• ACTION CONTRE LA FOURRURE EN CHINE.

    Une actrice chinoise se déguise en ange pour dire non à la fourrure


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    Le 10 février, Sun Li, actrice de cinéma chinoise, revêtue de plumes blanches et déguisée en ange, portait un petit lapin dans ses bras pour une série de photos contre les vêtements en fourrure. Cette activité était organisée par l'association People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) d'Asie, association à but non lucratif qui défend les droits des animaux.

     

    Sun Li estime que chaque vêtement en fourrure, quelle que soit sa taille, a causé la souffrance d'animaux. Les gens peuvent s'habiller chaudement et de façon moderne sans fourrure.

  • SICHUAN, RECONSTRUCTION DES ECOLES.

    Chine/Sichuan : 4,1 millions d'élèves quittent leurs bâtiments scolaires provisoires

    CHENGDU, 26 février -- Environ 4,1 millions d'élèves de la province du Sichuan (sud-ouest) ont quitté leurs bâtiments préfabriqués et commenceront le semestre du printemps dans des écoles reconstruites, a indiqué vendredi He Shaoyong, directeur adjoint du département provincial de l'éducation.

    A l'heure actuelle, 95% des élèves affectés par le séisme ont pu réintégrer des écoles normales, a-t-il précisé.

    Fin février, la province aura reconstruit plus de 85% des 3 000 écoles détruites ou gravement endommagées par la catastrophe. Les autres seront reconstruites d'ici fin 2010, a-t-il indiqué, ajoutant que "les écoles reconstruites peuvent résister à un séisme de magnitude 8,0".

    La Chine s'est engagée à faire des écoles reconstruites les endroits les plus sûrs du Sichuan, exigeant que leur résistance aux séismes soit plus élevée que celle des autres bâtiments neufs.

    Plus de 5 000 élèves ont été tués ou sont toujours portés disparus suite au séisme de magnitude 8,0 qui a frappé le Sichuan le 12 mai 2008.

  • POURQUOI LA CHINE EST-ELLE EN PENURIE DE MAIN-D'OEUVRE?

    Les quatre principaux facteurs de la « pénurie de la main-d'œuvre ».


    Quelle est la raison pour laquelle il s'est produit un nouveau manque de travailleur migrants d'origine paysanne dans la région du Delta du Zhujiang (Rivière des Perles), dont notamment à Guangzhou et à Shenzhen ? Pour répondre à cette question, le professeur Zhan Xinmin de l'Institut de recherches sur les ressources humaines de l'Ecole normale supérieure de la Chine Méridionale a avancé les quatre principaux facteurs suivants :

    Le premier, c'est le réchauffement sensible et évident du grand environnement économique qui fait que le marché devient de plus en plus florissant, ce qui augmente les besoins des marchés dérivés et qui accroît tout naturellement la demande en main-d'œuvre.

    Le deuxième, c'est que les autres régions du pays ont connu également un développement rapide et vigoureux et que surtout grâce aux mesures stratégiques adoptées et appliquées successivement par l'Etat en vue de l'émergence des régions du centre et de l'exploitation des régions de l'ouest ont accru la demande en main-d'œuvre (nongmingong) dans ces régions-là, ce qui a diminué tout naturellement l'approvisionnement de celle-ci dans la région du Delta du Zhujiang.

    Le troisième, c'est évidence du facteur structurel. La plupart des commandes ajoutées concerne les entreprises à haute intensité de travail dont la demande en main-d'œuvre augmente considérablement et le manque en main-d'œuvre ordinaire se fait sentir fortement et lourdement.

    Le quatrième, c'est le changement structurel qui s'est produit à l'intérieur de la main-d'œuvre rurale. Les jeunes de la génération post-80 et de la génération post-90 sont devenus la force principale des demandeurs d'emplois, tandis que ces nouvelles générations de nongmingong ont des exigences et des aspirations différentes de leurs prédécesseurs et un grand nombre d'entre eux ne désirent pas être un simple ouvrier de production. Bien qu'ils sont venus dans la Province du Guangdong pour y chercher du travail, mais leur présence n'atténue peut-être pas le manque urgent en main-d'œuvre ordinaire.

     

  • JOIES ET BONHEUR DE MINORITES ETHNIQUES DE CHINE.

    Sichuan : Célébration de la fête du printemps dans un village de l'ethnie Qiang

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    Le mouton symbolise le totem traditionnel de l'ethnie Qiang.

    L'ancien village Shiyi de l'ethnie Qiang, dans le district autonome Qiang de Beichuan de la province du Sichuan, se situe à 30 km seulement de la deuxième ville provinciale de Mianyang. Depuis des siècles, les Qiangs vivent au milieu de la nature. Grâce à leur diligence et leur intelligence, ils ont créé de bonnes conditions de vie et mènent une vie stable et heureuse.
    Selon les coutumes des Qiangs, le 1er octobre du calendrier lunaire est considéré comme une fête traditionnelle pour célébrer la bonne récolte, prier le ciel, ainsi que présenter des spectacles de danse, des démonstrations gastronomiques, des costumes.

    Depuis plusieurs décennies, les Qiangs et les Hans vivent ensemble dans cette région grâce à la proximité de la ville. Par conséquent, les mœurs des Qiangs ont été très influencées par ceux des Hans. À l'heure actuelle, ils célèbrent le Nouvel An à la manière des Hans : le réveillon, chanter des chansons sur le vin, disposer le feu de bivouac, danser de façon traditionnelle et d'autres activités faisant sentir l'ambiance festive.

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    Du maïs pendu sous l'avant-toit représente la bonne récolte.

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    Des peaux de mouton conservées sur les poutres sont destinées à se protéger du froid durant l'hiver prochain.

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    Viande séchée et salée pendue chez un habitant local.

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  • CARREFOUR OUVRE 20 SUPERMARCHES ...EN CHINE.

    Carrefour continue à ouvrir 20 supermarchés chaque année en Chine

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    Carrefour va fermer  21 magasins et supermarchés en Belgique et supprimer 1 672 postes. Selon Carrefour, le groupe est en train d'évaluer ses affaires en Belgique. Le groupe va continuer son fonctionnement dans ce pays mais il y aura de petits rajustements.

    Carrefour possède 16 000 employés en Belgique. Cependant, les affaires dans ce pays ne fonctionnent toujours pas bien. Cette fois-ci, Carrefour fermera 14 de ses 56 magasins et 7  supermarchés . Les 191 épiceries de Carrefour ne sont pas comprises dans ce plan de fermeture.

    La Belgique était un des 4 pays européens (la France, l'Espagne, l'Italie et la Belgique) qui  réalisait 70% des chiffres d'affaire de Carrefour, le N.2 des géants de la vente au détail du monde. Carrefour a déclaré qu'il restera fermement en Belgique et élèvera son chiffres d'affaire, sur une base solide et grâce à une restructuration, afin de promouvoir le développement du groupe.

    En réalité, depuis l'année 2009, le marché étranger de Carrefour a connu des crises : le retrait de la Russie et du marché sud de l'Italie, la fermeture du siège pour faire des économies, le retrait complet du Japon. De plus, la comptabilité annuelle de 2009 qui vient d'être publiée est également insatisfaisante. En 2009, le profit net de Carrefour était de 385 millions d'euros, soit une réduction de 70%, alors que le chiffre d'affaires a chuté de 1,2% pour atteindre 86 milliards d'euros. Les bénéfices en France, en Europe et en Asie ont tous connu une baisse. Seul le marché d'Amérique latine a connu une hausse des profits.

    En Chine, bien que l'année dernière, le nombre de supermarchés ouverts et le chiffre d'affaires du supermarché individuel de Carrefour a été dépassé par Walmart et RT-MART. Le groupe Carrefour a répété plusieurs fois qu'il ne cessera pas d'exploiter le marché chinois et qu'il ne changera pas son plan d'ouvrir chaque année 20-25 supermarchés en Chine.

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  • LE TOURISME AU TIBET.

    Tibet : rebond du tourisme au début de l'année du tigre de fer

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    Au Tibet, pendant les dix jours de fête du Nouvel An tibétain, les revenus du secteur touristique se sont élevés à 79,8 millions de yuans (11,7 millions de dollars) et le nombre de touristes a atteint 115 487, en hausse respective de 6% et de 4,3%, a annoncé mercredi le bureau régional du tourisme.

    Pendant ces dix jours, du 13 au 22 février, plus de 2 000 touristes, dont 421 étrangers venant de 23 pays et régions, ont participé au festival culturel folklorique de Himalaya pour célébrer l'Année du tigre de fer selon le calendrier tibétain. Cette année, celui-ci tombait le même jour que le Nouvel An chinois, le 14 février.

    Gao Wei, une employée de Chengdu dans la province du Sichuan, a indiqué qu'elle était venue fêter le Nouvel An au Tibet avec un groupe d'une vingtaine de touristes contactés sur Internet.

    "Quelqu'un avait demandé sur Internet s'il y avait des gens intéressés pour aller ensemble (au Tibet) et nous (tous les gens du groupe) ont répondu oui", a-t-elle déclaré. "Cela a été agréable : en hiver il n'y a pas beaucoup de touristes et tout est moins cher, que ce soit l'hôtel ou les tickets d'entrée dans les sites touristiques".

    Cet hiver pour soutenir l'activité touristique, la région du Tibet a réduit, entre le 1er novembre et le 31 mars, les prix des chambres d'hôtel et les tickets d'accès aux sites touristiques.

  • LES CADEAUX DU DRAGON A L'AFRIQUE.

    Relations sino-africaines : « The Dragon's Gift: The Real Story of China in Africa »

    L'Afrique a été toujours considérée par les pays occidentaux comme leur sphère d'influence traditionnelle. C'est pourquoi lorsque les relations sino-africaines connaissent ces dernières années un développement rapide et vigoureux, certains gens de ces pays pensent que la Chine veut arracher une « part de leur gâteau » et s'indignent pour cela. Ils répètent alors à cor et à cri que celle-ci vient en Afrique pour s'emparer et s'approprier de ses ressources naturelles, pour briser les industries locales, pour détruire l'environnement écologique et pour soutenir le totalitarisme local et les pouvoirs et les pouvoirs despotiques. Ils accusent en outre la Chine d'enfreindre le code de travail et d'opprimer et d'exploiter les travailleurs locaux. Deborah Brautigam, professeur à American University vient de faire publier son nouveau livre intitulé « The Dragon's Gift: The Real Story of China in Africa » (en français : Les cadeaux du Dragon : la véritable histoire de la Chine en Afrique) qui réfute les propos selon lesquels la Chine pratique le « néocolonialisme » en Afrique.

    La coopération tous azimuts entre la Chine et l'Afrique.

    Ces dernières années, la Chine a augmenté rapidement et considérablement ses investissements en Afrique et surtout dans le domaine énergétique. L'importance accordée par la Chine à l'approvisionnement en énergie est considérée par de nombreux analystes et commentateurs comme elle est son principal et primordial objectif en s'introduisant sur le continent africain. Deborah Brautigam pense que le pétrole et les produits miniers occupent effectivement une place importante dans la stratégie de la Chine en Afrique, mais que l'énergie ne constitue pas le principal domaine de ses investissements, car selon les statistiques établies, dans le volume global du pétrole exporté par l'Afrique en 2006, la Chine en occupe seulement 8,7%, ce qui est de loin inférieur à la part occupée respectivement par l'Europe (36%) et par les Etats-Unis (33%).

    Elle indique : De nombreuses preuves démontrent que les investissements de la Chine en Afrique couvrent divers et différents domaines, dont la réalisation de projets d'infrastructure. D'après mes estimations, la Chine a conclu ces dernières années avec des pays africains des contrats de construction d'infrastructure dont les montants dépassent de loin ceux des autres contrats. En 2008, par exemple, des sociétés chinoises ont signé avec leurs partenaires africains des contrats dont le montant total atteint 40 milliards de dollars US. »

    Deborah Brautigam poursuit en faisant remarquer que la coopération sino-africaine revêt un caractère tous azimuts, tandis que la coopération énergétique est seulement un domaine qui fait partie de la coopération globale. Puis, elle cite les propos d'un diplomate nigérian qui a dit : « La Chine est en train de faire des efforts pour s'introduire dans différents et divers domaines de notre économie, tandis que pour l'Occident, il s'intéresse depuis toujours au seul pétrole, pétrole …… et toujours le pétrole ! »

    Concurrence sur le même pied d'égalité entre les entreprises chinoises et les entreprises africaines.

    Certains des détracteurs de la Chine affirment que les produits industriels exportés par la Chine en Afrique brisent et détruisent les industries locales. Deborah Brautigam repousse ce raisonnement et prouve sa fausseté en signalant des faits qui viennent des enquêtes qu'elle a menées elle-même dans plusieurs pays africains.

    Au Nigéria, elle a visité une usine de fabrication de produits en plastique d'une certaine ampleur et elle a été surprise et étonnée du travail excellent exécuté par les ouvriers. Elle a demandé alors au patron nigérian : « J'ai toujours entendu dire que l'industrie plastique de votre pays a été détruite par l'invasion de produits importés de la Chine. Mais je vois que vous continuez à travailler et pas mal. Mais comment avez-vous pu maintenir votre production ? Et comment vous réussissez à concurrencer avec les Chinois ? ».

    Le patron lui a répondu : « Nous payons aux ouvriers le même salaire que celui des entreprises chinoises et notre coût de revient de la production est à peu près le même que celui de ces dernières. Nos équipements mécaniques sont importés de la Chine, ce qui fait que notre technique est relativement avancée. D'autre part, notre pays dispose de ressources pétrolières nécessaires à la fabrication du plastique et nous possédons en plus de nombreux réseaux de distribution qui couvre tout notre territoire national et celui des pays voisins. Avec toutes ces conditions favorables, pourquoi ne pouvons-nous pas concurrencer avec les Chinois ? ».

    Quant à certaines autres industries, dont le textile, poursuit Deborah Brautigam, elles souffrent effectivement de la concurrence des produits industriels importés, mais le problème existe depuis longtemps et il n'est pas dû seulement aux importations chinoises. Les pays africains ont commencé à accorder encore plus d'importance au commerce extérieur à partir du milieu des années 90 du siècle dernier et c'était à ce moment-là que l'industrie textile locale a commencé à souffrir de l'afflux en grande quantité de produits textiles importés d'un grand nombre de pays étrangers et cet état de chose dure depuis quinze ans environ et il continue à se maintenir actuellement.

    L'aide chinoise comprime et restreint la corruption.

    Les relations diplomatiques entre la Chine et l'Afrique ont commencé à être établies dans les années 50 du siècle dernier. Au début, c'était la Chine qui apportait son fort et grand soutien au mouvement d'indépendance sur le continent africain. Puis, à partir des années 60, avec l'augmentation du nombre de pays africains qui reconnaissent la Chine nouvelle et qui établissent des relations diplomatiques avec elle, la Chine commença alors à leur procurer toutes sortes d'aide et de soutien économique et technique et a dépêché dans ces pays de nombreux travailleurs pour les aider à réaliser des projets de construction. D'après Deborah Brautigam, ce genre d'aide est différent de la donation et de l'offrande, car le mode adopté par la Chine pour accorder son aide et pour investir dans des projets commerciaux contribue à limiter et à restreindre la corruption.

    Elle dit : « Comparaison faite avec les prêts fournis à l'Afrique par les pays occidentaux, il est beaucoup plus difficiles de détourner et de s'approprier de la grande quantités de crédits accordés par la Chine. Car ce modèle d'installations d'infrastructure soutenu par les ressources naturelles offre un type de mécanisme restrictif et contraignant. Pour parler plus clairement, c'est que d'après l'accord de crédit, il est prescrit que les projets de construction d'installations d'infrastructure qui bénéficient des prêts accordés par la Chine seront réalisés par des entreprises chinoises. Ainsi, les fonds sont consacrés uniquement aux dépenses nécessaires à la réalisation des projets. Des dizaines d'années auparavant, le Japon avait adopté ce même moyen pour allouer à la Chine des crédits destinés à des projets d'exploitation. »

    Les Occidentaux imputent à la Chine la crise humanitaire qui a éclaté dans la région de Darfour, au Soudan. Deborah Brautigam indique que l'ingérence de la Chine dans les affaires intérieures de pays africains est beaucoup moindre qu'on le croit. Les représentants spéciaux des Etats-Unis sur le problème de Darfour, désignés respectivement par les Présidents américains Georges Bush et Barack Obama, ont déclaré que la Chine joue un rôle positif dans le règlement de ce problème.

    Deborah Brautigam souligne que l'aide apportée par la Chine à l'Afrique est différente de celle de l'Occident. Compte tenu du parcours de son propre développement, la Chine est dotée d'idées sur le développement différentes avec celles de l'Occident. C'est pourquoi elle n'agit pas comme celui-ci et ne donne pas des leçons à l'Afrique ni ne lui prescrive pas d'‘ordonnance'. Les pays occidentaux pensent qu'ils savent comment l'Afrique doit parvenir à la prospérité, mais en même temps, ils changent fréquemment leur « ordonnance », ce qui fait que les Africains sont désorientés et ne savent plus comment faire. « Des années passent et nous, les Occidentaux, nous avons toujours dans la tête une conclusion finale qui nous pousse à donner des instructions aux Africains, » dit-elle, « tandis que la Chine a des astuces beaucoup plus simples, à savoir ‘Si l'on désire s'enrichir, il faut commencer par la construction de routes' et ‘Il faut considérer l'agriculture comme base et l'industrie comme facteur dominant', et c'est la raison pour laquelle la Chine concentre ses efforts en aidant les pays africains à réaliser un grand nombre d'installations d'infrastructure et en y investissant dans les domaines de l'agriculture et de l'industrie. »

     

     

  • GRAVE PENURIE DE MAIN D'OEUVRE .

    Pour pallier la pénurie de la main-d'œuvre, il est nécessaire d'améliorer la qualité d'emploi

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    La Fête du Printemps vient à peine de passer qu'une fois de plus la « pénurie de la main-d'œuvre » se fait sentir dans les régions côtières de la Chine Orientale et de la Chine Méridionale. Selon les statistiques établies, il manque actuellement plus d'un million de travailleurs ordinaires dans la région du Delta du Zhujiang. Et ce qui est plus sérieux, c'est que la « pénurie de main-d'œuvre » se fait sentir non seulement dans les régions littorales, mais également dans un grand nombre de villes des régions du centre et de l'ouest du pays. Dans le cas où cela serait une réalité, ce sera alors la deuxième fois depuis le nouveau siècle qu'il se produit une « pénurie de la main-d'œuvre » en Chine. La différence avec la première « pénurie de main-d'œuvre » qui s'était produit en 2004, c'est qu'à l'heure actuelle l'économie mondiale souffre toujours des effets de la crise financière et économique internationale et que la croissance économique chinoise n'est pas encore consolidée. Dans ce contexte-là, le manque de main-d'œuvre d'une telle ampleur est hautement significatif et donne matière à réflexion.

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    Derrière le problème de la « pénurie de la main-d'œuvre » sont dissimulés des difficultés du développement de l'économie chinoise, et parmi celles-ci, le « problème de la qualité d'emploi des nongmingong », qui existe depuis de longues années, mais qui a été toujours négligé et sous-estimé, doit surtout être pris en considération.

    Pour la plupart des nongmingong (ou mingong, main-d'œuvre rurale venue en ville pour chercher du travail), la qualité d'emploi peut être résumé en une seule phrase : exécuter les besognes les plus rudes, les plus pénibles et les plus sales et gagner un salaire le plus bas. Ces dernières années, bien qu'il est apparu presque chaque année le manque saisonnier de la main-d'œuvre, pour un grand nombre d'entreprises, elles considèrent toujours les nongmingong comme de la main-d'œuvre bon marché qu'on peut « commander du doigt et de l'œil » et « faire venir d'un seul appel et faire partir d'un signe de la main ». Alors qu'à leur poste de travail, les mingong sont obligés d'endurer du travail fatigant, épuisant et harassant pendant une dizaine d'heures et dans des conditions de travail difficiles, mauvaises et déplorables. De plus, la protection du travail n'est pas assurée et ils font l'objet de discrimination quant à leur salaire. Autrefois, en raison de la dualité de la structure urbaine et rurale et du déséquilibre de la force comparative entre travailleurs et patrons qui constituaient alors une réalité sociale, après avoir mûrement calculé et réfléchi sur la différence de revenu entre le travail exécuté en ville et le travail agricole, les paysans décidèrent alors d'abandonner le travail agricole et de quitter leur foyer, leurs parents et leurs enfants pour aller dans la ville chercher du travail tout en supportant la qualité médiocre de l'emploi et les mauvaises conditions du travail. Ils sont obligés de se contenter ainsi et de ne rien demander de plus et de mieux, car à cette époque-là, le travail pénible dans la ville valait la peine qu'on exécute vu l'attirance qu'il exerçait en raison de son salaire qui était supérieur au revenu du travail agricole. Mais maintenant, la situation est changée par suite de la progression continuelle du développement cohérent et coordonné des régions urbaines et rurales et des efforts déployés par l'Etat qui augmente sans cesse son aide aux paysans pour qu'ils puissent développer davantage l'agriculture et améliorer leur niveau de vie. Un nombre croissant d'entreprises s'installent dans la campagne et on n'a plus à se déplacer comme des « oiseaux migrateurs » pour aller chercher du travail dans la ville. D'autre part, en faisant la comparaison du revenu ainsi que du traitement et des conditions du travail, le travail en ville a perdu de son attirance pour les paysans qui préfèrent plutôt trouver un emploi près de chez eux, ou bien créer leur propre entreprise ou bien encore travailler la terre comme avant et de plus en plus de font ces choix-là et renoncent à leur rôle de nongmingong.

    Devant cette nouvelle situation, pour résoudre le problème de la « pénurie de la main-d'œuvre », il est absolument nécessaire d'améliorer la qualité des emplois destinés aux nongmingong, d'augmenter la rémunération de leur poste de travail et de les attirer en jouant sur la « différence » et l' « écart » entre les revenus.

    Toutefois, derrière tout cela, il est nécessaire de procéder à la reconversion, à la transformation et à la montée en génération des industries. D'après les enquêtes menées à ce sujet, pour les entreprises qui ont des difficultés cette année pour embaucher des travailleurs, 63% sont des entreprises industrielles qui couvrent principalement les secteurs à haute intensité de travail et à basse teneur en technologie, dont appareils électroniques, appareils électromécaniques, jouets, chaussures, habillement, … etc. Pour satisfaire le désir réel des nongmingong qui souhaitent trouver des emplois plus qualitatifs, les régions littorales économiquement plus développées de la Chine Orientale doivent faire plus d'efforts pour procéder à la réorganisation structurelle et à la transition innovatrice. Et tout en maintenant leur compétitivité et leur avancée industrielles, les entreprises doivent sans exception fournir aux nongmingong un espace plus libre leur permettant de trouver un emploi de plus bonne qualité.

    Pour ce qui est de la « qualité d'emploi » à offrir aux mingong, elle est non seulement traduite par le niveau du salaire, mais surtout par la satisfaction en ce qui concerne différents problèmes. A l'heure actuelle, les jeunes des générations post-80 et de post-90 (les jeunes paysans nés dans les années 80 et 90 du siècle dernier) représentent plus de 60% de la totalité des travailleurs migrants d'origine paysanne venus en ville pour y trouver un emploi. Ils sont différents de leurs prédécesseurs et revêtent les trois particularités suivantes : ils ont un degré d'instruction plus élevé ; ils nourrissent une espérance plus grande quant à la qualité d'emploi ; et ils sont plus exigeant quant à la jouissance matérielle et morale. Comparés à la première génération de nongmingong qui ne pense qu'à « gagner de l'argent en ville pour subvenir aux besoins de leur famille à la campagne », ils aspirent à s'intégrer dans la société urbaine. C'est pourquoi pour résoudre le problème de la « pénurie de la main-d'œuvre » et pour améliorer la qualité des emplois à offrir aux nongmingong, en dehors des efforts déployés par les entreprises, il est absolument nécessaire pour les départements gouvernementaux concernés de tenir compte des nouvelles demandes et exigences des « jeunes générations de nongmingong » et ce n'est qu'ainsi que la « pénurie de la main-d'œuvre » pourra devenir un « souvenir du passé ».

     

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  • POUR UNE MEILLEURE REPARTITION DES RICHESSES EN CHINE.

    Goût de luxe ostentatoire des touristes chinois qui ne sont vraiment pas riches

    Des médias américains rapportent qu'un millier de Chinois venus aux Etats-Unis pour y faire du tourisme ont dépensé en moyenne chacun 6.000 dollars US et selon les dernières statistiques établies, à New York, ils ont consacré 95% de leur temps à faire des achats . En voyant le millier de touristes chinois faire du shopping et du lèche-vitrine, les commerçants et les boutiquiers newyorkais rayonnent de joie et de plaisir.

    Une fois qu'on s'est enrichi, il est tout à fait naturel qu'on désire améliorer la qualité de sa vie, toutefois, il est important qu'on garde sa raison et son bon sens dans les dépenses et la consommation, et surtout ne pas gaspiller inutilement l'argent gagner à la sueur de son front. Pour la plupart des étrangers, ils préfèrent les voyages touristiques, mais pour eux c'est faire du tourisme dans son vrai sens et ils ne feront jamais comme les Chinois qui consacrent 95% de leur temps et de leur argent à faire des achats. Car, ils considèrent comme le plus important dans leur voyage c'est de jouir du paysage et d'observer les conditions et mœurs locales. Selon les études menées par le quotidien hongkongais « Wenhui Pao », les trois pays actuellement aux premiers rangs du monde pour la consommation de produits de luxe sont par ordre de priorité les suivants : le Japon, la Chine et les Etats-Unis. Parmi eux, la Chine, avec un montant total de 8,6 milliards de dollars US consacrés aux achats d'articles de luxe et un taux d'occupation mondial de 25%, a dépassé pour la première fois les Etats-Unis pour devenir deuxième dans le monde. Peut-être que cela reflète justement le penchant des nouveaux parvenus chinois pour toute chose de luxe et pour la consommation ostentatoire.

    Il est permis à une partie de la population de s'enrichir la première, mais à condition qu'elle observe et respecte les lois et les règlements concernés et que sa fortune soit acquise en toute légalité. Ensuite, pour ce qui est de sa façon de dépenser son argent et de ses acquisitions d'objets et de produits, à vrai dire personne n'a le droit d'en redire, mais le problème c'est qu'il se produit de plus en plus ce genre de chose qui démontre la disparité des revenus, qui présente un contraste frappant entre riche et pauvre et qui indique que l'écart entre les deux se creuse et devient de plus en plus grand. En ce qui concerne la nouvelle sur le millier de touristes chinois qui consacrent presque tout leur temps et leur argent à faire des achats aux Etats-Unis, la réaction des internautes chinois a été immédiate : seulement un petit nombre les approuvent tandis que la plupart les critiquent sévèrement pour leur consommation ostentatoire du luxe, ce qui prouve que la grande majorité de la population chinoise désapprouve ses concitoyens parvenus qui vont à l'étranger pour faire étalage de leur richesse en procédant frénétiquement à des achats de produits de luxe de grandes marques. C'est en raison de la réalité sociale actuelle qui fait que la fortune des richards chinois augmente rapidement de façon démesurée alors que le revenu des pauvres croît trop lentement et que les parvenus ont les possibilités de consommer les produits de luxe et les articles hauts standing, de faire des voyages touristiques à l'étranger, d'acheter tout ce qui leur plaît et de passer leurs vacances en allant en villégiature. Par conséquent, ce genre d'inégalité permanente dans la distribution et la répartition des fruits du développement économique constitue peut-être un fort signal de danger, ou tout au moins, il sème la discorde et la mésentente entre les divers milieux de la société chinoise, creuse plus profondément l'écart qui les divise et deviendra certainement une pomme de discorde.

    Une société stable et harmonieuse doit être en forme d'olivier et non pas en forme d'haltères dont l'écart entre les deux extrémités devient de plus en plus grand ou en forme de la lettre "丁"à l'envers. En réalité, pour ce qui est des problèmes concernant le revenu social et l'écart entre riches et pauvres, des savants et des sociologues ont entrepris depuis longtemps des études en la matière et ont obtenu une grande quantité de données convaincantes. De façon générale, le développement de la société chinoise n'a pas encore atteint sa maturité et actuellement pour les Chinois ce n'est pas le moment de se laisser aller à la prodigalité et au gaspillage et de jouir ostensiblement sans retenue. Dans la situation actuelle où la plupart de la population chinoise dispose d'une faible capacité de consommation, il est tout à fait insolite et excentrique que les parvenus, qui ont atteint rapidement une importante situation sociale sans en acquérir les manières et le savoir-vivre, font étalage de leur richesse et dépensent sans compter, alors que leur façon d'agir est en réalité un découvert des biens sociaux. Le phénomène de consommation et de tourisme ostentatoires est complètement incompatible avec la phase actuelle de la croissance économique de notre pays et il cause grand tort au développement à long terme de la société chinoise.

    Par Bi Xiaozhe

  • LA CHINE VEUT RESTER AMIE AVEC ISRAEL ET L'IRAN.

    Israël cherche le soutien de la Chine sur le problème iranien

    L'ambassade d'Israël à Beijing a confirmé le 22 février qu'Israël enverrait une délégation de haut niveau en Chine, une initiative que les médias israéliens interprètent comme une tentative de convaincre la Chine de soutenir des sanctions contre l'Iran.

    Cependant, les experts chinois disent que cette visite ne changera pas la position de la Chine sur l'affaire. Des médias israéliens avaient rapporté le 22 février qu'une délégation israélienne de haut niveau viendrait à Beijing à la fin du mois pour discuter avec des hauts fonctionnaires chinois.

    « En effet, une délégation israélienne de haut niveau se rendra en visite en Chine afin d'échanger des points de vue sur un certain nombre de problèmes d'intérêt mutuel, et parmi eux celui de l'Iran », a déclaré Guy Kivetz, porte-parole de l'ambassade d'Israël.

    Israel National News (INN) a rapporté que c'est le gouverneur de la Banque d'Israël, Stanley Fischer, qui conduira la délégation : « Fischer est une personne repectée en Chine. Il a traité avec la Chine dans le passé quand il était à la Banque Mondiale et au Fonds Monétaire International ». A ses côtés figurera le ministre israélien des menaces stratégiques Moshe Ya'alon, qui sera « chargé des aspects de renseignements militaires de la visite », d'après INN.

    Cette annonce est venue le 22 février à la suite de l'appel de Benjamin Nethaniahou pour un embargo immédiat sur le secteur de l'énergie iranien, disant que faute d'accord du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur cette proposition, celui-ci pourrait être contourné.

    Le Premier Ministre israélien a déclaré que si le monde « est décidé à arrêter l'Iran, alors ce qu'il faut, ce ne sont pas des sanctions édulcorées, des sanctions modérées ... mais des sanctions efficaces, incisives, qui entravent les importations et exportations de pétrole en Iran ».

    « Voilà ce qu'il faut faire maintenant. Cela ne suffira peut-être pas, mais rien d'autre ne peut convenir, et au moins nous pourrons dire que nous avons essayé. Et si ces mesures ne reçoivent pas l'aval du Conseil de Sécurité, alors elles devront être appliquées sans son accord, mais immédiatement ».

    Parmi les cinq membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui ont le droit de veto, la Chine et la Russie se sont opposées à des sanctions contre l'Iran. Mais la Russie, ces derniers temps, a commencé à se montrer critique envers Téhéran.

    Et en dépit de fortes pressions occidentales pour qu'elle en fasse de même, la Chine est restée sur sa ligne, celle du dialogue avec Téhéran. Un peu plus tôt ce mois, le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Ma Zhaoxu, avait en effet appelé à « plus d'efforts diplomatiques » pour résoudre la crise.

    Ye Hailin, professeur en relations internationales à l'Académie Chinoise des Sciences Sociales, pense que la délégation israélienne aura bien du mal à faire changer la position de la Chine.

    Car, dit-il, « De fait, jamais dans son histoire la Chine n'a imposé la moindre sanction à aucun pays ».

    Et, s'agissant de l'Iran, dit-il, des sanctions, qui sont une méthode pour punir une partie en lui infligeant des pertes commerciales, n'ont aucun sens, car « Développer l'énergie nucléaire est une décision de l'Etat iranien, et cela n'est pas quantifiable en argent ».

    « C'est aussi un problème de dignité nationale, d'intérêts nationaux, et d'honneur national, sujets sur lesquels l'Iran ne transigera pas », dit le professeur Ye. L'Iran n'a jamais déclaré posséder des armes nucléaires, et la communauté internationale n'a aucune preuve concrète qu'il en a, a-t-il ajouté. « Et bien que la façon dont Téhéran ignore les inquiétudes de la communauté internationale irrite beaucoup de gens, cela n'est pas pour autant une excuse pour imposer des sanctions », dit-il.

    Et, a-t-il ajouté, des sanctions ne vont pas dans le sens des intérêts de la Chine. « Car en ce cas, je doute fort que les Etats-Unis en seraient reconnaissants à la Chine. Mais l'Iran détesterait alors la Chine et les pays en développement penseraient que la Chine n'a pas de principes ».

    Le professeur Ye pense également qu'en dépit du récent changement de ton de Moscou sur l'affaire, il est encore trop tôt pour dire si la Russie approuvera ou non des sanctions.

    Yin Gang, expert en études moyen-orientales à l'Académie chinoise des Sciences sociales, pense quant à lui que les Etats-Unis ne souffriraient guère de sanctions imposées à l'Iran, du fait de liens commerciaux faibles, « Mais pour la Chine, ce serait comme se tirer une balle dans le pied ».