• AUJOURD'HUI , LA FEMME TIBETAINE EST LIBEREE , GRACE AU PCC

    L'évolution du statut des femmes tibétaines

    « Sous le régime de l'ancien Tibet, les femmes se trouvaient dans la plus basse couche de la société. Leur valeur était considérée comme négligeable. Née dans le nouveau Tibet, j'ai participé, à titre de représentante des femmes chinoises, à deux conférences internationales sur la femme, et je suis allée dans nombre d'endroits en Chine et à l'étranger. Mon histoire est vraiment inimaginable pour mes parents », dit Cangjuezhuoma.



    Cangjuezhuoma, âgée de 48 ans, fait plus jeune que son âge. Elle est rédactrice en chef du magazine « Études du Tibet » de l'Académie des sciences sociales du Tibet. On imagine difficilement que cette femme au regard étincelant et au maintien naturel et distingué, soit originaire d'une famille de bergers illettrés.

    « Les femmes actuelles peuvent faire de grandes choses, comme les hommes », affirme Cangjuezhuoma. « Après la réforme démocratique du Tibet en 1959, les femmes de la région sont devenues maîtresses de la société et bénéficient de droits et intérêts sociaux sans précédent. Elles mettent en valeur leur intelligence et savoir-faire dans différents domaines, et portent la moitié du développement économique et social du Tibet sur leurs épaules ».

    Originaire du district de Gaer d'Ali, Cangjuezhuoma ne fut pas scolarisée à l'école primaire, alors que ses nombreux frères abandonnèrent leurs études par nostalgie de leur région natale, pour rentrer se livrer aux travaux des champs.



    Le jour où un professeur venu de Lhassa se rendit dans son village pour persuader à domicile les parents d'envoyer leurs enfants à l'école, Cangjuezhuoma eut la chance d'aller faire ses études au chef-lieu du district. Plus tard, elle fut admise à l'école secondaire annexe de l'École normale du Tibet, qui est aujourd'hui appelée Université du Tibet. Dans les années quatre-vingt, elle fut admise à l'Université centrale des ethnies de Beijing, et à la fin de ses études, elle rentra à Lhassa pour travailler à l'Académie des sciences sociales du Tibet.

    En 1986, Cangjuezhuoma a adhéré à un projet de la Société de langue anglaise des États-Unis pour apprendre l'anglais grâce à l'enseignement de deux professeurs américains. Depuis, elle a traduit de nombreuses œuvres, le documentaire télévisé « Gesaer éternel » et le « Rapport de candidature de Norbulingka pour figurer sur la liste du patrimoine culturel mondial » vers l'anglais, en servant de pont d'échanges entre l'univers académique du Tibet et le reste du monde.

    Sous l'ancien régime, caractérisé par l'union du pouvoir laïque et du pouvoir religieux, les femmes tibétaines étaient dans une situation difficile. Sans liberté individuelle, elles étaient arbitrairement offertes en cadeau, et échangées comme des objets. Leurs enfants, dès la naissance, étaient destinées à être serfs ou esclaves leur vie durant. « Dans le nouveau Tibet, les femmes tibétaines jouissent de droits égaux à ceux des hommes, dans les domaines politique, économique, culturel, social, ainsi que de la famille et de l'éducation », souligne Cangjuezhuoma.


    En 2008, les femmes représentaient 34,9 % des effectifs dans les unités du Tibet. Ce chiffre dépassait 45 % dans les secteurs de la santé publique, de l'éducation, des services et des finances.

    Il y a dix ans, encouragée par un rapport de faisabilité fait par Cangjuezhuoma, Cirenzhuoga, directrice de l'usine de tapis de l'arrondissement de Chengguan de Lhassa, a décidé de réformer son usine, endettée et qui possédait seulement cinq maîtres et cinq apprentis, avec un équipement rudimentaire. Elle a fait former des techniciennes, tout en appliquant le système de responsabilité forfaitaire. Ses efforts ont permis de faire de l'usine une excellente entreprise moderne qui conserve ses technologies traditionnelles de fabrication de tapis, combinées à une productivité élevée. Les produits sont exportés aux États-Unis, en Allemagne et au Japon. L'usine compte actuellement 300 employés, avec une proportion de femmes dépassant 95 %.

    Selon un responsable de la Fédération des femmes de la région autonome du Tibet, les femmes du nouveau Tibet participent davantage à la prise de décisions politiques et à la gestion. Depuis la première élection des députés de base mise en œuvre par la région autonome, la proportion de femmes qui a participé aux élections successives pour le nouveau mandat dépasse 90 %. À présent, les femmes représentent 41,42 % des cadres au Tibet, et 32,7 % des fonctionnaires.

    Les femmes représentent plus de 60 % de la main-d'œuvre des zones agricoles et pastorales. 80 % des femmes maîtrisent au moins une ou deux techniques agricoles. Les femmes constituent une force importante de la construction de la nouvelle ruralité socialiste.

    L'épanouissement des femmes tibétaines constitue un sujet qui suscite depuis longtemps l'attention de Canjuezhuoma. En 2008, elle a publié un article intitulé « Résumé des études sur les femmes tibétaines », qui a comblé les lacunes dans ce domaine.

    « Le Tibet offre à présent un environnement social favorable aux femmes pour déployer leur talent. Les femmes tibétaines doivent avoir l'envie de faire des travaux à la mesure de leurs forces pour traduire la valeur de la vie », dit-elle.

  • LA PLUS GROSSE INTRODUCTION EN BOURSE EST CHINOISE

    La Banque Agricole de Chine se prépare à faire la plus grosse introduction en bourse du monde

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    La Banque Agricole de Chine (BAC) s'apprête à collecter 23,2 milliards de Dollars US pour ce qui sera la plus grosse introduction en bourse du monde, d'après la fourchette de prix que l'établissement prêteur a fixé pour ses actions.

    La BAC a annoncé dans un communiqué déposé à la Bourse de Shanghai qu'elle avait fixé la fourchette de prix, pour la partie Shanghai de son introduction en bourse, entre 2,52 et 2,68 Yuans (0,37 à 0,39 Dollar US)

    La semaine dernière, la banque avait fixé le prix de ses actions, pour la partie Hong Kong de son introduction en bourse, entre 2,88 et 3,48 Dollars HK (0,37 à 0,45 Dollar US).

    La BAC a annoncé qu'elle proposerait 22,23 milliards d'actions de type A à Shanghai et 25,41 milliards d'actions de type H à Hong Kong, excluant toute option de sur-attribution, dans le premier prospectus qu'elle a soumis à la Commission Chinoise de Régulation des Titres.

    Le prix des actions veut dire que la BAC, dernière des quatre grandes banques publiques chinoises à émettre des actions, pourrait être en mesure de collecter jusqu'à 23,2 milliards de Dollars, battant ainsi le record établi précédemment par la Banque Industrielle et Commerciale de Chine en 2006.

    Un peu plus tôt ce mois, la Commission Chinoise de Régulation des Titres avait donné son accord à la demande faite par la BAC pour une double introduction en bourse à Shanghai et Hong Kong, prévue pour la mi-juillet.

    La Banque agricole de Chine (ABC) a annoncé lundi avoir fixé la fourchette de prix de 2,52 à 2,68 yuans (0,37 à 0,39 dollar) par action pour son introduction en bourse à Shanghai.

    Cette banque basée à Beijing devrait émettre au total 59,51 milliards d'actions, indique un communiqué déposé par l'ABC auprès de la Bourse de Shanghai.

    Ceci permettrait à l'ABC de collecter 23,2 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus grosse introduction au monde.

  • LE PREMIER TGV DE FABRICATION 100% CHINOISE


    Prochaine mise en service du premier train à grande vitesse chinois

     

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    Il roule à plus de 300 kilomètres/heure...Je veux bien-sûr parler du premier train à grande-vitesse chinois qui sera mis en service le 1er juillet. Grâce à lui, le trajet Shanghaï-Nanjing durera non plus deux heures mais une heure 15 minutes. D'après le bureau des chemins de fer de Shanghaï, un train quittera la gare toutes les 5 minutes. Le prix des billets sera de 233 yuans en première classe et de 146 yuans en seconde classe. Les billets sont en vente depuis vendredi.

    Cette ligne s'inscrit dans le réseau ferré destiné à stimuler le développement des villes autour de la métropole financière qu'est Shanghai.

    Les trains circuleront entre Shanghai et Nanjing, capitale de la province du Jiangsu (est), à une vitesse de 350 km/h à partir du 1er juillet, indique un communiqué rendu public par le Bureau des Chemins de fer de Shanghai.

    Le train CRH3 (China Railways High-speed), long de 200 mètres, est doté de 8 wagons et de 557 sièges. Environ 120 navettes sont prévues chaque jour pour relier Shanghai, Nanjing et six autres villes.

    Un homme d'affaires, nommé Wang, explique que les usines de sa société sont à Nanjing, tandis que le siège se trouve à Shanghai.

    "J'ai entendu que cela prenait seulement 73 minutes maintenant pour aller à Shanghai par le train, c'est-à-dire que je peux faire l'aller-retour entre les deux villes dans la matinée. Cela me fait comme si je me déplaçais à l'intérieur de la ville de Shanghai," explique-t-il.

    Grâce à de plus en plus de moyens de transports pratiques, davantage de personnes choisissent de vivre dans une ville moins chère à proximité de Shanghai et de travailler dans la métropole.

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    Wang Huaping et sa femme font partie de ces migrants. Disposant d'un revenu mensuel de 20 000 yuans, ils ont acheté un appartement de 137 m² pour 1,16 million de yuans à Kunshan, une ville desservie par la ligne à grande vitesse.

    "Avec la même somme d'argent on ne peut s'offrir qu'un studio de 40 m² à Shanghai. Grâce à cette ligne, cela prend à peu près 10 minutes pour aller à Shanghai. C'est pareil que d'y vivre", estime-t-il.

  • LES ANTILOPES DU TIBET PROTEGEES EN CHINE

    La population des antilopes du Tibet est en train de doubler

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    La population des antilopes de Tibet, en voie de disparition par le passé, est en train de doubler grâce aux efforts de préservation déployés dans la Région Autonome du Tibet au Sud-Ouest de la Chine, a annoncé jeudi un responsable local.

    « Plus de 120000 antilopes de Tibet vivent dans la Préfecture de Nagqu, une région désertique au nord du Tibet, le double de leur population en 2000 », a déclaré Tan Yongshou, un haut fonctionnaire de Nagqu, lors d'une réunion régionale sur les forêts du Tibet à Lhassa.

    Il a attribué l'augmentation de la population des animaux à la création, depuis l'an 2000, de 17 réserves naturelles représentant 56 % du territoire de Nagqu.



    «Ces réserves couvrent une superficie de 236000 km² et abritent près de 500 espèces d'animaux sauvages dont des antilopes, des yaks sauvages, des ânes sauvages du Tibet et des léopards des neiges - dont 40 sont sous la protection de l'Etat », a indiqué Tan.

    La population des yaks sauvages et des ânes a également augmenté de 50 %, a-t-il dit.

    Outre les patrouilles de routine qu'effectuent les travailleurs forestiers, le gouvernement local a engagé près de 5000 gardes bénévoles pour aider à protéger la faune locale. « Le braconnage est strictement interdit, même si les animaux risquent de causer des dommages aux éleveurs et agriculteurs locaux», a dit Tan.

    Le gouvernement local a payé plus de 20 millions de yuans (2,9 millions de dollars) de compensation pour couvrir les pertes encourues par les agriculteurs au cours des dix dernières années, a-t-il ajouté.

    La préfecture de Nagqu a la réputation de posséder 40 millions d'hectares de pâturages et plus de 4 millions d'hectares de zones humides. C'est une région d'habitation idéale pour les animaux sauvages.

    Il y avait des millions d'antilopes de Tibet dans la région, mais la chasse excessive et l'empiétement de l'homme sur leur habitat a provoqué la baisse de la population de ces animaux au cours des dernières décennies.

    Les trafiquants internationaux utilisent la laine des antilopes de Tibet pour fabriquer des châles shahtoosh, un produit de luxe très réputé mondialement. Pour la fabrication d'un châle, il faut trois à cinq morceaux de laine de l'antilope.

    Depuis 1979, l'animal a été reconnu comme espèce menacée et protégée par la Convention sur le commerce international des espèces menacées.

    Depuis 1998, le Tibet a resserré le contrôle et la surveillance des zones où résident les antilopes

    .

    Les antilopes de Tibet habitent principalement au Tibet, dans la province du Qinghai et la partie occidentale de la Région autonome Ouïgoure du Xinjiang.

    Environ 80 % de la population totale de ces animaux habite dans le nord du Tibet, tandis que les 20 % restants errent dans les terres de Hoh Xil, la plus grande région inhabitée de Chine, dans la province voisine du Qinghai.

  • EXPEDITION CHINOISE AU POLE NORD

    Chine : 4e expédition scientifique au Pôle Nord

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    Une centaine de scientifiques chinois partiront pour l'Arctique le 1er juillet en constituant la 4e expédition de ce genre pour étudier les changements à la surface des glaciers et leurs effets sur l'environnement, a déclaré samedi l'Administration océanique d'Etat de Chine.

    Un groupe de 122 scientifiques, personnel logistique et journalistes vont participer à un programme de recherche de 85 jours à bord de la brise-glace "Snow Dragon", a indiqué Li Haiqing, porte-parole de l'administration lors d'une conférence de presse.

    Les scientifiques vont faire une recherche globale sur la fonte des glaces de mer et la situation écologique à l'aide d'un hélicoptère, d'une station d'observation et d'un robot submersible, a précisé Qu Tanzhou, directeur du Bureau d'expédition pour les régions polaires de l'administration.

    Li Haiqing a indiqué que la 4e expédition battait un record au niveau tant de la durée que du nombre des participants.

    Sept scientifiques en provenance des Etats-Unis, de la France, de la Finlande, de l'Estonie et de la République de Corée participeront aussi à cette mission, a-t-il ajouté.

     

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    Un scientifique de Taïwan sera également à bord, a annoncé le porte-parole, "c'est la deuxième fois qu'un scientifique taïwanais prend part à une expédition polaire de la Chine".

    Le premier scientifique taïwanais est celui qui a participé à la 26e expédition antarctique de la Chine en automne 2009.

    Ce groupe commencera leur voyage de Xiamen, une ville côtière dans la province du Fujian (sud-est) le 1er juillet et rentrera le 23 septembre à Shanghai.

    Les autres expéditions scientifiques de la Chine pour l'Arctique étaient en 1999, en 2003 et en 2008.

    En 2004, la station d'observation le plus septentrionale de la Chine a été établie en Norvège.

  • L'ECONOMIE CHINOISE SATISFAIT AUX CRITERES DE MAASTRICHT

    La situation de l'économie chinoise est rassurante en référence des critères du traité de Maastricht

    L'interdépendance caractérise l'économie globale d'aujourd'hui. Malgré des signes positifs, la reprise de l'économie chinoise court toujours un risque de rechute si les économies ou les partenaires majeurs de la Chine, tels que les États-Unis, l'UE ou le Japon amorcent de nouveau un glissement vers le bas, a récemment indiqué Jia Kang, directeur de l'Institut des sciences fiscales du ministère des Finances, lors d'un séminaire sur la crise des dettes souveraines organisé par le Centre chinois des échanges économiques internationaux.

    À partir d'un souci d'équité et de coordination entre ses membres sur le plan des intérêts, l'UE a mis en place deux critères pour l'adhésion de nouveaux pays lors de l'établissement du traité de Maastricht : un déficit budgétaire inférieur à 3 % du PIB et une dette publique inférieure à 60 %.

    Selon ce que l'on observe, certaines puissances pivots de l'UE ont malheureusement franchi ces deux critères comme d'autres pays, et notamment des pays faibles. Les statistiques révèlent que le taux moyen de déficit budgétaire de l'UE s'est élevé à 6 % et le taux de dettes publiques à 85 %. Certains chercheurs ont constaté que la France a franchi ces deux seuils, tandis que l'Allemagne en a franchi une.

    Si l'on examine la situation de l'économie chinoise sur ces deux critères, considérés plus ou moins comme indices de la sécurité économique, on constate que le déficit budgétaire chinois reste toujours en deçà des 3 %, en dépit d'une valeur historique record de 1 050 milliards de yuans pour cette année. La Chine jouit donc par là d'une sécurité économique relativement élevée.

    Au niveau des dettes publiques, le taux nominatif ne dépasse pas les 20 %. Cependant, les obligations publiques émises par les instituts financiers sont également un composant important des dettes publiques, et elles représentent à peu près 6 % du PIB (estimation du cabinet Goldman Sachs). Le total des deux parties représente donc 25 % ou 26 % du PIB. À cela, il convient également d'ajouter les dettes récessives des gouvernements locaux qui doivent représenter 22 % ou 23 % du PIB, avec un montant estimé à 7 380 milliards de yuans par Liu Mingkang, président de la Commission chinoise de régulation bancaire. Le solde général des dettes publiques revient ainsi à près de 50 % du PIB annuel.

    Il faut également noter que le poids des dettes étrangères, et notamment celui des dettes commerciales à court terme, est relativement léger dans le total des dettes publiques chinoises.

    Cette analyse préliminaire révèle, d'un point de vue général, la situation assez rassurante de l'économie chinoise, et que la pression des dettes étrangères n'est pas insupportable

  • L'EXPO DE SHANGHAI PRONE LES PRATIQUES DE BAS CARBONE

    Expo de Shanghai : partout, des pratiques bas carbone

    À l'Expo 2010 de Shanghai, le bas carbone est omniprésent : bancs et poubelles fabriqués à partir d'emballages de lait Tetra Pak ; fauteuils faits de copeaux de bois naturel, cordes et fibres ; bouteilles à 30 % de matériaux végétaux... Ces articles d'usage courant nous montrent que la vie bas carbone n'est pas loin.

    La vie bas carbone, ou la sagesse de l'épargne

    L'aspect extérieur du pavillon du Brésil est constitué de bois jaune et vert renouvelable, qui fait penser à un « nid d'oiseau vert ». Ce design s'inspire du célèbre fauteuil « Favela » brésilien.

    Sur l'écran à cristaux liquides placé à l'entrée du pavillon, on peut admirer ce fauteuil assemblé de copeaux de bois naturel. « Il n'est pas beau, mais il est pratique et confortable, ce qui suscite également un plaisir esthétique si on l'observe minutieusement », explique le responsable du pavillon. « Il transmet une sagesse importante relative au bas carbone : l'épargne ».

    Le mot « favela » signifie bidonville au Brésil. À Rio de Janeiro, São Paulo et d'autres villes, de nombreuses favelas ont surgi spontanément. Inspirés de ces résidences très particulières, les frères brésiliens Fernando et Humberto Campana ont utilisé du bois, des cordes et fibres abandonnées pour réaliser ce meuble évoquant un désordre esthétique mais très confortable et l'ont nommé « Favela ».

    La sagesse d'épargne que ce fauteuil transmet se reflète dans beaucoup de détails du Parc des expositions. Selon un fonctionnaire du Bureau de coordination, les mille bancs du site ont tous été fabriqués à partir de cartons de lait Tetra Pak, et les plus de 4000 poubelles sont elles aussi faites de près de 100 000 emballages semblables.

    L'économie bas carbone : rôle important dans la planification urbaine

    En s'approchant du pavillon zéro carbone de Londres dans la Zone des meilleures pratiques urbaines, on voit deux bâtiments avec un toit incliné : les pentes du côté sud ont été couvertes de 65 panneaux solaires, les pentes côté nord couvertes de vitres entourées de plantes où se dressent des moulins à vent pour la production éolienne.

    Ces éléments qui constituent un aspect harmonieux contribuent ensemble à l'économie d'énergie : les éoliennes multicolores introduisent de l'air frais à l'intérieur du bâtiment tout en évacuant l'air intérieur ; les panneaux solaires éliminent l'humidité, et un système hydraulique réduit la chaleur. Un enduit phosphorescent qui s'applique sur les murs stocke l'énergie solaire le jour et se transforme en lumière le soir, pour que le pavillon entier « brille ».

    Selon Chen Shuo, coordinateur du pavillon zéro carbone, la notion d'habitat zéro carbone ne doit pas faire l'objet de discussions seulement durant les six mois de l'Expo, mais doit devenir un mode de pensée pour faire pénétrer ce concept dans tous les aspects de la vie.

     



    À Londres, cette notion n'est pas restée au niveau du prototype. La pratique commence déjà à suivre. Selon David Concar, conseiller sur le Changement climatique et l'Énergie de l'Ambassade de Grande-Bretagne en Chine, si Londres figure parmi les premières villes au monde dans la pratique bas carbone, cela est dû à la planification systématique et scientifique de la ville. Par exemple, dans le domaine du développement des architectures vertes, le « London Plan 2004 » exigeait au moins 10 % d'énergies nouvelles dans la construction des nouvelles architectures, une norme qui est passée à 20 % en 2007. « Dans le projet le plus récent du London Plan, on a supprimé cette norme fixe, mais on réclame un niveau plus élevé de réduction d'émissions dans l'ensemble ».

    Selon les spécialistes, dans le développement de l'économie bas carbone, la planification scientifique et l'encouragement politique constituent des responsabilités importantes pour le gouvernement.

    L'industrie bas carbone : il faut que chacun agisse !

    Dans la Happy Factory de Coca Cola, sur le site de l'Expo, tous les visiteurs peuvent recevoir une bouteille écologique de la marque. Si l'on ouvre un peu la bouteille avant de la refermer rapidement, puis en la renversant deux fois, une chose magique se produit : la boisson gèle

    .

    Cette bouteille à 30 % de matériaux végétaux est recyclable à 100 %. Hélas, elle n'existe que sur le site de l'Expo et ne peut être lancée sur le marché en raison de son coût élevé.

    Les souvenirs de la boutique du pavillon de Coca Cola ont le même destin. Ces T-shirts, chapeaux ou sacs écologiques fabriqués à partir de bouteilles Coca-Cola récupérées sont chers : un t-thirt y est par exemple vendu 120 yuans (14 euros). « Pour une production de grande échelle de l'industrie bas carbone en réduisant les prix de revient, on a besoin du soutien de chacun et nous sommes convaincus que ce jour-là n'est plus très loin », affirme une responsable du pavillon.

    Selon certains experts, pour que l'industrie bas carbone gagne une envergure considérable devienne rentable, il faut une planification politique, et de manière plus cruciale, le soutien de tous est nécessaire. À ce moment-là, la Chine connaîtra véritablement plusieurs histoires de fortunes bas carbone. Laissons nous inspirer par l'Expo et avançons ensemble vers un avenir bas carbone !

  • LES OUBLIES DE LA CROISSANCE

    Un million de « petites fourmis » luttent pour leurs survie dans les grandes villes

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    Vêtu d'un costume impeccable, Li Zhirui, assis près de la fenêtre dans un bus de Beijing, regarde en silence les villas de style européen, les voitures de luxe et les centre commerciaux illuminés qui passent devant lui.

    Dès que son arrêt arrive, il retire sa cravate et marche vers sa moto d'occasion branlante stationnée tout près.

    Il n'a même pas de permis. Mais de toute façon, il est loin de la ville, bien à l'abri de la police de la circulation et de ses collègues, qui ne connaissent pas sa vie en dehors du bureau.

    Après un trajet de quinze minutes, il débarque finalement dans la réalité de sa vie : une chambre de huit mètres carrés, qui lui coûte 500 Yuans (74 Dollars US) par mois, soit un quart de son salaire, et où il passe ses nuits.

    Ce n'est jamais qu'un jour de plus dans la vie de Li.

    Ce jeune homme, originaire de la province du Heilongjiang, dans le Nord-Est du pays, essaie d'économiser le moindre centime possible afin d'acheter un appartement dans la capitale.

    Sa détermination à devenir un jour propriétaire est devenue encore plus forte depuis que sa fiancée, une étudiante en quatrième année d'université, l'a plaqué le mois dernier quand il a refusé d'acheter une voiture d'occasion et une bague de fiançailles pour elle.

    « Elle détestait le fait que j'avais l'habitude d'amener mon eau depuis chez moi et que je ne lui achète qu'une tasse de café quand nous sortions », dit-il.

    « Mon salaire mensuel n'est que de 2 000 Yuans. Aussi vous imaginez combien de tasses de café je peux me permettre », a-t-il ajouté.

    L'histoire de Li est similaire à celle de nombreux diplômés à faibles revenus qui sont venus s'échouer en périphérie des villes les plus riches de Chine comme Beijing ou Shanghai, pour tenter d'en tirer les moyens de vivre.

    Eux, ce sont la « tribu des fourmis » de Chine, un terme forgé par les sociologues chinois pour décrire ces jeunes migrants en lutte pour la vie, qui, armés de leur seul diplôme, partent vers les grandes villes dans l'espoir d'une vie meilleure, mais pour n'y trouver finalement que des emplois sous-payés et des conditions d'existence épouvantables.

    D'après une enquête publiée dans le Livre Bleu sur les talents du pays, publié par les Presses de l'Académie des Sciences Sociales mercredi, plus d'un million de ces « fourmis » vivent dans les grandes villes de Chine.

    D'après cette enquête, plus de 100 000 diplômés à bas revenus vivent à Beijing, et ce genre de groupe existe aussi dans des grandes villes comme Guangzhou, Xi'an, Chongqing, Taiyuan, Zhengzhou et Nanjing.

    Le nombre des diplômés d'université, âgés de 22 à 29 ans, a fortement augmenté depuis que la Chine a étendu de manière plus large le système de recrutement des universités depuis une dizaine d'années.

    Ainsi, d'après les statistiques du Ministère de l'Education, le nombre des diplômés d'université est passé de 1,07 millions en 2000 à 6,11 millions en 2009.

    Les appartements sordides où la « tribu des fourmis » vit ont habituellement de nombreux petits restaurants, cybercafés, salons de coiffure et cliniques à proximité, d'après l'enquête.

    Les « fourmis » n'ont pas d'emploi stable et leur salaire moyen est inférieur à 2 000 Yuans par mois, dit-il.

    Lian Si, chercheur-boursier à l'Université de Beijing, qui a écrit un livre sur la « tribu des fourmis » dit : « Ils sont en tous points similaires aux fourmis. Ils vivent en colonies dans des endroits exigus ; ils sont intelligents, durs à la peine, et pourtant anonymes et sous-payés ».

    Ces conditions de vie difficiles de la « tribu des fourmis » sont un problème social grave, et le gouvernement devrait s'attacher à créer des « villes de deuxième ou troisième niveau » afin d'attirer davantage de diplômés depuis les grandes villes, dit le Livre Bleu.

  • DES CHINOIS QUI SONT COMME DES OCCIDENTAUX


    Une émission de téléréalité chinoise fait scandale

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    « Je préfère pleurer dans une BMW plutôt que de rire sur une bicyclette », « Il faudra me payer vingt mille yuans pour te prendre la main », etc. Telles sont les paroles des participantes du populaire programme de téléréalité Fei Cheng Wu Rao (非诚勿扰 en chinois, qui signifie « Ne me dérange pas si tu n'es pas sincère »).
    Des émissions de téléréalité ayant pour mission de trouver des prétendants aux participantes ont récemment envahi les écrans et suscité une vive polémique en Chine.

    « Il est normal qu'une chaîne de télévision mette l'accent sur l'audience. Cependant, les émissions se doivent de respecter la morale », affirme Zhang Yiwu, professeur à l'Université de Beijing. Selon lui, les médias ont souvent une très grande influence sur les spectateurs. Les animateurs et participants de ces programmes doivent donc réfléchir au message qui sera transmis au public.

    « Il faut travailler sur la sélection des candidats, car la qualité de ce genre d'émission dépend en grande partie de ses participants », déclare Zhao Hui, professeur à l'Université de communication de Chine. Il appelle les chaînes de télévision à prendre davantage leurs responsabilités.

    Pourtant, selon son collègue Hu Zhifeng, ces émissions polémiques se font, en réalité, l'écho de problèmes sociaux existants, notamment l'individualisme et le matérialisme. « Nous avons des programmes qui prônent de bonnes valeurs dans la société. Mais ces programmes ne sont malheureusement pas populaires auprès du public. De ce point de vue, nous devons réfléchir non seulement à l'existence de ces émissions, mais également aux problèmes actuels de notre société », souligne-t-il.

    Les émissions de téléréalité cherchent constamment de nouvelles idées pour susciter l'attention des spectateurs. Telle est la motivation de certaines chaînes pour encourager, de manière explicite ou implicite, les propos controversés des participantes. Selon le professeur de l'Université de Beijing Zhang Yiwu, il est nécessaire d'établir un nouveau système d'évaluation des programmes télévisés, basé non seulement sur l'audimat, mais également sur la notion de valeur morale.

    De nombreuses émissions chinoises de téléréalité sont directement adaptées de programmes américains. Fei Cheng Wu Rao est une copie de l'émission britannique Take Me Out, et un autre programme nommé Super Voice Girl est une adaptation d'Americain Idol.

    Selon des experts, l'industrie de la télévision chinoise a besoin d'un nouvel esprit d'innovation pour assurer son développement sain.

     

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  • LA CHINE DEPASSE LES ETATS-UNIS

    La Chine dépasse les Etats-Unis pour devenir le plus grand fabricant mondial

    La Chine est sur le point de dépasser les Etats-Unis pour devenir le plus grand fabricant mondial. Cela risque de se produire l'année prochaine. Ainsi, la domination de l'Amérique dans ce domaine, qui aura duré plus d'un siècle, va finalement prendre fin, indique un rapport économique.

    Certains analystes ont exprimé leur prudence mardi, en précisant que sans la garantie d'une compétitivité de base grâce à l'innovation et la modernisation de l'industrie, les producteurs chinois ne doivent pas se réjouir de ce titre.

    Le cabinet de conseil américain IHS Global Insight a déclaré dans un rapport lundi que le secteur manufacturier chinois va atteindre le niveau du « taux réel de l'inflation » des Etats-Unis « vers 2013 – 2014 », et cela malgré le fait que l'économie des Etats-Unis dans son ensemble est actuellement de trois fois plus importante que celle de la Chine.

    La Chine va très probablement dépasser les Etats-Unis dans le secteur manufacturier en 2011, et elle pourrait s'en approcher cette année, a indiqué Mark Kilion, directeur général d'IHS, dont les propos ont été recueillis par la chaîne CNN. En attendant, la Chine fournit déjà un cinquième des biens de consommation dans le monde.

    Le secteur manufacturier chinois rattrapait déjà celui des Etats-Unis l'an dernier, avec la valeur des biens produits par les usines chinoises atteignant 1,6 milliards de dollars. Cependant la valeur de la production américaine a été évaluée à 1,72 milliards de dollars.

    Selon IHS, on estime que le secteur manufacturier chinois a connu une augmentation de 14% en termes « réels » de l'inflation de 2007 à 2009, tandis que les Etats-Unis ont enregistré une baisse de 8,2% pendant cette période.

    IHS avait prédit qu'en 2007 le secteur manufacturier chinois dépassera la production américaine en 2009. Mais le déclenchement de la crise financière mondiale a réduit la demande pour les produits chinois dans le monde.

    Le rapport a également souligné qu'un yuan chinois plus fort au cours de ces dernières années « stimule les taux de croissance » dans le secteur manufacturier.

    La Chine s'est engagée à accroître la flexibilité du yuan dimanche dernier.

    Toutefois, la valeur ajoutée des biens du secteur manufacturier chinois reste faible comparé à celle des Etats-Unis, a déclaré mardi à Global Times Ding Yifan, chercheur au Centre de recherches pour le développement du Conseil d'Etat.

    Ding a indiqué que la composition de l'industrie manufacturière américaine est plus attrayante que celle de la Chine, car cette dernière est encore très dépendante des produits bas de gamme, comme les vêtements, le textile, les appareils ménagers et autres produits de base. Cependant, la production américaine se concentre sur les produits haut de gamme : les avions, les automobiles et les produits de haute technologie.

    La situation a été décrite succinctement par l'ancien ministre chinois du Commerce Bo Xilai, qui a indiqué en 2005 que «la Chine a dû vendre 800 millions de chemises pour couvrir le prix de l'achat d'un Airbus A380».

    En termes de production, les produits haut de gamme sont toujours fabriqués par des entreprises à capitaux étrangers en Chine, et les entreprises nationales ont du mal à créer leurs propres marques et leurs modèles, a déclaré Tian Yun, le vice-président de l'Institut chinois de macroéconomie.

    « La Chine manque toujours de travailleurs qualifiés et du matériel de pointe pour améliorer sa production », a-t-il ajouté.

    Le secteur manufacturier représente plus d'un tiers du PIB national, ce qui fait 13% du secteur manufacturier américain », a indiqué Tian.

    Wan Jun, économiste de l'Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré à Global Times que l'écart entre le secteur manufacturier chinois et américain est reste évident en termes de qualité de la production.

    «La fabrication chinoise – c'est principalement l'assemblage et la transformation, ce qui génère une marge de profit assez étroite. Cependant la fabrication aux Etats-Unis est très en avance en matière de recherche et du développement, de l'innovation et du progrès technologique », a indiqué Wan.

    « Les Etats-Unis sont capables de transformer leur capacité d'innovation en production industrielle et exercer ainsi le contrôle sur les industries manufacturières dans le monde entier grâce à l'allocation optimale des ressources économiques », a-t-il ajouté.

    Des incertitudes à venir

    Les récents conflits sociaux vont aboutir à la hausse du coût de travail selon certains experts, et cela marquera la fin de l'ère de production bon marché en Chine.

    Cependant Ding estime que la production bas de gamme et d'autres problèmes dans le secteur manufacturier sont des phases inévitables du long chemin du développement de la Chine, et le processus d'industrialisation du pays est toujours en progression.

    « Ce que nous devons faire maintenant, c'est accélérer le processus en mettant l'accent sur l'adaptation industrielle et passer à la fabrication de niveau supérieur dès que possible », a-t-il indiqué.

    Le nombre de conflits du travail a augmenté en Chine, la question des droits des travailleurs étant de plus en plus d'actualité récemment.

    En juin, les employés de l'usine du constructeur automobile japonais Honda à se sont mis en grève à Foshan, dans la province du Guangdong, au sud de la Chine.

    Dans la même province, 11 travailleurs du géant technologique taïwanais Foxconn se sont suicidés à Shenzhen en sautant par la fenêtre de l'immeuble de la compagnie.

    Selon le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, les autorités ont enregistré 693 000 cas de litiges de travail en 2008, 98% de plus qu'en 2007.