La culture tibétaine est bien protégée, selon l'écrivain français Maxime Vivas

Contrairement aux reportages des médias occidentaux, la culture tibétaine a été bien protégée par les politiques chinoises, selon l'écrivain français Maxime Vivas, qui rédige actuellement un nouveau livre sur le Tibet.

Pour les lecteurs assidus de ce blog, Maxime Vivas n'est pas un inconnu. J'ai déjà consacré 2 articles à Maxime Vivas. L'un pour présenter son livre "Dalai Lama pas si zen" et l'autre pour une interview qu'il voulut bien m'accorder.

Son intérêt pour le Tibet a commencé après une visite dans la région en 2010 pour le site d'information alternative le Grand Soir, au cours de laquelle la vision qu'il avait de cette région a radicalement changé.

"Quand je suis parti au Tibet, j'avais deux idées qui m'avaient été inculquées par les médias: 1) la religion est opprimée, 2) la culture tibétaine est anéantie", a-t-il dit à Xinhua lors d'un entretien chez lui, près de Toulouse.

Avant cela, M. Vivas avait seulement visité la Chine une fois en 2009, surtout la ville de Beijing et comme beaucoup de gens, il avait certaines idées préconçues.

"Quand on sort de l'aéroport de Lhassa Gonggar, on commence à voir des panneaux en tibétain... et puis on voit les panneaux indicateurs et les journaux, puis on l'écoute à la radio et à la télévision. On a même visité une université, où les étudiants et les professeurs étaient assez fiers de montrer comment ils ont créé un logiciel pour ordinateurs en écriture tibétaine", a-t-il rappelé.

M. Vivas n'a alors pas pu s'empêcher de constater un décalage entre les idées préconçues qu'il avait avant de se rendre au Tibet et ce qu'il a pu observer une fois sur place.

"La culture tibétaine n'est pas anéantie, au contraire. Quand on sait que sous les dalaï-lamas, seuls allaient à l'école les moines et les aristocrates et que 95% de la population était analphabète, c'est normal qu'il n'y ait pas eu de culture tibétaine. Maintenant les Tibétains vont tous à l'école, et maintenant tous connaissent leur langue."

Ainsi a commencé une enquête passionnée au cœur de la politique menée par le 14e Dalaï-lama, Tenzin Gyatso, et qui s'est concrétisée pour M. Vivas par une autre publication, le livre "Dalaï-lama : Pas si zen (Editions Max Milo, 2011)". L'ouvrage a depuis été traduit en cinq langues différentes : anglais, espagnol, allemand, mandarin et tibétain.

 

M. Vivas démythifie rapidement la question de l'indépendance du Tibet, relevant que tous les pays de l'ONU ont reconnu la région comme faisant partie de la Chine et que la constitution chinoise protège cette région en tant que partie intégrante de son territoire.

M. Vivas a commencé sa carrière littéraire comme romancier. Fonctionnaire à la retraite qui a d'abord travaillé pour les services postaux français puis pour France Télécom, M. Vivas a sorti son premier roman, "Paris Brune" (Editions Le Temps des Cerises), en 1997. Le livre a remporté le prix Roger Vailland en 1997, reçu des critiques positives de la part de journaux d'envergure tels que Le Monde et a globalement été considéré comme un succès.

C'est seulement après son expérience en tant que romancier que M. Vivas se tourne vers les essais et ouvrages politiques. En 2007, il a publié "La face cachée de Reporters sans frontières : de la CIA aux faucons du Pentagone" (aux éditions Aden).

Son livre le plus récent, "Marine Le Pen amène le pire" (Editions Golias, 2014), coécrit avec son fils Frédéric, vise la présidente du Front National.

Avec la publication de 17 ouvrages à son actif ainsi que plusieurs projets à venir, M. Vivas ne ralentit pas la cadence, même s'il semble que la politique restera le thème de prédilection de ses nouveaux écrits.

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