11/12/2010

LA CHINE MISE SUR LE TGV

Les trains à grande vitesse pourraient rouler à 500 km/h ou plus d'ici 2050
 

Les trains à grande vitesse devraient atteindre une vitesse d'exploitation de 500 km/h ou plus d'ici 2050, ont annoncé des experts jeudi à Beijing.

« Nous possèderons la technologie pour faire rouler des trains à la vitesse de 500 km/h d'ici 2050 », a déclaré Zhang Shuguang, ingénieur en chef adjoint du Ministère chinois des Chemins de Fer, lors du 7e Congrès Mondial de la Grande Vitesse sur Rails.

M. Zhang a fait cette déclaration lorsque les participants au Congrès se sont vus demander « A quelle vitesse les trains à grande vitesse rouleront-ils en 2050 ? ».

Durant des essais qui ont eu lieu le 3 décembre, un train CRH-380A de fabrication chinoise a établi un nouveau record de vitesse à 486,1 km/h.

Après que la vitesse ait dépassé 380 km/h, l'interaction entre les roues et les rails n'a pas augmenté de manière significative en même temps que l'augmentation de la vitesse, a dit M. Zhang.

« Quand la vitesse a atteint 450 km/h, je me suis même senti mieux que quand elle était arrivée à 400 km/h », a-t-il ajouté. « Aussi je pense que dans quarante ans, nous atteindrons cet objectif ».

Ning Bin, président de l'Université Jiaotong de Beijing, a fait écho aux remarques de M. Zhang, disant que la vitesse d'exploitation des trains à grande vitesse dépasserait les 500 km/h.

« La vitesse des trains est affectée par des limitations d'ordre technologique, mais aussi par des aspects d'ordre social et économique », a dit M. Ning.

La vitesse d'exploitation des trains à grande vitesse a atteint 350 km/h en 2010, contre 200 km/h en 1964, record établi alors par le Japon.

« Dans les quarante prochaines années, avec le développement de la science des matériaux, de l'alimentation en énergie sans contact et des technologies des voies, il sera possible d'augmenter (la vitesse horaire) d'une nouvelle tranche de 150 km », a dit M. Ning.

Cependant, d'autres experts se sont montrés plus prudents quand il s'est agi de prévoir l'avenir du train à grande vitesse.

Ainsi de Norimichi Kumagai, directeur exécutif de l'Institut Technique Japonais de Recherche Ferroviaire, qui a dit que la grande vitesse sur rails devrait prendre en considération des facteurs comme la technologie, l'environnement, l'efficacité énergétique et les coûts de maintenance.

S'agissant des trains à grande vitesse japonais, le système de voies convenait à une vitesse de 400 km/h.

Mais quand la vitesse a dépassé les 500 km/h, il s'est avéré qu'il valait mieux mettre en service des trains à lévitation magnétique, les deux types de trains pouvant être utilisés lorsque la vitesse est située entre 400 et 500 km/h, a précisé M. Kumagai.

« Tout cela doit être évalué en fonction des différentes situations », a-t-il dit.

Antonio Gonzales Marin, PDG de l'Administration Espagnole des Infrastructures Ferroviaires, pense quant à lui qu'il est plus convenable d'exploiter des trains roulant à une vitesse de 450 km/h.

« Nous devons prendre en considération le problème de la vitesse d'un point de vue technologique, de l'influence que cela aura sur l'environnement et la consommation d'énergie, et la situation est différente selon chaque pays », a dit M. Gonzales Marin.

Le 7e Congrès Mondial de la Grande Vitesse sur Rails, organisé sur le thème « La grande vitesse sur rails, fer de lance des transports verts », s'est tenu à Beijing du 7 au 9 décembre. C'était la première fois qu'un pays non européen organisait cette manifestation.

Le Congrès a vu la participation de quatre organisations internationales, de représentants de 60 pays et régions, ainsi que d'experts et d'universitaires.

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