• C'est le président français Jacques Chirac qui a le plus boosté le tourisme chinois

    L'armée de soldats en terre cuite de Xi'an, mondialement connue, attire chaque jour un grand nombre de touristes chinois et étrangers. Si ce simple site archéologique est devenu un grand label touristique pour la ville de Xi'an, voire pour toute la Chine, et jouit d'une grande réputation et d'un attrait formidable en Chine comme à l'étranger, le mérite en revient à un président français, Monsieur Jacques Chirac, qui l'a qualifiée de « huitième merveille du monde ».

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    Bien entendu, la contribution au développement du tourisme chinois de M. Chirac, grand passionné de la culture chinoise et expert archéologique, ne se limite pas à ce site de statues en terre cuite. On peut citer bien d'autres exemples, comme les sculptures rupestres de Dazu, à Chongqing, les sites de Erlitou et de Sanxingdui dans la province du Henan qui doivent aussi leur réputation aux éloges de Chirac. Il faut peut-être surtout mentionner cette photo de Chirac surpris par un journaliste français : il lisait, au cours d'une réunion de l'Union européenne, un livre sur l'archéologie chinoise, car il devait trouver celle-ci plus intéressante que la réunion elle-même.

     

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    L'ancien président français Jacques Chirac visite le musée de l'histoire du Shaanxi en 2006

     

     

    En comparaison avec les éloges faits sur les nouilles de Beijing par le vice-président américain Joe Biden (en Chine en août 2011) et du premier ministre canadien Stephen Harper (venu à Beijing en février dernier), il est certain que les présidents français ont contribué davantage à la promotion du tourisme en Chine, tant en ampleur qu'en profondeur. Monsieur Chirac a par ailleurs un autre vœu à exaucer : écrire un scénario de film sur la vie du poète chinois Li Bai. Si cela se réalise, ce sera sans doute une autre contribution d'un président français à l'essor du tourisme chinois.

     

     

    D'autre part, depuis que la France a obtenu le statut de pays de destination des touristes chinois, approuvé par le gouvernement chinois, elle figure très souvent en tête de liste des pays préférés des touristes chinois. Il est donc juste d'affirmer que la France exerce une influence positive sur le voyage des Chinois à l'étranger.

    Un trait très marquant a été la très forte augmentation des touristes chinois en France. Selon les enquêtes de Global Refund, la France est le premier choix parmi les pays européens des touristes étrangers pour leurs achats. Un tiers des achats des touristes chinois est réalisé en France. Ceux-ci ont dépensé, en France en 2010, 650 millions d'euros (6,13 milliards de yuans) pour des marchandises détaxées, obtenant ainsi trois ans de suite le titre de rois des achats.

     
  • La baisse de l'euro encourage le tourisme chinois en Europe, sauf en Grèce

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    Le retrait  probable de la Grèce de la zone euro a assommé le tourime grec. Selon de nombreuses agences touristiques, la baisse de l'euro à moins de huit yuans a effectivement encouragé les touristes chinois à partir en UE, sauf en Grèce, pour faire des voyages et bénéficier des coups de balai sur les prix, notamment des produits de luxe.

     

    La saison touristique vient de commencer en Europe, et la forte baisse de l'euro contre le yuan a remarquablement rendu les voyages, la consommation, et en particulier les marchandises de luxe moins chers. Les tours à destination de l'Europe proposés par les agences de tourisme, qu'ils soient en groupe ou individuels, ont bien marché pour cet été.

     

     

    « Toutes les places sont déjà vendues chez nous pour les projets de juillet et août », a annoncé He Yong, directeur adjoint de Xiecheng Tourisme. Les tarifs des vacances d'été ont à peine augmenté de moins de mille yuans sur la saison morte.

     

    Par ailleurs, la saison promotionnelle qui va commercer en juin en Europe permettra de maintenir l'enthousiasme des touristes chinois, selon M. He. A part des trajets traditionnels France-Italie-Suisse, et Allemagne-Autriche sur le thème des Contes de fée et anciens châteaux, les projets à destination de l'Europe de l'Est, en Hongrie, en République tchèque, ou en Autriche, se vendent tous très bien.

     

     

    Selon des agences, les produits de luxe sont beaucoup moins chers en Europe qu'en Chine, et cet écart se creuse davantage avec la baisse de l'euro contre le yuan. C'est aussi un motif pour les Chinois de voyager en UE. Sur les demandes des clients, pas mal d'agences ont rajouté des visites de centres commerciaux dans leurs projets, par exemple les visites de Marne la Vallée Village près de Paris ou de magasins de discount en Italie, devenus indispensables pour pas mal de touristes chinois.

     

    La situation de la Grèce est exceptionnelle en tout état des choses. Le nombre des touristes a continué à diminuer malgré l'arrivée des vacances, à cause de la crise sans issue des dettes publiques, de la haute probabilité du retrait du pays de la zone euro, et de la situation politique instable. La Grèce est traditionnellement une destination préférée des touristes chinois, mais cette année, le nombre de clients a baissé de près de 60 % par rapport à l'année dernière, a révélé Wei Bin, responsable des projets de vacances de tuniu.com, agence de voyage en ligne.

     

    Selon des initiés, le tourisme, pilier économique de la Grèce, a subi un coup dur en raison de la crise des dettes publiques ces dernières années. Le revenu du secteur a atteint 10,5 milliards d'euros en 2011, soit 15,7 % du PIB national. Mais cette année, on prévoit une forte réduction avec la baisse remarquable du nombre de touristes étrangers. En revanche, les agents invitent leurs clients à suivre de près l'évolution de la situation politique, mais à se rassurer de la sécurité lors de leur voyage en Grèce.

  • Les salaires chinois enregistrent une croissance à deux chiffres

    Le salaire annuel moyen des urbains chinois travaillant dans les sociétés non privées a atteint 42 452 yuans (6 717 dollars) en 2011, en hausse de 14,3% en base annuelle, a annoncé mardi le Bureau d'Etat des statistiques (BES).

    Après une prise en compte de l'inflation, les salaires ont connu une augmentation réelle d'environ 8,5%, selon le BES.

    En outre, le salaire annuel des citadins travaillant dans les sociétés privées a progressé de 12,3% (après la déduction de l'inflation) pour atteindre 24 556 yuans en 2011, selon les données du BES.

    Ces chiffres sont basés sur une enquête effectuée auprès de 1,48 million d'organisations non privées et de 620 000 sociétés privées.

    A Shenzhen les pensions de retraite augmentent depuis 3 ans selon une fourchette de 10 à 15% par an.

  • Pourquoi les dirigeants occidentaux devraient s'abstenir de rencontrer le Dalaï-lama

     

    A de nombreuses reprises, la Chine a clairement fait savoir que le Dalaï-lama, engagé depuis plusieurs décennies dans des activités visant à séparer le Tibet de la Chine, ne devait pas être reçu par les dirigeants étrangers.

    Toute rencontre avec le Dalaï-lama, qu'elle soit privée ou officielle, sera considérée par la Chine comme une approbation tacite des activités de ce sécessionniste anti-chinois, et comme une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine, ce qui conduira inévitablement à un durcissement des relations bilatérales.

     


     
    Les calculs des dirigeants occidentaux qui rencontrent le Dalaï-lama sont assez simples.

    Ils souhaitent certes construire une relation positive avec la Chine, qui représente un marché prometteur pour leurs exportations et un partenaire de plus en plus crédible dans les affaires internationales ; mais trop souvent, ils sont également victimes de l'idée erronée qu'accorder audience au Dalaï-lama leur permettra d'apporter la preuve de leur intégrité morale et de marquer facilement des points politiques dans leur propre pays.

     

     


    Il est impossible pour la Chine d'accepter les prétextes avancés pour ces rencontres, qui ne devraient avoir lieu en aucune circonstance, même à titre privé.
    Aucun pays ne peut à la fois chercher à obtenir des avantages économiques et commerciaux dans ses relations avec la Chine, et porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Chine, y compris sur la question du Tibet.

    La Chine adopte toujours une attitude sincère dans sa coopération avec les pays occidentaux, notamment en cette période de crise de la dette dans la zone euro et de ralentissement économique mondial.

     


     
    Le président chinois Hu Jintao, le Premier ministre Wen Jiabao ainsi que d'autres dirigeants chinois ont exprimé à maintes reprises leur confiance dans les capacités de l'économie européenne, et se sont engagés à l'aider à retrouver le chemin de la croissance économique.
     

     

     

     

     
     
     
  • A propos de l'Euro, la Chine « devrait se préparer »pour se prémunir , disent les experts

    Bien qu'il n'y ait qu' « un léger » risque que la Grèce quitte la Zone Euro, la Chine devrait prendre des mesures pour se prémunir contre les effets possibles de ce scénario du pire, selon les experts.

    Après que le taux de change du Yuan ait plongé en dessous de 8 Yuans pour un Euro mercredi, il a atteint 7,97 contre l'Euro jeudi, son plus haut niveau depuis juin 2002.

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    Duncan Freeman, chercheur à l'Institut bruxellois pour les études contemporaines de la Chine, pense que l'Euro restera fragile jusqu'à ce qu'il y ait une véritable résolution de la crise, non seulement en Grèce, mais aussi plus largement dans la Zone Euro. »Il n'y a aucun signe nous laissant croire que cela se produira de sitôt », a déclaré M. Freeman.


    Les commentaires de Duncan Freeman ont été repris par les analystes chinois.

    « Si les pays européens ont vraiment des plans de sortie de la Grèce, ils devraient les élaborer tranquillement en privé, pas les mettre sur la place publique », a déclaré Liu Mingli, un chercheur à l'Institut d'études européennes à l'Institut chinois des relations internationales contemporaines.

    « C'est comme le débat sur le relèvement du plafond de la dette des États-Unis l'an dernier. Un accord final sera conclu à la dernière minute, mais chaque partie tente de mettre autant d'atouts dans son jeu avant l'arrivée du moment final », a dit M. Liu.

    Cependant, « bien que la possibilité (d'une sortie grecque) soit très faible, elle n'est pas pour autant nulle, et le résultat (d'une sortie de la Grèce) ne sera pas un petit résultat », a-t-il dit.

    Peng Wensheng, économiste en chef chez China International Co Capital, estime que la croissance du PIB mondial pourrait chuter à la moitié seulement de ce qu'elle était lors de la crise mondiale de 2009, avec pour résultat un taux de croissance de la Chine ralentissant à 6,5 %, sans prendre en considération des ajustements de politique possibles.



    « Si la Chine devait élaborer ses propres plans, elle devrait réduire son exposition aux actifs en euros sur le court terme, qui sont susceptibles de se déprécier car il y aura des sorties de capitaux de la Zone Euro sur une grande échelle après la sortie de la Grèce », a dit M. Liu.

    « Sur le long terme, la Chine devrait réduire sa dépendance envers les exportations vers l'Europe, chercher davantage d'opportunités dans les marchés émergents et stimuler sa demande intérieure, car le marché européen restera déprimé pendant des années », a-t-il ajouté.

    Selon M. Liu, les investissements chinois, comme dans les ports grecs, restent prometteurs sur le long terme. Mais sur le court terme, la Chine devrait faire une plus large utilisation des instruments dérivés pour compenser les fluctuations des taux de change.

    « Un affaiblissement de l'Euro va causer une pression directe sur les exportations chinoises vers l'Europe, qui sont déjà stagnantes en raison de la faible demande là-bas, du fait de la crise de la dette », a déclaré Zhang Lihua, professeur et chercheur au Centre pour les Études Européenes de l'Université Tsinghua.
    « Mais d'un autre côté, cela pourrait être une bonne nouvelle pour les exportateurs européens vers la Chine et attirer davantage l'attention des investisseurs chinois », a-t-elle ajouté.

    Selon Mme Zhang, les exportations européennes vers la Chine se heurtent encore à beaucoup de limitations, car plus de 150 documents liés aux politiques d'exportation concernant la Chine ont été émis depuis 2004, dont la plupart comportent des restrictions.

    « La balle est dans le camp des pays européens, s'agissant de l'opportunité ou non de supprimer ces restrictions frappant les exportations de produits high-tech et militaires ».

    « Mais il y a peu de chances que ça arrive, compte tenu de la complexité du processus décisionnel entre les pays européens », a-t-elle dit.

    Pierre Defraigne, Directeur exécutif du Madariaga College à la Fondation de l'Europe, compare l'Europe, telle qu'elle fait face à la crise en cours, à un gruyère – c'est-à-dire un fromage plein de trous.
    Par cela, il veut parler des déficits dans la gouvernance de la Zone Euro, notamment le manque de politiques communes d'ensemble.

     



    « Il n'y a pas de leadership au niveau européen. Il y a seulement des dirigeants nationaux qui tentent d'exercer un leadership collectif en Europe. Et ça, c'est le travail du Conseil Européen », a déclaré M. Defraigne.

    Malgré plusieurs sommets européens destinés à coordonner les actions des Etats membres, il estime que les dirigeants européens ne sont pas en mesure de mettre le bien-être de l'Europe au-dessus de celui de leurs pays respectifs.

    « Il y a un contraste entre l'Europe et la Chine. La méthode chinoise n'est, bien sûr, valable que pour la Chine elle-même ».

    « Toutefois, nous devons encore tenir compte de deux atouts majeurs des dirigeants chinois : la capacité à mettre en œuvre des réformes et la continuité ».

    M. Defraigne dit qu'il n'est ni optimiste ni pessimiste quant à la situation actuelle dans la Zone Euro. Il pense que « le prix réel à payer » pour une disparition de l'Euro sera l'affaiblissement inévitable de l'Europe, ce qui nuira au multilatéralisme.

    « C'est un risque réel », a-t-il dit.



    Au début de la rencontre, le Président français François Hollande a cherché à convaincre les nations de la Zone Euro à émettre des Euro-obligations, les fameux « Eurobonds », malgré la résistance de l'Allemagne.
    Le bloc des 27 nations devant prendre des décisions relatives à la croissance lors d'un sommet fin Juin, M. Hollande a déclaré que les euro-obligations « permettrait aux pays d'accéder plus facilement à des financements sur les marchés monétaires ».

    En tant que plus grand créancier, l'Allemagne insiste sur la réduction des dépenses dans les pays endettés comme la Grèce, l'Espagne et le Portugal, qui ont affaibli leur potentiel de croissance.

     

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    Le Président du Conseil Européen Herman Van Rompuy a déclaré qu'il est évident que présenter "la réduction des déficits», comme l'opposé de la « croissance » est un faux débat.

    « Ce sont les deux faces d'une même médaille Sans des finances publiques saines, il ne saurait y avoir de croissance durable ; mais sans une croissance durable, les mesures destinées à mettre nos niveaux d'endettement sous contrôle seront vaines », a déclaré M. Van Rompuy.

    M. Van Rompuy a déclaré l'UE veillera à ce que les fonds structurels et les instruments européens soient mobilisés pour mettre la Grèce sur la voie de la croissance et de la création d'emplois.

    « Poursuivre les réformes indispensables pour restaurer la viabilité de la dette, favoriser les investissements privés et renforcer ses institutions est la meilleure garantie pour un avenir plus prospère dans la Zone Euro », a déclaré M. Van Rompuy. « Nous espérons que, après les élections, le nouveau Gouvernement grec fera ce choix ».

     



    Frank Schwalba-Hoth, ancien membre du Parlement Européen, estime lui, en revanche, qu'après les élections du 17 juin prochain, ou au plus tard en automne, la Grèce quittera la Zone Euro parce que le nouveau Gouvernement rejettera fermement les mesures d'austérité.

    M. Schwalba-Hoth a déclaré que la Grèce figurera certainement à l'ordre du jour et que la stabilité et la croissance feront aussi l'objet de discussions par les dirigeants.

    Il a toutefois exprimé sa confiance dans l'avenir de l'Euro.

    « L'Euro a besoin d'une crise pour en sortir plus fort », a-t-il conclu.

    Source: le Quotidien du Peuple en ligne

  • Un haut dirigeant chinois met l'accent sur la protection des droits de l'Homme

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    Le haut dirigeant chinois Zhou Yongkang a exhorté les policiers et les membres de la magistrature à prendre conscience de l'importance de protéger les droits de l'Homme tout en luttant contre les crimes en Chine.

    Zhou Yongkang, secrétaire du Comité des affaires politiques et législatives du Comité central (CC) du Parti communiste chinois (PCC), a fait cet appel alors qu'il présidait vendredi à Beijing une réunion sur la version révisée du Code de procédure pénale.

    Adopté en mars durant la session législative annuelle du pays, le code révisé aborde, dans son premier chapitre sur les principes de base, la nécessité de "respecter et protéger les droits de l'Homme".

    Zhou Yongkang, également membre du Comité permanent du Bureau politique du CC du PCC, a indiqué qu'une importance égale devait être attachée à la répression des crimes et à la protection des droits de l'Homme.

    Selon lui, toute condamnation doit être étayée par des preuves, et toute preuve doit s'avérer authentique au travers de procédures juridiques.

    Le code stipule que les aveux et autres preuves extorqués par des moyens illégaux, tels que la torture, doivent être rejetés au cours des procès.

    Le Code de procédure pénale actuel de la Chine a été promulgué en 1979 et a été amendé pour la première fois en 1996.

  • La Chine riposte aux critiques américaines avec un rapport sur l'état des droits de l'Homme aux États-Unis

    La Chine a répondu aux critiques et distorsions américaines sur l'état des droits de l'Homme dans le pays en publiant un rapport sur la situation des droits de l'Homme aux Etats-Unis.

    Ce rapport, intitulé "L'Etat des droits de l'Homme aux Etats-Unis en 2011", a été publié par le Bureau de l'information du Conseil des affaires d'État (gouvernement central), en réponse au Rapport sur les droits de l'Homme dans le monde en 2011 publié le 24 mai par le Département d'Etat américain.

    Il s'agit du 13e rapport annuel publié par la Chine en réaction aux critiques américaines.

    Le rapport américain est rempli de propos excessivement critiques sur l'état des droits de l'Homme dans près de 200 pays et régions, ainsi que de distorsions et d'accusations concernant la cause des droits de l'Homme en Chine. Les États-Unis ont cependant fermé les yeux sur l'état déplorable des droits de l'Homme sur leur propre territoire et sont restés silencieux sur cette question", a indiqué le rapport chinois.

    Le rapport "L'État des droits de l'Homme aux États-Unis en 2011" vise à révéler au monde la "véritable situation des droits de l'Homme" dans le pays et à "exhorter les États-Unis à réfléchir à leurs propres actions", explique le document.

    Le rapport chinois couvre les questions des droits de l'Homme autour de six thèmes : la sécurité de la vie, de la propriété et des personnes, les droits civils et politiques, les droits économiques, sociaux et culturels, la discrimination raciale, les droits des femmes et des enfants et les atteintes américaines aux droits de l'Homme dans d'autres pays.

    Les faits cités dans le rapport correspondent à une part faible mais représentative de la situation lamentable des droits de l'Homme aux Etat-Unis, indique le document.

    Le bilan peu reluisant des Etats-Unis en matière de droits de l'Homme ne leur confère aucune légitimité morale, politique ou juridique pour agir comme "juge [mondial] des droits de l'Homme", se placer au-dessus des autres pays et publier, année après année, un rapport sur l'état des droits de l'Homme dans le monde afin d'accuser et de critiquer les autres pays, martèle le rapport chinois.

    Dans son propre rapport, la Chine conseille au gouvernement américain de regarder en face ses propres problèmes en matière de droits de l'Homme et d'arrêter ses "pratiques impopulaires" consistant à utiliser les droits de l'Homme comme instrument politique pour s'ingérer dans les affaires intérieures d'autres pays, salir l'image des autres nations et rechercher ses propres intérêts stratégiques. La Chine appelle également les Etat-Unis à cesser de pratiquer "deux poids deux mesures" sur cette question et d'arrêter leur politique hégémonique sous prétexte de défendre les droits de l'Homme.

    Le rapport affirme que les violations des droits civils et politiques aux Etats-Unis sont "graves" et que le pays se ment à lui-même en prétendant être le "pays de la liberté".

    L'arrestation des manifestants du mouvement Occupy Wall Street a permis d'avoir "un aperçu de la vérité concernant la liberté et la démocratie prétendues par les Etats-Unis", a ajouté le rapport.

    L'égalité ethnique et la liberté religieuse aux Etats-Unis ne sont qu'une étiquette

    Les soi-disantes égalité ethnique et liberté religieuse aux Etats-Unis ne sont rien d'autre qu'une étiquette prétentieuse, indique le rapport 2011 sur les "Droits de l'Homme aux Etats-Unis" publié vendredi par la Chine.

    "Les minorités ethniques et les non-Chrétiens subissent des discriminations dans les domaines du maintien de l'ordre, de la justice et de la religion, ce qui fait que les soi-disantes égalité ethnique et liberté religieuse dans ce pays ne sont rien de plus qu'une étiquette prétentieuse", souligne ce rapport, publié par le Bureau de l'Information du Conseil des affaires d'Etat.

    En citant des rapports d'organes de presse américains, le document indique que le Département de la police de New York avait procédé à 600 000 interpellations en 2010, et que 84% d'entre elles concernaient des afro-américains ou des hispaniques.

    "D'après les rapports, le nombre d'hommes non-hispaniques noirs incarcérés est dix fois plus élevé que celui des hommes non-hispaniques blancs", précise le rapport chinois.

    D'après un sondage mené par "Pew Research Center", 52% des musulmans interrogés ont déclaré que leur groupe était placé sous surveillance gouvernementale, et 28% d'entre eux ont indiqué qu'ils avaient été traités avec ou avaient fait l'objet de suspicions.

    La démocratie américaine devient de plus en plus un système au service des riches

    La démocratie américaine est de plus en plus influencée par la capitalisation et devient un système au service des riches, a dévoilé vendredi le rapport 2011 sur l'état des droits de l'Homme aux Etats-Unis publié par le Bureau de l'information du Conseil des affaires d'État de Chine.

    Ce rapport fait ainsi office de réponse au Rapport 2011 sur l'état des droits de l'Homme dans le monde publié le 24 mai par le Département d'Etat américain.

    Comme un commentaire l'a dit, l'argent est un atout électoral indéniable dans le système politique américain, la cour suprême ayant autorisé les entreprises privées à utiliser leur puissance économique pour soutenir les politiques et candidats favorables à leurs affaires, ou au contraire repousser les politiques et candidats qui pourraient nuire à leurs intérêts commerciaux, a fait remarquer le rapport.

  • La déclaration d"être empoisonné par les agents chinois" du Dalaï-Lama est en vue d'attirer les supports économiques

    Ces derniers jours, le Dalaï-Lama a encore fait son apparition sur la scène internationale, en déclarant que quelques femmes agents secrets avaient tenté de l'empoisonner, et que des agents secrets chinois étaient en train de recueillir son sang, ses cheveux, et son urine. Selon le spécialiste chinois du Tibet, Lian Xiangmin, ces propos sensationnels, prononcés avant les Jeux Olympiques, ressemblent à une drôlerie racontée par une star périmée, et ont pour but d'attirer les supports économiques des occidentaux, et de gagner des points sur son plan politique.

    Le 14e Dalaï-Lama s'est rendu à la mi-mai à Londres pour y recevoir le prix Templeton et plus d'un million de livres sterling de prime, et a rencontré le Premier ministre britannique, David Cameron à titre "privé". Lors d'un entretien avec la presse britannique, il a déclaré que la Chine avait formé des agentes secrètes, qui étaient déguisées en croyantes et avaient appliqué du poison sur leurs cheveux, pour l'empoisonner lorsqu'il donnait sa bénédiction. En même temps, le soi-disant "gouvernement en exil du Tibet" a publié la déclaration suivante : « la Chine est en train de recueillir en secret du sang, des cheveux, et de l'urine du Dalaï-Lama, pour déterminer son état de santé. » Sur ces déclarations, le ministère chinois des Affaires étrangères a estimé qu'elles ne méritaient pas d'être réfutées, parce que le Dalaï-Lama et son groupe ont l'habitude de diffuser des mensonges.

     

    D'après Lian Xiangmin, membre du centre de recherches en tibétologie de Chine (CRTC), les mouvements récents du groupe du Dalaï-Lama ont une liaison évidente avec les JO qui auront lieu à Londres cet été.

    « Il faut faire attention à cette période. Cette année est l'année des JO, et les Jeux auront lieu en Grande-Bretagne. Si le Dalaï-Lama a tenu ces propos en Grande-Bretagne à cette période, c'est évidemment pour attirer l'attention du monde entier. Les JO constituent toujours le focus du monde. Pour le Dalaï-Lama, c'est une opportunité de créer un sujet d'actualité brûlante et d'attirer les attentions. »

     

    Selon M. Lian, le groupe du Dalaï-Lama est habile pour prendre un air pitoyable et agonisant, afin de conquérir la sympathie du peuple occidental. Pour le Dalaï-Lama, qui n'a aucun capital politique, il s'agit de son seul moyen d'obtenir un soutien financier, et de faire survivre son groupe. M. Lian :

    « Selon nos analyses, le Dalaï-Lama ne possède pas beaucoup de fonds. Pour survivre, il ne peut qu'attirer l'attention, comme une star, et renforcer son influence dans les pays occidentaux. Les dons, des partisans du Dalaï-Lama, sont très importants pour son groupe. D'ailleurs, en profitant de ces attentions, le Dalaï-Lama pousse la masse à exercer une pression sur les gouvernements occidentaux, qui peuvent exercer une pression sur le gouvernement chinois. Ca, c'est la valeur du Dalaï-Lama. Comme une star périmée, il a peur de perdre l'attention. »

    Le site Web "Tibet.cn" a publié le 21 mai un article signé par Yiduo, en indiquant que la déclaration « d'empoisonnement » du Dalaï-Lama était absurde et indigne. Selon cet article, même la presse occidentale a rapporté cet événement avec un doute, en utilisant des titres tels que « Le Dalaï-Lama a peur des femmes assassins » ou « Le Dalaï-Lama craint les cheveux imprégnés de poison ». Le journal américain "GlobalPost" a écrit que si la Chine voulait tuer le Dalaï-Lama avec des cheveux vénéneux, la vraie menace pour lui serait les moines volants, car le Dalaï-Lama aurait besoin d'un nouveau médecin pour soigner son vertige. A l'origine, le Dalaï-Lama avait envie de défigurer le gouvernement chinois, mais finalement, c'est lui qui est devenu le point d'attroupement, a conclu cet article.

    Bien que le 14e Dalaï-Lama ait déjà annoncé sa retraite du poste de chef politique du "gouvernement en exil du Tibet", et transféré ses pouvoirs au "Premier ministre", il joue quand même un rôle important pour gagner des points sur son plan politique. On écoute Lian Xiangmin.

    « Le Dalaï-Lama a annoncé sa retraite et la transmission de ses pouvoirs. Mais en réalité, il est toujours le numéro 1 du "gouvernement en exil du Tibet". Tout le "gouvernement", voire le "Premier ministre", exécute servilement l'ordre du Dalaï-Lama. C'est ce qu'on a constaté dans un discours prononcé récemment par le "Premier ministre". En effet, le Dalaï-Lama est la seule carte à jouer pour ce groupe. Si le Dalaï-Lama avait perdu les attentions, ce groupe n'aurait plus de capacité. »

    A long terme, le Dalaï-Lama doit encore respecter, et cultiver son esprit, au lieu d'inventer des attentats que la Chine n'a en rien besoin de faire, a ajouté M. Lian.

  • Nouvelle désinformation à propos du Tibet: Lettre ouverte à M. Daniel Couvreur, journaliste au Soir

    Voici une lettre ouverte de André Lacroix, auteur de la traduction

    Mon combat pour un Tibet moderne. Récit de vie de Tashi Tsering (éd. Golias, 2010)

    de l’original anglais The Struggle for Modern Tibet. The Autobiography of Tashi Tsering

    par Melvyn Goldstein, William Siebenschuh et Tashi Tsering

    Lettre ouverte à M. Daniel Couvreur, journaliste au Soir

    Cher Monsieur Couvreur,

    Dans Le Soir des 19 et 20 mai 2012, vous annoncez l’ouverture au Musée Hergé de Louvain-la-Neuve d’une exposition intitulée Au Tibet avec Tintin.

    On peut y lire :

    « Fanny Rodwell, fondatrice du Musée et légataire universelle de l’œuvre d’Hergé, a tenu à monter cet événement pour que personne dans le monde n’oublie la situation dramatique du Tibet : ‘Une culture et une riche spiritualité sont en passe de disparaître là-bas. On compte déjà 1,2 millions de morts (…)’ ».

    Je n’arrive pas à comprendre qu’un journaliste puisse ainsi se faire l’écho d’une contrevérité aussi énorme. Mme Rodwell étant manifestement plus compétente dans le maniement des millions de francs, de dollars et d’euros, son estimation du nombre de victimes tibétaines n’a pas beaucoup de signification. Par contre, il est infiniment regrettable qu’un journaliste en arrive à cautionner un telle aberration. Ce serait trop facile, cher Monsieur Couvreur, de vous en tirer en faisant remarquer que vous avez mis entre guillemets les propos de Fanny Rodwell : les lecteurs du Soir attendent des journalistes qu’ils fassent preuve d’esprit critique, qu’ils soient capables de prendre du recul par rapport à ce qu’ils rapportent et de recadrer les informations.

    Nul ne devrait ignorer en 2012 que ce chiffre de 1 200 000 morts, apparu pour la première fois en 1984, est un des mensonges forgés par l’entourage du dalaï-lama afin de tenter de gagner l’opinion occidentale à ses thèses indépendantistes[1]. Mais qu’en est-il de la réalité ?

    En 1999, le journaliste Patrick French est allé sur place à Dharamsala pour enquêter sur les allégations des indépendantistes tibétains ; il y a constaté que leurs chiffres avaient été systématiquement manipulés, ce qui l’a décidé à démissionner de la présidence de Free Tibet[2].

    Le politologue Barry Sautman a lui aussi démontré que ces chiffres avaient été inventés de toutes pièces : selon les autorités tibétaines en exil, il y aurait eu très précisément : 156 758 personnes exécutées, 432 067 tombées sur le champ de bataille, 413 151 mortes de faim, 92 931 décédées sous la torture, 174 138 dans les camps et, le comble, très exactement 9 002 suicides[3] ! Outre que les Tibétains n’avaient pas l’habitude de recenser les nouveau-nés ni de compter les morts, on mesure le caractère entièrement fictif de ces curieuses précisions quand on sait que le Tibet était alors sous surveillance chinoise et que les chiffres émanent du « gouvernement tibétain en exil ».

    Si besoin en était encore, la pyramide des âges confirme qu’il n’y a jamais eu de génocide au Tibet : on n’y constate aucun « trou » démographique significatif, mais seulement un tassement dans la tranche de … 0 à 4 ans, comme cela se passe dans beaucoup de pays… avancés[4].

    La population tibétaine globale, estimée à quelque 2 500 000 dans les années 50 dépasse aujourd’hui 6 000 000 : comment cet accroissement spectaculaire aurait-il pu avoir lieu si le prétendu génocide avait eu lieu ? Cela prouve à suffisance que nous sommes en présence d’une formidable mystification, qui, à force d’être ressassée usque ad nauseam, risque d’apparaître comme une vérité.

    Ce n’est pas la première fois, hélas, que Le Soir se laisse aller, à propos du Tibet, à écrire n’importe quoi. On se souvient notamment du reportage fantaisiste et partial de Philippe Dutilleul publié dans Le Soir en juillet 2009, sous le titre Tibet, l’improbable pays conquis : ce ramassis d’erreurs et d’approximations n’avait donné lieu à aucun démenti de la part du quotidien. J’espère que cette fois Le Soir aura à cœur de publier la présente.

    Veuillez agréer, cher Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

    André Lacroix,

  • Tibet : 1 000 moines et nonnes signent une pétition exprimant leur amour pour la patrie et la religion

    Un millier de moines et de nonnes de la région autonome du Tibet (sud-ouest de la Chine) ont participé à une campagne de signature afin d'exprimer leur amour pour la patrie et la religion.

    Geshe Lama Konchog. Photo by Nick Dawson.

    Ils ont apposé leur signature lundi dans des monastères de la préfecture de Shannan pour exprimer leur résolution d'obéir à la loi et au dharma, de déterminer le bien du mal, de préconiser l'harmonie et de rechercher la paix.

     

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    Le nombre de signataires a dépassé 80% du total des religieux enregistrés dans la préfecture, a indiqué Dawa Tsering, chef de l'association du bouddhisme de la préfecture et organisateur de l'événement.

    "Un bouddhiste ne doit jamais oublier qu'il représente les préceptes de Bouddha et se doit d'être responsable pour le bien-être de la religion, des êtres humains et du pays", a-t-il indiqué alors qu'il dirigeait la signature dans le monastère Samye du district de Chanang.

    Losang Khedrup, un moine du monastère, a déclaré : "nous signons volontairement pour mieux promouvoir la tradition d'amour envers notre pays et notre religion".

    Le monastère Samye, construit il y a plus d'un millénaire, est le premier monastère bouddhiste au Tibet et le lieu d'origine de la secte Nyingmapa du bouddhisme tibétain.

     

    Depuis le début de 2010, le gouvernement central a alloué environ 80 millions de yuans (12,7 millions de dollars) pour restaurer ce vieux temple.

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    Située à environ 200 km de Lhassa, capitale de la région, et jonchée de monastères, la préfecture de Shannan est surnommée le point d'origine de l'ethnie tibétaine.