• SOMMET CHINE -UNION EUROPEENNE.

    Sommet Chine-UE: Wen Jiabao reproche à certains pays d'empêcher le développement de la Chine.

    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a souligné lundi qu'il était injuste que certains pays demandent la réévaluation de la monnaie chinoise tout en pratiquant le protectionnisme contre la Chine. De telles actions visent, en fait, à limiter le développement de la Chine a-t-il ajouté.

    Le Premier ministre a fait ces remarques au cours du 12e sommet Chine-UE, organisé lundi à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu (est).

    Maintenir la stabilité de la monnaie chinoise pendant la crise financière internationale bénéficie non seulement au développement économique de Chine, mais aussi au redressement économique du monde, a-t-il indiqué.

     Signature de cinq accords

    La Chine et l'Union européenne ont signé cinq documents de coopération suite au 12e sommet Chine-UE, organisé lundi à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu(est).

    Ces cinq accords portent sur la coopération dans le domaine de la technologie, des projets d'utilisation de charbon à émission zéro, l'amélioration de l'efficacité énergétique et de la qualité des bâtiments, le développement durable du commerce et des investissements chinois, ainsi que la gestion de l'environnement.

    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays assume actuellement la présidence tournante de l'Union européenne, ont assisté à la cérémonie de signature.

    Chine, première victime des enquêtes anti-subventions

    La Chine a été la première cible des enquêtes anti-subventions à travers tout le pays au cours des 3 dernières années.

    Selon le ministère du commerce du pays, depuis le début de l'année 2008 jusqu'en septembre 2009, 20 enquêtes anti-subventions ont été lancées sur les produits importés de Chine.

    Le pays se dit donc victime du protectionnisme commercial du monde entier. La crise financière mondiale a, selon les autorités chinoises, entraîné un grand nombre de mesures protectionnistes. Depuis le début de cette année, 19 pays et régions ont lancé 120 enquêtes commerciales sur les produits chinois, impliquant 11,7 milliards de dollars américains. Les investigations visent principalement l'acier, le textile et les industries chimiques. Le ministère a appelé le gouvernement à mener, activement, des négociations multi-latérales pour résoudre dans le calme ces différends commerciaux, tout en augmentant la compétitivité de ses industries dans le monde.

     


  • RAPPORT DE L'UNICEF SUR LA CHINE ET L'INDE.

    Les droits de l'enfant en Chine et en Inde.

    Il est intéressant de comparer la Chine et l'Inde , 2 pays émergeants, peuplés de plus d'un milliard d'habitants et qui tous les deux ont eut à souffrir de la colonisation et de l'exploitation des pays occidentaux. L'un souvent montré en exemple parce que démocratie et l'autre , souvent montré du doigt. L'UNICEF vient de publier un rapport sur les droits de l'enfant, tant en Inde qu'en Chine.

    Au départ de ces rapports, comparons la situation des enfants de ces 2 pays.

    La Chine compterait 342 millions d'enfants,la mortalité pour les enfants y a été réduite de 51% de 1990à 2007    , 94% des enfants bénéficient des vaxccins de routine(diphtérie,coqueluche,tétanos). Le pourcentage d'enfants en insuffisance pondérale est de 3,7%.

    Entre 1981 et 2004 , le taux de personnes vivants endessous du seuil  de pauvreté est passé de 85% à 27%, plus d'un demi-milliard de personnes sont sorties de la pauvreté absolue.

    Les enfants chinois bénificient d'une diminution des privations matérielles , d'un meilleur accès à des soins de santé et à une éducation de qualité, une scolarisation quasi universelle pour les filles et garçons.

    En Inde ,où vivent 20 % des enfants du monde,la mortalité des enfants de moins de 5 ans est passé de 117 pour 1000 naissances à 72 de 1990 à 2007.La réalisation des droits de l'enfant en Inde se heurte à de nombreuses difficultés, en partie à causse de son immensité( la Chine est plus étendue) , plus de deux millions d'enfants meurent avant l'age de 5 ans, 55 millions d'enfants souffrent d'insuffisance pondérale,alors que ce problème est pratiquement résolu en Chine, plus de 20 millions d'enfants d'âge scolaire primaire ne vont pas à l'école, en Chine presque tous les enfants vont à l'école.40% de la population vit dans une extréme pauvreté, alors que le rapport de l'UNICEF souligne qu'en Chine, 90% des pauvres sont sortis de cette extrème pauvreté. 128 millions de personnes n'ont pas accès à une source d'eau potable et 665 millions de gens defèquent en plein air, choses qui ont totalement disparu en Chine.En Inde , le taux d'enregistrement des naissances est de 69% alors qu'il est de 97% en Chine.Les mariages d'enfants qui ont disparus en Chine ,bien qu'interdits aussi en Inde sont de 47% pour les femmes  et 16 % pour les hommes.

    Le rapport de l'UNICEF souligne que l'exploitation des enfants qui a disparu en Chine reste très répandue en Inde de même que les discriminations sexuelles ou de castes. Quant à la Chine, l'UNICEF termine son rapport comme suite:Emergeant comme nouveau bailleur de fonds auprès des pays en développement , la Chine a l'occasion sans précédent , de pouvoir apporter son soutien à la promotion des droits de l'enfant au-delà de ses frontières. Investir chez elle , c'est également la manière d'assurer la consolidation de ses progrès économiques et sociaux dans les années à venir.

     

  • SOMMET UE-CHINE A NANJING.

    La coopération UE-Chine de plus en plus pragmatique, selon un expert de l'UE .

    BRUXELLES, 27 novembre (Xinhua) -- La coopération entre l'Union européenne et la Chine devient de plus en plus pragmatique à un moment où la crise financière mondiale rapproche ces deux partenaires, a indiqué vendredi un expert de l'UE.

    "La crise financière a bel et bien confirmé que la coopération est inévitable", a déclaré Jonathan Hoslag, chef de recherche à l'Institut des études sur la Chine contemporaine de Bruxelles, dans une interview accordée à l'agence de presse Xinhua à la veille du sommet Chine-UE prévu lundi à Nanjing, chef-lieu de la province du Jiangsu, dans l'est de la Chine.

    C'est le deuxième sommet Chine-UE depuis le début de l'année, le premier ayant eu lieu en mai dernier à Prague, en République tchèque.

    Les dirigeants chinois et européens se rencontrent normalement une fois par an, mais le dernier sommet, initialement prévu pour décembre dernier, avait finalement été reporté après que le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assumait la présidence tournante de l'UE, eut insisté pour rencontrer le Dalaï Lama.

    Le "point positif" de cette turbulence est que les attentes mutuelles des deux parties sont devenues plus réalistes, a fait remarquer M. Holslag.

    "L'UE commence à apprendre qu'elle ne peut plus donner des leçons à ses partenaires. Elle peut partager ses expériences, mais elle ne peut imposer des conditions sans en payer le prix. La Chine a commencé elle aussi à comprendre qu'elle doit entretenir de bonnes relations avec l'UE si elle ne veut pas être perçue comme étant trop proche des Etats-Unis", a-t-il précisé.

    Le sommet qui s'ouvrira lundi permettra de montrer que les relations Chine-UE repartent sur de bons rails et que les deux parties reconnaissent la nécessité d'une coopération pragmatique, a noté M. Holslag.

    La Commission européenne a révélé dans un communiqué de presse rendu public vendredi que le sommet se concentrera sur les efforts pour parvenir à un accord ambitieux sur le changment climatique à Copenhague en décembre, sur la crise financière et économique ainsi que les relations bilatérales et les affaires internationales.

    "A travers le sommet UE-Chine nous envisageons d'envoyer un message fort concernant notre détermination partagée à affronter et relever ensemble les défis mondiaux", a déclaré le président de la Commsision européenne José Manuel Barroso.

    Selon M. Holslag, l'UE et la Chine doivent maintenant explorer plus activement les options permettant de renforcer leur coopération.

    "Il est clair que nous (UE et Chine) avons plusieurs intérêts communs, a-t-il dit, nous sommes toutes les deux pour un multilatéralisme efficace".

    "Nous devons chacune promouvoir l'unité interne et moderniser notre économie. Au niveau international, nous sommes maintenant voisines et éprouvons la même nécessité d'assurer la stabilité en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie centrale et sur les routes maritimes stratégiques qui portent notre commerce", a-t-il ajouté.

    En marge du sommet, l'UE et la Chine devraient signer six accords couvrant les domaines allant de l'énergie propre à la coopération technologique, selon la Commission européenne.

    Le sommet se tiendra un jour avant l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne de l'UE, destiné à renforcer l'intégration de l'UE et à simplifier les institutions et le processus de prise de décision du bloc.

    En vertu du traité, un nouveau président et un ministre des Affaires étrangères de l'UE ont été désignés par les dirigeants européens la semaine dernière.

    M. Holslag a estimé que ces nouvelles avancées aideront l'UE à parler d'une seule voix sur la scène internationale et permettront progressivement de faire en sorte que l'UE développe sa propre réflexion plutôt que d'avoir plusieurs stratégies nationales.

    "Pour que notre politique chinoise soit efficace, l'UE devra aboutir à un consensus interne plus clair sur ce que nous attendons de notre partenaire et comment nous pouvons l'obtenir", a conclu M. Holslag.

  • REDUCTION DES EMISSIONS DE CO2 DE LA CHINE

    L'engagement chinois de réduction des émissions est sérieux (Wen Jiabao)

    L'engagement chinois en matière d'objectifs de réduction des émissions de CO2 est 'sérieux et formel', a déclaré vendredi le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

    BEIJING, 27 novembre (Xinhua) -- L'engagement chinois en matière d'objectifs de réduction des émissions de CO2 est "sérieux et formel", a déclaré vendredi le Premier ministre chinois Wen Jiabao

    Il a fait cette remarque lors d'une rencontre avec des représentants de l'Inde, de l'Afrique du Sud, du Brésil et du groupe des 77 (G77), réunis à Beijing pour discuter avec la Chine des questions du changement climatique.

    Le Conseil des affaires d'Etat, gouvernement central chinois, a annoncé jeudi que la Chine réduirait ses émissions de CO2 par unité de PIB en 2020 de 40 à 45% par rapport au niveau de 2005.

    Le gouvernement chinois a fixé cet objectif en fonction de ses propres conditions nationales et intérêts à long-terme, dans le but d'être responsable pour le bien-être de toute l'humanité, a affirmé Wen Jiabao aux représentants étrangers.

    Cet objectif a été fixé à l'issue d'études scientifiques complètes, et il correspond à la réalité, a-t-il fait observer.

    "Nous devons faire énormément d'efforts pour réaliser cet objectif", a ajouté le Premier ministre chinois.

    Il a appelé à la coopération mondiale pour résoudre les questions du changement climatique, soulignant que les pays en voie de développement partageaient des intérêts communs à cet égard.

    La Chine accorde une grande importance à ses consultations avec l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud, et elle renforcera sa coordination avec le G77, a-t-il fait remarquer.

    "Nous coopérerons avec toutes les parties concernées pour faire aboutir à des résultats raisonnables et réalisables lors de la prochaine conférence des Nations unies sur le changement climatique à Copenhague", a promis Wen Jiabao, qui devrait assister à la conférence le mois prochain.

    Partageant les points de vue du Premier ministre chinois, tous les représentants étrangers ont salué les efforts et accomplissements de la Chine dans la lutte contre le changement climatique.

    Ils ont convenu que les pays en voie de développement devaient travailler ensemble pour sauvegarder leurs intérêts communs, contribuer à la lutte contre le changement climatique et réaliser le développement durable.

    Le ministre indien de l'Environnement et des Forêts Jairam Ramesh, le conseiller du président brésilien Marcel Fortuna Biato et la ministre sud-africaine de l'Eau et de l'Environnement Buyelwa Sonjica sont en visite en Chine pour les consultations ministérielles sur le changement climatique avec la Chine, prévues le 28 novembre.

    Xie Zhenhua, ministre adjoint de la Commission d'Etat pour le développement et la réforme, va participer aux consultations en tant que représentant chinois.

    Le Soudanais Lumumba Stanislaus Di-Aping, représentant du G77, a terminé ses consultations avec Xie Zhenhua vendredi.

  • M. LEGQOG ,UN GRAND TIBETAIN.

    Un ministre britannique rencontre une délégation tibétaine de Chine

    LONDRES, 27 novembre (Xinhua) -- Le ministre d'Etat britannique aux Affaires étrangères Ivan Lewis a réaffirmé jeudi la position de son pays sur le Tibet, à savoir que le Tibet fait partie de la Chine, lors d'une rencontre avec un haut responsable de cette région autonome chinoise.

    M. Lewis, qui a visité le Tibet en septembre dernier, a confirmé ses propos en citant les résultats sociaux et économiques qu'il a pu constater dans cette région autonome de Chine.

    M. Legqog, président du comité permanent de l'Assemblée populaire de la région autonome tibétaine sous l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine, a déclaré durant la rencontre que le partenariat sino-britannique est prospère car les deux pays ont renforcé leurs échanges de haut niveau ainsi que leur coopèration dans divers domaines.

    Le haut responsable chinois a affirmé que la récente visite de M. Lewis au Tibet est conforme à l'expression anglaise Seeing is believing (Il faut le voir pour le croire) car M. Lewis a pu constater de ses propres yeux la situation sociale et économique au Tibet.

    "Ma visite en Grande-Bretagne a pour objectif de faire avancer les échanges entre le Tibet et la Grande-Bretagne et de promouvoir la compréhension du Tibet par la Grande-Bretagne", a souligné M. Legqog.

    Durant une rencontre avec Ben Chapman, président du groupe des partis au parlement sur la Chine, M. Legqog a indiqué que sa délégation effectue une visite en Grande-Bretagne à l'invitation du groupe de M. Chapman, qui vient d'achever une visite au Tibet.

    Le responsable chinois a qualifié les échanges de "visites de communication".

    "Cette visite de parlementaires britanniques au Tibet est la première visite effectuée ces dernières années par des députés occidentaux", a expliqué M. Legqog et d'ajouter : "Les visiteurs britanniques ont loué et confirmé les réalisations sociales et économiques que le Tibet a obtenues sous la direction du gouvernement central chinois. Ils ont exprimé leur soutien total à la position du gouvernement britannique selon laquelle le Tibet fait partie de la Chine".

    M. Legqog a utilisé le proverbe chinois "Voir une fois est mieux que d'entendre cent fois" pour illustrer son propos.

    Il a promis que les deux parties continueront à organiser de telles visites pour permettre à davantage de personnes de porter des jugements objectifs sur le Tibet.

    Durant sa rencontre avec M. Chapman et d'autres parlementaires britanniques, M. Legqog a utilisé des chiffres concrets pour démontrer les avancées obtenues durant les 50 années de réforme démocratique dans la région autonome.

    M. Legqog a indiqué estimer que la région pourra renforcer ses échanges dans les domaine commercial, culturel et de l'enseignement avec la Grande-Bretagne grâce au développement favorable des relations sino-britanniques.

    Par ailleurs, il a souhaité que plus de parlementaires britanniques, de membres gouvernementaux et de professionnels des médias puissent se rendre au Tibet pour mieux connaître cette région.

    La délégation tibétaine, conduite par M. Legqog, a entamé mercredi sa visite en Grande-Bretagne. Elle devrait rencontrer des membres du Club du Groupe 48, un réseau commercial indépendant qui a pour vocation de renforcer les relations avec la Chine et les représentants des médias chinois.

  • MADE IN CHINA , BEST QUALITY.

    Le « Made in China » et la coopération mondiale.

    Cable News Network (CNN) commencera, à partir de cette semaine, à diffuser sur les marchés asiatiques une publicité commerciale de trente secondes dont le sujet principal est de propager l'idée selon laquelle dans le contexte de la mondialisation, les produits 'Made in China' sont en réalité les fruits du partage de travail et de la coordination des divers entités commerciales du monde qui jouissent en commun par la suite des profits réalisés ainsi. Il est évident que cette publicité sera utile pour reconstruire et consolider la réputation et le prestige du ‘Made in China' sur le marché mondial.

    Le site web américain media.com, qui est toujours à la trousse des médias et des agences de publicité pour connaître leur évolution et leur développement, vient de révéler que cette publicité de trente secondes a été élaborée et mise au point par le Ministère chinois du Commerce avec l'assistance associations chinoises de métiers et qu'au début elle sera diffusée en Asie et ensuite en Amérique du Nord, en Europe et dans les autres principaux pays partenaires commerciaux de la Chine.

    Par le biais de la télévision, les téléspectateurs pourront voir de leurs propres yeux la publicité en question qui a pour sujet principal le « Made in China » et la coopération mondiale. Il y est insisté que pour pouvoir fabriquer des produits de qualité excellente, les entreprises chinoises sont en train de renforcer et d'intensifier davantage leur coopération avec les sociétés étrangères. Il est montré dans la publicité une série de produits portant l'étiquette ‘Made in China'. Par exemple, un baladeur MP3 de type iPod porte une étiquette sur laquelle est écrite la phrase suivante « Je suis fabriqué en Chine, mais je dispose de logiciels en provenance de Silicon Valley », une paire de chaussures de sport et un habit portent l'étiquette « fabriqué en Chine, mais conçu en France », un réfrigérateur dit qu'il est fabriqué en Chine, mais que son style est européen.

    Des personnalités du milieu ont indiqué que cette publicité de trente minutes, qui vise à étendre et à développer une toute nouvelle idée sur les produits de fabrication chinoise en faisant comprendre aux peuples du monde que le « Made in China » est en fait le fruit de la coopération mondiale, est une création qui se distingue des autres. En partant de l'idée de faire connaître sous un autre angle de vue, les produits chinois qui sont très demandés et qui se vendent très bien dans le monde aux consommateurs du monde en amenant ces derniers à réfléchir plus mûrement sur le rapport entre le ‘Made in China' et le commerce mondial et à renoncer petit à petit à leurs préjugés contre les produits ‘Made in China'.

  • POUR UNE AMELIORATION DE LA GESTION DES MINES DE CHARBON;

    Il faut tirer les leçons de la catastrophe minière

    Le responsable principal des travaux de sécurité du pays a critiqué la mauvaise gestion et les mesures de sécurité inadéquates suite à l'accident ayant eu lieu samedi 21 novembre dans une mine de la province du Heilongjiang et qui a coûté la vie à au moins 104 mineurs.

    Ce coup de grisou, qui est l'accident le plus meurtrier ayant eu lieu en Chine depuis plus de deux ans, a frappé la mine de charbon Xinxing du groupe Longmei, qui appartient à l'Etat, à 2h30 du matin. A ce moment là, 528 mineurs étaient sous terre.

    L'Agence Xinhua a rapporté que 420 d'entre eux avaient réussi à échapper au souffle de l'explosion.

    A la date du soir du 23 novembre, quatre mineurs sont toujours portés disparus et présumés morts.

    Luo Lin, chef de l'Administration d'Etat de la sécurité au travail, et chef de l'équipe d'investigation du Conseil des Affaires d'Etat, a annoncé le 23 novembre que l'accident qui a eu lieu dans la ville de Hegang a débuté par une fuite de gaz dans un des puits. Du fait d'une ventilation insuffisante, le gaz a vite rempli le tunnel principal et l'explosion qui a suivi a atteint 28 des 30 plates-formes minières alors en opération.

    Tout en soulignant bien que les causes exactes de la tragédie ne sont pas encore clairement déterminées, M. Luo dit que l'accident « montre en revanche clairement qu'il y a eu des négligences et que cela avait une fois encore révélé de nombreux problèmes dans la gestion des mines de charbon. C'est une leçon que nous devons tous retenir ».

    Son appréciation rejoint celles faites après qu'une explosion ait fait 78 victimes le 22 février dans une mine appartenant à l'Etat située à Gujiao dans la province du Shanxi. Après cette catastrophe, des officiels avaient critiqué une ventilation insuffisante et une mauvaise gestion des risques liés au gaz, et dénoncé un manque de surveillance du site ainsi qu'un manque de mesures de sécurité.

    Dans un effort pour améliorer la qualité du secteur minier, qui est la source principale d'énergie de la Chine, des milliers de petites mines privées, souvent ouvertes en toute illégalité, ont été fermées ces dernières années. Ce qui a eu pour effet de faire baisser considérablement le nombre de morts dans les mines, de près de 6 000 en 2005 à 3 200 l'année dernière.

    Mais, bien que ces efforts aient exclu du secteur plusieurs mines, petites et souvent mal gérées, cela n'a pas empêché des désastres d'endeuiller des grandes mines d'Etat ces dernières années. A cause, le plus souvent, de carences dans la gestion et la surveillance plus que par manque de mesures de sécurité adéquates.

    Ainsi, lors de l'explosion dans la mine de Tunlan dans le Shanxi en février dernier, la présence d'équipements avancés et de bonnes mesures de sécurité n'avaient pas suffi à protéger les mineurs.

    La tragédie était survenue parce qu'aucune des neuf alarmes ne s'était déclenchée et que personne dans la salle de contrôle n'était intervenu alors même que les tableaux de contrôle indiquaient des niveaux de gaz dangereux.

    Dans le cas de la mine de Xinxing, le personnel de la salle de contrôle aurait pourtant reçu des alertes lui signalant une soudaine montée des niveaux de gaz souterrains à 1h37, soit 53 minutes avant la tragédie.

    Les autorités locales affirment qu'il a alors été ordonné à tout le personnel présent sous terre d'évacuer la mine.

    Jusqu'à maintenant, on ne sait toujours pas pourquoi il y avait encore plus de cent mineurs sous terre à l'heure de l'explosion.

    Zhang Jinguang, responsable de la communication de la filiale de Hegang du Groupe Longmei a insisté sur le fait que l'évacuation de la mine avait été faite « dans les délais ».

    « L'évacuation prend du temps et les mineurs ont un long chemin à parcourir entre leur plate-forme minière et la surface », a-t-il précisé.

    Des mesures de précaution inadaptées ainsi qu'une ventilation insuffisante sembleraient compter au nombre des défaillances, a dit Zhao Tiechui, directeur adjoint de l'Administration d'Etat de la sécurité au travail.

    « La mine comptait trop de plate-formes en opération et avait envoyé trop de mineurs sous terre en même temps, pour accroître la production », a dit M. Zhao dimanche 22 novembre. « La structure souterraine de la mine était bien trop compliquée pour que le système de ventilation puisse fonctionner correctement ».

    A la suite de l'explosion de samedi, le directeur de la mine, le directeur adjoint ainsi que l'ingénieur en chef ont tous été démis de leurs fonctions. Zhu Haizhou, ancien ingénieur en chef adjoint de la filiale locale du Heilongjiang Longmei Mining Holding Group, a été nommé à la tete de la mine.

    Le gouverneur de la province du Heilongjiang Li Zhanshu a, lui, dit endosser la responsabilité de l'accident.

    « Le développement est la priorité numéro un, mais la croissance du PIB ne doit pas se faire au prix de la vie et du sang des employés », a-t-il dit.

    Les corps des mineurs tués dans l'accident ont été emmenés dans une morgue située à 6 kilomètres à l'Est de Hegang, où les familles éplorées se sont rassemblées. Certaines personnes appartenant aux familles des mineurs, et des amis ont protesté hier. Elles ont demandé à ce que les dirigeants de la mine fournissent plus de détails sur ce qui est arrivé.

    Les familles de chaque mineur décédé devraient recevoir une somme d'au moins 250 000 yuans (soit 36 600 dollars US). C'est 25% de plus que pour l'indemnisation standard due en cas de décès dû à une négligence

  • SHEN KAIYUN PRESENTE LE VRAI TIBET.

    Entretiens entre des tibétologues chinois en visite à Paris et un responsable diplomatique français

    Shen Kaiyun, Deputy Director-General of the Department of the Tibet Autonomous Region, poses for a photograph near the base camp of Mount Everest, also known as Qomolangma, in the Tibet Autonomous Region May 2, 2008. Shen said that the March 14 riots in Lhasa were political rather than ethnic or religious but Tibet needs to work harder to bring its various social groups together, according to the deputy director of the regional government's information department. He added that he supported the Chinese government's move to talk to the representatives of the Dalai Lama but expected the spiritual leader back his non-separatist words with deeds.

    Une délégation de tibétologues chinois en visite à Paris a rencontré mardi un responsable du département d'Asie et d'Océanie du ministère français des Affaires étrangères au Quai d'Orsay, siège du ministère.

    La délégation, conduite par Shen Kaiyun, le directeur adjoint de l'Association tibétaine des échanges culturels avec les pays étrangers, s'est entretenue pendant une heure et demie avec Frédéric Laplanche, le sous-directeur d'Asie et d'Océanie du ministère français des Affaires étrangères.

    Le Tibet a connu un développement remarquable depuis sa réforme démocratique, a indiqué M. Shen, ajoutant que la méprise persiste malheureusement en raison d'une connaissance très limitée du public occidental sur cette région chinoise.

    Il souhaite présenter la situation réelle du Tibet au peuple français pour qu'il puisse connaître un vrai Tibet et en juger d'un point de vue objectif, ce qui favorisera les relations et la coopération sino-françaises.

    En tant qu'Etat souverain, la Chine a le droit de sauvegarder ses intérêts fondamentaux et de lutter contre toutes actions nuisant à la stabilité et l'unité de l'Etat, a-t-il souligné, ajoutant qu'il espère que les amis de la Chine n'émettent pas de faux signaux aux séparatistes.

    Les forces séparatistes dénaturent les faits en profitant du manque de communication entre le Tibet et l'extérieur, ce qui laisse circuler les rumeurs parmi les Occidentaux qui ne se sont pas même rendus sur place pour constater la situation réelle de leurs propres yeux, a indiqué Dawaciren, un intellectuel tibétain de l'Institut des sciences sociales du Tibet et membre de la délégation.

    M. Laplanche se dit en accord avec la délégation sur sa proposition de multiplier la communication et d'améliorer la compréhension. Il s'est également renseigné auprès de la délégation des conditions actuelles au Tibet et du déroulement des négociations avec le dalaï lama.

    La délégation composée de six tibétologues est arrivée lundi en France après une visite au Royaume-Uni. Lors de son séjour à Paris, elle envisage également de tenir des discussions avec les médias et les milieux intellectuels français ainsi que des Chinois d'outre-mer résidant en France.

  • LES DEUX PRINCIPAUX RESPONSABLES DE L'AFFAIRE DU LAIT CONTAMINE ONT ETE EXECUTES.

    Chine : Exécution de deux personnes impliquées dans le scandale du lait contaminé de Sanlu

    SHIJIAZHUANG, 24 novembre -- Deux personnes ont été exécutées mardi en Chine, pour leur implication dans le scandale du lait contaminé, dans lequel au moins six enfants sont morts et plus de 300 000 sont tombés malades. La Chine est un état de droit. Les accusés après avoir été condamnés, ont eu droit à l'appel. Ni le tribunal de première instance , ni la juridiction d'appel ne peuvent décider de l'exécution de la peine de mort.Ce n'est que la Cour Populaire Suprême de Chine qui peut décider de l'exécution de la sentence.Ainsi, les droits des condamnés sont sauvegardés. Vu la gravité des faits et ses conséquences irréversibles pour plusieurs victimes , il fallait s'attendre à la sévérité du jugement.

    Zhang Yujun a été exécuté pour atteinte à la sécurité publique par des moyens dangereux, et Geng Jinping, pour production et vente d'aliments toxiques, a déclaré le Tribunal populaire intermédiaire municipal de Shijiazhuang dans un communiqué.

    Zhang Yujun a été reconnu coupable d'avoir produit plus de 770 tonnes de poudre de protéine contenant de la mélamine, et d'en avoir vendu plus de 600 tonnes entre juillet 2007 et août 2008.

    Geng Jinping a été reconnu coupable d'avoir vendu plus de 900 tonnes de lait contaminé contenant 434 kg de poudre de protéine au groupe Sanlu, aujourd'hui démantelé et au centre du scandale à l'époque, entre octobre 2007 et août 2008.

    Le Tribunal populaire intermédiaire municipal de Shijiazhuang les a condamnés à la peine capitale le 21 janvier dernier, et ils avaient fait appel. Le Tribunal populaire supérieur provincial du Hebei a maintenu la condamnation le 26 mars.

    La condamnation et l'exécution ont été approuvées par la Cour populaire suprême de Chine, indique le communiqué.

    Le Groupe Sanlu, basé à Shijiazhuang, capitale de la province du Hebei, était le premier producteur de lait en poudre chinois pendant 15 ans, avant que le scandale du lait contaminé n'éclate en septembre dernier.

    Le lait en poudre pour bébé contaminé produit par le groupe est responsable de la mort d'au moins six enfants et en a rendu malade plus de 300 000.

    Au total, 21 personnes ont été condamnées en janvier dernier pour leur rôle dans ce scandale.

    Parmi elles, deux ont été condamnées à mort, une autre à la peine capitale avec sursis, trois à la prison à vie, et 15 autres à des peines de prison allant de deux à 15 ans.

  • UNE ENTREPRISE CHINOISE DE LA CONSTRUCTION PROSPERE AUX ETATS-UNIS .

    Une entreprise chinoise remporte un contrat dans la construction du métro de New York

     China State Construction Engineering Corp. (CSCEC), le plus grand entrepreneur chinois du secteur de la construction, a remporté un appel d'offres concernant le projet de ventilation du métro new-yorkais, à Manhattan, pour un montant de 100 millions de dollars, a rapporté mardi le China Daily, quotidien chinois en langue anglaise.

    Il s'agit du troisième contrat de la CSCEC cette année pour la construction d'infrastructures aux Etats-Unis.

    De janvier à septembre, le géant chinois a décroché deux contrats de plus de 2 milliards de dollars sur le marché américain. Il a assumé également la construction d'un lycée, d'une gare et de l'ambassade de Chine aux Etats-Unis.

    Pourtant, le Moyen-Orient, l'Asie et l'Afrique restent les marchés principaux de la CSCEC à l'étranger. Cette année, la valeur des contrats signés avec l'Algérie a augmenté de 32%, dépassant 800 millions de dollars. Au Moyen-Orient, le géant chinois a connu une progression de 62%, avec des contrats excédant également les 800 millions de dollars.

    Cependant, en raison d'une forte croissance des ventes immobilières et des projets d'infrastructure, le marché intérieur représente le coeur des activités de la China State Construction.