• Le nombre de Chinois scolarisés dans le supérieur a doublé dans la partie continentale de Chine entre 2000 et 2010

    Le nombre de Chinois scolarisés dans le supérieur a plus que doublé sur la dernière décennie dans la partie continentale de Chine, selon les chiffres du recensement publiés jeudi par le Bureau d'Etat des Statistiques (BES).

    La proportion de Chinois éduqués dans le supérieur a atteint 8 930 personnes pour 100 000 en 2010, contre 3 600 pour 100 000 en 2000, selon les chiffres du BES.

    Environ 119,6368 millions de Chinois ont été scolarisés dans le supérieur sur la partie continentale.

    Environ 4,08% des Chinois dans la partie continentale sont illettrés, en baisse de 2,64 points de pourcentage par rapport aux chiffres de 2000.

    Le nombre de personnes arrivées au lycée dans leur éducation est passé à 187,9860 millions de personnes, soit 14 032 pour 100 000 personnes en 2010, contre 11 146 personnes pour 100 000 personnes en 2000.

    Le nombre de personnes arrivées au collège dans leur éducation est passé à 519,6564 millions de personnes, soit 38 788 pour 100 000 personnes en 2010, contre 33 961 personnes pour 100 000 personnes en 2000.

    Cependant, le nombre des personnes avec pour seul bagage l'éducation primaire était de 358,7640 millions, soit 26 779 pour 100 000 personnes en 2010, contre 35 701 pour 100 000 personnes il y a dix ans.

  • Exploration des « pyramides de la civilisation des ethnies han et tibétaine » sur le plateau Qinghai-Tibet

    Une tombe ancienne de Reshui.

    Une tombe ancienne de Reshui.

    En roulant 140 km sur la route Qinghai-Tibet vers l'ouest depuis le célèbre lac salé Chaka, on arrive à Dulan, un bourg historique et culturel. C'était un lieu incontournable sur la Route de la soie méridionale. Il dépendait du royaume antique de Tuguhun, durant la période des dynasties du Sud et du Nord (420-581).

    A Dulan, on ne peut pas manquer d'explorer les « pyramides de la civilisation des ethnies han et tibétaine », qui sont en réalité un ensemble de tombes anciennes situées dans le canton de Reshui, à 30 km du chef-lieu de Dulan. Cette appellation vient de l'envergure de l'ensemble des tombes, de leur grand nombre, et de la grande quantité d'objets découverts au cours des fouilles. Ces objets anciens étaient originaires de la Plaine centrale, Tubo et Tuguhun, dans l'antiquité. Comme un monument historique, l'ensemble des tombes de Reshui témoigne du mélange des ethnies han, tibétaine et d'autres depuis des milliers d'années, selon Xu Xingguo, expert de l'institut d'archéologie de la province du Qinghai.

    La rivière de Chahan Wusu serpente dans la vallée de Reshui entourée par des montagnes, dans lesquelles des milliers de tombes anciennes reposent paisiblement. Dans un rayon de 200 km allant de Xiariha à Balong se trouvent plus de 2 000 tombes anciennes de différentes tailles, dont 200 rien que dans la vallée de Reshui, explique Mao Lansheng, chef du service de gestion des vestiges du district de Dulan.

    L'ensemble des tombes anciennes de Reshui.

    L'ensemble des tombes anciennes de Reshui.

    On suppose que la plus grande des tombes est celle du roi Tuguhun. À flanc de montagne, le tombeau royal ressemble à un aigle déployant ses ailes. Il comprend un tumulus et une chambre mortuaire.

    Le royaume de Tuguhun a maintenu sa capitale dans le district de Dulan pendant 271 ans, de 417 à 688, et était un lieu important reliant la Plaine centrale à Tubo. Selon Xu Xinguo, pendant longtemps après le VIIe siècle, le Corridor de Hexi a été bloqué à cause de guerres, et seul le chemin passant par Chaidamu au sud était praticable. Basé autour du lac de Qinghai, le royaume de Tuguhun a bâti des châteaux et des postes de relais, tout en organisant des échanges commerciaux et en entretenant la Route de la soie. C'est ainsi qu'il assuma une grande responsabilité dans les contacts entre l'Orient et l'Occident.

    Selon Xu Xingguo, des milliers d'étoffes de soie de couleurs vives et aux motifs clairs ont été découvertes dans les tombes de Reshui. « Tant les chambres mortuaires que les objets anciens exhumés sont du style de la dynastie Tang (618-902) », affirme Xu. « Presque toutes les grandes tombes comprennent des chambres antérieures, postérieures et latérales, une structure de mausolée utilisée par l'ethnie han depuis la dynastie des Han (206 av. J.-C. -220). Le tombeau du roi Tuguhun ressemble particulièrement à une tombe des Han découverte à Beijing. Cela signifie qu'à cette époque-là, cette structure de mausolée était largement utilisée au sein de la communauté tibétaine et dans les tribus de Tuguhun. 80 % des objets anciens exhumés sont des soies ornées de motifs d'oiseaux et de bêtes. D'autres articles comme des pièces de monnaie et des miroirs portent des caractères chinois ».

    Le centre de préservation culturelle de Tuguhun à Dulan est en cours d'agrandissement pour une présentation détaillée de 200 trésors découverts dans les tombes, afin de faire mieux connaître la diffusion des cultures de différentes ethnies sur le plateau Qinghai-Tibet.

    « Nous espérons que l'ensemble des tombes deviendra une fenêtre de connaissance sur les cultures tibétaine, han, de Tuguhun, et même sur les contrées occidentales », souligne Mao Lansheng.

  • Chine:Inauguration de l'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011

    Cérémonie d'inauguration de l'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011

    Cérémonie d'inauguration de l'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011

    L'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011 est inaugurée le 28 avril dans la capitale de la province chinoise du Shaanxi (ouest).

    Plus de 100 jardins représentant le style de diverses villes chinoises et d'autres pays pourront être admirés par le public pendant 178 jours. C'est la troisième fois que la Chine organise cette exposition, après une édition à Kunming en 1999, et à Shenyang en 2006.

    Inauguration de l'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011

    Inauguration de l'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011

    Cérémonie d'inauguration de l'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011

    Cérémonie d'inauguration de l'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011

    Cérémonie d'inauguration de l'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011

    Cérémonie d'inauguration de l'Exposition universelle d'horticulture de Xi'an 2011

  • Cent ans de développement en Chine

    Shanghai 1911

    Les trente années de réforme et d'ouverture en Chine ne sauraient être séparées des cent dernières années de développement social, pas plus qu'elles ne sauraient l'être de 5 000 ans d'histoire. Les trente dernières années devraient être considérées comme un processus de continuation dans la conceptualisation du « modèle chinois », qui diffère du « modèle occidental ».

    On peut diviser le modèle chinois en trois parties. La révolution sociale de la construction de la Nation a débuté à la fin de la Dynastie Qing (1644-1911), avec pour résultat indépendance et souveraineté politiques. Puis un système économique de temps de guerre a été adopté après 1949 pour pouvoir obtenir une pleine reconnaissance internationale et renforcer la défense nationale. Enfin, en 1979, le niveau de vie de la population est devenu la priorité.

    Tout cela fait partie de la progression logique de la poursuite de la modernisation par la Chine lors du siècle passé.

    Le modèle chinois a acquis ses caractéristiques à partir de plus d'un siècle de réformes économiques, politiques et sociales, et il est le reflet des 5 000 années d'histoire du pays. En d'autres termes, le modèle chinois reflète la vitalité particulière de la civilisation chinoise.

    Les caractéristiques du modèle peuvent être grossièrement divisées en trois groupes : praticité rationnelle, populisme et bonne gouvernance fondée sur la volonté publique.

    La misère sous le régime corrompu de Tchang Kaï-chek( Jiǎng Jièshí)

     
    La première caractéristique suit la tradition du rationalisme pratique, une fusion des cultures qui couvre tout, mais qui est sélective. Depuis la Dynastie Han (202 av JC-220 ap JC), la société chinoise a assimilé différentes écoles de pensée, dont le confucianisme, le taoïsme, le bouddhisme, le légalisme, le monisme et d'autres philosophies encore.

    Cela a passé au tamis les aspects bénéfiques de cultures hétérogènes (et même étrangères), puis les a converti pour coller aux réalités de la société, ce que l'on peut en gros appeler sinisation. C'est cette capacité qui joue un rôle central dans le modèle chinois. Et à la différence de l'occidentalisation, c'est un processus d'intériorisation.

    La deuxième caractéristique, la tradition populiste, est la poursuite de l'égalité entre les riches et les pauvres, qui a modelé le développement économique et social depuis les périodes anciennes de l'histoire. La fin de la période féodale dite des Printemps et Automnes (770-476 av JC) a été causée par des guerres civiles entre Etats vassaux, et la véritable société civile n'a pris forme que sous les Dynasties Qin (221-206 av JC) et Han.

    Historiquement, l'objectif du populisme était la prospérité et l'égalité pour tous. Tandis que la modernisation de la Chine s'est construite à partir d'une révolution civile, c'est un fort pouvoir populiste qui a stimulé l'économie du pays, et empêché que le marché ne soit livré à lui-même et que la société ne se divise entre les pauvres et les très riches. Rien d'étonnant à ce que la prospérité pour tous soit devenue le moteur le plus puissant de ces dernières années.

    Mao proclame la naissance de la République Populaire de Chine , à Beijing en 1949

     


    La troisième caractéristique est la bonne gouvernance, dans laquelle la légitimité du parti et du gouvernement au pouvoir ne vient pas d'une élection unique mais d'une bonne gouvernance sur le long terme.

    Pour être tout à fait objectif, une forte pression publique a toujours accompagné le processus entier d'administration dans le modèle politique chinois. Tant au niveau du Gouvernement Central que des gouvernements locaux, la légitimité politique dépend du mandat public, un processus indispensable dans toute décision et action concrètes.

    Ce système est radicalement différent de celui des gouvernements occidentaux, qui sont pour la plupart investis par un processus d'élections périodiques. En Occident, la démocratie ne se reflète qu'au moment des élections, mais en Chine la démocratie doit suivre le processus entier de l'administration, ce qui met une pression aussi énorme que continue sur le Gouvernement. Et avec une pression pareille, le Gouvernement se doit encore de prendre la responsabilité de tous les problèmes sociaux. Ou alors il perdra sa légitimité politique.

    D'un point de vue développement social et responsabilité du Gouvernement, ce modèle a des avantages évidents. C'est seulement si l'on comprend ces trois facteurs que l'on peut pleinement saisir le degré de satisfaction des Chinois envers la vitesse et la direction de l'actuel processus de développement, que l'on constate dans des sondages effectués par des organisations comme le Pew Research Center.

    Pour comprendre la signification universelle du modèle chinois, il est nécessaire de faire la distinction entre sa signification universelle et le modèle lui-même. Cela veut dire tout simplement que le modèle chinois peut servir de référence, mais qu'il ne saurait être copié.

    Aussi, sa signification universelle se trouve dans son influence sur des pays similaires au développement récent, qui pour la plupart ne sont pas occidentaux, et du fait qu'il peut être utilisé comme modèle de référence pour d'autres pays qui sont encore en train de développer leurs propres modèles.

    L'hommage de la ville de Shenzhen au grand leader de la Chine Nouvelle , Deng Xiaoping.

     

     

     

     

    La Chine d'aujourd'hui: Shenzhen.

    La Chine aujourd'hui : Shanghai.

    La Chine aujourd'hui : Beijing.

    La Chine aujourd'hui : Tianjin

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    La Chine aujourd'hui : Guangzhou (Canton).

  • John Rabe , membre du parti Nazi , qui sauva 250000 chinois lors du massacre de Nankin par les troupes japonaises

    L'histoire que je tiens à vous conter est une histoire peu banale et le héros de cette histoire est un personnage hors du commun.  Ce n'est pas moi qui ai sorti ce personnage surprenant de l'oubli et du tréfonds des oubliettes de l'histoire , si j'en viens à vous présenter John Rabe , c'est qu'un réalisateur allemand Florian Gallenberger a eu la bonne idée de faire un film qui relate la vie de cet allemand ,membre du parti nazi ,qui a eu une existence romanesque telle que certains n'hésitent pas à le comparer à Schindler et est connu en Chine sous le nom du "Bouddha vivant de Nanjing ".


    John Rabe (23 novembre 1882-5 janvier 1950) est un homme d'affaires allemand  qui après une carrière de plusieurs années en Afrique s'est embarqué pour  la Chine en 1908 , où il travailla  de 1910 à 1938 pour Siemens AG à Shenyang, Beijing et Tianjin, puis à Shanghaï et plus tard à Nanjing (Nankin).Après avoir envahit la Chine en 1931 , le Japon bombarda Nanjing en 1937 et  les soldats japonais envahirent la ville où ils massacrèrent 300000 civils chinois , ils violèrent les femmes , égorgèrent femmes et enfants .Rabe crée alors , avec d'autres ressortissants étrangers, un Comité et une zone internationale pour fournir aux civils de Nanjing nourriture et abri. Lui et les administrateurs de la zone internationale entreprennent  alors de circonscrire le massacre perpétré par les soldats nippons en protégeant de leur mieux les civils.Les gens sont pris de panique et Rabe ouvre les portes de l’usine pour que ses ouvriers et leurs familles puissent venir s’y réfugier. . Alors que l’armée impériale japonaise traite la population civile chinoise avec une brutalité insoupçonnée, Rabe et les siens parviennent à arracher aux Japonais la zone de sécurité prévue. Des centaines de milliers de gens affluent vers la zone.On estime que Rabe sauva de la sorte plus de 250000 chinois.

    Le prince Asaka , grand-oncle de l'Empereur Hirohito qui commandait les troupes japonaises à Nanjing

     Il est rapatrié en Allemagne par sa compagnie en février 1938. Membre du parti nazi, il profite de ses contacts pour se rendre en avril à Berlin où il donne quelques conférences sur les atrocités de Nanjing, notamment au Bureau des Affaires étrangères d'Alfred Rosenberg. Lors d'une cérémonie confidentielle, il reçoit la médaille de la Croix-Rouge allemande sur recommandation de l'ambassadeur allemand à Nanjing.
    Il écrit  à Hitler en offrant de lui transmettre un film et des photographies montrant les  atrocités de Nanjing . Dans cette lettre , il demande à Hitler  d'user de son influence afin de persuader les Japonais d'arrêter les massacres.Cette démarche eu comme seul résultat qu'il fut détenu et interrogé par la Gestapo, puis libéré grâce à l'intervention de Siemens AG.

    Victimes du massacre japonais de Nanjing


    Aptès la guerre ,il est dénoncé comme nazi et arrêté par les Soviétiques, puis remis aux Britanniques. Il est finalement exonéré de toute charge par les forces d'occupation. Néanmoins, il perd son travail et survit après guerre grâce à des colis mensuels de nourriture et d'argent envoyés par les habitants de Nanjing qui pourtant à l"époque étaient relativement pauvres et parfois dépourvus de l'essentiel.
    Après la guerre, Il meurt d'une crise cardiaque le 5 janvier 1950. En 1997, sa dépouille est transférée de Berlin à Nanjing où elle est accueillie avec les honneurs. Il repose désormais à l'emplacement du mémorial du massacre.
    Depuis décembre 2006, il y a un centre de recherche nommé „Rabe“ dans l’ancienne résidence à Nanjing de John Rabe . Le Service autrichien à l'étranger fut invité à y envoyer des jeunes volontaires autrichiens de la paix.
    On ignorearit tout de ce fabuleux personnage si en 1996 , Iris Chang n'avait retrouvé ses mémoires qui furent traduites en anglais publiées sous le titre The Good man of Nanking (Knopf, 1998).

     

    Soldats japonais exécutant leurs basses oeuvres à Nanjing

    Iris Shun-Ru Chang , née le 28 mars 1968, décédée le 9 novembre 2004 est une historienne et journaliste chinoise connue pour son best-seller Le Viol de Nankin (1997) qui raconte l'histoire du massacre de Nankin. Elle s'est servie des mémoires de John Rabe comme preuve intangible des massacres de Nanjing perpétrés par les Japonais qui à ce moment en niaient toujours l'existence.

    Iris Shun-Ru Chang (Irène Chang)

    Corps d'enfants chinois , assassinés par les soldats japonais

     

  • L'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen se déroule à l'Université Tsinghua

     

    L'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen se déroule à l'Université Tsinghua(1)

    Après les J.O. de Beijing en 2008 , les Jeux Asiatiques de 2010 à Guangzhou , sans oublier l'Exposition Universelle de Shanghai , Shenzhen organise cette année les Universiades à Shenzhen.

    L'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen se déroule à l'Université Tsinghua(2)

    Le 25 avril, la cérémonie d'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen s'est déroulée à l'Université Tsinghua.

    L'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen se déroule à l'Université Tsinghua(3)

    Le 25 avril, la cérémonie d'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen s'est déroulée à l'Université Tsinghua. Cinq étudiants représentant les cinq continents s'y sont rassemblés pour allumer la flamme. Son départ est prévu le 4 mai, soit 100 jours avant l'ouverture de l'événement, depuis l'Université de Beijing.

    L'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen se déroule à l'Université Tsinghua(4)

     

    L'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen se déroule à l'Université Tsinghua(6)

     

    L'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen se déroule à l'Université Tsinghua(7)

     

    L'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen se déroule à l'Université Tsinghua(8)

     

     

    L'allumage de la flamme de l'Universiade de Shenzhen se déroule à l'Université Tsinghua(10)

     

     

     

  • Des téléviseurs à énergie solaire installés chez les paysans de la région tibétaine du Sichuan

    Le 23 avril, Zhanma, une paysanne du village de Dumuling, ajuste l'antenne de réception satellite du téléviseur digital.

     

    Le 23 avril, Zhanma, une paysanne du village de Dumuling, ajuste l'antenne de réception satellite du téléviseur digital.

    Afin d'améliorer les conditions de vie des paysans pauvres de la région tibétaine de Khampa et de leur offrir un nouveau portail culturel, la province chinoise du Sichuan a gratuitement installé chez eux des téléviseurs digitaux portatifs dotés de batteries solaires et des paraboles satellites.

    Le 23 avril, Zhanma regarde la télévision malgré une coupure temporaire de courant.

    Zhanma regarde la télévision malgré une coupure temporaire de courant.

  • Coopération médiatique Chine-Afrique : une force commune pour la vérité

    Pendant plus de 150 ans, les informations à l'échelle mondiale ont été pour la majeure partie produites par les médias des pays riches, qui les ont diffusées vers les pays pauvres. Les informations traitant de la situation dans les pays pauvres et diffusées dans ces pays ont été véhiculées à travers les organismes de presse des pays riches.

    Depuis des décennies, des pays en développement ont mené une bataille difficile contre la dominance de l'Occident dans le flux des informations à l'échelle mondiale. Grâce à l'émergence du monde en développement, un rééquilibre dans ce domaine commence à pointer à l'horizon.

    Ce changement ouvre une scène à la Chine et à l'Afrique pour faire entendre leur voix et faire connaître au reste du monde ce qui se passe véritablement sur leurs terres.

    C'est dans ce contexte que Li Changchun, le haut responsable chinois en matière de communication, a pris part jeudi à un séminaire à Nairobi, auquel ont participé des représentants de médias chinois et africains, pour explorer les moyens de multiplier les échanges journalistiques sino-africains.

    Eloignées géographiquement, la Chine et l'Afrique ont eu longtemps recours aux médias occidentaux pour savoir ce qui se passait chez l'autre, des médias qui n'ont pas toujours reflété la réalité, a déclaré M. Li, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC).

    Il est donc nécessaire pour les médias des deux communautés d'établir des liens directs, a noté le dirigeant chinois.

    LA DOMINANCE OCCIDENTALE ET SES PREJUGES

    Les médias occidentaux ont joué un rôle dominant dans le flux d'informations dans le monde, formant l'opinion publique mondiale sur nombre de sujets, selon un article publié en 2009 dans le magazine chinois "Qiu Shi" (Recherche de la vérité).

    Les médias occidentaux, forts de leurs ressources financières, ont déployé des journalistes dans le monde entier pour collecter des informations, ceci à travers le prisme des valeurs occidentales, et diffusent les informations dans les pays dont les médias n'ont pas les moyens d'envoyer leurs propres correspondants à l'étranger, a fait remarquer le magazine chinois.

    En monopolisant le marché des informations dans le monde, les médias occidentaux, qui produisent au total 90% des informations d'actualité internationale, ont marginalisé les voix du reste du monde, a noté Qiu Shi. Et ils ont tendance à projeter des images négatives des pays en développement comme la Chine ou des pays d'Afrique.

    En 2005, le président rwandais Paul Kagame a fait la critique de médias occidentaux donnant de l'Afrique l'image d'un continent accablé par la mauvaise gouvernance, les guerres civiles et d'autres maux, tout en ignorant les développements positifs dans la région.

    Quand un verre est à moitié plein, certains peuvent aussi le décrire comme à moitié vide, a un jour ironisé l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.

    Dans les faits, des journalistes occidentaux ont décrit depuis longtemps l'Afrique comme un "continent sombre" ou "continent en faillite", plongé dans la guerre, la maladie et la corruption.

    Nicolas Kristof, un journaliste du journal américain New York Times, a gagné le prix Pulitzer pour ses reportages sur la crise au Darfour (Soudan). Ce reporter a dit de l'Afrique que c'était un "continent où rien, ou presque rien, ne marche".

    Sur un autre continent, la Chine n'a joui que rarement de points de vue positifs des médias occidentaux à son égard, qui lui ont parfois attribué les étiquettes de "néocolonialiste" ou "prédateur d'énergie" à l'heure où Beijing renforce ses relations économiques avec les Africains.

    Heureusement, beaucoup d'Africains voient les choses d'un autre oeil.

    Les colonisateurs occidentaux dans le passé "n'ont laissé rien de bon dans notre pays", a déclaré Pierre Essama Essomba, président du Conseil des médias au Cameroun, et de noter que la Chine a aidé son pays à construire des centres de conférence, des écoles, des hôpitaux et des autoroutes au cours des trois dernières décennies.

    Nombreux sont ceux qui en Afrique et en Chine, pensent que le moment est venu pour leur pays de projeter à l'extérieur leurs propres images. Le seul moyen de briser le monopole de la presse occidentale, c'est la coopération entre médias chinois et africains.

    UN APPEL A PLUS DE COOPERATION SINO-AFRICAINE ENTRE MEDIAS

    M. Li, actuellement en visite en Afrique, a lancé, lors du séminaire tenu à Nairobi, plusieurs propositions qui pourraient permettre aux médias chinois de renforcer leur coopération avec leurs homologues africains.

    Le gouvernement chinois a déjà incorporé la coopération entre les médias de Chine et d'Afrique dans les relations globales, a indiqué M. Li.

    Les médias chinois et africains devraient couvrir de manière globale, conformément à la réalité, les développements économiques et sociaux de l'une et l'autre région, ainsi que d'autres sujets, a-t-il indiqué, ajoutant que les médias devraient contribuer à la compréhension et l'amitié entre les pays.

    M. Li a encouragé les organes de presse chinois et africains à établir des partenariats pour partager leurs ressources, promouvoir la formation professionnelle, échanger des programmes de diffusion et favoriser le transfert de technologies.

    La Chine a déjà offert des formations à 208 journalistes et administrateurs de médias africains depuis 2004, a rappelé le dirigeant chinois.

    La Chine va continuer d'offrir aux organes de presse africains un soutien technologique et des opportunités de formation, a déclaré M. Li, qui a aussi encouragé les médias basés en Afrique à ouvrir des bureaux en Chine pour couvrir sur place les événements.

    Lors d'un sommet du Forum de coopération Chine-Afrique tenu en 2006, le président chinois Hu Jintao et les dirigeants de 48 pays africains se sont engagés à encourager davantage d'échanges journalistiques durant la décennie à venir.

    La coopération entre presse chinoise et presse africaine se développe non seulement dans les domaines traditionnels, mais elle exploite également le potentiel des nouveaux médias.

    Durant sa visite au Kenya, M. Li a inauguré le Journal mobile Xinhua, le premier journal mobile en Afrique sub-saharienne. Le service de Journal mobile Xinhua, en partenariat avec une compagnie de télécommunications locale, offre aux 17 millions d'abonnés de téléphone portable au Kenya des informations d'actualité internationale provenant de l'agence de presse Xinhua via le Multimedia Messaging Service.

    DAVANTAGE D'EFFORTS NECESSAIRES

    Toutefois, les journalistes chinois doivent encore rattraper leurs homologues occidentaux en Afrique, même s'ils ont déjà effectué des progrès substantiels, a indiqué Bob Wekesa, rédacteur en chef de Kenya Today.

    Cette dernière décennie, la Chine et l'Afrique ont fait beaucoup d'efforts pour renforcer leurs relations commerciales. Les échanges commerciaux sino-africains en 2000 ne totalisaient que 10 milliards de dollars, tandis que ce chiffre s'est élevé à 126,9 milliards de dollars en 2010, selon des statistiques du ministère chinois du Commerce.

    Néanmoins, par rapport aux relations commerciales en plein essor, la coopération sino-africaine dans le domaine des médias s'est développée à une vitesse plus lente, ont fait remarquer des observateurs.

    Ridwan Laher, directeur de l'Institut sud-africain sur les affaires africaines, a indiqué que le développement économique rapide de la Chine ainsi que sa présence en Afrique avaient augmenté les besoins de l'Afrique du Sud en actualités sur la Chine.

    Généralement, les lecteurs africains obtiennent leurs informations concernant la Chine des médias occidentaux, en raison de la position dominante de ces derniers sur le continent. Toutefois, de nombreux Africains ont commencé à se rendre compte qu'ils consommaient trop d'actualités émanant de sources occidentales et trop peu émanant de leurs organes de presse nationaux ou de Chine.

    Kabareng Solomon, directrice du département des services de l'information du Botswana, a indiqué que le Botswana se reposait sur les médias occidentaux depuis longtemps. "Nous savons que ce n'est pas bien d'accepter une perspective unilatérale", a-t-elle ajouté.

    Le journal botswanais Daily News et l'agence de presse du Botswana ont signé des accords avec l'agence Xinhua afin d'obtenir un regard différent sur l'Afrique, la Chine et le reste du monde, a rappelé Mme Solomon.

    Maina Muiruri, rédacteur au journal kenyan The People Daily, a indiqué que par rapport aux agences de presse occidentales, les reportages des médias chinois sur l'Afrique prennent plus en compte la réalité dans sa globalité et qu'ils fournissent une information plus objective, précise et conforme à la réalité.

    Par ailleurs, M. Muiruri a exprimé l'espoir que les médias chinois pourraient fournir plus d'informations concernant les entreprises chinoises, particulièrement celles ayant des relations commerciales avec le continent africain.

    Lydia Shiloya, vice-directrice de Kenya News Agency, a indiqué que la coopération sino-africaine dans le domaine des médias pourrait s'améliorer en recrutant davantage d'employés locaux.

    "Les médias chinois pourraient à l'avenir recruter plus d'employés locaux qui comprennent mieux la situation locale et pourraient mieux servir les lecteurs africains", a indiqué Lydia Shiloya.

    Etablir un mécanisme permanent d'échanges entre les médias des deux régions est ce que les deux parties souhaitent pour l'avenir.

    Kwendo Opanga, directeur de la rédaction du Diplomat East Africa Magazine, basé à Nairobi, a indiqué que la Chine et l'Afrique devraient élargir et institutionaliser les programmes d'échanges de journalistes.

    M. Li Changchun a indiqué jeudi à Nairobi que l'amitié traditionnelle entre la Chine et l'Afrique avait créé des conditions favorables pour une coopération future plus étroite entre les médias des deux parties.

    Avec des efforts conjoints, il est espéré que la coopération entre les médias de Chine comme d'Afrique pourront offrir les pièces manquantes au puzzle lorsqu'il s'agit de présenter aux lecteurs l'image réelle complète.

  • Qui la Chine menace-t-elle ?

    Ces 30 dernières années, la croissance rapide de l'économie chinoise a attiré une attention générale du monde. Au cours de la reprise de l'économie mondiale après la crise financière de 2008, l'économie chinoise a joué un rôle de locomotive. La Chine a commencé à faire entendre sa voix davantage sur la scène mondiale. Que ce soit lors du Sommet du G20 ou lors du Sommet du BRICS, la Chine était au centre des attentions. Cela a suscité l'envie et la jalousie de certaines personnes. Alors la « menace chinoise » se fait de nouveau entendre. Le Japon qui n'est pas encore rétabli de la crise nucléaire, due au grand tremblement de terre, et qui a reçu toutes sortes d'aides chinoises, a de nouveau évoqué la menace chinoise. Le magazine « SAPIO » prétendait d'une manière extravagante que « la Chine allait épuiser tout ce qu'il y a sur le globe », accusant la Chine d'être responsable de la hausse du prix des céréales dans le monde. Le « New York Times » et le journal britannique The Guardian prétendent que l'inflation chinoise va se propager dans le monde entier. Donald Trump, un milliardaire américain de l'immobilier, a reproché à la Chine de « corroder les Etats-Unis ». Il a prétendu que s'il était élu président américain, il appliquerait un impôt punitif de plus de 25% pour tous les produits chinois pour chasser les « Made in China » des Etats-Unis.

    L'assertion sur «la menace chinoise » n'est pas nouvelle. Elle est souvent accompagnée de trois arguments suivants : le développement de l'économie chinoise est tellement rapide qu'il devient menaçant ; les forces militaires chinoises sont trop puissances qu'elles deviennent menaçantes ; La consommation chinoise de pétrole et d'autres ressources est trop importante qu'elle en devient menaçante.

    Cependant, les « auteurs » de la « menace chinoise » ont négligé trop d'autres choses : le PIB par tête de la Chine est classé après le 100e rang dans le monde et à l'intérieur de la Chine, les problèmes sont nombreux pour l'amélioration des structures économiques, la diminution de l'écart entre les riches et les pauvres et l'amélioration des moyens d'existence.

    D'autre part, il est à noter que le développement de la Chine n'a pas été acquis aux dépens des autres. Au contraire, la contribution que la Chine a apportée à la croissance du PIB du monde a dépassé 20%. Le plus important est que les dirigeants chinois ont affirmé en différentes occasions que la Chine s'engagera fermement dans une voie de développement pacifique et appliquera toujours une politique de la défense nationale défensive. Ils ont encore déclaré ceci : jamais la Chine ne se lancera dans la course aux armements, la Chine ne constituera jamais une menace militaire pour aucun pays, la Chine ne prétendra jamais à l'hégémonie et ne se livrera jamais à l'expansion à l'étranger.

    Les occidentaux estiment que l'augmentation des forces réelles signifie l'expansion. Selon leur logique, chaque grand pays, économiquement redressé, cherchera inévitablement à verser dans l'expansionnisme, ceci pour modifier l'ordre mondial existant. D'autre part, certains politiciens tentent d'attaquer le développement de la Chine et de faire croire à «une menace chinoise » qui n'existe pas, afin de freiner l'élan du développement de la Chine.

    L'humanité est déjà entrée dans l'ère de la mondialisation. Ce à quoi nous devons réfléchir, ce n'est pas qui menace et qui est menacé, mais chercher à mieux vivre sur le globe, qui est notre grande communauté à tous.

  • La réappropriation d'antiquités: un dilemme pour la Chine

    La recherche des trésors des pans de mur des Tang a connu de nombreux échecs. Leur récente découverte est l'exception qui confirme la règle. Elle symbolise également le dilemme de la Chine à rapporter ses trésors de l'étranger.

    Environ 1,6 million antiquités chinoises sont éparpillées dans 200 musées sur 47 pays, la plupart ayant été pillées, volées ou acheminées clandestinement hors de Chine, lors d'invasions coloniales ou autres guerres civiles.

    En octobre 2008, la maison de vente aux enchères, Christie's, a annoncé que la sculpture en bronze de deux animaux, pillée comme il se doit dans un jardin royal il y a un siècle, allait être mise aux enchères. La nouvelle a suscité de vives réactions chez le peuple chinois.

     


    Malgré les efforts de la Chine d'annuler la vente, les deux sculptures ont été finalement vendues 14 million d'euros.

    Les autorités chinoises dépendent maintenant des voies légales et diplomatiques pour récupérer les reliques culturelles.

    La procédure se baserait sur 4 conventions internationales que la Chine a signées. Mais les experts notent que les conventions ne peuvent être appliquées rétroactivement. Il est donc difficile de passer par la légalité.


    Wang Yunxia, professeur

    Université du Peuple de Chine

    "Cela veut dire donc que les conventions ne s'appliquent que sur les objets culturels volés ou illégalement échangés après que les conventions ont pris effet. De plus, la convention ne marche qu'entre deux pays membres."

    Le retour réussi de pans de mur chinois montre que le canal diplomatique peut, en fait, être le plus efficace. Un accord entre les gouvernements chinois et étrangers pourrait régler ce problème. Un moyen simple, mais efficace.