activité commerciale, car elle n'a pas de licence officielle.

     

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    New York

    New York a proposé un gel de la croissance des entreprises de location de véhicules. Cela signifie qu'Uber est autorisé à n'ajouter que 201 nouveaux chauffeurs seulement l'année prochaine ; cependant, pour l'heure, Uber a beaucoup plus que 200 nouveaux chauffeurs par mois.

     

  • Le ralentissement économique qui frappe actuellement la Chine ne l'empêche pas d' investir dans d'autres secteurs, comme le marché halal

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    Pour la marque Shineway Group , la fabrication de  produits halal est  une priorité

    Selon Euromonitor International,  leader mondial des études de marchés stratégiques, les consommateurs musulmans  constitueront  plus d'un quart de la population mondiale d'ici 2030.   Le ralentissement économique qui frappe actuellement la Chine ne l'empêche pas d' investir dans d'autres secteurs, comme le marché halal, dont  l’industrie  pèse  500 milliards de dollars dans la balance du commerce mondial. Un marché gigantesque coinvoité par  la Chine qui a fait de ses  relations commerciales avec le monde musulman une de ses priorités économiques. 

     
    Dans la province chinoise de Gansu, plusieurs entreprises ont signé des accords commerciaux avec la Turquie et le Kazakhstan ( un marché de 91 millions de personnes pour ces deux pays)  afin d'exporter des produits alimentaires halal manufacturés.  Outre ces accords, la Chine multiplie depuis  une année l'organisation  de séminaires et conférences sur le halal qui ont notamment débouché sur une certification  halal commune  avec la Malaisie, pays majoritairement musulman.  
     
    La Chine a également fondé  à Wuzhong (la Silicon Valley du halal),  ville de la région autonome du Ningxia,  un pôle industriel de pointe spécialisé dans la fabrication de produit halal qui a attiré plus de 250 entreprises.  Le groupe alimentaire Shineway Group a déjà  investi plus  320 millions $ dans une unité de  production de viande halal.
     

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    Mais le label halal ne concerne pas uniquement la viande. Yili Group,   entreprise chinoise d' agroalimentaire qui pèse 8 milliards  de dollars a mis sur le marché un lait halal bio, qui connaît un véritable succès, avec des ventes estimées à 422 millions de dollars.  
    Pour  la société HCS Consultants, spécialisée dans le halal,   dont le siège est basé à Singapour, la Chine, forte de ses relations historiques avec le monde musulman et seconde puissance économique mondiale,  possède largement les moyens de conquérir une grande partie du marché halal international. Toutefois, la Chine devra éviter que se reproduise à l'intérieur  de ses frontières  des scandales du faux hallal ui ont terni son image auprès de certains pays islamiques. En 2013, les musulmans  ont été  trompés par de la fausse viande de bœuf halal.  La police de Xi’an, la capitale du Shaanxi, a ainsi saisi dans une usine locale plus de 20 000 kilos de porc traités artificiellement pour ressembler à du bœuf plus vrai que nature, à l’aide de produits chimiques tels que la cire de paraffine et des sels industriels, et estampillés du précieux label  halal. 
     

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    Ce responsable m'a présenté la mosquée pour femmes de Wuzhong,

      
  • Crise ukrainienne: la Russie salue la position de la Chine

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    La coopération entre les deux pays sur la scène internationale est un puissant facteur de stabilisation en matière de maintien de la paix et de la sécurité, a fait remarquer l'ambassadeur russe en Chine.

     

    Moscou remercie Pékin pour la compréhension de la position de la Russie sur la crise ukrainienne, a annoncé l'ambassadeur russe en Chine Andreï Denissov, jeudi lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à Pékin.

    "Nous apprécions également la position ferme du gouvernement chinois en ce qui concerne le rejet des sanctions antirusses", a ajouté M. Denissov en commentant les thèmes de l'actualité internationale censés être abordés au cours de la visite du président russe Vladimir Poutine en Chine le 2 et le 3 septembre.

     

    L'ambassadeur russe a également souligné que la coopération entre les deux pays sur la scène internationale était un puissant facteur de stabilisation en matière de maintien de la paix et de la sécurité.

    Vladimir Poutine se rendra en Chine le 2 septembre pour participer au défilé militaire consacré au 70e anniversaire de la fin de Seconde Guerre mondiale et à la victoire de la Chine face à l'occupation japonaise.

     

    Il est prévu qu'au cours de sa visite les chefs d'Etats signeront un nombre important d'accords bilatéraux.
    M.Poutine et son homologue chinois Xi Jinping évoqueront le développement de la coopération entre les deux pays, notamment la mise en œuvre des accords atteints lors de la visite du président chinois en Russie en mai 2015. Les deux dirigeants procèderont également à un échange de vues sur des problèmes internationaux et régionaux.

     

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    source: http://fr.sputniknews.com/international/20150827/1017799950.html#ixzz3k0kuRay8



  • Pairi Daiza annonce que des chercheurs de l'Université de Gand (Belgique)étudient... les excréments de nos pandas

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    La Pairi Daiza Foundation vient de présenter à la presse un nouveau projet: les pandas géants Xing Hui et Hao Hao vont faire équipe avec l'Université de Gand pour réduire la quantité de déchets organiques et développer des solutions innovantes pour la production de biomatériaux.
     
    Le panda géant a en effet la particularité de se nourrir quasi exclusivement de bambou composé en majorité de lignocellulose qu’il arrive à dégrader rapidement en glucose. Cette capacité unique intéresse les chercheurs qui vont essayer de comprendre quels sont les microbes qui permettent de dégrader la lignocellulose réputée difficilement dégradable dans les processus classique de fermentation.
     
    L'analyse de la flore microbienne se fera au départ du fumier obtenu lors du nettoyage de la grotte de Hao Hao et Xing Hui afin de ne pas les déranger ni modifier leurs habitudes.La meilleure compréhension du système digestif des pandas géants permettra également d'améliorer la qualité de leur programme d'alimentation. Ce projet de recherche, s’inscrit parfaitement dans le concept de biomimétisme qui consiste à étudier la manière dont la nature résout les problèmes afin d'en tirer un enseignement qui puisse profiter à l'homme.
     

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    Créé en Mai 2015 en tant que Fondation d’Utilité Publique, la Pairi Daiza Foundation est active dans la protection des espèces menacées et de leurs habitatsla réintroduction des espèces animales dans leur biotope d’origine et la recherche scientifique en lien avec la faune et la flore sauvageParmi les autres projets actuellement soutenus par la Pairi Daiza Foundation, on peut citer la recherche d'un vaccin contre le virus de l'herpès de l'éléphant, la réintroduction de la loutre d'Europe en Belgique et la restauration des récifs coralliens à Bali. Il est possible de soutenir la fondation par voie de donation ou sous forme de parrainage d’un animal

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    Plus d’infos : http://www.pairidaiza-foundation.org/fr

  • Quand la Chine tousse, c'est l'Occident qui a la fièvre

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    Depuis des années, on nous dit , si ça va mal chez nous, c'est à cause de la Chine. Le chômage , c'est la Chine, l'inflation, c'est la Chine, l'augmentation du pétrole , c'est la Chine, les usines qui ferment ,c'est la Chine, l'augmentation des matières premières , c'est toujours la Chine.

    Aujourd'hui, le prix des matières premières diminue , on nous explique que c'est la faute de la Chine, le commerce ralentit , c'est la Chine etc, etc  

    Bref ce n'est plus la faute à Voltaire, c'est la faute à la Chine.

    Concernant les dévaluations du Yuan , l'analyste Steven Forbes dans un article publié dans l’édition de Forbes. estime que la dévaluation du yuan montre les conséquences dangereuses de la politique financière américaine, ainsi que l’absence fondamentale de conscience économique contemporaine.

    M.Forbes estime que l'époque du dollar, "roi de toutes les devises", pourrait s'achever, si le prochain président américain n'a pas les compétences nécessaires pour mettre fin à la dévaluation du dollar.

    La politique chinoise sur le yuan n'est pas une dévaluation traditionnelle, c'est plutôt une réaction à l'appréciation récente du dollar. M.Forbes souligne que l'absence de stabilité de la devise américaine produit des effets négatifs, qu'elle soit appréciée ou dépréciée.

    Cependant, le dollar pourrait garder sa force. Si la Réserve fédérale américaine ne change pas sa politique sur les taux et le règlement bancaire, les consommateurs comme les petites entreprises rencontreront des problèmes avec leurs crédits.

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    Selon M.Forbes, tous ces aspects menacent la reprise de la croissance économique mondiale. Quant à Pékin, il pourrait utiliser l'instabilité du dollar pour diminuer l'influence américaine, et pour créer un bloc financier sur la base du yuan, avec les pays voisins, notamment l'Indonésie.

    La politique actuelle américaine et la diminution de la puissance militaire des Etats-Unis donnent à la Chine un prétexte pour lancer l'établissement d'une "sphère de prospérité commune" en Asie, et pour mener une politique d'isolation du Japon et d'évincement des Etats-Unis de la région, estime l'expert américain.

    M.Forbes estime également que c'est la situation autour du dollar qui a influencé de façon négative l'économie mondiale. Le dollar faible a provoqué un boom sur marchés des matières premières, qui ont reçu des milliards de dollars en investissements. Les prix ayant augmenté faisaient penser que de telles marchandises étaient nécessaires en nombre croissant. Mais ces signes étaient faux, ils révélaient en fait la faiblesse de la devise américaine.

    Pourtant, l'appréciation récente du dollar n'est pas favorable pour les économies en voie de développement, et pourrait aggraver leur affaiblissement. Généralement, les changements de valeur du dollar sont dangereux pour la plupart des pays du monde, conclut M.Forbes.



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    source: http://fr.sputniknews.com/

  • La Chine n'est pas le principal responsable du réchauffement climatique selon le livre "20 idées reçues sur l'énergie", Editions De Boeck

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    Les pays émergents sont souvent désignés comme étant des pays très pollueurs.

     

     

    Néanmoins, une approche fondée sur les émissions de CO2 consommées plutôt que sur celles produites (comme c’est le cas aujourd’hui) révèle que les émissions n’ont pas significativement augmenté dans les pays émergents ni réellement diminué dans les pays industrialisés.

    Les émissions de CO2 des pays émergents, en premier lieu la Chine, augmentent rapidement tandis que celles des pays développés évoluent modérément. D’ailleurs, la Chine, deuxième puissance économique mondiale, est le premier émetteur de CO2 au monde devant les États-Unis. Elle est responsable de 27 % des émissions. Lors des sommets sur le climat, elle refuse pourtant de ratifier les accords visant à réduire les émissions. Ceci est plus ou moins ce que vous pouvez lire dans les médias occidentaux. A force de marteler ces assertions, les médias réussissent à distiller leur propagande antichinoise.
    Le mode de comptabilisation des émissions de CO2 n’est pas juste. Il prend en compte le CO2 émis sur un territoire national malgré le mouvement de délocalisation des industries vers les pays émergents (notamment la Chine) depuis le début des années 1990. En prenant en compte les émissions de CO2 basées sur la consommation (c’est-à-dire tenant compte des exportations et des importations de dioxyde de carbone), les chiffres révèlent qu’une partie de la baisse des émissions de CO2 des pays riches est liée à « l’exportation » de ce CO2vers les pays émergents. Avec ce mode de calcul, les émissions de CO2 des États-Unis sont réévaluées de 13  % alors que celles de la Chine diminuent de 22 % sur 2009. Sur cette même année, les émissions de CO2 basées sur la consommation américaine étaient supérieures à celles de la Chine (respectivement, 5,6 milliards de tonnes de CO2 contre 5,1 milliards). Par contre, en se basant sur les émissions de CO2 produites sur le territoire, la Chine était devant les États-Unis (respectivement, 6,6 milliards contre5 milliards). En reprenant ces grandeurs et en les appliquant aux chiffres de 2013, l’écart entre les deux pays se réduit. La Chine émet 7,7 milliards de tonnes de CO2 (au lieu de 9,9) ; les États-Unis, 5,9 milliards de tonnes (au lieu de 5,2). En moyenne, un Américain émet 19,8 tonnes de CO2 alors qu’un Chinois n’en émet plus que 4,8 tonnes.

    Selon la méthode « traditionnelle » de comptabilisation des émissions de CO2, les pays émergents ont émis, en 2010, 40 % de plus que les pays industrialisés. En considérant l’approche de comptabilisation des émissions liées à la consommation, les pays en développement et émergents ont émis seulement 7 % de plus. La diminution des émissions de CO2dans les pays riches est donc davantage expliquée par un transfert de leur production vers les pays émergents que par un réel changement des comportements. Cela n’exonère pas les pays émergents de prendre des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique (notamment en arrêtant de subventionner les prix des carburants). Cependant, l’utilisation d’indicateurs incomplets ne facilitera pas l’engagement actif de tous les pays pour sauver le climat.

    Source : "20 idées reçues sur l'énergie", de Raphaël Homayoun Boroumand, Stéphane Goutte, Thomas Porcher, 2015, publié aux éditions De Boeck. Pour acheter ce livre, cliquez ici.


     
     

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  • Vidéo d'une Chine inconnue en Europe , loin de la propagande des médias occidentaux

    En Chine, la sieste est inscrite dans la constitution. Trente minutes de repos après le déjeuner, c'est la norme. Au cœur de la première puissance économique mondiale, une équipe de France 2 a rencontré un chef d'entreprise français à la tête d'une usine de 300 salariés à Fenghua, à quelque 600 Km. au sud de Shanghai.

    Je rends hommage à France2 qui a diffusé ce reportage qui éclaire ,un peu , les citoyens français sur la réalité chinoise.

    Habitués à la propagande antichinoise de la grande majorité des médias, eux-mêmes influencés par la très inobjective AFP (agence France presse), bien des gens se font une idée fausse de la réalité chinoise. Beaucoup s'imaginent les Chinois travaillant comme des bêtes , exploités par des gens avides d'argent gagné rapidement et facilement.

     

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    Ce reportage recadre un peu l'image tronquée que vous avez de la Chine . Ce reportage parle des usines, mais il faut préciser que dans l'administration, les banques , les assurances et encore bien d'autres domaines , les salariés travaillent 5 jours sur 7 , 7 heures par jour. La pension légale qui jusqu'il y a peu pouvait être prise à 50 ans pour les dames est aujourd'hui à 55 ans pour tout le monde.

    Il y a plus de 15 ans que les enfants ,soumis à l'obligation scolaire , ne travaillent plus et s'il arrive que quelques fois un ou uns jeune de moins de 16 ans travaille , c'est illégal et employeurs, parents et jeunes s'exposent à des sanctions.

    Malheureusement , victimes de médias propagandistes , médias aux mains de magnats de l'industrie ou de lobbys de la haute finance. les citoyens européens sont confinés , comme les Coréens du Nord, dans l'ignorance.

     

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  • Une étude britannique qui choisit Beijing comme ville la plus agréable de Chine subit des milliers de remarques ironiques des internautes chinois

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    Le cabinet indépendant britannique Economist Intelligence Unit se retrouve sous le feu des critiques en Chine pour avoir choisi Beijing au sommet de « l'indice d'habitabilité » dans la partie continentale de Chine.

    Selon le think tank, la ville australienne de Melbourne est la plus agréable à vivre dans le monde sur la base de 30 facteurs, dont la sécurité, les soins de santé, les ressources éducatives, les infrastructures et l'environnement.

    Les autres villes du top 10 mondial sont Adelaide, Sydney, Perth, Vancouver, Toronto, Calgary, Vienne, Helsinki et Auckland.

    Cependant, les Chinois ont exprimé leur surprise en trouvant leur capitale désignée comme la meilleure ville de la partie continentale de Chine. Elle est suivie par Tianjin, Suzhou, Shanghai, Shenzhen, Dalian, Guangzhou et Qingdao. Un article publié en ligne par le journal Le Quotidien du Peuple sur ce classement a obtenu plus de 150 000 commentaires.

    « N'est-ce pas ironique ? Cela devrait peut-être être annoncé le 1er avril », a écrit un commentateur.

    « Beijing, la ville la plus agréable de Chine ? C'est la plaisanterie la plus drôle de cette année ! » a jugé un autre.

    La qualité de l'air est depuis longtemps un sujet de préoccupation pour la capitale et ses villes voisines, un problème également évoqué par le magazine The Economist dans un article citant le directeur scientifique de Berkeley Earth, Richard Muller, qui déclarait que respirer l'air de Beijing était équivalent à fumer presque 40 cigarettes par jour.

    Beijing était l'une des dix villes chinoises avec la pire qualité de l'air le mois dernier, selon un classement publié par le ministère de la Protection de l'environnement.

    Cependant, certains ont défendu le classement en suggérant que si Beijing n'était pas la ville la plus vivable, des dizaines de milliers de personnes ne viendraient pas s'y installer année après année.

    Tianjin a dépassé Suzhou au poste de deuxième ville la plus vivable dans la partie continentale de la Chine, ce qui a également suscité une controverse en raison des explosions destructrices survenues la semaine dernière, tuant 114 personnes dans le port du nord de la Chine.

    « On ne peut pas reléguer Tianjin en bas du classement juste à cause des explosions », jugeait toutefois un commentateur. « Ces explosions ne signifient pas nécessairement que la ville n'est pas sûre. »

    L'indice d'habitabilité établi par Economist Intelligence Unit contraste avec une liste similaire établie par l'Institut chinois de la compétitivité des villes, et basée sur sept grands indices comme l'environnement, la sécurité urbaine, le dynamisme de l'économie, la culture et l'image.

    La liste de l'institut chinois des meilleures villes de Chine en 2015 classait Shenzhen au sommet, devant Zhuhai. Les deux villes sont situées dans la province du Guangdong en Chine du Sud.

    Ce n'est évidemment pas moi qui contredirai cet indice chinois. Habitant Shenzhen, je ne cesse de marteler que Shenzhen, la ville la plus propre de Chine, est la meilleure ville chinoise pour habiter. Peu de villes au monde offrent un littoral de plus de cent km. , des montagnes et un centre ville des plus animés tout en étant la grande métropole la moins polluée de Chine.

     

     

     

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    Shenzhen centre

    L'Economist Intelligence Unit (EIU) est une entreprise indépendante appartenant au groupe The Economist Group.

    Par ses recherches et ses analyses, l'EIU offre des prévisions et du conseil à ses clients. Il fournit aux pays, industries et aux entreprises des analyses mondiales. L'EIU faisait partie de la Business International Corporation, une entreprise britannique acquise par l'organisation parente en 1986. Il est connu en particulier pour ses rapports mensuels par pays, ses prévisions nationales sur cinq ans, ses rapports de risque des pays, et ses rapports industriels. L'entreprise s'est également spécialisée dans les recherches sur mesure pour les entreprises qui demandent une analyse pour des marchés particuliers ou des secteurs de marché.

    Franchement, dorénavant , je prendrai les études de ce think tank avec des pincettes.

     

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    Shenzhen bord de mer