Demain, la Chine

  • Le gouvernement chinois reçoit le prix international de la sécurité sociale

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    Le gouvernement chinois a reçu le Prix pour une contribution exceptionnelle à la sécurité sociale au titre de l’extension sans précédent de ses régimes de retraite, d’assurance maladie et d’autres formes de sécurité sociale.

     

    Le Prix international a été présenté par le président de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), M. Errol Frank Stoové, au ministre chinois des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, M. Yin Weimin, lors d’une séance du Forum mondial de la sécurité sociale qui s’est tenue dans la ville de Panama le 17 novembre.


    Ce Prix, attribué par l’AISS tous les trois ans, constitue une reconnaissance mondiale de l’engagement politique et des résultats sur le long terme d’un pays en matière de sécurité sociale, selon un communiqué.

     


    «La Chine a effectué des progrès sans précédent dans le développement de son système de sécurité sociale durant la décennie passée et a étendu avec succès les systèmes de pension, d’assurance maladie et d’autres formes de couverture au bénéfice de sa population grâce à l’engagement soutenu de son gouvernement et à des innovations administratives significatives» a déclaré le président de l’AISS, M. Errol Frank Stoové.

    Recevant le prix au nom du gouvernement chinois, M. Yin Weimin a déclaré : «Le gouvernement chinois a produit d’intenses efforts en vue d’améliorer son système de protection sociale et d’étendre la couverture sociale à l’ensemble de sa population.»

    «C’est un honneur et un privilège d’accepter ce Prix, qui constitue une reconnaissance de nos résultats historiques en matière de sécurité sociale et représente un nouveau symbole de la grande coopération qui lie la Chine et l’AISS, ainsi que de nos efforts conjoints pour parvenir à la protection sociale pour tous» a déclaré le ministre.


    Les avancées notables en matière de sécurité sociale en Chine comprennent les éléments suivants:

    • Entre 2008 et 2015, les dépenses publiques de la Chine en matière de sécurité sociale ont enregistré une augmentation de plus de 20 pour cent et les dépenses publiques ont augmenté pour passer de 6,57 pour cent du PIB en 2008 à un peu plus de 10,04 pour cent en 2013.
    • Le nombre d’habitants couverts par le régime de retraite a progressé pour passer de 360 millions de personnes en 2010 à 858 millions en 2015, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de 19 pour cent.
    • Le nombre d’habitants couverts par l’assurance maladie a également progressé pour passer de 317 millions de personnes en 2005 à plus de 1,3 milliard en 2015, ce qui correspond à 95 pour cent de la population.

    Le prix AISS pour une contribution exceptionnelle à la sécurité sociale est décerné tous les trois ans par les dirigeants de l’AISS sur la base des études menées par le Secrétariat général de l’AISS. Le gouvernement chinois est le second à recevoir ce prix, qui a été attribué lors de sa première édition en 2013 au gouvernement brésilien pour le programme Bolsa Família.

     

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  • La Chine soutient les Philippines dans la lutte contre la drogue et le terrorisme

    Le président chinois Xi Jinping a déclaré jeudi que la Chine soutenait les efforts du nouveau gouvernement philippin dans la lutte contre la drogue, le terrorisme et les crimes, et entendait mener une coopération avec les Philippines dans ces domaines.

    M. Xi s'est ainsi exprimé lors d'un entretien avec le président philippin Rodrigo Duterte à Beijing.

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  • Progrès de la Chine dans la réduction de la pauvreté et les droits de l'homme

    La réduction de la pauvreté constitue la preuve la plus évidente du progrès de la Chine dans les droits de l'homme, quand le nombre des habitants urbains de la Chine quittant la pauvreté représente 70% du total du monde, indique un livre blanc publié lundi.

    Depuis la mise en œuvre de la réforme et de l'ouverture il y a plus de trente ans, plus de 700 millions de Chinois ont dépassé le seuil de la pauvreté. Le nombre des habitants ruraux pauvres est tombé à 55,75 millions en 2015, alors que le taux de la pauvreté a chuté à 5,7%, indique le livre blanc intitulé "Progrès de la Chine dans la réduction de la pauvreté et les droits de l'homme", publié par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat.

    Le Rapport 2015 sur les objectifs du Millénaire pour le développement de l'ONU a révélé que le taux d'habitants vivant dans la pauvreté extrême en Chine avait diminué de moitié, passant de 61% en 1990, à moins de 30% en 2002, jusqu'à 4,2% en 2014, note le livre blanc.

    L'amélioration notable a été constatée dans les infrastructures et les services publics de base, et les mécanismes de lutte contre la pauvreté ont été innovés. Ce progrès contribue à garantir les droits fondamentaux de la population pauvre, et pose une base solide pour atteindre une société modérément prospère à tous les égards, selon le livre blanc.

     

     

              La Chine protège les intérêts des enfants pauvres

     

    La Chine a adopté des mesures ces dernières années pour assurer que les droits des enfants à la sécurité sociale, à l'éducation et à d'autres services publics soient efficacement protégés dans le cadre de ses efforts de réduction de la pauvreté, selon un livre blanc publié lundi.

    La Chine a lancé un système approprié et global de bien-être et de services pour les enfants et mené du travail expérimental pour encourager la protection sociale des mineurs, indique le document sur les progrès chinois dans la réduction de la pauvreté, publié par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat.

    Depuis 2011, plus de la moitié des districts chinois ont mis en œuvre un programme d'amélioration de la nutrition des élèves ruraux recevant l'enseignement obligatoire, alors que le gouvernement central a alloué 67 milliards de yuans (10 milliards de dollars), bénéficiant à 33,6 millions d'élèves ruraux.

    Le gouvernement mène depuis 2012 un programme d'amélioration de la nutrition pour les enfants dans les régions pauvres, fournissant des colis gratuits de nutrition aux enfants âgés de six à 24 mois et sensibilisant les tuteurs à l'importance d'une alimentation saine.

    En 2015, le gouvernement central a versé 500 millions de yuans de subventions dans ce programme, bénéficiant à 2,11 millions d'enfants dans 341 districts, selon le livre blanc.

     

     

    La Chine intensifie ses efforts pour réduire la pauvreté par l'éducation

     

    Pour assurer l'accès à l'éducation de la population défavorisée, le gouvernement a pris des mesures pour promouvoir l'éducation obligatoire équilibrée, réduire l'écart de l'éducation entre les régions urbaines et rurales, améliorer les infrastructures de l'éducation dans les régions pauvres et accorder aux étudiants des subventions, a indiqué le document publié par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat, le gouvernement central.

    Entre 2012 et 2015, le gouvernement central a injecté 83,1 milliards de yuans (12,33 milliards de dollars) dans la rénovation des écoles pour l'éducation obligatoire et accordé 14 milliards de yuans pour construire des dortoirs pour environ 300.000 enseignants dans les régions rurales lointaines, selon le document.

    Dans le centre et l'ouest de la Chine, régions moins développées, le nombre des enfants inscrits dans les maternelles s'est élevé à 27,89 millions en 2015, contre 21,53 millions en 2011, soit une hausse de 30%.

    Entre 2013 et 2015, le taux moyen de croissance annuelle des étudiants des régions rurales pauvres admis dans des universités importantes a maintenu une croissance annuelle de plus de 10%, selon la même source.

     

     

  • Fuite de serpents venimeux dans l'est de la Chine

    Des travailleurs de la ville de Nanjing, capitale de la province chinoise du Jiangsu (est), sont à la recherche d'une cinquantaine de jeunes cobras à monocle qui se sont échappés d'une ferme d'élevage locale.

    Selon un communiqué publié lundi soir par l'arrondissement de Liuhe, à Nanjing, plus de 200 jeunes cobras à monocle se sont échappés du 26 au 29 août de la ferme d'élevage de Chunyi, située à Liuhe. Environ 150 d'entre eux ont été récupérés ou tués, mais une cinquantaine sont toujours en fuite.

    Les cobras à monocle sont hautement venimeux, mais les serpents en fuite, longs d'environ 20 cm, sont moins toxiques que les serpents adultes, selon des responsables gouvernementaux.

    Le 8 octobre, un villageois de Liuhe a découvert et tué un serpent chez lui. Le gouvernement local de Liuhe a été informé de la fuite des serpents le 10 octobre, alerté par la découverte de ce villageois.

    Le gouvernement de Liuhe a fait transporter du sérum anti-venin depuis Shanghai et a apprêté du personnel sanitaire et des ambulances au cas où quelqu'un se fasse mordre par des serpents.

    La recherche des serpents a été lancée mardi matin dans un rayon de cinq kilomètres autour de la ferme. Le gouvernement a diffusé des informations à l'adresse des habitants.

    La ferme d'élevage de Chunyi a fait venir, le 6 août, des oeufs de cobras à monocle depuis la province méridionale du Guangdong, sans approbation officielle. Environ 1.820 serpents sont nés,dont 1.500 ont survécu.

    La ferme a été fermée, et les personnes qui en ont la charge seront tenus responsables de l'incident.

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  • Soumission, dévotion et abus sexuels : j'ai enquêté sur le bouddhisme en France (Nouvel-Obs.)

    Alors que le dalaï-lama est en visite en France, l’anthropologue Marion Dapsance sort ce 15 septembre "Les dévots du bouddisme" (Max Milo). Pendant sept ans, elle a enquêté sur les centres Rigpa, un réseau international dirigé par un proche du dalaï-lama. Elle dresse aujourd'hui le portrait d’une organisation sectaire, dont le maître, le lama Sogyal Rinpoché, serait le gourou. Témoignage.

     

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    Dans l’esprit des Occidentaux, le bouddhisme est une "spiritualité laïque", une "science de l’esprit". Bref, quelque chose de tout à fait rationnel.

     

    J’ai commencé il y a quelques années à lire des ouvrages sur la méditation, avant de vouloir aller plus loin. Je me suis rapprochée d’un centre bouddhiste tibétain.

     

    J’habitais sur la Côte d'Azur à l'époque, et je me suis rendue dans une structure de l’association Rigpa, à Nice. Il s’agit d’un réseau international dirigé par Sogyal Rinpoché – "Rinpoché" est un titre qu’on donne à plusieurs lamas et signifie "joyaux très précieux" –, un maître bouddhiste tibétain soutenu par le dalaï-lama. Il est l'auteur du best-seller "Le livre tibétain de la vie et de la mort".

     

    Ce que j’ai découvert dans ce centre était aux antipodes de ce que nous, Occidentaux, connaissons du bouddhisme pratiqué à des fins de développement personnel. Les maîtres asiatiques proposent des rituels très compliqués et en tibétain. Ils font intervenir des divinités et demandent une soumission absolue au maître.

     

    J’ai réalisé que je me retrouvais face à un choc des cultures qui pouvait donner lieu à des quiproquos et des désillusions. J’ai continué à aller suivre les enseignements bouddhistes, mais pour mener mon enquête.

     

    Sept ans d'enquête

     

    J’ai décidé que ce sujet ferait l’objet de ma thèse de doctorat en anthropologie, à l’École pratique des hautes études. J’y ai consacré sept ans. Les deux premières années, je me suis inscrite comme "étudiante"  – c’est comme ça qu’on appelle les disciples – au centre de Levallois pour suivre des cours de méditation, des retraites spirituelles et des enseignements publics.

     

    Après mon enquête de terrain, j’ai entamé une série d’entretiens avec des personnes beaucoup plus avancées que moi dans la voie proposée, et qui m’ont fait part de leur expérience.

     

    Puis il a fallu que j’acquière des connaissances sur le bouddhisme tibétain et la culture tibétaine, mais aussi sur les religions occidentales, qui ont permis de récupérer le bouddhisme pour l’ériger au rang de "religion laïque".

     

    Méditer devant une vidéo du maître

     

    Mes premières séances de méditation étaient fidèles à l’idée que je m’en étais faite. En tailleur, le dos droit, les étudiants concentrent leur esprit sur un point.

     

    Sauf que, rapidement, on bascule dans un autre registre. On conseille aux étudiants de méditer devant l’image du maître, Sogyal Rinpoché, voire devant une vidéo de lui. Sa présence, même à travers l’écran d’une télévision, apporterait des bénédictions.

     

    On nous enseigne ensuite que, ce qui est vraiment efficace, c’est d’avoir de la dévotion pour le maître et d’assister à ses enseignements. Le centre principal de retraite du réseau international Rigpa se trouve en France, près de Montpellier. Il a été inauguré en grandes pompes en 2008 par le dalaï-lama. Carla Bruni, Bernard Kouchner, Rama Yade et d’autres personnalités étaient présentes ce jour-là.

     

    Branle-bas de combat pour trouver un trône

     

    J’ai assisté à des enseignements de Sogyal Rinpoché au centre de Levallois-Perret. Il arrive généralement avec une demi-heure, trois quarts d’heure, voire deux heures de retard. Dès son entrée en scène, il s’adresse aux gens au premier rang et leur reproche de ne pas avoir fait leur travail. Les étudiants reconnaissent avoir mal agi, et se confessent publiquement.

     

    Outre ses plaisanteries bas de gamme, il arrive au lama d’être violent. J’ai pu le voir empoigner quelqu’un par les cheveux et le traiter de "yak". Je l’ai également vu se mettre en colère car il n’avait qu’un siège basique. Branle-bas de combat pour lui trouver un trône. Les gens qui avaient payé pour assister à son "enseignement" ont dû prendre leur mal en patience.

     

    Enfin, toute une organisation est dédiée au bien-être personnel du maître. J’ai eu accès aux guides qui recensent les procédures à suivre pour satisfaire Sogyal Rinpoché. Parmi les recommandations, il lui faut une piscine chauffée à proximité, un lit double, une marque de thé spéciale, des repas à base de bœuf et une Mercedes de fonction avec chauffeur. Il doit également pouvoir capter la chaîne CNN partout où il va, disposer d’une cuisinière et d’une masseuse 24 heures sur 24. Surprenant, pour une spiritualité qui rejette le matérialisme. 

     

    Abus sexuels et violences

     

    Lorsque j’ai commencé ma thèse, j’ai rencontré Olivier Raurich, ancien directeur de Rigpa France et traducteur de Sogyal Rinpoché, pour l’informer de ma démarche. Je lui ai dit que je voulais enquêter sur la façon dont les lamas tibétains transmettaient le bouddhisme aux Occidentaux. Je lui ai également précisé que j’avais entendu des rumeurs sur des abus sexuels dans les centres Rigpa. J’ai joué cartes sur table. Quelques années plus tard, en 2015, Olivier Raurich a démissionné en dénonçant les pratiques sectaires du groupe.

     

    Sogyal Rinpoché a eu des démêlés avec la justice en 1994 aux États-Unis. Une jeune femme avait porté plainte pour abus sexuels et violences dans un centre Rigpa. Mais la justice américaine permet la signature de conciliations. Le maître avait sorti une grosse somme d’argent pour que l’ancienne dakini arrête les poursuites.

     

    Le terme tibétain dakinis désigne des divinités féminines. Celles-ci détiendraient des enseignements secrets qu’elles transmettraient au lama dans un langage codé. Mais il semblerait que dans ces centres, les dakinis ne soient ni plus ni moins que des partenaires sexuelles. 

     

    J’ai rencontré certaines d’entre elles au cours de mon enquête. Notamment une Franco-japonaise qui a réussi à quitter le groupe. Elle a même entamé une procédure judiciaire, avant d’arrêter les poursuites. C’était la parole du maître contre la sienne. Elle a préféré passer à autre chose.

     

    "Folle sagesse"

     

    La force de Sogyal Rinpoché, c’est d’avoir diffusé le concept de "folle sagesse" : sa folie ferait de lui quelqu’un de sage. Plus il se comporte de manière inattendue, violente, agressive et irrespectueuse, plus cela prouve qu’il est un être éveillé, omniscient, au-dessus des contraintes sociales. Si vous ne voyez en lui qu’un gars qui se comporte mal et abuse de son pouvoir, c’est que votre esprit est "obscurci".

     

    Deux options s’offrent alors à vous : soit vous finissez par comprendre que votre maître agit par compassion, soit vous êtes exclu du groupe. Nous sommes dans un système incritiquable, basé sur la foi totale et absolue en Sogyal Rinpoché.

     

    Le dalaï-lama ferme les yeux

     

    Un peu plus de la moitié des étudiants de ces centres bouddhistes ne souhaitent pas aller plus loin que la méditation. Mais beaucoup continuent, s’investissent et passent à une autre forme de bouddhisme.

     

    Certains d’entre eux décrochent en cours de route et réalisent qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Qu’ils soient allés trop loin ou qu’ils aient su s’arrêter à temps, la désillusion reste grande.

     

    Je suis évidemment allée à la Miviludes – Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires – pour les informer de mes recherches. L’organisme m’a avoué être déjà au courant de ce qui se tramait dans les centres Rigpa… Mais il n’a, pour l’heure, pas réagi, malgré le caractère très discutable de ces pratiques.

     

    Quant au dalaï-lama, il est lui-aussi au courant du comportement de Sogyal Rinpoché. Après le scandale de 1994, il a pourtant refusé de signer une charte de bonne conduite pour les lamas qui enseignent en Occident. Depuis, il ferme les yeux. Certainement pour ne pas donner une mauvaise image du bouddhisme tibétain.

  • La «sagesse» et le côté obscur du Dalaï-Lama - article du journal "Le Soir" de Belgique

    Depuis 8 ans que ce blog existe, je ne cesse de vous présenter le dalai lama , sans fard, tel qu'il est en réalité. Certains me croient, d'autres doutent ou ne peuvent croire que cet individu, fabriqué par la CIA qui en a fait une image d'Epinal, est en réalité un type cupide , avide de pouvoir qu'il exerçait dans son Tibet sans partage.

    Voici enfin, qu'un média représentatif d'un important pays occidental ose  présenter et parler de dalai lama dans les mêmes termes que votre serviteur. Les lecteurs assidus de ce blog n'apprendront rien de neuf mais le fait que cette face cachée de dalai lama soit révélée dans un média officiel doit remettre en question la vénération dont cet être de platitude fait l'objet en Occident et uniquement en Occident.

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    S’il est une personnalité qui semble faire l’unanimité dans nos pays, c’est bien Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Comme le fait remarquer ironiquement Pascale Seys dans une récente chronique sur la RTBF*, même l’anticlérical le plus rabique lui donnera de « Sa Sainteté », tout en refusant farouchement d’user des mêmes termes pour désigner le pape François. Mais est-il si saint et si sage, ce Prix Nobel de la paix ?

    Comme nombre de mes contemporains, j’en étais convaincu. Comment ne pas aimer un apôtre de la non-violence, victime de ces méchants Chinois qui ont violemment envahi son gentil petit pays, ce paradis perché dans l’Himalaya et que les BD de Cosey avaient contribué à rendre plus sympathique encore ? Dans notre Occident en crise de foi, où les religions s’apparentent à la violence ou à des combats réactionnaires contre les droits de l’homme, et en particulier ceux de la femme, le bouddhisme tibétain paraît une planche de salut à tous ceux qui, confusément, ne veulent pas renoncer à la spiritualité – dont, sans doute, l’humanité a besoin.

     

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    Derrière l’image d’Epinal

    Mais petit à petit, au gré de mes recherches, je me suis rendu compte que ce tableau idyllique ne représentait pas vraiment la réalité tibétaine. J’ai été particulièrement aidé par les travaux d’André Lacroix, mon ancien professeur d’histoire au collège, qui a traduit en français l’ouvrage de Tashi Tsering, Mon combat pour un Tibet moderne , aux éditions Golias. Ouvrage et recherche qui remettent fondamentalement en cause notre vision à la fois du Tibet et du Dalaï-Lama, pour autant que l’on accepte de reconsidérer nos préjugés et de remettre en cause ce que nous pensons savoir – mais tous les enseignants savent qu’il est infiniment plus difficile de « désapprendre » que d’apprendre.

    André Lacroix est certes un militant de gauche de la première heure et sa vision peut être biaisée ; je laisse à chacun la possibilité de consulter la longue synthèse qu’il a consacrée à ce sujet sensible. On y apprend que le Tibet a été indépendant, mais seulement de 622 à 842. Ensuite, il n’a jamais cessé, en droit du moins, d’être intégré à l’empire chinois. Entre 1911 et 1950, la Grande-Bretagne a réussi à établir un protectorat sur cette région, ce qui coïncidait avec la naissance de la république de Chine, encore très faible et incapable de s’occuper du Tibet sérieusement, d’où l’ambiguïté de fait du statut du Tibet à l’époque. La Chine communiste n’a donc pas, historiquement, annexé le Tibet, mais n’a fait que réaffirmer sa domination sur un territoire qui était sien depuis des siècles sans que jamais un pays ne le lui ait contesté.

    Le Tibet d’avant 1950, hors les nantis, était un pays miséreux à l’extrême : espérance de vie de 35 ans, analphabétisme de plus de 90 %, 3 hôpitaux publics pour toute la région. Il y avait encore à cette époque le servage et des punitions horribles pour les esclaves fugitifs (mutilations diverses). On est loin du «  pays le plus heureux qui soit  », décrit par le Dalaï-Lama, sinon pour les nantis et la caste des religieux qui régnait sans partage sur le Tibet.

    Le Dalaï-Lama n’a pas été contraint à l’exil en 1959, mais il a suivi un plan mûri de longue date par et avec la CIA pendant que les Américains mitraillaient les Chinois. De 1959 à 1964, des résistants tibétains ont été entraînés militairement dans le Colorado. On est donc loin de gentils pacifistes : il y avait des troupes paramilitaires sérieusement entraînées dans les rangs tibétains. Si elles n’ont pas réussi à vaincre les Chinois, c’est parce que le peuple tibétain ne souhaitait pas revenir à l’ancien régime théocratique et que les puissances occidentales ont préféré, dans le contexte de la guerre froide, ne pas reconnaître l’indépendance de cette province. Les Indiens n’ont accepté des réfugiés tibétains sur leur sol qu’en échange de la promesse des Américains de former des ingénieurs indiens à la technologie nucléaire.

    André Lacroix conteste également les chiffres des victimes causées par « l’annexion » du Tibet, de même que ceux de la colonisation et sinisation qu’aurait entreprises le gouvernement chinois. Il en va de même, selon lui, pour le génocide démographique dénoncé par le Dalaï-Lama, qui affirme que les Chinois s’installent en nombre immense au Tibet afin de le siniser. À nouveau, les chiffres prouvent le contraire. Au pire, dans la capitale, trouve-t-on une proportion comparable de Hans et de Tibétains ; partout ailleurs, les Tibétains sont majoritaires, ou s’ils sont en minorité, c’est à cause d’autres ethnies (Hui, Yi, Mongols, etc.). D’ailleurs, si une république indépendante bouddhiste devait s’installer, on peut craindre la fin de la coexistence pacifique actuelle avec, notamment les Hui musulmans – comme l’indiquent les déclarations pour le moins déroutantes du Dalaï-Lama, concernant les réfugiés et l’Allemagne, le Prix Nobel de la paix appelant au rejet de ces réfugiés et au maintien d’une Allemagne chrétienne et non musulmane.

    Des déclarations troublantes

    On peut encore s’interroger sur les déclarations du Premier ministre de l’autorité tibétaine en exil et du Dalaï-Lama, qui appellent périodiquement à préserver la «  pureté génétique de la race tibétaine  ». Et alors que ce dernier compare volontiers les Hans aux Nazis devant le congrès américain, on tait, en Occident, l’implication de volontaires tibétains aux côtés des Nazis et les contacts répétés du Dalaï-Lama avec des chefs d’extrême droite partout sur le globe.

    Pascale Seys dela RTBF, dans sa chronique, a eu le courage de s’attaquer aux paroles comme aux silences de Sa Sainteté. Outre ses propos pour la défense d’une Europe «  non arabe  », il s’est tu sur les agissements scandaleux d’un Sogyal Rinpoché, prêtre bouddhiste coupable de comportements sexuels et fiscaux inadmissibles… sauf quand ils sont, justement, commis par un moine bouddhiste, ami du Dalaï-Lama.**

    Plus grave encore, le silence du Dalaï-Lama et d’une autre Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, sur les pogroms commis par des bouddhistes à l’encontre des Rohingyas, une minorité musulmane birmane que l’ONU qualifie de «  minorité la plus persécutée au monde  ».

    Nous devons nous interroger sur notre capacité à nous laisser illusionner par une « sagesse » qui a, elle aussi, son « côté obscur », et par une philosophie religieuse qui n’est pas exempte de racisme et de violence, quoi qu’en disent ses zélateurs. Il n’y a d’ailleurs aucune raison de croire qu’une religion, quelle qu’elle soit, puisse être vierge de toute haine, de toute discrimination à l’égard des fidèles d’un autre culte ; par définition, une religion, prétend détenir LA vérité. Or, la « vérité » n’est souvent qu’un récit auquel on accepte de croire, parce qu’il rencontre nos intérêts ou conforte nos certitudes.

    Le salut de nos démocraties n’est pas plus dans le bouddhisme que dans une autre religion, et les grandes figures médiatiques de la sagesse et du courage ont toutes leurs parts d’ombre. Il n’y a pas d’autre sauveur que nous-mêmes, que chacun d’entre nous, chaque citoyen qui assume ses responsabilités et partage, le plus honnêtement possible, l’humanité commune.

    http://www.rtbf.be/auvio/detail_les-tics-de-l-actu?id=2143633#

     

     

     

     

     

  • Ogyen Kunzang Chöling, dont le gourou vient d'être condamné, dit ne pas être" une "secte" mais une "association bouddhiste"

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  • Le chef d'une secte bouddhiste,ami personnel du dalai lama, condamné à 4 ans de prison avec sursis

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    Le chef spirituel de la communauté bouddhiste OKC, Robert Spatz, a été condamné à 4 ans de prison avec sursis pour délits financiers et faits de moeurs.

     

    Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, jeudi, Robert Spatz, le chef spirituel de la communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC) à une peine de 4 ans de prison avec sursis. L'homme, absent à son procès, a été reconnu coupable d'abus sexuels, de prise en otage d'enfants et de faits de blanchiment d'argent entre autres. L'ASBL OKC a également été reconnue coupable de certaines préventions. Au total, le tribunal condamne l'OKC et Robert Spatz à des confiscations de plus 4 millions et demi d'euros.

    Le tribunal a également attribué des indemnités à une trentaine de personnes constituées partie civile dans ce procès. Il s'agit pour la plupart d'enfants qui avaient été élevés, dans les années 1980 jusqu'aux années 2000, à l'écart de leurs parents et dans de très mauvaises conditions d'hygiène, dans des monastères en France et au Portugal appartenant à l'OKC.

    Le tribunal a accordé à ces personnes des indemnités de 2.500 euros par année passée dans ces monastères, sans compter les intérêts compensatoires, qui tiendront compte du nombre d'années qui s'est écoulé depuis la commission des faits.

    Il a également accordé des indemnités de 12.000 euros pour les personnes qui ont été victimes d'abus sexuels de la part de Robert Spatz, sans compter également des intérêts compensatoires.

    Le tribunal a par ailleurs reconnu l'épouse et le fils de Robert S., qui avaient assumé des postes à responsabilité au sein de l'OKC, coupables de certaines préventions. Mais il n'a pas prononcé de peines à leur encontre étant donné le dépassement du délai raisonnable.

     

    Enfin, il a acquitté quatre autres anciens responsables et trois ASBL liées à l'OKC.

     

    source: Belga

  • Un chien errant court un ultramarathon aux côtés d'un Britannique en Chine

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    Selon le Daily Mail, après être tombé nez à nez avec l'athlète britannique Dion Leonard au cours d'un ultramarathon de 250 km dans le désert de Gobi au Xinjiang, un chien errant à décidé de le suivre jusqu'à l'arrivée. Dion Leonard a quant à lui pris la décision de l'emmener avec lui à Édimbourg.

     

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  • Quel pays de merde!!!Un car de touristes chinois détroussé près de Roissy

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    Voilà qui ne va pas améliorer la réputation de Paris en Chine. «Entre cinq et dix individus» ont détroussé un car de touristes chinois mardi matin près de l'aéroport de Roissy, au nord de Paris. Vers 8 heures, devant l'hotel Campanile de Gonesse (Val-d'Oise), les individus s'en sont pris aux touristes qui étaient en train de charger leurs bagages. 

     

    «Plusieurs bagages et effets personnels ont été dérobés» par ces individus qui ont pris la fuite, ont précisé les forces de l'ordre. Selon les pompiers, les 27 Chinois voyageaient avec une compagnie italienne et le chauffeur du car était italien.

     

    Deux touristes et le traducteur ont été légèrement blessés et transportés à l'hôpital. Le chauffeur a été aspergé de gaz lacrymogène mais n'a pas souhaité être pris en charge.

     

    En mai dernier, la maire de Paris Anne Hidalgo s'était rendue à Pékin pour relancer le tourisme chinois dans la capitale , en perte de vitesse après les derniers attentats.

    Il n'y a aucun espoir d'amélioration  tant que les dirigeants français continueront dans la voie du laxisme sous influence d'ONG gadgets comme Amnesty et les Ligues des droits de l'homme dont le seul but est de défendre les islamistes et les gangsters . Ces gens sans cœur qui n'ont aucun soucis du sort des victimes des forfaits commis par ceux dont ils prennent allégrement la defense sans oublier de s'en prendre de manière systématique et scandaleuse à la police.

    Ces ONG ont une telle emprise sur la politique et la justice du pays que la vie dans ce pays est devenu un enfer et la soi-disant démocratie française n'est plus qu'une parodie.

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