11/03/2012

Les informations provenant de Dharamsala et de dalai lama sont bidonnées

Le long texte des « Etudiants tibétains » est farci d’informations fausses venant de Dharamsala. C’est dommage car le dialogue s’appauvrit en un duel mensonges-réfutations alors qu’il pourrait enrichir une réflexion à un autre niveau.

Exemple : « … le Gouvernement Tibétain en Exil est maintenant doté d’une constitution moderne et démocratique, un parlement en exil est élu. Le Dalaï Lama a renoncé à toute activité politique et le Premier ministre est un laïc. Le mouvement de soutien au Tibet n’est pas religieux et n’a jamais visé à ré-introduire une « théocratie ».

Depuis plus de 50 ans le d-l ne travaille qu’à retrouver son trône, le gouvernement en exil est une caricature népotique de démocratie qui fait la chasse aux dissidents, le d-l s’active politiquement partout dans le monde, etc. J’y reviendrai, preuves à l’appui si nécessaire.

Mais je voudrais ici apporter un exemple de bidonnage fabriqué à Dharamasala.

 

Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des fausses et il a démissionné de son poste. En particulier, il a étudié les chiffres collectés par un frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup. Entre autres falsifications, French a constaté que les chiffres des morts consécutifs à des affrontements avec l’armée chinoise pouvaient être comptés jusqu’à cinq fois, pour peu que cinq réfugiés les rapportent. Ainsi, le bilan (repris et publié partout dans le monde) établi par Dharamsala allait se monter à 1,2 millions de morts sur 1,5 millions de Tibétains mâles à l’époque. La croissance de la population tibétaine ne pourrait dès lors s’expliquer que par la polygamie et une surhumaine fécondité.

Elisabeth Martens en parle dans son livre Histoire du bouddhisme tibétain. La compassion des puissants » : « Une calculette en poche, il a voulu vérifier ce chiffre exorbitant de “ 1,2 millions de victimes ”. Avec amertume, French note dans son rapport : “ au bout de seulement trois jours de travail, il devint clair que le chiffre de 1,2 millions de morts tibétains ne pouvait être accepté (...) Le plus dérangeant dans ce total, peut-être, était le fait qu'on n'y relevait que 23 364 femmes. Ce qui aurait voulu dire que 1 076 636 victimes étaient des hommes, chose clairement impossible, étant donné que les Tibétains de sexe masculin n'étaient qu'environ 1 million 250 000 en 1950 (...) C'était dérangeant, mais je me voyais obligé d'en conclure que cette enquête (celle par le gouvernement de Dharamsala), si elle était bien intentionnée, était inutilisable d'un point de vue statistique et très loin de satisfaire aux exigences occidentales en ma matière. Ce fut le choc . !” (« Tibet, Tibet. Une histoire personnelle d’un pays perdu”, P.French, Albin Michel, 2005).

 

 

08:53 Écrit par wang dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, tibet, maxime vivas, dali lama, dharamsala | |  Facebook | | |  Imprimer |

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