• Corruption en Chine: pour confondre les fonctionnaires, les maîtresses ne sont pas des témoins fiables

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    La Chine ne doit pas compter sur les dénonciations des maîtresses de fonctionnaires pour mettre au jour des faits de corruption au sein du Parti, estimait hier l'organe de presse principal de Chine après qu'une série d'incidents de ce genre ont motivé certaines personnes à faire appel à ces femmes pour s'en prendre aux cadres corrompus.

    Dans une récente affaire très médiatisée, Liu Tienan, autrefois directeur adjoint de la Commission nationale du développement et de la réforme, avait été limogé après que sa maîtresse confia à un journaliste que Liu avait participé à une extorsion de plus de 200 millions de dollars dans plusieurs banques.

    Pourtant, le Quotidien du peuple, l'organe de presse officiel du Parti communiste, remet en cause les motifs qui ont poussé la femme à agir de la sorte et juge que la Chine ne peut compter sur de telles personnes pour combattre la corruption.

    « Même s'il arrive que, pour différentes raisons, des maîtresses de fonctionnaires corrompus soient entraînées à les dénoncer à la suite d'un conflit quelconque, leurs motifs sont à l'origine les mêmes, à savoir satisfaire leur appât du gain », commente le quotidien dans un éditorial.

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    « Certaines sollicitent directement d'importants pots-de-vin ou recherchent à s'enrichir illégalement. Si nous remettons nos espoirs de lutte anti-corruption entre leurs mains, cela revient à combattre le mal par le mal », souligne le Quotidien du peuple, qui conclut que « ce n'est pas la voie qu'il convient à notre peuple d'emprunter ».

    L'article fait encore référence à une autre affaire dans laquelle une vidéo qui exhibait les ébats amoureux d'un chef du Parti avec sa maîtresse s'était rapidement propagée sur le microblog Weibo, l'équivalent chinois de Twitter. Le cadre en question, Lei Zhengfu, avait été destitué de ses fonctions, en même temps que de nombreux autres fonctionnaires de la ville de Chongqing.

     

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    Sa maîtresse, une jeune femme de 24 ans nommée Zhao Hongxia, a été inculpée pour extorsion au moi de mai en raison de sa participation présumée dans un réseau criminel qui était parvenu à faire chanter plusieurs cadres du Parti en filmant secrètement des parties de jambes en l'air avec leur maîtresse.

    Zhao est devenue une sorte d'antihéros national en soutirant une condamnation à ceux qui qualifient son comportement d'immoral, alors que d'autres la félicitent d'avoir fait tomber Lei Zhengfu.

     

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  • Berlin, un bon exemple pour Bruxelles dans la promotion des relations commerciales avec la Chine

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    Les membres de l'Union européenne (UE) semblent être pleinement conscients des graves conséquences du protectionnisme, puisque la majorité d'entre eux s'opposent à un projet de droits de douane punitifs sur les panneaux solaires importés de Chine.

    A la suite de pourparlers organisés lundi à ce sujet entre des responsables commerciaux des deux parties, la mission chinoise auprès de l'UE a indiqué dans un communiqué que les mesures protectionnistes auraient un effet négatif sur les relations commerciales et économiques entre la Chine et l'UE.

    Le gouvernement chinois ne restera pas passif et adoptera des mesures nécessaires pour défendre ses propres intérêts si l'UE poursuit ce projet de droits compensateurs, selon le communiqué.

    Il n'est pas nécessaire d'en venir aux mains. Un dialogue et des consultations pragmatiques, permettraient d'éviter une confrontation coup pour coup, voire une guerre commerciale.

     

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    Un large éventail de dialogues ont par exemple été établis entre la Chine et l'Allemagne, pays où le Premier ministre chinois Li Keqiang a récemment effectué une visite.

    Des divergences existent bel et bien entre la Chine et l'Allemagne, mais sont de loin surpassées par la compréhension mutuelle et le consensus entre les dirigeants des deux pays.

    De multiples visites réciproques effectuées par les chefs d'Etat ou de gouvernement ont permis d'établir une confiance politique mutuelle de haut niveau, tandis que les structures économiques complémentaires des deux pays ont fait de ces derniers des partenaires plus que des concurrents.

    "Le 'Made in China' en pleine expansion et le 'Made in Germany' déjà bien établi formeront un couple heureux", a indiqué M. Li. La Chine et l'Allemagne ont signé dix-sept accords de coopération durant la visite du Premier ministre chinois, élargissant le potentiel de développement économique pour les deux nations.

    Des dialogues francs entre les dirigeants des deux pays ont également créé la possibilité de libéraliser ces deux marchés. M. Li s'est engagé à ouvrir davantage d'industries chinoises aux entreprises allemandes, et les deux parties ont exprimé leur volonté d'entreprendre des discussions au sujet de l'établissement d'une zone de libre-échange.

    Berlin est un précurseur dans le développement des relations sino-européennes, et Bruxelles doit suivre son exemple. Le protectionnisme d'une partie conduirait nécessairement au protectionnisme de l'autre. Toutes deux feraient monter les coûts des entreprises européennes et alourdiraient la facture d'électricité de l'Europe.

     

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  • Dix-huit pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, refusent d'imposer une taxe antidumping aux importations chinoises d'équipements photovoltaïques.

    Karel De Gucht, le commissaire européen au commerce, espérait bâtir un front uni face à la Chine, mais l'Union européenne se déchire sur la question des panneaux solaires. On a appris, lundi 27 mai, après une réunion d'experts des Vingt-Sept à Bruxelles vendredi, que dix-huit pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, refusaient d'imposer une taxe antidumping aux importations chinoises d'équipements photovoltaïques.

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    Le commissaire européen souhaite imposer à 47 % en moyenne les équipements photovoltaïques soupçonnés d'être exportés à perte par les fabricants chinois vers l'Europe. Une sanction que la France, l'Italie, l'Espagne ou le Portugal approuvent, désireux de sauver ce qui peut l'être de l'industrie européenne du solaire.

    L'opposition d'une majorité de gouvernements survient alors que le premier ministre chinois, Li Keqiang, en visite à Berlin, dimanche et lundi, entend convaincre les Européens de renoncer à la proposition de M. De Gucht, afin de négocier un accord à l'amiable. En marge d'une rencontre avec Angela Merkel, il a martelé que ces mesures pourraient provoquer "non seulement des dégâts sérieux à l'industrie, aux entreprises et aux emplois en Chine, mais feraient aussi du mal aux intérêts des utilisateurs et consommateurs en Europe". A ses côtés, la chancelière allemande a promis de tout faire "pour trouver une solution par la discussion et ne pas tomber dans une sorte de confrontation" avec Pékin.

    La question oppose Paris et Berlin. "Les pays qui pratiquent le protectionnisme, la Chine en fait partie, doivent accepter la réciprocité des règles et donc le gouvernement français soutient la Commission", argue Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif. "De notre point de vue, les mesures de sanction ne sont plus nécessaires et c'est pour cela que l'Allemagne a dit "non" aujourd'hui", rétorque le ministre allemand de l'économie, Philipp Rösler. Pour l'Allemagne, dont les exportations vers la Chine sont les plus importantes d'Europe, pas question d'entraver les relations commerciales, au risque de provoquer des représailles chinoises.

    "DES PRATIQUES DÉLOYALES"

    Sous pression, M. De Gucht n'a pas exclu pas de négocier lors d'une rencontre avec Zhong Shan, le vice-ministre chinois du commerce, lundi à Bruxelles. Mais d'après lui, les Chinois "n'ont fait aucune proposition spécifique", et les discussions ne pourront pas s'engager avant une première décision, temporaire, sur les taxes antidumping qu'il appelle de ses voeux, d'ici au 5 juin. A ce stade, la Commission européenne est en mesure d'imposer, pour une période de six mois, les sanctions envisagées, à moins qu'une majorité qualifiée d'Etats – soit deux tiers des voix – ne s'y oppose. Par la suite, elle aura, quoiqu'il arrive, le plus grand mal à pérenniser la mesure pour cinq ans, comme espéré d'abord à Bruxelles. Une majorité simple d'Etats peut en effet bloquer tout mouvement en ce sens.

    L'entretien avec Zhong Shan a porté sur l'enquête menée par les services de M. De Gucht à l'encontre des équipementiers de télécommunications chinois Huawei et ZTE, eux aussi soupçonnés de concurrence déloyale.

    Toute initiative des Vingt-Sept sur l'un de ces deux sujets entraînera nécessairement une réaction chinoise, a prévenu Pékin : d'après son ambassade à Bruxelles, "de telles pratiques protectionnistes ne sont pas acceptables pour la Chine et dégraderaient fortement le climat des relations économiques et commerciales bilatérales".

    M. De Gucht n'apprécie pas le désaveu infligé par les gouvernements européens, qui affaiblit sa position face aux autorités chinoises. Devant Zhong Shan, il a mis en cause la pression que la Chine exerce sur les Etats européens, pression "qui explique, selon lui, pourquoi se positionnent comme ils le font" dans la phase actuelle de consultation des capitales. "C'est le rôle de la commission de rester indépendante, de résister à toute pression extérieure, et de voir l'image d'ensemble dans l'intérêt de l'Europe, de ses entreprises et de ses travailleurs sur la base des seuls faits", a expliqué son porte-parole, John Clancy, à l'issue des entretiens. D'après lui, il faut "protéger en urgence des compagnies européennes dont la survie est menacée par des pratiques déloyales" des producteurs chinois.

    Solar World, la société allemande à l'origine de la plainte à Bruxelles contre les pratiques de Pékin en matière d'importations de panneaux solaires, est en quasi-faillite. Mais les installateurs de panneaux solaires se sont en partie mobilisés pour défendre les matériels importés de Chine. Des sanctions "préliminaires seraient très dommageables à l'industrie photovoltaïque européenne et doivent donc être évitées à tout prix", a indiqué l'Afase, une alliance d'entreprises actives dans ce secteur. Pour les industriels partisans des mesures, réunis dans le collectif EU ProSun, "l'Europe ne peut céder au chantage".

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    La patronne en Europe, c'est elle!!!

  • Exposition à Nanjing de diamants belges de grande valeur

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    Une exposition de diamants belges de grande valeur a eu lieu ce jour à Nanjing. Une collection d'une centaine de diamants de grande valeur a été mise en expostion par le commerçant belge QBT Diamonds. Selon des experts, les investissements dans les diamants sont très rentables en Chine ces dernières années.

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    La taille des diamants s'effectue surtout à Anvers (Belgique), à Tel-Aviv (Israël) et au Gujarat (Inde)  par la communauté jaïn.

    80% du diamant de joaillerie passe par Anvers.

     

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    La semaine dernière, une délégation de haut niveau de l'AWDC , y compris le président  Stéphane Fischler, a visité la province de Guangdong en Chine, dans le but de consolider davantage les excellentes relations commerciales entre Anvers et la Chine, en particulier en ce qui concerne certains marchés cibles régionaux.

    Le programme comprenait un certain nombre de réunions à Guangzhou et Shenzhen. ls ont été accueillis au centre de distribution de Shenzhen , le géant de la distribution Chow Tai Seng Jewelry Company. Comprenant plus de 300 magasins sous licence, Chow Tai Seng est l'une des plus grandes marques sur le marché chinois.

     

     

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    En outre, ils ont visité le CTGN, le plus grand gemlab de Chine. Par la suite, la délégation a rencontré une sélection des détaillants les plus importants de la région de Shenzhen.

    Le voyage a été conclu par une visite exclusive du magasin phare de bijoux de TTF. Bijoux TTF est largement considéré comme l'une des marques de bijoux les plus prestigieux de la Chine.

    Stéphane Fischler, président de AWDC: «Cette initiative est une étape importante dans notre stratégie visant à consolider les relations commerciales très réussies entre Anvers et la Chine, et plus particulièrement par l'amélioration de notre réseau commercial dans lesvilles dites  premier et second rang en Chine continentale."

  • John Rabe, l'ancien nazi devenu le "Schindler de Chine " en sauvant 250000 Chinois

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    Au moment où Chinois et Allemands resserrent leurs liens , je vous présente un Allemand d'exception, connu et reconnu en Chine et spécialement à Nanjing où il s'illustra lors du sac de Nankin.

    John Rabe , que j'ai déjà évoqué sur ce blog quand je vous ai présenté ce magnifique film allemand éponyme de Florian Gallenberger , vivait à Nanjing quand les troupes japonaises envahissaient la Chine.

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    Si je suis allé à Nanjing , la ville qui m'intéresse le plus avec Beijing du point de vue historique, c'était non seulement

    pour voir la ville martyre mais aussi chercher  et voir la maison où a vécu John Rabe à Nanjing et me rendre compte de la maison où il a hébergé , protégé et sauvé 700 Chinois.

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    La maison de John Rabe

     

    John Rabe est né le 23 novembre 1882 à Hambourg, en Allemagne. Au début du 20e siècle , Il a été engagé comme représentant principal de la Société allemande Siemens en Chine .

    Il est venu en Chine en 1909, et a travaillé en tant que représentant de la société Siemens à Beijing, Tianjin, Nanjing et consécutivement de 1911 à 1938. Vivant et travaillant en Chine pendant près de trois décennies, John Rabe s'est lié d'une profonde amitié avec le peuple chinois.

     

     

     

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    En 1937, à la veille du siège japonais de la ville de Nanjing, Rabe a été élu président du Comité international de la Zone de sécurité Nanjing. Après la prise de Nanjing par  l’armée japonaise le 13 Décembre, la ville sombra dans un abîme de torture et de terreur. Faisant l’usage de ses pouvoirs d'adhésion au parti nazi, il accueillit plus de 600 réfugiés chinois dans sa maison. Il était devenu membre du parti nazi car cela était obligatoire s'il voulait mener à bien son projet d'ouvrir une école de langue allemende en Chine . De plus ayant quitté l"Allemagne en 1909 , il était peu au courant de ce qui se passait en Allemagne. S'il a sauvé de nombreux Chinois, il a aussi sauvé un diplomate allemand d'origine juive menacé par l'administration nazie.

     

     

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     Rabe, avec une douzaine d'autres membres du comité internationales, sauva la vie de plus de 250.000 Chinois dans la zone de sécurité, une zone qui était sous sa garde et n'était pas plus grande que 4 km2. C'est dans ce bâtiment en brique  loué à Nanjing que Rabe écrivit ce qui est  connu sous le nom The Diaries of John Rabe.

    Au printemps de 1938, après son retour en Allemagne, Rabe a donné plusieurs discours publics à Berlin pour exposer les atrocités commises par les troupes japonaises à Nanjing, et a  été arrêté et persécuté par la Gestapo.

     

     

     

     

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    Les habitants de Nanjing  ont parrainé des dons et lui ont envoyé de l'argent et de la nourriture . La gratitude montrée par les habitants de Nanjing a réchauffé son cœur de l'homme et l'encouragé à vivre.

    En 1950, John Rabe est mort d'un accident vasculaire cérébral à Berlin.

     

     

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    Ce n'est qu'en 1996, presqu'un demi-siècle plus tard que John Rabe,devenu le "Schindler de Chine " , fit son chemin à travers le brouillard de l'histoire et fut réhabilité en Allemagne. Ses journaux étaient ouverts au public, son ancienne résidence au n ° 1 Xiaofenqiao a été vérifiée et confirmée, et à la demande de la population et des autorités chinoises , sa dépouille  a été déplacée à Nanjing.

     

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    Si j'ai pu trouver et visiter sa résidence de Nanjing , je n'ai pu trouver sa sépulture , comme je n'ai pu trouver de trace de l'usine Siemens qu'il dirigeait.Ce sera l'objet d'un prochain voyage.

     Maintenant, son ancienne résidence a été transformée en un lieu qui favorise l'humanitarisme et la promotion de la paix mondiale. Les habitants de la Chine  se souviendrons toujours de lui comme d'un guerrier combattant pour la paix.

     

     

     

     

     

     

     

  • Le Premier ministre chinois Li Keqiang en visite officielle offre ainsi une belle occasion d'approfondir la coopération entre la Chine et l'Allemagne, mais aussi avec l'Union européenne (UE)

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    Le Premier ministre chinois Li Keqiang est arrivé à Berlin pour une visite officielle, offrant ainsi une belle occasion d'approfondir la coopération entre la Chine et l'Allemagne, mais aussi avec l'Union européenne (UE) dans son ensemble.

    La relation sino-allemande est maintenant à son meilleur niveau dans l'histoire, et la coopération pragmatique fructueuse entre les deux pays a évolué pour devenir un modèle pour les interactions entre la Chine et l'Occident.

    Exemple révélateur du lien étroit entre Beijing et Berlin, leur mécanisme de consultation intergouvernementale regroupe des dizaines de canaux de dialogue et de communication, et représente le plus haut niveau de son genre entre la Chine et l'Occident.

    La Chine étant le premier partenaire commercial de l'Allemagne dans la région Asie-Pacifique et l'Allemagne le premier partenaire commercial de la Chine en Europe, la coopération bilatérale a atteint un niveau sans précédent.

    Pourtant, les deux pays peuvent faire plus. D'une part, la Chine se dirige rapidement vers l'industrialisation, l'informatisation, l'urbanisation et la modernisation agricole. A cela s'ajoute un engagement indéfectible à l'ouverture, ce qui promet une multitude d'opportunités.

    Ainsi, la visite en cours du Premier ministre chinois offre une belle occasion pour les deux parties d'exploiter leur énorme potentiel et d'apporter des bénéfices plus concrets à leurs peuples.

    D'autre part, cela donne également de nouvelles opportunités à l'ensemble de l'UE. Etant donné le rôle clé joué par l'Allemagne dans l'UE et l'ampleur des échanges commerciaux sino-allemands (qui représentent aujourd'hui près d'un tiers des échanges entre l'UE et la Chine), le dynamisme de la coopération sino-allemande se fait sentir partout en Europe.

    Une collaboration approfondie entre la Chine et l'UE est d'autant plus pressante que le Vieux continent croule sous les dettes et cherche à se remettre sur pied dans un contexte mondial miné par les incertitudes.

    Une Europe forte et un euro stable sont dans l'intérêt de la Chine. En unissant leurs forces, le géant asiatique et le bloc européen peuvent non seulement stimuler leur propre croissance, mais aussi contribuer davantage au développement du monde.

    Les nombreuses différences entre Chine et l'Europe font que leurs interactions conduisent inéluctablement à des frictions. Les deux camps doivent cependant faire avec et gérer toute friction ou contentieux de la meilleure façon possible, afin d'éviter que des controverses mineures ne se mettent en travers des relations bilatérales. Les deux parties ont la vision et la sagesse de le faire.

    Il est vraiment regrettable et préjudiciable que la Commission européenne ait récemment eu recours à des mesures protectionnistes contre les produits chinois, y compris un projet de taxe punitive sur les panneaux solaires et une enquête anti-dumping et anti-subvention dans le secteur des équipements de téléphonie mobile.

    Le protectionnisme nuit à tous. L'UE devrait résister à la tentation des mesures anticoncurrentielles, et collaborer avec la Chine pour promouvoir le libre échange et s'opposer au protectionnisme sous toutes ses formes.

    En outre, la concurrence, aussi équitable soit-elle, n'est pas un jeu à somme nulle. Les deux économies si complémentaires peuvent tirer pleinement parti de leurs avantages respectifs et se partager les bénéfices qui découlent d'une collaboration fructueuse.

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    Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang s'est entretenu vendredi à Berlin avec le président allemand Christian Wulff pour discuter des relations bilatérales.

     

  • "Ouvrir un nouvel horizon pour les relations entre la Chine et l'Allemagne" lettre du Premier ministre chinois Li Keqiang

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    Le Premier ministre chinois Li Keqiang a publié jeudi un article dans l'hebdomadaire allemand Die Zeit. L'article est intitulé "Ouvrir un nouvel horizon pour les relations entre la Chine et l'Allemagne".

    Ce qui suit est la version française du texte intégral de l'article:

    Je vais bientôt visiter à nouveau l'Allemagne pour renforcer la coopération entre la Chine et l'Allemagne sur tous les fronts. Les gens veulent peut-être en savoir plus sur cette visite, et je crois que l'on peut trouver des réponses à la fois dans l'évolution historique et dans la nécessité actuelle de la coopération Chine-Allemagne, ainsi que dans la réforme et l'ouverture en cours de la Chine.

    Pourquoi la Chine et l'Allemagne se rapprochent?

    La raison est simple : nos intérêts communs et nos besoins mutuels sont croissants. Au cours des dernières années, nous avons connu une croissance rapide de la coopération bilatérale dans tous les domaines, et nous considérons l'autre partie comme l'un de nos partenaires commerciaux les plus importants. Ce lien a été renforcé par notre réponse commune à la crise financière internationale. Aujourd'hui, la coopération entre nos deux pays est devenue le moteur de la coopération Chine-UE. Le commerce entre la Chine et l'Allemagne représente à peu près 30% du total des échanges de la Chine avec l'Europe. Selon les statistiques du ministère chinois du Commerce, les investissements en provenance d'Allemagne ont augmenté de 28,5% l'an dernier pour atteindre 1,45 milliard de dollars, et la Chine est devenue le troisième investisseur étranger en Allemagne en termes de nombre de projets, derrière les Etats-Unis et la Suisse. Ceci est remarquable dans un contexte économique mondiale morose.

    La coopération Chine-Allemagne a contribué à nos croissances respectives. La Chine possède un vaste marché, ce qui est notre force. Mais nous avons beaucoup appris de l'Allemagne en matière de recherche et de développement, de gouvernance et de technologies. L'Allemagne est un partenaire de la Chine sur le long terme dans sa quête de modernisation. La coopération avec la Chine a également stimulé la croissance de l'Allemagne. Le marché chinois représente 30% des ventes mondiales de Volkswagen et constitue le plus grand marché pour BMW. La Chine est également le troisième plus grand marché pour Siemens et BASF.

    Peut-on réaliser une coopération encore plus étroite?

    La réponse est oui. Bien que la coopération Chine-Allemagne ait atteint un niveau record, nous pouvons faire encore mieux. Notre commerce bilatéral, qui s'élève à plus de 160 milliards de dollars, n'est que d'environ 4% du total du commerce extérieur de la Chine, qui s'élève à 3 800 milliards de dollars. Et la part des investissements chinois en l'Allemagne est encore assez faible. Cela signifie qu'il y a un grand potentiel à exploiter dans le développement des liens commerciaux gagnant-gagnant entre nos deux pays.

    Il faut quand même noter que la Chine elle-même affiche un vaste potentiel de développement. D'ici 2020, nous allons travailler dur pour doubler la taille du PIB et le revenu par habitant de 2010. La Chine, un pays de plus de 1,3 milliard d'habitants, recherche simultanément l'industrialisation, l'application des technologies de l'information, l'urbanisation et la modernisation agricole. Chaque année, plus de 10 millions de personnes en milieu rural se déplacent vers les villes. Les choix se multiplient pour le consommateur, et l'ajustement structurel économique s'accélère. Tous ces facteurs vont libérer un énorme potentiel pour la demande intérieure.

    En particulier, la réforme en Chine apportera d'énormes bénéfices. La Chine s'est appuyée sur la réforme pour réaliser une croissance soutenue et rapide au cours des trois dernières décennies, et elle continuera à s'appuyer sur la réforme pour garantir le développement de sa croissance soutenue. La réforme en Chine est entrée dans une phase où les défis difficiles doivent être abordés. Nous allons approfondir pleinement la réforme dans des domaines clés tels que le système administratif, la politique budgétaire et fiscale, les finances et la tarification, afin de faire évoluer le modèle de croissance, améliorer la qualité de vie de la population, promouvoir l'équité sociale et révéler tout le potentiel du marché et le moteur du développement.

    L'ouverture est aussi une sorte de réforme. Faire avancer la réforme et le développement à travers l'ouverture est une expérience importante que nous avons acquise. La Chine suit une stratégie d'ouverture gagnant-gagnant. Nous soutenons vigoureusement un nouveau cycle d'ouverture pour une ouverture à la fois plus large et plus profonde. Nous allons ouvrir davantage notre commerce de services, de sorte à stimuler la croissance du secteur tertiaire. Au cours des cinq prochaines années, la Chine va importer dix mille milliards de dollars de biens et investir 500 milliards de dollars à l'étranger. Une croissance économique soutenue et la poursuite des réformes et de l'ouverture apporteront un marché encore plus prospère en Chine. Cela offrira à l'Allemagne un plus grand accès au marché asiatique et ouvrira de nouvelles perspectives de croissance aux entreprises allemandes et à la prospérité économique de l'Allemagne.

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    Que devrions-nous faire au sujet des différences entre la Chine et l'Allemagne?

    La réponse est simple : Nous devons chercher un terrain d'entente pour mettre de côté les divergences. Comme on le dit en Chine, les dix doigts sont différents en longueur. Dans ce monde coloré et diversifié, il n'est pas surprenant que les pays aient des opinions différentes. Ce qui est important est de gérer les différences correctement. En cas de différend, il ne faut pas juger les autres selon ses propres valeurs ou imposer ses opinions à autrui. Au lieu de cela, il faut se mettre à la place des autres et être accommodant. Le dialogue approfondit la compréhension et se mettre à la place de l'interlocuteur renforce la confiance mutuelle. La Chine et l'Allemagne sont ouvertes et pragmatiques. Nos peuples sont travailleurs et talentueux, et nos entreprises sont innovantes et terre-à-terre. Les perceptions différentes ne doivent pas faire obstacle à notre amitié, et une coopération plus étroite apportera plus de perspectives mutuellement bénéfiques aux deux pays.

    La coopération entre les entreprises chinoises et allemandes ne va pas affaiblir leurs puissances respectives. La concurrence n'est pas une mauvaise chose. Avec la croissance continue de l'économie chinoise, les entreprises chinoises vont devenir plus compétitives. Une coopération étroite et une concurrence saine entre les entreprises ne donneraient pas un jeu à somme nulle où l'on gagne au détriment de l'autre. Au contraire, elles contribuent à augmenter la taille du marché à partager, qui à son tour apportera plus de bénéfices aux entreprises et créera plus d'emplois. En outre, les milieux d'affaires de nos deux pays peuvent s'unir dans le développement d'un marché tiers. Pour sa part, la Chine continuera à améliorer sa protection des DPI et à s'assurer qu'il y ait un niveau de concurrence équitable pour toutes les entreprises.

     

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    Que peuvent faire la Chine et l'Allemagne pour le monde?

    La coopération entre l'Allemagne, un pays européen, et la Chine, un pays asiatique, profite à la fois à nos deux peuples et au monde en général. Un pays n'est pas destiné à rechercher l'hégémonie quand il monte en puissance. Malgré la grande taille de son économie, la Chine reste un pays en développement, un facteur qui n'est pas ignoré par ceux qui connaissent la Chine. Même si la Chine devient en effet puissante et développée, elle ne va jamais intimider les faibles. C'est parce que nous, les Chinois, qui avons tellement souffert des guerres et du chaos de l'Histoire moderne, ne voulons pas voir une telle histoire se répéter pour les autres. "Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas que les autres vous fassent", cet ancien proverbe est au coeur des valeurs chinoises et constitue une valeur essentielle partagée par nous tous.

    La Chine a encore beaucoup de chemin à parcourir sur la voie de la modernisation. Pour gouverner un grand pays avec 1,3 milliard d'habitants, il est essentiel de répondre aux besoins quotidiens de base de la population. Les Chinois veulent une meilleure éducation, des emplois plus stables, une meilleure sécurité sociale, un environnement plus confortable et une vie culturelle plus riche. Ils espèrent profiter de la stabilité sociale et du développement national. "Ceux qui ne sont pas impliqués ne savent pas combien il est difficile de gouverner". Aborder les questions de gouvernance chinoise au jour le jour exige de nous des efforts soutenus et énormes. C'est pourquoi la quête de développement pacifique de la Chine n'est pas seulement un objectif de politique étrangère, mais plus important encore, un impératif national obligatoire.

    La tendance à la mondialisation politique multipolaire et à la mondialisation économique gagne du terrain. La Chine est un fervent partisan de l'intégration européenne. Nous voyons en Europe une force importante pour la paix et la stabilité mondiales et un pôle important à l'échelle mondiale. Nous espérons que l'UE parviendra à résoudre le problème de la dette et que la zone euro renouera avec la stabilité monétaire. Nous apprécions ce que l'Allemagne a fait pour la reprise de l'Europe. Quand l'Allemagne se porte bien, c'est bon pour l'UE et la Chine. L'économie mondiale reste confrontée à des incertitudes et à une montée du protectionnisme, et il y a des risques latents dans le système monétaire et financier international. Tous les pays doivent assumer leurs responsabilités et faire preuve de sagesse afin de répondre conjointement aux défis dans les moments de difficulté. La Chine et l'Allemagne, deux grands pays responsables, devraient soutenir sans équivoque le libre-échange, s'opposer au protectionnisme et renforcer la coopération internationale, puisque cela est favorable à nos intérêts communs, mais aussi à la paix, la stabilité et le développement mondiaux.

    Donnez-nous votre bénédiction et unissons-nous pour construire des relations Chine-Allemagne encore plus fortes!

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  • "Pourquoi la Suisse?" écrit par le Premier ministre chinois Li Keqiang en visite officielle en Suisse

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    Le Premier ministre chinois Li Keqiang est arrivé jeudi soir à Zurich pour une visite officielle en Suisse, il s'agit de sa première visite en Europe depuis sa prise de fonction en mars dernier.

    M. Li doit rencontrer le président de la Confédération suisse Ueli Maurer, le vice-président et chef de la diplomatie helvétique Didier Burkhalter, et le conseiller fédéral chargé de l'Economie Johann Schneider-Ammann durant son séjour en Suisse.

    Les deux parties signeront une série d'accords touchant l'économie, le commerce, les finances, l'éducation, la culture et le changement climatique.

    M. Li a écrit un article intitulé "Pourquoi la Suisse?" publié jeudi par la "Neue Zürcher Zeitung" (NZZ), journal germanophone en Suisse.

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     Voici le texte intégral de cet article:

    La Suisse est la première destination européenne sur la liste des pays que je dois visiter après ma prise de fonctions de Premier ministre chinois. Dans la culture chinoise, être "premier" renferme toujours une valeur symbolique. La Suisse n'a été en aucune manière un choix hasardeux: nous avons bon nombre de tâches importantes à accomplir ici, qui représentent des événements marquants dans l'ouverture de la Chine, et qui ont tous à voir avec la Suisse.

    La première tâche consiste à réaliser des progrès dans l'établissement de l'Accord de libre échange Chine-Suisse (ALE). C'est au cours de ma dernière visite en 2010 que les deux pays ont convenu d'accélérer les préparatifs pour un ALE. Depuis plus de trois ans, les ministères et les agences pertinentes des deux pays ont travaillé de manière énergique dans les négociations, et sont parvenus à une conclusion après neuf cycles de négociations. Avec l'arrivée de l'ALE, la Suisse deviendra le premier pays en Europe continentale et la première des 20 grandes économies du monde à conclure un ALE avec la Chine, dont les conséquences seront importantes.

    En 2012, le volume commercial des deux pays a atteint 26,3 milliards de dollars, dont 22,8 milliards de dollars d'exportations suisses vers la Chine. Cela veut dire que chaque homme, femme et enfant suisse a exporté 2 800 dollars vers la Chine. Pour conclure cet accord de haute qualité avec la Suisse, la Chine a fait des efforts énormes. Cela démontre pleinement que la Chine ne s'arrêtera pas dans son ouverture et qu'elle s'est fermement engagée à soutenir le régime commercial multilatéral, à promouvoir vigoureusement la libéralisation commerciale régionale, et à accélérer la mise en oeuvre de la stratégie de l'ALE. Par ailleurs, un accord FTA de bonne qualité entre la Chine et la Suisse montrera le bon exemple. Il renforcera non seulement notre coopération commerciale et d'investissement, mais enverra aussi un message fort au reste du monde que nous rejetons le protectionnisme commercial et d'investissements et soutenons la libéralisation et la facilitation commerciale. Cela donnera une impulsion aux relations commerciales entre la Chine et l'UE, apportant des bénéfices tangibles aux consommateurs et commerces dans nos deux pays, et contribuera au commerce mondial et au redressement économique.

    La seconde tâche est d'accélérer les échanges et la coopération financière entre les deux parties. La Suisse possède la plus forte densité de banques. Elle dispose d'un secteur financier solide et d'une riche expérience en matière de règlementation financière. Renforcer la coopération avec la Suisse dans les domaines de la règlementation financière, de l'élaboration de politiques macroéconomiques, du développement de marchés des capitaux et d'autre domaines est conforme aux besoins de la Chine pour le développement de son économie d'ouverture. La Chine introduit davantage de réformes et d'ouverture dans son secteur financier, en faisant la promotion constante d'une réforme du taux d'intérêt orientée vers le marché, en rendant le RMB convertible sous le compte de capital, en mettant en place un système d'investissements à l'étranger par des investisseurs individuels, et en améliorant le régime de réglementation financière. Tout cela offrira de nouvelles possibilités d'interactions et de croissance à nos entreprises financières. En même temps, la Chine et la Suisse peuvent travailler ensemble dans le cadre du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et au sein d'autres institutions financières internationales, afin d'apporter une plus grande contribution pour maintenir la stabilité financière internationale et promouvoir la croissance économique mondiale.

    La troisième tâche consiste à renforcer la confiance et la compréhension mutuelles. La profondeur du développement de nos relations et de notre coopération pragmatique dépend de notre capacité à saisir de nouvelles opportunités, et plus important encore, de notre compétence à atteindre un niveau plus élevé de confiance et de compréhension mutuelles.

    La Suisse est parmi les premiers pays occidentaux à avoir établi des relations diplomatiques avec la Nouvelle Chine. La première entreprise industrielle commune aux capitaux mixtes en Chine après le lancement de la réforme et de l'ouverture a été établie avec la Suisse. La Suisse fait également partie du premier groupe de pays européens ayant reconnu le statut d'économie de marché de la Chine. Tout cela constitue la base de notre confiance mutuelle. Mais pour aller encore plus loin, nous devons accomplir beaucoup plus. J'espère que ma visite en Suisse approfondira non seulement la compréhension et la confiance au niveau de la direction, mais accroîtra également la prise de conscience et la reconnaissance au niveau public dans nos pays respectifs, semant ainsi plus de graines d'amitié pour les échanges entre les deux peuples.

    Quant aux opportunités que peuvent offrir le développement de la Chine, je vais laisser les chiffres parler d'eux-mêmes: le PIB chinois de 2012, en termes comparables, a plus que doublé depuis 2000, avec une hausse de 320%. Pour doubler le PIB de 2010 d'ici 2020, la Chine a besoin de maintenir un taux de croissance d'environ 7%. Au cours des cinq prochaines années, la Chine importera des marchandises d'une valeur de 10 000 milliards de dollars du reste du monde, et ses investissements à l'étranger atteindront 500 milliards de dollars. En avançant vigoureusement l'urbanisation d'une manière stable, la Chine verra des centaines de millions d'habitants ruraux se transformer en population urbaine, déclenchant une demande croissante sur le marché. Tous ces éléments soulignent les perspectives énormes de développement économique de la Chine et les opportunités de croissance qu'elles apporteront à la Suisse et aux autres pays.

    En ce qui concerne les politiques du gouvernement chinois, je tiens à souligner ce qui suit: au niveau national, nous allons faire un effort tous azimuts pour approfondir la réforme orientée vers le marché, libérer les dividendes de la réforme, continuer à développer l'économie, améliorer les conditions de vie du peuple, promouvoir l'égalité sociale et assurer des opportunités égales pour tous. Au niveau extérieur, nous allons poursuivre une stratégie d'ouverture gagnant-gagnant. Nous allons ouvrir davantage de domaines et de secteurs, le secteur des services en particulier, afin de faciliter la réforme, le développement et la transformation économique de la Chine.

    Pour ceux qui demeurent perplexes face aux différends entre la Chine et la Suisse, je tiens simplement à mentionner que c'est totalement inutile. La Chine travaille pour assurer la croissance, protéger les droits de l'Homme et promouvoir la loi. Compte tenu de contextes historiques, culturels et de développement différents, il est pratiquement inévitable que les deux pays aient quelques différends. C'est seulement à travers un apprentissage mutuel que nous pouvons tirer profit de nos forces respectives. Nous devons toujours faire preuve de respect et de compréhension mutuels, améliorer les échanges et la communication, se regarder l'un et l'autre avec un esprit ouvert, et élargir progressivement nos intérêts communs en vue d'obtenir des résultats gagnant-gagnant.

    Ma dernière visite en Suisse il y a trois ans en tant que vice-Premier ministre chinois reste fraîche dans ma mémoire. Durant cette visite de quatre jours, j'ai eu des discussions approfondies avec des dirigeants du gouvernement et des rencontres avec des entrepreneurs, et malgré une neige abondante, je suis allé à Davos pour la réunion annuelle du Forum économique mondial. Cette visite s'est avérée enrichissante et gratifiante. Maintenant, alors que l'ombre de la crise financière internationale est toujours présente, les pays doivent continuer à travailler à l'unisson en ces temps difficiles, s'abstenir d'adopter un protectionnisme commercial et d'investissement, en particulier à travers des mesures d'anti-dumping et compensatoires fréquentes, et se prémunir contre les retombées négatives de la politique monétaire d'assouplissement quantitatif.

    Quant à la visite actuelle, j'y ai grandement réfléchi, et il y a tant de choses que je voudrais accomplir. Mais mon temps en Suisse est limité, et il est impossible de tout faire. Pour que la coopération apporte des résultats concrets, nous avons besoin que les entreprises, les communautés et les gouvernements des deux pays déploient des efforts conjugués. En effet, nos deux pays ont déjà très bien fait à cet égard, mais nous pouvons faire encore mieux.

    C'est pourquoi j'ai choisi de visiter la Suisse.

    Traduction de la lettre du Premier ministre chinois , écrite en chinois et publiée en allemand.

  • Vendredi 24 mai - Journée mondiale de prière pour l’Eglise en Chine (Pape François)

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    Le pape François a lancé un appel à prier, le 24 mai, en communion avec les Chrétiens de Chine à l’occasion de la fête de Notre Dame de Sheshan honorée au sanctuaire de Shanghaï.

    "Vendredi 24 mai est la journée dédiée à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Soutien des chrétiens, vénérée avec une grande dévotion dans le sanctuaire de Sheshan, à Shanghai", a rappelé le pape.

    Le pape a lancé cet appel à tous les catholiques du monde : "J’invite tous les catholiques du monde à s’unir par la prière aux frères et sœurs qui sont en Chine, pour implorer de Dieu la grâce d’annoncer humblement et joyeusement le Christ mort et ressuscité, d’être fidèles à son Église et au Successeur de Pierre et de vivre chaque jour au service de leur pays et de leurs concitoyens en cohérence avec la foi qu’ils confessent."

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    Le pape a lui-même prié immadiatement la Vierge de Sheshan : "Faisant nôtres ces paroles de la prière à la Vierge de Sheshan, je voudrais invoquer Marie avec vous : « Notre Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine, malgré les difficultés quotidiennes, continuent de croire, d’espérer, d’aimer, afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus ». Marie, Vierge fidèle, soutiens les catholiques chinois, permets que leurs laborieux efforts soient toujours plus précieux aux yeux du Seigneur et fassent grandir l’attachement et la participation de l’Église qui est en Chine au cheminement de l’Église universelle."

    Le 27 mai 2007, le Pape Benoît XVI avait adressé une lettre aux évêques, prêtres, consacrés et laïcs, de l’Eglise catholique en République populaire de Chine. Publiée en chinois, anglais, français et italien, elle se compose de deux parties ("Situation de l’Eglise. Aspects théologiques", "Orientations pour la vie pastorale") et d’une conclusion. Elle est accompagnée d’une note explicative qui retrace, notamment, la situation de l’Eglise en Chine ces 50 dernières années.

     

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    C’est dans cette lettre que Benoît XVI a institué cette Journée de prière en disant : "Chers Pasteurs et fidèles, le 24 mai, qui est consacré à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Auxiliaire des chrétiens — vénérée avec tant de dévotion dans le sanctuaire marial de Sheshan à Shangaï —, pourrait devenir, dans l’avenir, une occasion pour les catholiques du monde entier de s’unir par la prière à l’Église qui est en Chine."

     

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    Située au sommet du Sheshan de l'Ouest, à Songjiang, Notre-Dame de Sheshan est le célèbre lieu de pèlerinage des catholiques de Chine. C'est en 1925 que la cathédrale a jeté ses fondations et les travaux ont pris fin en 1935. En tant que monument historique remarquable, elle figure sur la liste du patrimoine culturel protégé par la municipalité de Shanghai.

    Adresse : Sur le mont Sheshan de l'Ouest, dans le bourg de Sheshan

    Tél. : 57651521

    Accès : Branche B de la ligne 1 du tourisme, ligne Huchen, ligne Hushekun, ligne Shangshe ou ligne Nanshe.

    Heures d'ouverture : 9h-16h

  • l'UE doit revoir ses propositions sur l'importation de panneaux solaires chinois (André Flahaut)

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    La Commission européenne doit rapidement évaluer la situation pour revoir ou atténuer ses propositions concernant l'importation de panneaux solaires chinois, a annoncé le président de la Chambre des représentants de Belgique, André Flahaut, mercredi à Beijing.

    Lors d'une conférence de presse accordée à des journalistes chinois, M. Flahaut a déploré l'absence de concertation avant la prise de certaines décisions par la Commission européenne.

    Selon le président de la Chambre basse du Parlement fédéral belge, l'Europe doit adopter une approche équilibrée à l'égard de ses partenaires commerciaux et économiques et il ne faut pas être sélectif selon l'origine ou la provenance de certains produits.

    La solution à la crise de la dette souveraine européenne et à la crise financière mondiale ne se trouve ni dans un ultralibéralisme débridé ni dans un protectionnisme aveugle, a-t-il souligné, ajoutant qu'un dialogue était nécessaire afin de relancer de façon durable des politiques qui profitent aux différents partenaires.

    M. Flahaut a hautement apprécié les relations bilatérales entre la Belgique et la Chine. Il a espéré que les deux pays pourraient consolider les secteurs traditionnels de coopération et développer de nouveaux secteurs tels que l'éducation, la recherche, le tourisme, l'épuration des eaux, le traitement des ordures et les nouvelles énergies.

    M. Flahaut a effectué une visite en Chine du 18 au 22 mai. Il s'agissait de sa première visite à Beijing en tant que président de la Chambre des représentants de Belgique.

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    André Flahaut et André Lamy, ils ont le même prénom et ils ont la même dégaine. On pourrait très facilement les

    confondre

    Question: qui est le Président de la Chambre et qui est l'humoriste belge?