• Pourquoi je porte le ruban bleu en solidarité avec mes amis de Hong Kong qui soutiennent leur police

    1924391_10152747923359228_4748438951391277597_n.jpg

    Depuis que des inconscients provoquent des troubles à Hong Kong , ces rubans bleus font florès sur Facebook. Cela représente un signe de ralliement et de soutien à tous les amis de Hong Kong qui veulent que cessent les agitations de quelques étudiants qui perturbent le bon fonctionnement de l'ex-colonie britannique.

    Cette multitude de rubans bleus sur Facebook , ils sont arborés par des Chinois de HK et de la diaspora ainsi que de sympathisants. Peu de Chinois de Chine continentale , car ceux-ci n'ont pratiquement pas accès à FB .

    Si je me montre solidaire avec ces patriotes, c'est que partageant ma vie entre Shenzhen et la Belgique, et que Shenzhen jouxte la RAS de Hong Kong , je suis aux premières loges ,d'autant que depuis cette année , devenu résident permanant en Chine , cela permet d'aller et venir à HK tous les jours si je veux. Avec mes papiers établis par la police de Shenzhen, je passe les frontières entre HK et la Chine continentale le matin pour passer la journée à HK . Depuis que j'ai été invité à l'Université de HK située à ....Shenzhen , en 2008 , j'ai de nombreux amis à HK .

    Je ne pouvais donc rester indifférent à ce qui se passe à HK .

    Les jeunes qui se révoltent , sont en réalité des jeunes nantis, des privilégiés . HK jouit de la politique "un pays, deux systèmes" par la volonté du défunt dirigeant chinois Deng Xiaoping dans les années 1980 afin de parvenir à la réunification pacifique de la Chine. Ce concept astucieux a été appliqué pour la première fois pour résoudre la question de Hong Kong.

    D'après M. Deng, "un pays, deux systèmes" ne reconnaît qu'une seule Chine. Cependant, dans le cadre de ce principe, la partie continentale adhère au système socialiste, tandis que Hong Kong, Macao et Taiwan peuvent conserver sur une longue période leur système capitaliste.

    En suivant ce principe, le gouvernement chinois a réglé avec succès la question de Hong Kong au travers de négociations diplomatiques avec le gouvernement britannique et a repris l'exercice de sa souveraineté sur Hong Kong le 1er juillet 1997, remplissant ainsi l'aspiration commune du peuple chinois concernant le rattachement de Hong Kong", affirme le document officiel.

    Le PIB de HK est fortement plus élevé que celui de Shenzhen qui est pourtant le plus élevé de Chine continentale.

    Les habitants de HK jouissent de privilèges dont sont privés la plus part des Chinois .

    HK est un lien entre la Chine continentale et le monde occidental et le gouvernement de Beijing profite largement de la situation de HK . C'est pour cela que HK est une des plus grandes places financières du monde . En continuant leurs actions ,vouées à l'échec, les étudiants affaiblissent la position de HK.

    Ils se tirent en quelle que sorte, une balle dans le pied.

    0019b91ec9811594850b14.jpg

  • En plus de 150 ans sous l'autorité du Royaume-Uni, Hong Kong n'a jamais connu la démocratie comme aujourd'hui

    images.jpg

    En plus de 150 ans sous l'autorité du Royaume-Uni, Hong Kong n'a jamais connu la démocratie. Les gouverneurs de Hong Kong étaient désignés par le gouvernement britannique.

    Après sa rétrocession à la Chine, Hong Kong a eu le droit de choisir ses chefs de l'exécutif. Et, en 2017, les habitants pourront élire le nouveau chef de l'exécutif.

    Si l'on compare les deux gouvernements, il ne fait aucun doute sur qui fait la promotion de la démocratie à Hong Kong.

    Comme dans beaucoup d'autres pays, de l'Europe de l'Est ,d'Asie Centrale et du Moyen-Orient , des étudiants se laissent abuser par une poignée d'agitateurs formés et payés soit directement, soit indirectement par des agents de la CIA , afin de déstabiliser le territoire de Hong Kong avec comme but ultime essayer de déstabiliser les autorités chinoises.

    Heureusement, peine perdue.

     Sur ce blog, j'ai expliqué la méthode utilisée par les Américains pour déstabiliser un pays ou une région ou encore pour provoquer des guerres qui sont tout profits aux régimes qui sévissent aux USA.

    En attendant, à Shenzhen, nous comptons les coups tout en soulignant que le gouvernement central à Beijing fait tout ce qui est possible  selon ses pouvoirs pour que la situation se dénoue et se calme car il a besoin de HK en l'état comme il a besoin de Taïwan.

     

    hong kong,hk,democratie,cia,revolution

  • Il y a 50 ans, Charles De Gaulle annonce l'établissement de relations diplomatiques entre la France et la Chine

    31 janvier 1964 - Conférence de presse du général de Gaulle où il annonce que la France va établir des relations

    diplomatiques avec la Chine de Mao.

    Le 27 janvier 1964, un bref communiqué était publié simultanément à Paris et à Pékin : " Le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République populaire de Chine ont décidé, d'un commun accord, d'établir des relations diplomatiques. Ils sont convenus à cet effet de désigner des ambassadeurs dans un délai de trois mois ".

    La décision de nouer des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine puise dans les principes essentiels de la politique étrangère gaullienne.
    C'est avec la " Chine de toujours " que le général de Gaulle entend établir des " relations régulières " sur un plan normal, "autrement dit diplomatique". En effet, pour lui, " avant d'être communiste, la Chine est la Chine ", c'est-à-dire un peuple riche de plusieurs centaines de millions d'habitants, à la civilisation pluri-millénaire, installé sur un territoire très vaste et avec un potentiel de développement gigantesque. Il faut tenir compte de cette réalité nationale profondément enracinée dans la géographie, l'histoire et la culture, et d'abord il faut s'efforcer de la connaître, tant la distance est grande alors entre la France et le monde chinois.

     

    fauremaobig.jpg

    Rencontre entre Edgar Faure et le Président Mao

    Nouer des relations avec la Chine populaire est une idée longtemps mûrie par le Général. Ainsi avait-il réservé un accueil favorable à l'ouvrage qu'Edgar Faure, ancien Président du Conseil, lui adressa en 1957. Dans Le serpent et la tortue, ce dernier concluait le récit de son séjour privé en Chine, au cours duquel il avait rencontré Mao Tse-toung et Chou En-lai, en suggérant une reprise des relations diplomatiques entre la France et la Chine. Si le Général jugeait la proposition " intéressante ", il considérait, alors, que " tout cela ne pouvait pas être tenté utilement puisque, en tout état de cause, il n'y avait pas d'Etat, pour l'instant, en France ".
    Dès son retour aux affaires en 1958, le Général cherche rapidement à s'informer sur une possible initiative en la matière et c'est tout naturellement qu'il se tourne vers Edgar Faure en 1960.

    L'affaire était entendue, il restait à régler les problèmes pratiques et affronter deux obstacles : l'opposition de Formose et la colère des Etats-Unis.
    Chargé par le général de Gaulle de préparer la venue du futur ambassadeur en Chine, Claude Chayet arrive à Pékin en mars 1964. Les débuts de la représentation française en Chine sont, certes, modestes : une avant-garde diplomatique composée de cinq personnes, résidant à l'hôtel et transportant ses archives dans une valise, à défaut de coffre-fort ! L'identité de celui qui deviendra le premier ambassadeur de France en Chine est déjà connue, il s'agit de Lucien Paye, alors ambassadeur de France au Sénégal qui présentera ses lettres de créance au président chinois le 31 mai 1964. En désignant un éminent universitaire et ancien ministre de l'Education nationale comme ambassadeur en Chine, le général de Gaulle entendait placer ce renouveau franco-chinois à un très haut niveau et notamment sur le terrain culturel. C'est ce qu'à l'été 1965, le voyage d'André Malraux confirmera aussi.

     

    images.jpg

    En revanche, la question de Formose, où le régime de Tchang Kai-chek se maintenait grâce au soutien occidental, pose un problème quasi insoluble. Pour l'un et l'autre Etat chinois, il fallait qu'un seul Etat soit reconnu comme unique représentant légal de la population et la " théorie des deux Chines " était inacceptable. Cela explique l'insistance de Mao Tse-toung auprès d'Edgar Faure, puis auprès de la délégation de parlementaires français de janvier 1964, pour que le gouvernement français envoie un véritable ambassadeur à Pékin et non à Taiwan. Mais les Français n'ont pas eu à faire le geste de rompre avec le gouvernement de Tchang Kaï-chek, puisque cette rupture fut décidée le 10 février par Taiwan.

    sans-titre.png

    Article réalisé grâce aux archives de la Fondation Charles  De Gaulle

     

  • "Xiaopingguo" ("Petite pomme") le tube qui déferle sur la Chine , Gangnam Style chinois?

    La Chine a-t-elle son "Gangnam Style"? Des parcs de Pékin aux gratte-ciel de Shanghai, des usines de Canton aux karaokés de Macao, les Chinois fredonnent en boucle "Petite pomme", une chanson obsédante qui a même conquis l'armée et la police.

    La chanson chinoise populaire regorge de belles chansons , ignorées dès que l'on sort des frontières chinoises. Cet air n'est pas terrible mais il a conquis toute la jeunesse chinoise .

    A l'origine de ce tube inattendu se trouvent deux professionnels de la vidéo sur Internet, les "Chopstick brothers.

    Xiao Yang et Wang Taili ne sont ni frères, ni compositeurs, et leur chanson "Petite pomme" n'était à l'origine destinée qu'à promouvoir leur dernier film. Mais voilà: il suffit d'entendre une fois "Xiaopingguo" pour ne plus pouvoir l'extirper de son crâne. A tel point que des critiques parlent d'"intoxication mentale". "Cette chanson est facile à suivre, le rythme est basique et répétitif. Même les vieilles dames dans les jardins publics l'apprennent rapidement.

    images.jpg

    La vidéo de ce petit air entêtant a dépassé les deux millions de vues sur Youtube, pourtant inaccecible en Chine continentale. Diffusée sur différents sites chinois plus accessibles à la population, la vidéo cartonne. Certains sites ont vu exploser le nombre de vues : sohu.com (20 millions de vues), iqiyi.com (12 millions), youku.com (7 millions), etc.

    En Chine, "Petite pomme" est reprise partout, des sonneries de smartphone aux centres commerciaux, des boîtes de nuit aux salles de gym.

    En Chine, dès potron-minet et dès le crépuscule, vous voyez dans les parcs et sur les places , des groupes de personnes , féminines en majorité, s'adonner à la danse et autres activités ludiques . Ces gens ont souvent 50 ans et plus . Maintenant la jeunesse qui a trouvé son style de musique, est prête à prendre le relais.

    Bravo pour l'entrain et l'activité provoqués mais tant pis pour la musique ....on a bien du subir la danse des canards.

  • Xinjiang (nord- est de la Chine): 40 terroristes islamistes tués et 2 autres capturés

    001ec94a2715158f113301.jpg

    Le district Luntai

    Quarante terroristes ont été tués et deux autres capturés durant les attentats survenus dimanche dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, au nord-est de la Chine, ont annoncé les autorités.

    Le site d'information Ts.cn, affilié au gouvernement régional du Xinjiang, a annoncé jeudi soir que les attentats terroristes de dimanche avaient également coûté la vie à six civils et blessé 54 personnes, dont 32 membres de l'ethnie ouïghoure et 22 Hans, l'ethnie majoritaire du pays.

    En outre, deux policiers et deux auxiliaires de police ont aussi péri durant ces attaques.

    Les médias occidentaux tentent , dans un but de propagande antichinoise , de présenter les terroristes comme des indépendantistes victimes du pouvoir chinois, mais nous voyons des ici, des gens qui agissent comme en Syrie ou Algérie,des terroristes islamistes qui tuent aussi bien les musulmans que les autres.

    Raison de plus pour ne pas jeter l'anathème sur tous les musulmans et au contraire, les protéger contre ces extrémistes.

     Pour rappel, une série d'explosions se sont produites dimanche vers 17 h à différents endroits de la préfecture autonome mongole de Bayingolin au Xinjiang, notamment devant un magasin du district de Luntai et deux commissariats de police des localités de Yangxia et Terakbazar.

    Le principal suspect, identifié sous le nom de Mamat Tursun, a été abattu durant l'attaque. Il était diplômé d'un établissement d'enseignement professionnel depuis 2003 et aurait progressivement développé des pensées extrémistes après sa sortie de l'école.

    Persuadé que ses parents n'étaient pas de véritables croyants parce qu'ils travaillaient pour le gouvernement, Mamat Tursun refusait de passer à table avec eux depuis 2008 et aurait même manqué les funérailles de son père pour cette même raison. Il avait également refusé de se rendre au mariage de son frère car ce dernier avait introduit une demande de certificat de mariage auprès du bureau des affaires civiles.

    Tursun, qui travaillait dans le secteur de la construction, aurait recruté et endoctriné des terroristes parmi ses collègues.

  • Les Chinois voyagent et dépensent de plus en plus à l'étranger, la Chine a un déficit de revenus touristiques de plus de 80 milliards d'Euros cette année

     

    La Chine a enregistré un excédent commercial de biens pendant une longue période, mais dans un autre type de commerce, elle a un déficit qui ne cesse de se creuser.

    Dai Bin, directeur de l'Académie du tourisme de Chine, a déclaré mardi que le pays va enregistrer un déficit de revenus touristiques de plus de 100 milliards de dollars cette année, car les Chinois dépensent plus en voyages transfrontaliers que ne le font les visiteurs étrangers ici. L'an dernier, le déficit était de 77 milliards de dollars.

    Bien qu'on s'attende à ce que le tourisme national prospère la semaine prochaine, lors du congé de la Fête nationale, cela ne va pas aider à réduire le déficit de la Chine dans les services touristiques.

    « Le déficit va encore augmenter à l'avenir », a déclaré M. Dai.

    Quelque 116 millions de Chinois devraient dépenser 155 milliards de dollars à l'étranger cette année, en hausse de 20 % par rapport à il y a un an, selon M. Dai.

    Zhao Xijun, vice-doyen de l'École de la finance et de l'économie à l'Université Renmin de Chine, a déclaré que le déficit pourrait aider à internationaliser la monnaie chinoise, car le yuan est converti et utilisé à l'échelle internationale par un nombre croissant de touristes.

    Ces dernières années, la Chine est devenue la plus importante source de touristes internationaux dans le monde, selon l'Administration nationale du tourisme.

    L'Administration estime que les Chinois ont dépensé plus de 70 milliards de dollars en voyages à l'étranger de janvier à juin, en hausse de 20,7 % par rapport à l'année dernière.

    Shao Qiwei, directeur de l'Administration, a déclaré que le nombre de visiteurs se dirigeant vers l'étranger devrait dépasser 500 millions au cours des cinq prochaines années.

    Les craintes des Philippines

    Cependant cette année, l'Asie du Sud, en particulier les Philippines, est en train de perdre de l'attrait pour les Chinois, en raison de la récente série d'activités de terroristes et d'insurgés.

    Le ministère des Affaires étrangères a émis un avertissement de voyage le 11 septembre, demandant aux citoyens chinois de ne pas se rendre aux Philippines, étant donné que la situation de sécurité s'y détériore.

    Certaines agences de voyages, y compris le CAISSA Touristic Group et China International Travel Service, ont suspendu les voyages vers ce pays au début de ce mois.

    Johnson Cheng, président de la Philippines Straits Travel Agency, a indiqué que les jours sombres sont arrivés pour les agences de voyage des Philippines, maintenant que les voyages en provenance de la Chine ont été annulés.

    Li Xiang, professeur de tourisme à l'Université Beijing Union, a mentionné que les problèmes de sécurité nuisent au tourisme, mais que si les autorités locales les réglent correctement, le marché pourrait récupérer rapidement.

    Capture d’écran 2013 06 11 à 11.48.32 Le périple jaune à Paris

  • Jack Ma , fondateur d'Ali Baba , devenu l'homme le plus riche de Chine

    Jack Ma, l'homme le plus riche de Chine

    Jack Ma, fondateur du groupe Alibaba, est devenu l'homme le plus riche de Chine avec un patrimoine de 150 milliards de yuans (19 milliards d'euros ), selon la liste des grandes fortunes chinoises de 2014 publiée mardi par l'Institut de recherche Hurun.

    Jack Ma, 50 ans, arrive en tête de la liste annuelle, détrônant Wang Jianlin, fondateur du promoteur immobilier Dalian Wanda Group, malgré une croissance de 7% de sa richesse. Wang Jianlin arrive cette année à la deuxième place avec une fortune de 145 milliards de yuans.

    C'est la première fois que Jack Ma arrive en tête de la liste, en grande partie grâce à l'introduction d'Alibaba à la bourse de New York. Il devrait atteindre la 25e place du classement des fortunes mondiales de Hurun.

    Cinq des dix personnes les plus riches de Chine sont issues de l'industrie des technologies de l'informatique, illustrant son essor. Pony Ma du géant de l'Internet Tencent arrive à la cinquième place avec un patrimoine de 108,5 milliards de yuans, suivi par Robin Li, PDG de Baidu.com, avec 105 milliards de yuans, Liu Qiangdong, PDG de JD.com se classe à la 9e place avec 53 milliards de yuans, et Lei Jun, fondateur et PDG de la marque chinoise de smartphones Xiaomi à la 10e place avec 45 milliards de yuans.

    Le seuil des dix premières fortunes s'élève à 45 milliards de yuans cette année, soit 20% de plus que l'année dernière.

     

  • Connaissez-vous Fort Bayard? Ce territoire de Chine a servi de plaque tournante aux Français et à la Banque de l'Indochine pour diffuser et s'enrichir du commerce de l'opium

    P1020839-Small2.jpg

    Vestige de la présence française , la maison du gouverneur

    Qui a entendu parler de Fort  Bayard , le Hong Kong français ? Peu de gens savent que la fortune de la Compagnie des Indes et de là, de la très vénérée reine  Victoria , provient du trafic de l'opium. Mais qui sait que la France et la très officielle banque de l'Indochine , a aussi créé son petit business en vendant de l'opium ? Et que celles-ci en ont engrangé de plantureux bénéfices?

     

    Kouang-Tchéou-Wan_(_GuangzhouWan_)_-_Fort_Bayard_-_Péninsule_de_Leizhou.png

    Après la conquête française, l'occupation est transformée en bail de 99 ans par l'accord du 16 novembre 1898. Le territoire de Kouang-Tchéou-Wan (aussi dénommé GuangzhouWan) passe sous l'autorité du gouverneur général d'Indochine française, et son centre administratif est baptisé Fort-Bayard(actuelle Zhanjiang).

    Dans son livre ;  Fort Bayard     Quand la France vendait son opium, Bertrand Matot  nous dresse un récit flamboyant de la petite colonie française en terre chinoise. "On y croise des aventuriers, des officiers sanguinaires, des pirates, mille trafics qui ont établi la fortune de la banque d'Indochine. N'hésitez pas à y plonger" écrit Patrick Rambaud (de l'Académie Goncourt) dans le Monde des Livres.

    Fort Bayard

    Quand la France vendait son opium.

     

    (...) Voici coloré et brutal : Fort Bayard, quand la France vendait son opium, d'un auteur passionné par nos lointaines colonies, Bertrand Matot. Visitant un avant-poste au Tonkin, en pleine guerre, le général de Lattre s'extasie devant des fleurs de pavot : "Très bien", dit-il à ses hommes. C'était le temps de la Régie française, qui proposait dans les bureaux de tabac d'Hanoï des petites boites rondes frappées de l'enseigne du coq : le meilleur des opiums, qui représentait un tiers des revenus des colonies d'Asie.

    Bertrand Matot brosse la fresque fascinante et étonnante de Fort Bayard, administré par d'étranges colons, raconté par nombre d'écrivains, visité par des aventuriers bigarrés et sans cesse assailli par les pirates et les Triades. Lieu de tous les trafics, protégé par l'Etat français, Fort Bayard fut aussi le petit théâtre de toutes les intrigues géopolitiques et des guerres du XXe siècle. Un document historique haut en couleur.

    Cette cité, bientôt rivale de Hongkong, cachait un secret jalousement gardé. Jusqu'en 1945, son port a servi de plaque tournante aux Français et à la Banque de l'Indochine pour diffuser et s'enrichir du commerce de l'opium.

  • Vingt-sept universités chinoises , dont 19 qui améliorent leur classement,dans l'élite mondiale

    ECH21297063_1.jpg

    Quiconque a sillonné la Chine récemment n'a pas manqué de le constater : les universités y sont particulièrement choyées. Partout, des bâtiments modernes, des espaces verts, des gymnases, des stades. Bref, de véritables universités « à l'américaine ». Rien à voir avec les campus tristes et délabrés d'il y a encore une (petite) dizaine d'années. Ce changement d'allure rapide ne doit rien au hasard. Car la Chine a décidé d'investir à fond dans la matière grise. Il y a sept ans, elle a lancé un vaste programme pour se doter de 72 universités de rang mondial, dans toutes les disciplines.

    Le classement QS des universités du monde a été publié à Londres le 15 septembre ; il en ressort que 27 universités de Chine continentale figurent désormais dans le top 800 mondial, dont 19 ont amélioré leur position, celle ayant le plus progressé étant l'Université de Xiamen, qui a gagné 105 places, pour passer au 441e rang mondial.

    Peking-University-4-300x225.jpg

     

    L'Université de Tsinghua, qui arrive à la 47e place, est la première université du continent chinois, dépassant l'Université de Pékin, qui n'a pas réussi à entrer dans les 50 premières (classée à égalité au 57e rang).

    En termes de réputation académique mondiale et de réputation auprès des employeurs, l'Université Tsinghua, l'Université de Pékin, l'Université Fudan, l'Université Jiaotong de Shanghai, l'Université du Zhejiang et l'Université de Nanjing ont été classées en tant qu'établissements de premier rang, et figurent dans le top 180 mondial.

    S'agissant de la réputation académique mondiale, par rapport au dernier classement, 23 universités ont maintenu ou amélioré leur position en matière d'indicateurs académiques. Parmi elles, l'Université Huazhong des Sciences et l'Université du Shandong sont celles qui ont enregistré la plus forte augmentation de leur réputation académique dans le monde, gagnant respectivement 101 places (475e) et 102 places (457e) cette année. L'Université du Jilin, (+ 96 places, 451e), l'Université de Nankai de Tianjin (+ 66 places, 272e), l'Université Jiaotong de Xi'an (+ 55 places, 410e) sont également montées dans le classement

    20 universités du continent chinois ont maintenu ou amélioré leur réputation mondiale auprès des employeurs. Parmi elles figurent l'Université du Sud-est, l'Université du Shandong, l'Université Normale de Beijing et l'Université de Shanghai, quatre établissements d'enseignement supérieur du continent ayant enregistré une amélioration très significative en ce domaine. L'Université de Tsinghua et l'Université de Pékin figurent dans le top 20 de cet indicateur.

    university_town_library_shenzhen_rmjm301107_hgesch6.jpg

    Université de Shenzhen- Bibliothèque

     

  • La place Deng Xiaoping inaugurée à Montargis

    0019b91ec98115887f5d22.jpg

    Mme Liu Yandong, vice-Première ministre chinoise, a inauguré la Place Deng Xiaoping, le 19 septembre à Montargis, dans le cadre des 110 ans de Deng et des 50 ans de l'amitié entre la Chine et la France.

    Dans les années 1920, l'ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping a fait des études et travaillé à Montargis.

    0019b91ec98115887fa326.jpg

    Le séjour de cinq ans de Deng Xiaoping en France a commencé en automne 1920. À l'automne 1919, Deng Xiaoping, sous le nom de Teng Hei Hien, fut admis à l'école préparatoire de Chongqing, pour le mouvement Travail-Études en France. Influencés par le Mouvement du 4 Mai (1919) et avec l'esprit patriotique de « salut de la patrie par l'industrie », Deng Xiaoping et quelque autres 80 élèves partirent à l'automne 1920 pour la France dans le cadre du mouvement Travail-Études. Ils arrivèrent le 19 octobre en France, puis M. Deng et son oncle s'inscrirent au collège de Bayeux, en Normandie, pour apprendre le français. C'est ici que M. Deng passa sa seule période d'« Études » en France. D'après le livre Mon Père, Deng Xiaoping écrit par Deng Rong, fille de Deng Xiaoping, le Quotidien de Bayeux d'alors publia le 22 octobre un message intitulé Les étudiants arrivent à Bayeux, qui disait : « Une vingtaine d'étudiants chinois, conduits par deux compatriotes parlant couramment le français, sont arrivés à Bayeux hier soir. Envoyés en France par leur gouvernement, ces jeunes hommes suivront les cours qui les intéressent au collège de Bayeux pour connaître la langue et les mœurs françaises. Ils sont pensionnaires. » Au bout de cinq mois, la vie des étudiants devint très difficile à cause de la réduction des fonds aux études à l'étranger attribués par les autorités chinoises d'alors. Sans financement, la période d'études de Deng Xiaoping s'acheva, et il quitta Bayeux pour commencer sa période de « Travail ».

    En 1921, M. Deng, qui n'avait pas encore 17 ans, alla au Creusot, dans le sud de la France, pour travailler comme lamineur à l'usine Schneider.

    Mais il se retrouva sans emploi après quelques mois de travail. Dès lors, il fit plusieurs petits boulots dans des villes différentes. Il travailla à la fabrique d'éventails Chambrelent dans le Xe arrondissement de Paris, au bord du canal ; à la fabrique de galoches Hutchinson dans la commune de Chalette, près de Montargis ; comme ajusteur à l'usine automobile Renault, en 1925.

    Dans le cadre de son activité professionnelle, Deng Xiaoping, comme d'autres étudiants chinois avancés, fut influencé par la Révolution socialiste d'octobre en Russie et embrassa le marxisme pour s'engager sur la voie révolutionnaire. Il s'est rappelé que durant son séjour de cinq ans et deux mois en France, sous l'influence de ses camarades avancés et du mouvement ouvrier français, sa pensée commença à changer et il se mit à lire des livres sur le marxisme et à participer à des rassemblements procommunistes de Chinois et de Français. À l'été 1922, il rejoignit la Ligue de la jeunesse socialiste chinoise (le Parti communiste de la jeunesse chinoise en Europe, PCCJ), fondée en juin 1922.

    Le 1er août, le PCCJ créa son organe de presse, Jeunesse, dont le siège se trouvait en haut d'un café situé 5 Place d'Italie, à Paris. En raison de sa belle écriture, Deng Xiaoping était chargé de faire le travail d'impression dans la rédaction. Parmi ses collègues, se trouvaient Zhou Enlai et Li Fuchun qui devinrent plus tard des dirigeants de la Chine nouvelle. Le 1er février 1924, Jeunesse fut rebaptisé Lumière rouge, et officiellement publié. Deng Xiaoping reçut le surnom de « Docteur Polycopie » du fait de son travail à la rédaction.

    Lors de sa visite en France en 1975, en marge de ses activités diplomatiques, Deng Xiaoping est allé en voiture là où il avait vécu, travaillé pour la rédaction et bu du café. Mais, il n'a pas retrouvé le petit hôtel et le café qui lui étaient familiers.

    Le 30 mai 1925, un mouvement ouvrier et anti-impérialiste éclata en Chine et gagna la solidarité des Chinois en France. Ces derniers déclenchèrent des manifestations et des dizaines d'étudiants furent expulsés du pays. Deng Xiaoping, alors membre du Comité spécial dans la zone de Lyon-Creusot, rentra à Paris pour prendre la direction de la Ligue. Le 7 janvier 1926, Deng Xiaoping partit en Union soviétique.

    « Je pense que cette expérience en France a profondément marqué M. Deng Xiaoping et l'a inspiré dans sa lutte politique et pour la construction d'une Chine moderne et ouverte sur l'extérieur », a déclaré Jacques Chirac, dans une interview écrite accordée le 19 août 2004 au Quotidien du Peuple.

    Le 15 mai 1975, après trois jours de négociations intensives à Paris, Deng Xiaoping est parti visiter Lyon, où il vécut il y a presque cinquante ans. Lors de la cérémonie de bienvenue à l'hôtel de ville de Lyon, Deng Xiaoping a prononcé une allocution, à la fin de laquelle il a crié en français « Vive l'amitié entre les deux peuples ! », paroles qui furent suivies d'applaudissements prolongés.

    sans-titre.png