• LISTE DES 56 ETHNIES CHINOISES.

    Population et ethnies

          La population chinoise comprend 56 ethnies identifiées. La population des diverses ethnies connaît de grands écarts ; les Han sont beaucoup plus nombreux, et les 55 autres groupes sont appelés « ethnies minoritaires ».

          Selon une enquête effectuée au moyen de sondages auprès de 1 % de la population du pays en 2005, la population totale des 55 ethnies minoritaires était de 123,33 millions, représentant 9,44 % de la population nationale. Parmi les ethnies minoritaires, 18 comptent plus d'un million de personnes, dont les Zhuang, environ 16,1788 millions, sont les plus nombreux, alors que les Luoba, seulement 3 000, sont au bas de l'échelle.

          Les Han se trouvent sur tout le territoire du pays, mais la plupart vivent dans les bassins du Huanghe (fleuve Jaune), du Changjiang (Yangtse) et de la rivière des Perles et dans la plaine de Songhua-Liaohe. Les ethnies minoritaires, malgré leur faible proportion, sont dispersées sur plus de 60 % du territoire national. Depuis longtemps, les Han et les ethnies minoritaires gardent des liens politiques, économiques et culturels étendus, formant ainsi des relations d'interdépendance et de développement commun. Toutes les ethnies du pays ont apporté leur contribution à la fondation d'un pays multiethnique unifié, à la création de la longue et brillante civilisation chinoise et à l'histoire de la Chine.

          Les ethnies

          Selon le cinquième recensement national effectué en 2000 :

          Han: Presque 1,2 milliard, les Han constituent la principale ethnie de la Chine. Les grandes masses sont regroupées dans les bassins du Huanghe (fleuve Jaune), du Changjiang (Yangtse) et de la rivière des Perles, mais on trouve des Han dans presque toutes les régions. La langue chinoise est généralement utilisée par les Han comme par la plupart des ethnies minoritaires.

          Mongols: Au nombre de 5,8139 millions, ils vivent pour la plupart dans la région autonome de Mongolie intérieure (3,9953 million, soit 68, 7 % de la totalité). De plus, les régions qui comptent plus de 100 000 Mongols sont le Hebei, le Liaoning, le Jilin, le Heilongjiang et la région autonome ouigoure du Xinjiang. Jadis nomades, les Mongols se sont sédentarisés pour la plupart. Ils ont leurs propres langue et écriture.

          Hui: Quelque 9,8168 millions, répartis principalement dans la région autonome hui du Ningxia (1,8625 million, soit 18,9 % de la totalité). De plus, les régions où habitent plus de 200 000 Hui sont Beijing, le Hebei, la région autonome de Mongolie intérieure, le Liaoning, l'Anhui, le Shandong, le Henan, le Yunnan et la région autonome ouigoure du Xinjiang. Les Hui pratiquent l'islam.

          Tibétains: Parmi les quelque 5,416 millions de Tibétains, 2,4272 millions vivent dans la région autonome du Tibet, soit 52,84 %. Les autres sont dispersés dans le Sichuan, le Gansu, le Qinghai et le Yunnan. Ils pratiquent le bouddhisme tibétain (ou lamaisme) et utilisent la langue et l'écriture tibétaines.

          Ouigours: Parmi les quelque 8,3984 millions de Ouigours, 8,3456 millions vivent principalement dans la région autonome ouigoure du Xinjiang, soit 99,36 %. Ils pratiquent l'islam et utilisent généralement la langue et l'écriture ouigoures.

          Miao: Environ 8,9401 millions, les Miao vivent principalement dans la province du Guizhou (4,2999 millions, soit 48,1 %). Les régions où habitent plus de 100 000 Miao sont les provinces du Yunnan, du Hunan, du Hubei, du Guangdong, du Sichuan, la municipalité de Chongqing et la région autonome zhuang du Guangxi. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Yi: Une des ethnies anciennes de la Chine, elle compte quelque 7,7623 millions de personnes concentrées principalement dans les provinces du Yunnan, du Sichuan et du Guizhou et dans le nord-ouest de la région autonome zhuang du Guangxi. Les Yi ont leurs propres langue et écriture.

          Zhuang: C'est l'ethnie minoritaire la plus nombreuse avec quelque 16,1788 millions de membres dont au moins 14,2071 millions vivent dans la région autonome zhuang du Guangxi, soit 87,81 %. Les régions peuplées de plus de 100 000 Zhuang sont les provinces du Yunnan et du Guangdong. Dans les provinces du Guizhou, de Hainan, du Hunan et du Hebei, la population des Zhuang est supérieure à 10 000. Ils utilisent la langue zhuang et les écritures zhuang et chinoise.

          Buyei: Les Buyei sont au nombre de 2,9715 millions et vivent principalement dans le sud de la province du Guizhou ; les autres vivent dans les provinces du Yunnan, du Sichuan et la région autonome zhuang du Guangxi. Ils utilisent la langue buyei et les écritures buyei et chinoise.

          Coréens: Plus de 1,9238 million, ils sont principalement concentrés dans le département autonome coréen de Yanbian au Jilin, et d'autre part, disséminés dans le Heilongjiang, le Liaoning et la Mongolie intérieure. Ils utilisent leurs propres langue et écriture.

          Mandchous: Au nombre de quelque 10,6823 millions, ils forment la deuxième grande ethnie minoritaire de Chine après les Zhuang. Ils sont principalement concentrés dans le nord-est du pays surtout dans la province du Liaoning et, en petit nombre, dispersés dans certaines moyennes et grandes villes.

          Dong: Leur population de 2,9603 millions vit principalement dans les provinces du Guizhou, du Hunan et la région autonome zhuang du Guangxi. Ils utilisent la langue dong et les écritures dong et chinoise.

          Yao: Disséminés principalement dans le Guangxi, le Hunan, le Yunnan, le Guangdong, le Guizhou et le Jiangxi, les Yao sont au nombre de 2,6374 millions. Ils possèdent leur propre langue qu'ils utilisent en combinaison avec l'écriture chinoise.

          Bai: 1,8581 million de personnes dont la plupart vivent dans le département autonome bai de Dali au Yunnan; une minorité de Bai sont dispersés dans le Guizhou, le Sichuan, le Hunan. Ils pratiquent le bouddhisme et utilisent la langue bai et l'écriture chinoise.

          Tujia: Ils sont au nombre de 8,0281 millions. La plupart sont disséminés dans le département autonome tujia et miao de Xiangxi du Hunan et le département autonome tujia et miao de Enshi du Hubei ; les autres sont concentrés dans le Sichuan et le Guizhou. Ils utilisent la langue tujia et l'écriture chinoise.

          Hani: Concentrés principalement dans les régions montagneuses entre la rivière Rouge et le fleuve Lancang, dans le sud du Yunnan, ils vivent d'agriculture et ont une population de 1,4397 million. Ils cultivent des « champs en terrasses », et ont leurs propres langue et écriture.

          Kazakhs: Quelque 1,2505 million, dont 99,57 % concentrés au Xinjiang, et une minorité dispersée dans le Gansu et le Qinghai. Ils pratiquent l'islam et possèdent leurs propres langue et écriture.

          Dai: Vivant à Xishuangbanna et dans d'autres régions du Yunnan, leur population de 1,159 million pratique le bouddhisme du « Petit Véhicule ». Les Dai utilisent leurs propres langue et écriture ainsi que les caractères chinois.

          Li: D'une population de 1,2478 million, ils sont installés principalement dans les régions centre et sud de la province de Hainan. Ils utilisent leurs propres langue et écriture ainsi que les caractères chinois.

          Lisu: Au nombre d'environ 634 900, ils vivent principalement dans le nord du Yunnan et les régions limitrophes du Yunnan et du Sichuan. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Wa: D'environ 396 600 personnes, la population est répartie dans le sud-ouest du Yunnan. Les Wa possèdent leurs propres langue et écriture.

          She: D'une population de 709 600, ils sont disséminés principalement dans les régions montagneuses du Fujian et du Zhejiang du sud-est du pays, et en minorité dans le Jiangxi, le Guangdong et l'Anhui. Ils utilisent la langue chinoise.

          Gaoshan: Environ 400 000 concentrés principalement dans la région montagneuse du centre et la plaine de l'est de la province de Taiwan. Ils forment la première grande ethnie minoritaire de Taiwan, avec un petit nombre de personnes dispersées dans le Fujian et le Zhejiang. Ils possèdent leur propre langue.

          Lahu: Ils vivent surtout dans le bassin du Lancang situé au sud-ouest du Yunnan. Population de plus de 453 700. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Sui: Plus de 406 900, concentrés principalement dans le sud-est du Guizhou et la partie ouest du Guangxi. Ils utilisent la langue shui et l'écriture chinoise.

          Naxi: Une population de 308 800, ils vivent principalement dans la région de Lijiang au Yunnan. L'écriture dongba, créée par cette ethnie il y a plus d'un millénaire, est considérée comme l'unique écriture hiéroglyphique parfaitement conservée dans le monde actuel. Ils utilisent la langue naxi et l'écriture chinoise.

          Dongxiang: Des 513 800 membres de cette ethnie, la plupart vivent dans le Gansu, et une petite partie dans le Qinghai, le Ningxia et le Xinjiang. Ils utilisent la langue dongxiang et l'écriture chinoise.

          Jingpo: Quelque 132 100. Cette ethnie habitait à l'origine le sud du plateau Qinghai-Tibet et s'est déplacée progressivement vers le sud jusqu'à l'ouest du Yunnan. Elle possède ses propres langue et écriture.

          Blang: Plus de 91 900 qui vivent principalement dans le district de Menghai du département autonome dai de Xishuangbanna au Yunnan. Ils utilisent la langue blang et l'écriture chinoise.

          Kirgiz : Une ethnie de 160 800 personnes, passée de la vie nomade à la vie sédentaire, finalement fixée dans le sud-ouest du Xinjiang. Ils utilisent leurs propres langue et écriture.

          Tu: Plus de 241 200, installés principalement dans l'est du Qinghai. Ils utilisent la langue tu et l'écriture chinoise.

          Daur: D'une population de 132 400, cette ethnie réside principalement sur les deux rives du Nenjiang dans le nord-est du pays et la région de Tacheng au Xinjiang. Ils utilisent la langue daur et l'écriture chinoise.

          Mulam: De leur population de 207 400, 90 % sont concentrés dans le district autonome mulam de Luocheng au Guangxi. Ils utilisent la langue mulam et l'écriture chinoise.

          Qiang: Une ancienne ethnie minoritaire. Dans des inscriptions sur carapaces et sur os de l'époque de Yin (il y a 3 000 ans), les Qiang sont mentionnés. Comptant une population de plus de 306 100 actuellement, cette ethnie est principalement concentrée dans les districts de Maowen du département autonome tibétain et qiang de Aba au Sichuan. Ils utilisent la langue qiang et l'écriture chinoise.

          Salar: Ils sont répartis principalement entre le Qinghai et certaines régions du Gansu et du Xinjiang et ont une population de quelque 104 500. Ils utilisent la langue salar et l'écriture chinoise.

          Tadjiks: Une population de 41 000, qui résident sur le plateau du Pamir au sud-ouest du Xinjiang. Ils vivent d'élevage et d'agriculture. Ils utilisent la langue tadjike et l'écriture ouigoure.

          Maonan: L'ethnie a une population de 107 200 principalement concentrée dans le district de Huanjiang du nord-ouest du Guangxi. Ils utilisent la langue maonan et l'écriture chinoise.

          Gelao: Une population de 579 400 principalement établie dans le district autonome Gelao de Wuchuan de la province du Guizhou et le district autonome Gelao et Miao de Daozhen de la même province. Les autres sont disséminés dans le Yunnan et le Guangxi. Ils utilisent la langue gelao et l'écriture chinoise.

          Xibe: 188 800 personnes principalement disséminées dans le district autonome Chabuchaer et Xibe de la préfecture de Ili au Xinjiang, le Liaoning, le Jilin et le Heilongjiang. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Achang: Population de 33 900, ils résident dans les districts de Longchuan et Lianghe du département autonome dai et jingpo de Dehong au Yunnan. Ils ne se mêlent pas aux Dai et aux Han, utilisent la langue achang et l'écriture chinoise.

          Pumi: Venus de la région nord-ouest du pays, ils se sont finalement fixés dans les régions montagneuses du nord-ouest de la province du Yunnan et ont une population de 33 600. Ils utilisent la langue pumi et l'écriture chinoise.

          Nu: Plus de 28 800, ils vivent sur les deux rives du fleuve Nu au Yunnan et cohabitent avec les autres ethnies minoritaires. Ils utilisent la langue nu et l'écriture chinoise.

          Ouzbeks: Plus de 12 400 répartis dans le sud et le nord du Xinjiang. Ils vivent en harmonie avec les Ouigours et les Kazakhs. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Russes: En Chine, ils sont au nombre de 15 600, installés principalement dans la préfecture de Ili et les villes de Tacheng et d'Urumqi au Xinjiang, et une partie d'entre eux est répartie dans le Heilongjiang et la Mongolie intérieure. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Ewenki: Population de plus de 30 500 personnes principalement concentrée dans la ligue de Hulun Buir de Mongolie intérieure et certaines régions du Heilongjiang. Cette nationalité est aussi la seule qui fait l'élevage du renne dans le pays. Ils parlent leur propre langue, utilisent les écritures mongole et chinoise. 

          Bonan: Leur population de 16 500 vit dans le Gansu. Il s'agit d'une nouvelle ethnie qui s'est formée depuis la dynastie des Yuan par le mariage entre les Mongols musulmans, les Hui, les Han, les Tibétains et les Tu. Ils utilisent la langue bonan et l'écriture chinosie.

          De'ang: Au nombre de 17 900, ils habitent principalement le Yunnan et utilisent la langue de'ang et l'écriture chinoise.

          Yugur: Une population de 13 700 principalement concentrée dans le district autonome yugur de Sunan et le canton yugur de Huangnibao de la ville de Jiuquan du Gansu. Ils utilisent la langue yugur et l'écriture chinoise.

          Tatars: 4 900 personnes qui vivent dans les villes de Yining, de Tacheng et d'Urumqi au Xinjiang et pratiquent l'islam. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Luoba: D'une population de 3 000, les Luoba sont l'ethnie la moins nombreuse de la Chine. Installés principalement dans la région de Nyingchi au Tibet. Ils utilisent leur propre langue et les écritures tibétaine et chinoise.

          Jino: D'une population de 20 900, ils vivent dans le canton des Jino de la ville de Jinghong relevant du département autonome dai de Xishuangbanna au Yunnan. Ils utilisent la langue jino et l'écriture chinoise.

          Derung: D'une population d'environ 7 400, ils vivent principalement sur les deux rives du fleuve Dulong à l'ouest du Yunnan. Ils utilisent la langue derung et l'écriture chinoise.

          Oroqen: Au nombre de 8 200, ils sont principalement concentrés dans la ligue de Hulun Buir en Mongolie intérieure. Ils utilisent la langue oroqen et l'écriture chinoise.

          Hezhe: Population de 4 600, qui vit principalement à l'est du Heilongjiang et sur les deux rives du Heilongjiang et du Wusuli. C'est aussi l'unique ethnie vivant de la pêche au pays. Ils utilisent la langue hezhe et l'écriture chinoise.

          Monba: Environ 8 900, principalement concentrés dans les districts de Medog et de Cona, au Tibet. Ils possèdent leur propre langue et utilisent l'écriture tibétaine.

          Gin: Au nombre de plus de 22 500, les Gin vivent principalement dans quatre villages de la région de Fangchenggang au Guangxi. Ils possèdent leur propre langue et utilisent l'écriture chinoise

  • DES 55 MINORITES ETHNIQUES DE LA CHINE.

    Autonomie régionale des ethnies minoritaires

           La Chine fière de ses 55 ethnies minoritaires, est un exemple de bonne gestion des problèmes que peuvent engendrer la coexistence de peuplades différentes au sein d'un même pays.La Belgique, pourrait y prendre exemple.La réussite de cette politique ne cesse de s'accroître depuis la mise en place de la politique de réforme et d'ouverture.Aidées plus que la population Han, la situation de ces ethnies est des plus eviables. Les Tibétains quoiqu'en dise qui vous savez, jouissent d'une autonomie et d'une liberté qu'ils ne connaissaient pas lorsque le théocrate abject et son entourage abominable exploitaient le peuple tibétain et écrasaient de leur domination d'qutres peuples minoritaires au Tibet.

          L’autonomie régionale des ethnies minoritaires est une politique fondamentale de la Chine. On compte actuellement 155 localités où s’applique l’autonomie ethnique à trois niveaux, dont cinq régions autonomes, 30 départements autonomes et 120 districts autonomes. Il existe également 1 173 communes autonomes comme forme complémentaire de ce système. Des 55 ethnies minoritaires, 44 exercent l’autonomie régionale qui couvre 71 % de la population totale des ethnies minoritaires. Des onze ethnies minoritaires comptant le moins de membres, qui vivent dans une localité très limitée, neuf ont établi une commune autonome. 

          Appuyées sur la Constitution et la « Loi sur l’autonomie régionale des ethnies minoritaires », les ethnies minoritaires administrent elles-mêmes leurs propres affaires, ont le pouvoir d’élaborer des règlements autonomes et circonstanciels, et le droit d’utiliser et de développer leurs propres langue et écriture. L’État respecte et protège la liberté religieuse des ethnies minoritaires. Ces dernières ont le droit de maintenir ou de réformer leurs propres coutumes, de gérer et de développer leur économie et de promouvoir les causes éducative, scientifique, technique et culturelle de façon autonome.

          L’État a le devoir d’appuyer le progrès des localités d’autonomie ethnique. À cette fin, il renforce son assistance financière, accorde une grande attention à la construction écologique et à la protection de l’environnement,  prend des mesures en faveur de l’éducation des ethnies minoritaires, intensifie la lutte contre la pauvreté ethnique, augmente l’investissement dans les affaires sociales des ethnies minoritaires, encourage l’ouverture des régions ethniques, incite les régions développées à accorder de l’aide aux régions ethniques, prend en considération les besoins spéciaux des ethnies minoritaires dans la vie et la production.

          Après un demi-siècle d’efforts, les conditions de vie des ethnies minoritaires se sont considérablement améliorées. L’économie et les diverses causes sociales dans les régions d’autonomie ethnique se développent rapidement. Les ethnies minoritaires partagent les fruits de la modernisation du pays. Les faits montrent que le système d’autonomie régionale des ethnies minoritaires et son application ont obtenu de grands succès en Chine. C’est un choix judicieux qui correspond aux circonstances nationales et aux intérêts communs de toutes les ethnies du pays.

  • CLANDESTINS ARRETES EN CHINE.

    Chine: des trafiquants humains  chinois,indiens et népalais arrêtés à la frontière

     

    Shenzhen, 27 mai -- Huit trafiquants d'êtres humains, dont cinq Chinois et trois étrangers, ont été arrêtés par des gardes-frontières dans le sud de la Chine pour avoir tenté de faire entrer clandestinement 18 étrangers à Hong Kong.

    Les trois trafiquants étrangers, également appelés "têtes de serpent" en chinois, ont été identifiés. Il s'agit des Indiens Bobby et Sarifulsam et du Népalais Krishna Kumar Adhikari, a déclaré mercredi Chen Senyang, porte-parole du détachement de la police aux frontières de Shenzhen, de la province du Guangdong.

    Les gardes-frontières du détachement, informés du trafic, ont arrêté une vedette vendredi dernier à un mille nautique (1 852 mètres) au large de Hong Kong.

    Ils ont trouvé dix étrangers à l'intérieur du bateau et ont arrêté cinq têtes de serpent chinoises habitant à Shenzhen, dont le leader du groupe, nommé Tang.

    Bobby a appelé Tang, sans savoir que celui-ci avait été arrêté, lui indiquant qu'il restait huit clandestins à transporter.

    Bobby et les deux autres trafiquants étrangers ont été arrêtés la même nuit.

    Les 18 clandestins, dont 15 hommes, deux femmes et un enfant, sont originaires du Pakistan, du Ghana, de l'Inde et du Bangladesh. Les trafiquants leur ont dit qu'ils pourraient travailler à Hong Kong en toute légalité pendant deux ans s'ils parvenaient à traverser la frontière.

    Ils ont chacun payé entre 3 000 (440 dollars) et 6 000 yuans pour le voyage.

    Les 26 personnes impliquées ont été transférées au bureau de la sécurité publique de Shenzhen, a déclaré Chen.

    Les trafiquants pourraient recevoir des peines de prison alors que les 18 clandestins seront rapatriés après confirmation de leur identité.

  • LA FETE DES BATEAUX-DRAGONS.

    LA FETE DES BATEAUX-DRAGONS.

    Aujourd'hui, c'est jour férié en Chine,à l'occasion de la fê^te des bateaux-dragons. Donc pas d'école, les administrations sont fermées de même que la plupart des firmes. Comme cette année tombe un jeudi, le gouvernement a décidé que les chinois, demain vendredi ,  auront congé,faisant le pont. Rien d'extraordinaire, chez nous on fait de même.Où cela devient différent, c'est que,et c'est toujours comme ça en Chine, le jour de pont est récupéré le dimanche. Les écoles et administrations seront ouvertes ce dimanche,pas question que les élèves manquent un jour de cours ou que les fonctionnaires travaillent un jour de moins.

    Malheureusement,ici à Shenzhen, pas de course de bateaux. Ily en aura bien une à Hong Kong, juste à côté, mais mon visa ne me permet qu'une sortie hors de Chine. Si je me rends à Hong Kong je ne peux plus revenir en Chine sans demander un nouveau visa en Belgique. Enfin nous respectons la tradition en mangeant de délicieux "zongzi", gâteaux de riz gluant, confectionnés dans des feuilles de bananiers et dont la farce est soit de la viande, donc salée, soit des dattes ou des haricots rouges, donc sucrée.

    Le 5 du 5e mois lunaire (environ en juin), les Chinois célèbrent la fête des Bateaux-Dragon, une des fêtes traditionnelles chinoises, qui possède une histoire deux fois millénaires...

    L'origine de cette fête a plusieurs versions, parmi lesquelles, honorer la mémoire de Qu Yuan est la plus reprise. Qu Yuan fut ministre du royaume de Chu pendant la période des Printemps et Automnes (770-476 av. J.-C.). Il fut aussi un grand poète patriote. En effet, face à la pression du royaume puissant de Qin, Il proposa de faire prospérer le pays et de renforcer les forces militaires afin de résister à la menace de ce royaume. Mais sa proposition subit l'opposition des aristocrates ayant à leur tête Zi Lan. Par conséquent, Qu Yuan fut destitué de ses fonctions et expulsé de la capitale par le roi. En exil, il composa plusieurs poèmes illustrant ses sentiments inquiets sur le sort de la nation et du peuple : entre autres Li Sao (Nostalgie), Tian Wen (Interrogation posée au Ciel) et Jiu Ge (Chants aux sacrifiés). Ces poèmes sont immortels et ont une influence profonde. En 278 av. J.-C., l'armée du royaume de Qin s'empara de la capitale de Chu. Après avoir appris cette nouvelle, Qu Yan écrivit son dernier poème Huai Sha (Regretter Changsha) et se suicida le 5 du 5e mois lunaire en se jetant dans le fleuve Miluo. Selon la légende, après la mort de Qu Yuan, les gens du peuple de Chu affluèrent au bord du fleuve pour lui rendre un dernier hommage et les pêcheurs conduisant leurs bateaux firent des va-et-vient dans le fleuve pour chercher sa dépouille mortelle, mais sans résultat. Pour éviter qu'il fut mangé par les poissons, on jeta alors des boulettes de riz gluant et des œufs dans le fleuve. Un vieux médecin y versa même du vin de riz pour soûler les animaux aquatiques. Dès lors, la course de bateaux-dragon, les boulettes de riz gluant et le vin de riz sont devenus des us et coutumes populaires en Chine.

    Chaque année, lors de la fête des Bateaux-Dragon, dans toutes les régions on organise une course de bateaux-dragon.Une fois le signal donné, les rameurs canotent de concert au son des tambours et les bateaux en forme de dragon avancent à toute allure vers le fil d'arrivée. La légende dit que ce jeu date du moment où l'on cherchait en bateau Qu Yuan, mais selon les recherches scientifiques, c'était une activité à la fois religieuse et divertissante à l'époque des Royaumes Combattants (475-211 av. J.-C.). Depuis des millénaires, ce jeu s'est popularisé non seulement dans les diverses régions de Chine y compris Taiwan et Hongkong, mais s'est introduit également au Japon, au Vietnam et dans d'autres pays voisins voire en Grande-Bretagne. A présent, il est devenu un sport nautique traduisant à la fois la tradition populaire et la modernité. En 1980, la course de bateaux-dragon a figuré sur la liste des épreuves de compétition sportive nationale de la Chine. La Coupe Qu Yang de course de bateaux-dragon est organisée chaque année.

    Lors de la fête, on n'oublie pas encore de manger des gâteaux triangulaires

    de riz ou de millet glutineux, enveloppés de feuilles de roseau ou d'autres plantes. Selon des documents historiques, cet aliment est apparu pendant la période des Royaumes Combattants. Avec le temps, ses variétés se sont multipliées, par exemple le gâteau de jujubes, de purée d'haricots rouges, de jaune d'œuf, de jambon ou farci de porc. Dès le début du 5e mois lunaire de chaque année, beaucoup de familles commencent à faire tremper du riz glutineux dans l'eau, laver des feuilles de roseau et faire des gâteaux triangulaires. Dans les magasins de produits alimentaires, on peut trouver davantage de variétés de gâteaux. La coutume chinoise de manger des gâteaux triangulaires de riz glutineux s'est répandue en Corée , au Japon et dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est.

    Pendant la fête, les mères doivent confectionner pour leurs enfants des sachets à parfum dans lesquels elles remplissent des plantes aromatiques et médicinales. Les sachets sont enfilés par un fil de soie et portés au cou des enfants ou accrochés au vêtement. Ces gracieux ornements ont encore pour effet d'exorciser les démons et dissiper la maladie.


  • SHENZHEN SERA TOUJOURS A L'AVANT-GARDE.

    Shenzhen, une ville pilote du socialisme à la chinoise

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    SHENZHEN,C'EST MA VILLE , LA VILLE QUI A LE PIB LE PLUS ELEVE DE CHINE.

    Shenzhen vient de publier ouvertement, le 26 mai, le « programme général de la réforme complémentaire d'ensemble de la ville de Shenzhen », lequel a été approuvé et ratifié officiellement par le Conseil des Affaires d'Etat. Il est suggéré dans ce programme que l'objectif fixé de Shenzhen, en tant que zone pilote du développement scientifique, zone avant-garde de la réforme et de l'ouverture sur l'extérieur, zone avancée de la création et de l'innovation indépendantes et autonomes, zone concentrée des industries modernes, zone guide de la coopération Guangdong-Hong Kong- Macao et zone modèle du raffermissement du système législatif et juridique, est de renforcer son statut national de centre économique et de ville de type d'innovation et d'accélérer sa réalisation en ville internationale et en ville pilote du socialisme à la chinoise.

    Liu Yupu, Secrétaire du Comité du Parti communiste chinois (PCC) pour la Municipalité de Shenzhen, indique que le changement du statut de la ville de « zone économique spéciale » en « zone d'essai expérimental national de la réforme complémentaire d'ensemble » montre que le gouvernement central accorde toujours la même importance à l'édification de Shenzhen, mais qu'il a également envers celui-ci d'autres exigences.

    On apprend que la réforme complémentaire d'ensemble de Shenzhen réalisera d'importantes percées dans les six domaines suivants : perfectionnement du système de contrôle des grands départements, amélioration du mécanisme de marché à disposition factorielle, avancement du système de contrôle d'une société novatrice, progression du mécanisme d'un système d'innovation autonome, développement du mode innovateur de l'économie et du commerce extérieur et exploration du mécanisme de contrôle général de l'environnement et des ressources.

  • SOMMET CHINE -UNION EUROPEENNE.

    La Chine s'avère être un bon partenaire de l'Europe

    L'Union européenne (UE) a accueilli le 11e Sommet Chine-UE à Prague, la capitale de la République tchèque mercredi dernier. Ce sommet avait déjà été annulé par la Chine en décembre dernier.

    En étant la plus haute instance consultative, ce sommet annuel a eu lieu alternativement dans un pays européen et en Chine. Et pour la première fois en 11 ans d'histoire, ce sommet a été reporté à cause de la rencontre du président français Nicolas Sarkozy avec le Dalaï-Lama malgré l'opposition officielle de Beijing.

    Le fait que le Premier ministre Wen Jiabao ait fait 20 heures de vol aller-retour entre la capitale tchèque et Beijing pour deux heures de réunion, montre bien la façon dont la Chine chérit son amitié si durement gagnée avec l'Union européenne et ses aspirations à travailler avec l'Union européenne et avoir une relation de haut niveau et sans disputes. En même temps, l'engagement est aussi une indication du sens de responsabilité de la Chine a en tant que puissance émergente.

    Au XXIe siècle, la Chine et l'UE seront confrontées au problème du maintien de leurs relations complexes: l'une étant le plus grand pays en développement et l'autre, un bloc de pays développés très intègre. Etant donné que le pouvoir politique et militaire, que le continent européen possédait autrefois est déclin, il est maintenant temps pour les Européens de revoir leurs impressions sur la Chine en développement rapide et de réévaluer leurs modèles de développement économique et social qui ont été utilisés depuis si longtemps.

    Les citoyens européens sont en train de perdre leur sentiment de supériorité si bien établi à cause du déclin progressif du continent, et de la baisse de son poids politico-économique dans la communauté internationale. En dépit d'un engagement à respecter les Droits de l'Homme et de lutter pour un développement économique équilibré, les Européens ont toujours perdu face aux Etats-Unis dans le domaine de l'économie internationale et du commerce international.

    Le déclenchement de la crise financière aux Etats-Unis a été au départ vu par le continent comme une occasion rare de retrouver l'initiative dans le recadrage de l'ordre économique international. Au début de la période de crise, Nicolas Sarkozy a annoncé avec optimisme que la crise mettrait un terme à la politique du laissez-faire dans le capitalisme dirigé par les USA. Peer Steinbrueck, ministre allemand des Finances, a déclaré avec confiance aux journalistes que la plus grande économie d'Europe était capable de survivre à la crise financière. Cependant, en moins de deux semaines, les pays européens ont été frappés par le même cauchemar économique que celui qu'ont connu les Etats-Unis.

    Selon les données publiées en avril par la Commission européenne, la communauté a souffert d'une bien plus grave récession économique que la plus grande économie du monde, et près de 8,5 millions d'Européens devraient rejoindre les rangs des chômeurs en 2009 et 2010. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont tous lancé des avertissements à propos des conditions économiques et sociales de l'Europe.

    En outre, la crise financière a provoqué des troubles sociaux en France et en Espagne, et des problèmes politiques en Islande, en République tchèque et l'Autriche, ce qui a plongé le continent dans une profonde récession.

    Sur la scène internationale, l'Europe est également marginalisée. Le Financial Times avait publié un article affirmant que la Chine a maintenant moins besoin de l'Europe que le continent de ce pays asiatique. Il est connu que le Groupe des sept pays industrialisés générait 80% du PIB mondial il y a 10 ans, mais maintenant, en revanche la valeur économique produite par le club du G8 ne représente plus que la moitié du total mondial.

    Avec le déclenchement de la crise financière mondiale, les pays occidentaux ont été frappés l'un après l'autre par la récession sans précédent, ce qui a accéléré le déplacement du centre économique mondial vers la Chine et les autres économies émergentes.

    Selon les estimations de Goldman Sachs, une compagnie d'investissement et des valeurs boursières, d'ici 2050, il y aura 6 grandes économies qui seront la Chine, les Etats-Unis, le Japon, l'Inde, le Brésil et la Russie, sans aucune place pour tous les pays européens. En confrontant le ralentissement économique, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et d'autres puissances européennes ont exprimé à maintes reprises qu'ils connaissent des difficultés financières et n'ont pas la capacité d'adopter d'autres mesures de stimulation. Selon eux, la Chine doit jouer un rôle plus important dans le redressement de l'économie mondiale. L'histoire des relations sino-européennes montre que la Chine a toujours été un ami fiable. Dans les 34 années qui se sont écoulées depuis l'établissement des relations diplomatiques, la Chine et l'UE ont mis en place plus de 50 mécanismes de consultation et de dialogue à différents niveaux, couvrant la politique, l'économie, le commerce, la science et la technologie, l'énergie et la protection de l'environnement.

    L'Union européenne est le plus grand partenaire commercial pour la Chine, son plus grand marché d'exportation, et maintenant la Chine est devenu le marché ciblé par l'Europe pour ses importations. L'énorme marché chinois a fourni beaucoup d'opportunités commerciales pour les entreprises européennes. Le flux de marques bon marché mais de qualité made-in-China a apporté des avantages réels pour les consommateurs européens, en leur permettant d'épargner en moyenne 300 euros par an.

    Compte tenu de leur importance stratégique mondiale, les relations UE-Chine ont sans aucun doute une base solide pour nouer une profonde confiance mutuelle, qui peut être la base du renforcement des relations bilatérales, à commencer par les dispositions économiques et commerciales et à terminer par les échanges culturels.

    Le développement de bonnes relations entre la Chine et l'UE nécessite non seulement des efforts de la part de la Chine, mais aussi une profonde révision de l'attitude et des mesures politiques de l'Europe envers la Chine. Une plus grande ouverture d'esprit de la part de l'UE et une perspective plus objective et plus juste envers la Chine permettrait d'approfondir les relations bilatérales.

    L'auteur est Yu Xiang, chercheur à l'Institut chinois des relations internationales contemporaines.

  • VOYAGE DANS LE YUNNAN, KUN MING ,LA CAPITALE.


    VOYAGE AU YUNNAN , PREMIERE ETAPE,KUN MING , CAPITALE DE LA PROVINCE.

    Quittant Shenzhen pour Kun ming , nous prenons l'avion à l'aréoport de Shenz¸´¼þ P5160012hen.Comme toujours, foule grouillante, des centaines de milliers de chinois prennent l'avion tous les jours. Zaventem semble bien petit à côté de biens des aéroports chinois. Une ancienne collègue de mon épouse a organisé notre arrivée et passage à Kun ming. Une voiture est mise à notre disposition , pour nous conduire en ville, visiter une exposition florale, nous inviter à un dîner spectacle, pour ensuite nous conduire à la gare où nous devons prendre le train couchette pour Dali où commencera notre périple de découverte de minorités ethniques du Yunnan.

    Rien que l'entrée et la route menant vers les jardins sont composées de montages et décors floraux pour lesquels pas moins de 400.000 plantes sont nécessaires chacune étant remplacée au moins une fois par mois.¸´¼þ P5160025P5160024P5160027

     

     

     

     

    Un tableau m'interpelle, en bon Européen égocentrique, j'y vois une évocation du "Hollandais volant". Pas du tout , il s'agit d'une représentation du bateau de Zheng He, le grand navigateur chinois qui longtemps avant Christophe Colomb effectua des périples loin de la Chine. Je marque quand même un point car j'apprends à ma famille chinoise que Zheng He originaire du Yunnan , était Hui, minorité musulmane de Chine. Pour en savoir plus sur Zheng He , je leur conseille ,comme à vous, de parcourir mon blog , par le biais du tag "zheng He" et vous trouverez 2 articles à s¸´¼þ P5160021on sujet.¸´¼þ P5160020

     

     

     

     

    Samedi et dimanche sont jours de mariage en Chine, nombreux sont les couples qui viennent en cet endroit pour leur album de¸´¼þ P5160011 photos de mariage.¸´¼þ P5160023¸´¼þ P5160018En voici 3, parmis les 9 rencontrés.

     

     

     

     

     

     

    Ce parc fut aussi l'occasion de nos premiers contacts avec les minorités nationales du Yunnan.¸´¼þ P5160014¸´¼þ P5160015

     

    Belles de l'ethnie Li et de l'ethnie Dai.

     

     

     

     

    Dans ce parc où flânent tant de belles , nous avons même rencontré une belle et jeune princesse qui se langissait d'attendre le prince charmant, je me suis excusé d'arriver quelques années trop tard et l'ai photographiée à l'insu de son plein gré.

     

     

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    Après la visite de ce merveilleux parc, dont toutes les photos se trouvent sur facebook, avant notre départ pour Dali, nous avons dégusté les fameuses "nouilles par dessus le pont" qui est la grande spécialité du Yunnan dans , nous a-t'on dit, le meilleur restarant de Kun ming, Sherry Wang vous en livrera la recette et les secrets.

    Pour agrandir les photos, cliquez dessus. 

  • LA ZONE ECONOMIQUE SPECIALE DE SHENZHEN.


    La ZES de Shenzhen sera 5 fois plus grande par rapport à maintenant

    Le gouvernement de Shenzhen a établi un plan pour étendre la première zone économique spéciale (ZES) à l'ensemble de la municipalité, une stratégie de restructuration visant à accroître sa compétitivité pour faire face au ralentissement économique.

    "Les législateurs travaillent sur la proposition d'élargir la ZES de Shenzhen à toute la ville, mais ils ont besoin de l'approbation du Conseil d'Etat", a dit jeudi 21 mai un fonctionnaire du Bureau des affaires législatives de l'Assemblée populaire de Shenzhen, qui n'a pas voulu révéler son identité.

    Le Conseil d'Etat avait ajouté la ville à la liste contenant déjà deux zones pilotes où des réformes importantes seront effectuées. Mais "des réformes qui concernent l'étendue des ZES, leur territoire et les finances doivent obtenir l'approbation au cas par cas", précise le document.

    Si la proposition est approuvée, les districts de Bao'an et de Longgang, qui constituent les quatre cinquièmes de la superficie de Shenzhen, feront partie de la ZES, dont la superficie sera étendue jusqu'à 1 900 km² à partir de 395,81 km² actuellement.

    Les entreprises comme Huawei ont peu d'espace pour le développement sur des petites parcelles de terrain destinées pour les ZES, où le gouvernement doit en plus développer des installations commerciales et des espaces verts pour les résidents, a expliqué Cheng Jiansan, économiste de l'Académie des Sciences sociales de la province du Guangdong.

    Huawei est en train de déplacer ses bases de production vers le district de Longgang, qui ne fait pas encore partie de la ZES. "Mais, si dans l'avenir, le district de Longgang devient partie intégrante de la ZES, les entreprises comme Huawei seront en mesure de profiter de la taxation préférentielle, a-t-il dit.

    La ville pourra aussi avoir un développement équilibré en éliminant des disparités juridiques qui existaient depuis très longtemps entre la ZES et les autres quartiers, ont expliqué les chercheurs.

    Bao'an et Longgang étaient séparés des quatre districts de la ZES avec une frontière de 100 km de long, bien qu'au cours de ces dernières années, le gouvernement avait permis l'entrée dans la ZES avec des passeports spéciaux.

    Mais "si l'extension est approuvée, les deux districts pourraient bénéficier de la même législation, de la même la planification urbaine et de la même infrastructure que la ZES. Cette extension permettra à la ville de bénéficier d'un développement équilibré", a déclaré Guo Wanda, vice-président de l'Institut chinois du développement, un groupe de réflexion gouvernemental.

    Par exemple, les personnes vivant à l'extérieur de la ZES ne peuvent pas bénéficier de l'enseignement supérieur et des services de la santé à l'intérieur de la zone.

    Par ailleurs, le gouvernement de Shenzhen avait tendance à avoir des préférences pour la ZES en matière de législation, a déclaré M.Cheng. De même, l'infrastructure et la planification industrielle dans les deux districts ne sont pas toujours en phase avec la ZES.

    Selon M.Cheng, les ZES de Zhuhai et de Shantou font face aux problèmes similaires. "Et si la proposition de Shenzhen pour l'expansion est approuvée, je pense que Zhuhai va faire de même".

    Linus Yip, spécialiste en stratégie pour First Shanghai Securities, une compagnie basée à Hong-Kong, estime que l'expansion de la ZES de Shenzhen sera également bénéfique pour le développement de la région du delta du Zhujiang (PRD).

    M.Yip a également précisé que la fusion de Shenzhen avec Hong Kong n'est qu'une question de temps, surtout si Shenzhen continue à étendre sa zone économique. "Les deux villes sont pour le moment très étroitement liées au niveau des activités économiques, et leur fusion est inévitable", a déclaré M.Yip, en ajoutant qu'une fusion renforcerait leur développement.

    Depuis 1980, le gouvernement a créé 5 zones économiques spéciales (Shenzhen, Zhuhai et Shantou dans la province du Guangdong, Xiamen dans la province du Fujian et Hainan).

    En 2005 et 2006, le Conseil d'Etat a désigné le district de Pudong à Shanghai et Binhai à Tianjin comme des zones pilotes avec des réformes structurelles, et Shenzhen a été ajoutée à cette liste ce mois-ci.

    Le 6 mai dernier la zone de Pudong a obtenu l'approbation de fusion avec le district de Nanhui dans le but de faciliter le projet de développement d'un centre financier et portuaire à Shanghai.P5150515

  • DE SHENZHEN AU YUNNAN.

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    La Chine est unique même dans sa diversité.

    Revenant d'un voyage au Yunnan, berceau de 26 différentes nationalités parmis les 56 qui peuplent et forment cette belle et grande nation qu'est la Chine, et d'une partie du Tibet, toutes deux parmis les plus belles régions de Chine, je voudrais vous faire part de quelques réflexions.

    Quand je vis en Chine, je vis à Shenzhen qui est un des centres économiques de la Chine. Shenzhen est considérée comme la ville la plus riche de Chine, très propre, larges boulevards qui se croisent à angles droits et buildings futuristes par centaines. A ce jour ,Shenzhen ne compte qu'une concurrente, Shanghai. Ici, le Chinois moyen participe au progrès , propulsant la Chine du vingt-et-unième siècle parmis les grandes nations du monde et vit une aventure qui est unique. Tout ceci ,à une vitese folle.Au Yunnan, c'est autre chose, là pour beaucoup, c'est encore et toujours le dur labeur d'antant. Femmes et hommes gagnent péniblement leur vie, à la sueur de leur frond et c'est peu dire. Au prix d'un travail harassant, ils ont sculpté la montagne, et je puis dire qu'aucune terre exploitable n'est laissée à l'abandon. Seul ce peuple au courrage légendaire pouvait réaliser un tel acte.

    Alors, contrairement aux esprits chagrins ennemis de la Chine qui cherchent sans cesse à séparer la Chine, en tentant d' opposer les ethnies,comme cet infâme dalai lama qui pour de l'argent, n'hésite pas à sacrifier son peuple et attaque son pays, ou cherchent à séparer ceux qui moins que d'autres n'ont pu profiter de la croissance du pays, de ce que nous occidentaux appelons "les nouveaux riches" , j'ai pu comprendre , en parlant avec les uns et les autres, en les observants dans leur travail,dans leur vie de tous les jours, combien leurs sorts étaient liés . Mao a rendu à la Chine sa fierté et grâce à lui ce pays est redevenu une grande nation. Deng Xiaoping , homme de génie, petit par la taille mais à mes yeux le plus grand homme politique du monde de ce vingtième siècle, est parvenu à changer et amméliorer les conditions d'existence de plus d'un milliard d'êtres humains tandis que Hu Jintao est et sera l'homme qui répartira avec le plus d'équité possible , la nouvelle richesse créée. Ils ont compris que chaque bras comptait et que le future des paysans du Yunnan (ceci est vrai pour toutes les régions rurales)dépendait de la réussite des gens de Shenzhen.

    Depuis que la politique d'ouverture et de progrès économique mise en oeuvre par le petit timonier , comme la Chine a changé. Dans les grandes métropoles , les Chinois vivent dans la même aisance que les occidentaux, et parfois mieux. Dans les campagnes,où il reste encore tant à faire , les conditions de vie sont devenues nettement meilleures qu'en Afrique ou en Inde, comme quoi jamais dans des pays en voie de dévelopement la démocratie n' a pu donner de solution valable, du moins la démocratie à l'occidentale. La condition des paysans chinois était inféieure à celle de leurs alter egos d'Amérique Latine , aujourd'hui,la situation s'est inversée.

    Après avoir parcouru le Yunnan , et une quinzaine d'autres provinces, une vingtaine de villes de plus d'un million d'habitants , sans compter les petites villes de cent mille à un million d'habitants, je suis heureux de constater que tout va dans le bon sens pour tous les habitants de ce pays. De nombreux progrès sont aussi réalisés pour la qualité de la vie, lutte contre la pollution, sauvegarde de l'environement et utilisation des énergies douces. Tant au Tibet qu'au Yunnan , les maisons des citadins et des paysans aisés sont équipées de pannaux solaires.P5170135
    ¸´¼þ P5170083

  • KUNMING, CARREFOUR ASSIGNE EN JUSTICE.

    Chine: une femme blessée dans une attaque dans un supermarché Carrefour porte plainte

    Une femme grièvement blessée dans une attaque en novembre dernier dans un supermarché Carrefour à Kunming, capitale de la province du Yunnan (sud-ouest), a porté plainte contre le géant français de la grande distribution, réclamant 170 000 yuans (24 285 dollars) de compensations.

    L'affaire a été entendue dans un tribunal local mercredi, mais le jugement n'a pas été rendu.

    Xie Guomei, âgée de 33 ans, était en train de faire des achats à Carrefour le 29 novembre 2008, lorsque Lu Zhiwen l'a blessée au bras avec un couteau.

    "Je souffre toujours d'une atrophie musculaire, et les médecins m'ont dit que ma main pourrait ne plus fonctionner correctement," a-t-elle dit à l'agence Xinhua jeudi par téléphone.

    Elle souffre également d'un traumatisme émotionnel.

    Xie Guomei a insisté sur le fait que Carrefour était responsable de ses blessures, la sécurité étant insuffisante dans le magasin. Ce dernier a cependant prétendu que l'incident était imprévisible et que les employés du supermarché avaient "fait ce qu'ils pouvaient" pour l'aider après l'incident.

    Xie Guomei faisait partie des trois personnes blessées dans cette attaque. Une autre blessée, Xie Peiling, âgée de 22 ans, a poursuivi Carrefour en justice le mois dernier, exigeant 150 000 yuans de compensations. L'affaire est en cours.

    L'assaillant Lu Zhiwen a été abattu par balle sur place,