• Beijing sera la première ville au monde à organiser les JO d'hiver après les JO d'été

  • José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne, s'est déclaré en faveur de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB)

    Dans une interview accordée à Xinhua, José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne, s'est déclaré en faveur de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB), une initiative lancée par la Chine, en observant que cette initiative pourra donner lieu à une situation de gagnant-gagnant.

    « Ma position est en faveur de l'AIIB », a déclaré M. Barroso. « Il est logique que la Chine souhaite créer une banque pour les infrastructures et l'investissement, car cela peut être gagnant-gagnant. »

    L'AIIB a un capital autorisé de 100 milliards de dollars et est destinée à financer la construction d'infrastructures, car de nombreux pays n'ont pas la capacité de financer les améliorations dans les infrastructures dont ils ont besoin.

    Plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France, l'Italie, la Suisse et le Luxembourg, ont annoncé leur souhait de devenir membres fondateurs de la banque, au mépris de l'opposition des États-Unis, qui avait fait pression sur ses alliés pour qu'ils boycottent la proposition chinoise d'établir l'AIIB.

    « Franchement, je ne suis pas d'accord avec ceux qui se sont opposés à l'initiative », a déclaré l'ancien président de la Commission. « Je ne vois pas d'intérêts contradictoires ; je vois des convergences d'intérêts. »

    Il a déclaré que sa vision, et la vision promue par l'Europe depuis de nombreuses années, est une vision de complémentarité, et non de confrontation, en termes d'opportunités économiques.

    Même en cas d'intérêts contradictoires, il pense que la négociation est la meilleure solution.

    Il a estimé que si l'Europe pouvait contribuer au financement du développement des infrastructures en Asie, cela apporterait aussi des opportunités pour les entreprises européennes.

    « Il y aura plus de ressources et d'opportunités pour les entreprises », a-t-il observé. « Nous avons besoin de plus de capital pour alimenter la croissance et pour générer plus d'emplois. »

     

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  • La boulangerie française sera made in China

    Lundi matin, Michel Galloyer recevait une délégation chinoise à Angers, en vue d'installer une boutique Le grenier à pain à Beijing. Né sur les terres mayennaises en 1948, Michel Galloyer a fait ses armes dans l'Orne et à Angers, après une formation en pâtisserie à Paris. C'est lui qui a fondé la célèbre boulangerie angevine le Trianon et la chaîne le Grenier à pain.

    Aujourd'hui, Michel Galloyer est à la tête d'une trentaine de boutiques en France, majoritairement en Pays de la Loire et en Bretagne. Dans chaque boulangerie sont formés des apprentis. Mais les ambitions du boulanger-pâtissier ne se limitent pas aux frontières de l'Hexagone.

    Le savoir-faire français en boulangerie se vend comme des petits pains à l'étranger. Notamment en Russie, au Kazakhstan et aux Émirats Arabes Unis, où Michel Galloyer a déjà ouvert des boutiques utilisant sa licence. Il est même présent en Chine, à Chongqing, avec trois établissements. Cette fois, il compte investir directement dans une boutique, à Beijing. Une première pour l'entrepreneur, qui compte aussi y installer une école, qui ouvrira sans doute en mai 2016.

    Actuellement, on trouve à Beijing la chaîne Paris Baguette, qui possède 160 boutiques en Chine et qui, comme son nom ne l'indique pas, est… sud-coréenne! « Nous voulons garder l'ADN de l'authentique pâtisserie française », confie le PDG de ControlExpert China, Pei Jun Cheng. Comme lui, plusieurs dirigeants d'entreprises chinois ont contacté Michel Galloyer pour introduire ce savoir-faire français dans l'empire du milieu. Car la demande est forte : les Chinois les plus aisés raffolent du mode de vie européen.

     

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    Mais pour que la boulangerie française soit « made in China », il est nécessaire de transmettre le savoir-faire sur place. La transmission, c'est justement le fer de lance de Michel Galloyer : « Sans éducation, pas de formation ; Sans formation, pas de transmission », aime-t-il dire. D'où la création d'une école à Pekin, où seront formés les apprentis des futures boutiques chinoises. Car le partenariat compte bien s'étendre aux géantes chinoises que sont Shanghai et Shenzhen, mais aussi Hong-Kong et Macao. « Je ne suis pas inquiet », glisse l'artisan français, serein. Tous les ingrédients semblent être réunis pour faire lever la pâte.

  • Chine : mise en service à Ningbo de bus électriques possédant le temps de rechargement le plus court du monde

     Des bus électriques possédant le temps de rechargement le plus court du monde ont été mis en service mardi à Ningbo pour la première fois. Leurs batteries peuvent être rechargées en tout juste 10 secondes.

    Ces bus desservent une route de 11 km composée de 24 arrêts à Ningbo, dans la province chinoise du Zhejiang, ont annoncé les autorités locales des transports.

    Au cours des trois prochaines années, un total de 1.200 bus de ce genre seront utilisés pour les transports en commun dans la ville, où se situe l'usine de bus électriques.

    Le bus se recharge lorsqu'il est à l'arrêt ou lorsque les passagers montent et descendent du véhicule, et chaque recharge lui confère une autonomie d'au moins cinq kilomètres, a précisé Zhou Qinghe, président de la Zhuzhou Electric Locomotive, filiale du constructeur de trains à grande vitesse CRRC.

    En outre, ce bus, qui est sorti des lignes de production en avril, consomme de 30% à 50% d'énergie en moins que d'autres véhicules électriques.

    Le condensateur peut être rechargé un million de fois et possède une durée de vie de dix ans.

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    Ningbo , ville de plus de 8 millions d'habitants , à un peu plus de 300km.de Shanghai par route , mais qui tombe à une centaine de km. si vous empruntez le deuxième plus long pont transocéanique du monde , 35,7 km., sur la Mer de Chine, après celui de Qindao, 41,6 km., sur la Mer Jaune.

    Peu connue en Europe , cette ville abrite tout de même le premier port mondial qui vient de supplanter Shanghai depuis 2014.

    C'est à Ningbo que vous visiterez la plus ancienne librairie de Chine, Tian Yi Library . On nous a dit, mais je n'ai pas vérifié , qu'il s'agissait de la première librairie privée au monde.

    Cette ville regorge de bons restaurants , c'est une des villes où l'on mange le mieux en Chine et je ne citerai que le "Gang Ya Gou" où je vous conseille de vous armer de patience en prenant un numéro pour vous glisser dans la file d'attente car cela vaut la peine d'attendre , cerise sur le gâteau , pour un tel restaurant , les prix sont très démocratiques.

    Près de Ningbo se trouve le lieu de naissance de Tchang Kaï-chek,  Xikou, dans le district de Fenghua. Il fut le chef militaire et, à diverses périodes et en alternance, le chef du gouvernement et le Président de la « première République chinoise » puis, jusqu'à sa mort, le Président de « République de Chine » à Taïwan. Et signe des temps beaucoup de Chinois viennent visiter ces lieux où grandit l'ennemi de Mao.

     

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     Villa où vécu le jeune Tchang Kaï-chek

  • La guerre froide Occident-Russie en Ukraine fait de Pékin le grand gagnant

    Selon Deutsche Wirtschafts Nachrichten, la Chine peut devenir le grand gagnant de la guerre froide opposant l'Occident à la Russie en Ukraine.

     

    La Chine investit dans l'économie ukrainienne en se tenant à l'écart des conflits et peut profiter de la nouvelle guerre froide contre la Russie, alors que les Etats-Unis et l'UE s'occupent du climat politique en Ukraine, a annoncé lundi le journal économique allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten.



    Ces dernières années, la Chine a renforcé ses liens économiques avec l'Ukraine et entend y acquérir des biens à des prix avantageux en profitant de la crise. Kiev a annoncé en 2014 qu'il pourrait vendre ses entreprises agricoles avec 50% de remise. Leur prix a dû encore baisser en raison de la guerre, estiment les journalistes de l'édition allemande.

     

    Contrairement aux Américains et aux Européens, les Chinois ne posent pas de conditions politiques à leurs investissements et mènent une politique pragmatique depuis des années. Selon les estimations de Global Finance citées par le DWN, l'expansion chinoise en Ukraine paraît logique après l'acquisition par la Chine de vastes terrains en Afrique, en Amérique latine, en Asie du sud-est et en Australie.

    Dès 2013, Pékin a souhaité louer et exploiter 5% des terres arables ukrainiennes. La Chine a besoin de terres agricoles pour satisfaire ses propres besoins alimentaires. Début juillet, les médias ont rapporté que l'Ukraine était devenue le fournisseur №1 de céréales en Chine.

     

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    Pékin s'intéresse surtout à l'agroalimentaire ukrainien, mais aussi aux secteurs des technologies, de l'immobilier et de la recherche, précise le journal.
    En mars 2015, la Chine a accordé un crédit de 15 milliards de dollars à Kiev pour relancer le marché ukrainien de l'immobilier. Selon China Daily, Pékin a annoncé le 8 juillet dernier son intention d'aider l'Ukraine à développer des technologies de l'information, lors du premier forum sino-ukrainien pour la science et la technologie.

     

    La Chine et l'Ukraine coopèrent dans l'industrie de défense depuis des années, mais ce secteur n'est pas prioritaire pour Pékin, d'après l'édition. La Chine ne veut pas s'ingérer dans le conflit ukrainien et entrer en confrontation diplomatique avec Moscou.

     

    Le journal allemand qualifie d'intéressante la stratégie chinoise en Ukraine. Les Chinois investissent dans les secteurs qui auront une importance au niveau mondial dans les années à venir et se trouvent dans la sphère des intérêts de la Chine, alors que les Américains ne s'occupent que du secteur énergétique sans trop de succès.

     

    L'Union européenne œuvre quant à elle pour la création de structures politiques en Ukraine, mais ses efforts s'avèrent plutôt vains, d'après le DWN qui rappelle la récente montée de tensions entre le gouvernement de Kiev et l'organisation nationaliste Pravy Sektor (Secteur droit). Les Européens et notamment les Allemands risquent de partir les mains vides d'Ukraine, malgré la signature de l'Accord d'association Ukraine-UE, en raison de l'absence de politique unie. Selon le journal, la Chine, qui a une stratégie à long terme, peut prendre le contrôle de l'économie ukrainienne.

    La Chine n'apprécie pas la décision de Kiev d'interdire le parti et les symboles communistes, mais elle investira dans les secteurs qui rapporteront des bénéfices indépendamment des crises politiques, conclut le journal.





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  • Infographie des BRICS

    Comme on le voit, avec seulement 26,7 % des territoires mondiaux, les BRICS doivent nourrir 42,1% de la population mondiale. A l'heure actuelle , ils ne détiennent que 21,8 % du PIB mondial mais tous les experts sont unanimes  en prévoyant une augmentation  rapide et importante de leur PIB.

  • Chine : des chirurgiens greffent la main amputée d'un accidenté du travail sur sa jambe

    Des médecins chinois ont greffé la main d'un homme à sa jambe pendant un mois pour la garder vivante.

    Ces chirurgiens ont restauré l'utilisation de la main coupée d'un ouvrier dans un accident industriel en greffant d'abord la main coupée sur sa cheville pendant un mois avant de la ré-attacher à son bras.


    Cette  chirurgie révolutionnaire a été réalisée à l'Hôpital Xiangya de Changsha, la capitale de la province du Hunan en Chine centrale.


    Un travailleur, du nom de M. Zhou, a perdu sa main gauche complètement sectionnée par une machine de lame en rotation à l'usine où il travaillait.


    Les blessures à son bras étaient si graves que l'équipe chirurgicale, dirigée par le Dr Tang Juyu de l'Hôpital Xiangya, comprirent qu'il serait long et difficile de guérir  les nerfs et les tendons  .

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    Mais ce trop long laps de temps aurait signifié que M. Zhou aurait perdu l'usage de sa main.

    "Sous des températures normales, un doigt coupé doit reprendre l'approvisionnement en sang dans les 10 heures, mais ce temps est encore plus court pour un membre séparé," a-t-il dit

    "Si un membre est à court de sang pendant trop longtemps, ses tissus meurent et il est impossible de le préserver."

    Au lieu de cela l'équipe a attaché la main de M. Zhou à la cheville, où elle a été "maintenue en vie" pendant plus d'un mois.

    Puis, lors d' une autre opération qui dura 10 heures, la main a été ré-attaché à son bras.

    Le patient peut déjà bouger ses doigts légèrement. La réhabilitation sera nécessaire avant qu'il retrouve pleinement usage de sa main.

    Une opération du même type avait été réalisée dans cet hôpital il y a deux ans.Les chirurgiens chinois avaient déjà re-joint les doigts d'une femme après un accident de travail.

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  • Un Boeing 777 d'Air France perd une pièce de 60 kilos au dessus de Shanghai

    Le géant américain de l'aviation Boeing a annoncé avoir demandé aux compagnies aériennes de résoudre un problème d'entretien après qu'un panneau de train d'atterrissage d'un avion de ligne se soit décroché après le décollage et soit tombé sur une banlieue de Shanghai. Selon Boeing, la pièce de métal pesant 60 kg a plongé vers le sol peu après le décollage du vol 111 d'Air France de Shanghai à Paris lundi dernier, ajoutant que personne n'a été blessé dans l'incident.

    « Nous travaillons vraiment étroitement avec nos clients et nous avons fourni des conseils sur la façon d'assurer la maintenance nécessaire », a déclaré à l'AFP Chris Villiers, le porte-parole de l'avionneur américain. « Cela n'a pas d'incidence sur l'intégrité structurale du train d'atterrissage, ni sur la sécurité du vol », a-t-il dit, ajoutant que Boeing traitait l'incident « avec la plus grande préoccupation et toute l'urgence nécessaire ». De fait, l'avion a pu poursuivre son voyage et relier Paris sans encombre.

    Le panneau, dont M. Villiers a souligné qu'il ne faisait pas partie de la structure du train d'atterrissage lui-même, est l'une des parties qui s'ouvrent et se ferment lorsque le train d'atterrissage se déploie. Boeing a publié une note de service à destination des flottes aériennes, fournissant des instructions sur la façon de résoudre le problème, qui est lié aux attaches qui maintiennent le panneau en place.

    Dans un communiqué, Boeing a déclaré : « Nous avons mis en place un changement pour les avions fabriqués dans nos usines ». Plus de 1100 Boeing 777 sont actuellement en service dans des dizaines de compagnies aériennes à travers le monde.

    L'information est été tue ou est passée inaperçue dans les médias français. Pourquoi?

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  • En Belgique on multiple la découverte de la création contemporaine chinoise en peinture et sculpture

    En Belgique on multiple la découverte de la création contemporaine chinoise. A Bruxelles, une exposition labyrinthique mais très intéressante : « Chinese Utopias Revisited : The Elephants »

    A Mons, dans le cadre de Mons Capitale européenne de la culture , la Chine ardente, une exposition de sculptures monumentales chinoises aux Anciens Abattoirs. La Chine comme vous ne l'avez jamais vue. Racontée par des artistes d'aujourd'hui. L’exposition a été conçue par deux commissaires. Un Chinois, Fan Di’an (président de la Central Academy of Fine Art de Pékin) et un Belge, Michel Baudson, spécialiste de l’art contemporain chinois.

     

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    L'exposition « Chinese Utopias Revisited : The Elephants »est proposée par le professeur Hans De Wolf de la VUB qui depuis 2009 a établi de nombreuses collaborations académiques et artistiques avec la Chine. On découvre à cette occasion des œuvres d'une dizaine de grands artistes chinois contemporains. Des artistes pionniers déjà du temps du maoïsme et qui se trouvaient dans les premières collections d'artistes chinois contemporains du Suisse Uli Sigg et du Belge Guy Ullens , l'ancien propriétaire des sucreries de Tirlemont à qui j'ai consacré plusieurs articles sur ce blog.

     

    Cette exposition vous propose d'élargir vos horizons. Outre l'œuvre des artistes chinois, vous pourrez y admirer les clichés du photographe flamand Dirk Braeckman et les représentations du pavillon Philips de Le Corbusier. L'œuvre monumentale de l'artiste africain Frédéric Bruly Bouabré côtoie une création de Xu Bing. Une interaction entre deux univers distincts qui déjoue les clichés et met en lumière le langage commun d'artistes des quatre coins de la planète.

     

    L'exposition se déploie dans trois lieux exceptionnels : le Palais des Beaux-Arts, le site archéologique du Coudenberg et le salon du Borgendael du Musée BELvue, du 17 juillet au 30 août 2015.

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    Le pavillon Philips de Le Corbusier qui garde une ligne futuriste bien que datant de 1958

    A Mons, les sculptures monumentales chinoises sont un panel des œuvres d’une vingtaine d’artistes, comptant parmi les pionniers de la fin des années 70 et du début des années 80 jusqu’aux générations les plus récentes. Elles sont présentées non seulement dans la grande Halle et le Frigo des Anciens Abattoirs mais aussi dans le jardin, formant de cette façon un ensemble grandiose.

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    « Parallèlement à la peinture, la sculpture occupa également un pan important de l'histoire de l'art chinois, explique Michel Baudson, co-commissaire de l'exposition. On relèvera les premières terres cuites de la préhistoire, les vases de bronze tripodes zhou ou encore le réalisme expressif de l'armée de terre de Qin à Xi'an… Le choix de la thématique de la sculpture pour cette exposition se présentait comme un pari : celui de la mise en évidence de la richesse de ses propositions actuelles. »

    Du 30 mai au 6 septembre 2015, aussi dans le cadre de Mons 2015, le site du Bois du Cazier classé Patrimoine mondial par l'UNESCO accueille une exposition monographique de l' artiste chinois contemporain Lin Xiang.

     

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    Lin Xiang Xiong (1945) est un peintre d’origine chinoise de renom international, qui vit à Singapour et travaille en Malaisie. Il a étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Singapour et a ensuite prolongé son cursus à Paris, avant de rentrer à Singapour. Cet échange entre la culture asiatique et la culture occidentale est un des fondements de son travail. Sa Chine natale, avec ses traditions picturales, sa philosophie et sa cosmologie, constitue une de ses sources majeures d’inspiration.

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  • La Chine rachète tranquillement l'Europe sans que les gouvernements européens tentent d'endiguer ce processus

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    Le siège de la China Merchants Bank à Shenzhen

     

    La Chine rachète des entreprises en Europe sans que les gouvernements européens tentent d'endiguer ce processus. Une indifférence qui s'explique en premier lieu par les bénéfices rapportés à ces entreprises par les exportations de produits "made in China" et par les capacités grandissantes du marché chinois.

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    Les milieux d'affaires chinois continuent à racheter des entreprises européennes. PSA, IBM, Club Méditerranée, l'aéroport de Toulouse, le port du Pirée et le géant italien Pirelli sont passés sous contrôle chinois. L'Europe ferait bien de réfléchir aux conséquences de ce processus, estiment les experts.

     

    Selon le site d'information français Atlantico, le légendaire producteur de pneus Pirelli s'est retrouvé entre les mains de la China National Tire & Rubber qui a racheté 26,2% des actions du groupe italien et compte ensuite acquérir les autres titres en circulation.

    D'après Atlantico, un groupe de sociétés chinoises va racheter un ensemble de 18 immeubles à Berlin pour 1,5 milliard d'euros. Or, les Européens n'ont pratiquement pas réagi à cette nouvelle.

    Selon le président d'AB Marchés, Antoine Brunet, "l'indifférence se situe d'abord et avant tout au niveau des gouvernements occidentaux, qu'ils soient grecs ou italiens, français ou britanniques, allemands ou américains".

    "Depuis maintenant vingt ans, la Chine mène avec succès une grande stratégie offensive multidimensionnelle qui vise dans un même mouvement à déstabiliser les pays occidentaux et à ravir progressivement l'hégémonie mondiale aux Etats-Unis", a déclaré M. Brunet.

    Il a souligné que l'inertie des pays européens s'expliquait par le fait que leurs grandes entreprises exercent un "lobbying permanent en faveur de la Chine". Cette attitude n'a rien d'étonnant, car "une bonne partie de leurs profits provient des énormes marges sur l'exportation de produits made in China et du dynamisme de leurs ventes sur le marché intérieur chinois".



    Dans ce contexte, "une réaction de mauvaise humeur du Parti-Etat chinois à l'égard de leur pays pourrait compromettre brutalement l'évolution de leurs profits, de leurs cours de bourse et des bonus de leurs managers; c'est pourquoi elles s'emploient préventivement à ce que leur pays ne soit jamais en conflit avec Pékin", constate le président d'AB Marchés.

     

     

    "On voit déjà la Chine tourner autour de pays qui sont notoirement en très grande difficulté: le Venezuela, le Nicaragua, Cuba, l'Argentine, la Grèce… Autant de pays qui sont au bout du rouleau et qui, s’étant lourdement endettés et n'ayant pas ou plus d'actifs à vendre, n'ont plus qu'à négocier le moins mal possible l'abandon de leur souveraineté à une grande puissance, la Chine, la Russie ou les Etats-Unis…Mais c'est la Chine qui a les poches les plus profondes et qui a le plus de chances de les inscrire dans son orbite géopolitique", conclut Antoine Brunet.



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